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mohamed-sifaoui

Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /Jan /2009 21:16
Les problèmes du Proche-Orient ne doivent pas nous faire oublier les autres batailles à mener. L'une d'elles, c'est une nécessaire mobilisation pour faire avorter la « loi contre le blasphème » que certains pays musulmans tentent de faire passer à l'ONU avec la complicité de quelques Munichois.
L'opinion publique doit rester vigilante et mobilisée. Si nous ne pouvons plus critiquer les dogmes et les religions ; les idéologies et les doctrines, cela voudra dire que les fanatiques de tous poils ont gagné.
Même en tant que croyant, j'aime bien blasphémer parfois. Pas vous ?



Pétition


« L'ONU contre les droits de l'homme »


Date 28 février 2008 (date modification 20 décembre 2008)

Texte parue une première fois dans Le Monde, 28 fév. 08


L'année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme par l'ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d'années, par ses dérives, l'ONU s'est caricaturée.

A Durban, en Afrique du Sud, s'est tenue en 2001 la Conférence mondiale contre le racisme, à l'initiative des Nations unies, dans la ville même où Gandhi avait commencé à exercer son métier d'avocat. C'est au nom des droits des peuples que furent scandés des "mort à l'Amérique !" et "mort à Israël !" ; et c'est au nom du relativisme culturel qu'on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes.

Alarmée par les graves dysfonctionnements ainsi mis en lumière au sein de sa Commission des droits de l'homme, l'ONU inaugurait en juin 2006 un tout nouveau Conseil des droits de l'homme (CDH), censé remédier à de si préoccupantes dérives. Aujourd'hui, le constat est plus qu'amer : c'est à la consécration même de ces dérives que nous assistons dans la perspective du forum dit de Durban 2, qui se tiendra en 2009. Plus gravement encore, l'élaboration officielle de nouvelles normes marquera, si celles-ci sont gravées dans le marbre d'une nouvelle et très particulière "déclaration des droits de l'homme", la mise à mort de l'universalité des droits.

Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s'y constituent, les discours qui s'y tiennent, les textes qui s'y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d'expression, légitiment l'oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales.

Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l'encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l'acte et les violences de demain. Une triple alliance composée de la Conférence des organisations islamiques (OCI), représentée jusqu'à ce jour par le Pakistan, du Mouvement des non-alignés, où Cuba, le Venezuela et l'Iran ont un rôle central, et de la Chine - avec la complaisance cynique de la Russie - œuvre ainsi à la mise en place d'une véritable révolution prétendument "multiculturelle". Ainsi, le rapporteur spécial de l'ONU sur les formes contemporaines de racisme, Doudou Diène, déclare d'ores et déjà qu'énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste et que la loi française contre le port des signes religieux à l'école participe du racisme antimusulman, renommé "islamophobie occidentale".

La confusion des esprits est à son comble quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion. C'est une menace radicale contre la liberté de penser qui est en train d'être cautionnée par l'ONU. En assimilant au racisme toute critique des dérives de ceux qui parlent au nom de l'islam, parce que supposée relever d'attitudes néocolonialistes, les porte-parole de cette nouvelle alliance serrent un peu plus le garrot qu'ils ont passé au cou de leurs propres peuples et sapent les fondements d'une civilité très chèrement acquise en Europe depuis les guerres de religion. En septembre 2007, la haut-commissaire aux droits de l'homme, Louise Arbour, participait à une conférence à Téhéran consacrée aux "droits de l'homme et (à) la diversité culturelle". Portant le voile, comme la loi de la République islamique l'exige, la haut-commissaire a été le témoin passif de l'énoncé des principes à venir, ainsi résumés : "offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste".

Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C'est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d'Israël, pays membre de l'ONU, créé par cette dernière. Interrogée sur son silence, la haut-commissaire a justifié sa passivité par le respect de la loi iranienne, auquel, en tant que juriste, elle s'estimait tenue, et par souci de "ne pas offenser ses hôtes". Charbonnier est maître chez soi... C'est le docteur Goebbels qui utilisait cet argument d'opportunité, à la tribune de la Société des nations en 1933, pour se soustraire à toute critique d'une institution internationale impuissante, mais dont les principes n'étaient au moins pas dévoyés comme ceux de l'ONU aujourd'hui.

Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l'acte. De Mein Kampf à Radio Mille Collines, de Staline à Pol Pot, les exemples abondent pour confirmer la nécessaire extermination de l'ennemi du peuple au nom de la race, au nom de l'émancipation des masses laborieuses ou au nom d'un ordre supposé divin. Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues "d'avenir radieux" ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c'est bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l'histoire fut commis.

Face à cette stratégie, les démocraties, d'abord soucieuses de leur balance commerciale, font preuve d'une extraordinaire passivité. Que pèse le sort du peuple tibétain face aux enjeux des exportations vers la Chine ? Quel est le prix de la liberté pour Ayaan Hirsi Ali, ex-députée néerlandaise, menacée de mort, après l'assassinat en 2004 de son ami le réalisateur Théo Van Gogh, accusé d'avoir blasphémé l'islam dans le film Soumission ? Les exemples s'additionnent qui, de Taslima Nasreen à Salman Rushdie, de Robert Redeker à Mohamed Sifaoui, apportent la preuve que l'intégrisme islamiste impose sa loi par la terreur. Combien d'Algériens, de femmes au Maghreb, au Proche-Orient, en Turquie, au Pakistan ont déjà payé du prix de leur vie le refus de se soumettre à l'obscurantisme religieux ?

Si, par malheur, l'ONU devait consacrer l'imposition de tels critères, si le blasphème devait être assimilé à du racisme, si le droit à la critique de la religion devait être mis hors la loi, si la loi religieuse devait s'inscrire dans les normes internationales, ce serait une régression aux conséquences désastreuses, et une perversion radicale de toute notre tradition de lutte contre le racisme, qui n'a pu et ne peut se développer que dans la liberté de conscience la plus absolue.

L'Assemblée générale de décembre 2007 a déjà entériné des textes condamnant des formes d'expression considérées comme diffamatoires de l'islam. L'enjeu est clair, il est mondial : c'est de la défense des libertés de l'individu qu'il est question.

Soit les démocraties se ressaisissent, à l'exemple du Canada, qui vient d'annoncer son refus de participer à la conférence de Durban 2, estimant qu'elle risquait d'être "marquée par des expressions d'intolérance et d'antisémitisme", et cessent de s'abstenir ou de voter des résolutions contraires à l'idéal universel de 1948, soit l'obscurantisme religieux et son cortège de crimes politiques triompheront, sous les bons auspices des Nations unies. Et lorsque les paroles de haine seront transformées en actes, nul ne pourra dire : "Nous ne savions pas."

Premiers signataires : Elisabeth Badinter, Adrien Barrot, Patrice Billaud, Pascal Bruckner, Jean-Claude Buhrer, Chala Chafiq, Georges Charpak, Christian Charrière-Bournazel, Bernard Debré, Chahdortt Djavann, Jacques Dugowson, Frédéric Encel, Alain Finkielkraut, Elisabeth de Fontenay, Patrick Gaubert, Claude Goasguen, Thierry Jonquet, Liliane Kandel, Patrick Kessel, Catherine Kintzler, Claude Lanzmann, Michel Laval, Barbara Lefevbre, Corinne Lepage, Malka Marcovich, Albert Memmi, Jean-Philippe Moinet, Jean-Claude Pecker, Philippe Schmidt, Alain Seksig, Mohamed Sifaoui, Antoine Spire, Pierre-André Taguieff, Jacques Tarnero, Michèle Tribalat, Michèle Vianes, Elie Wiesel, Michel Zaoui.



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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 12:28
Ecoutez ce témoignage, il est édifiant.




Et regardez ce reportage, il l'est tout autant.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /Jan /2009 00:26
A tout ceux qui marchent derrière les bannières, les emblèmes et les slogans du Hamas. Savez-vous au moins quelle est la vraie nature de ce mouvement ?
Si vous voulez prendre un peu de recul, regardez! Même ceux qui ne maîtrisent pas l'Anglais peuvent suivre ce film, les images parlent d'elles-mêmes :

Partie 1



Partie 2



Partie 3




Partie 4



Partie 5



Partie 6




Partie 7

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Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 21:50
Je serai ce samedi 17 janvier sur le plateau de l'émission "Revu et corrigé", présentée par Paul Amar sur France 5.

Présentation : (Source site de France 5)

Alors que les appels internationaux au cessez-le-feu restent lettre morte, le conflit entre Israël et le Hamas se fait aussi au travers d’Internet et des médias, que les deux camps approvisionnent en photos et témoignages. Les images peuvent-elles faire perdre une guerre ? Ne sont-elles pas de la même manière pourvoyeuses de haine ? Débats en présence d’André Santini, secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique ; Benoît Hamon, député européen et porte parole du PS ; Mohamed Sifaoui, journaliste ; Raphaël Haddad, président de l’Union des étudiants juifs de France ; Nazih Marzouqy, secrétaire général des Jeunes musulmans de France, et Mohamed Zaoui, correspondant de médias arabes.

Diffusion :
Samedi à 19h et dimanche à 13h30

J'attends vos commentaires avant et après l'émission.
Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 09:20

À la suite de la publication de mes deux précédents articles, j'ai reçu un nombre très important de messages. Entre commentaires, courriels et autres SMS, il y eut près de 300 réactions en deux jours. Je remercie d'abord tous ceux qui ont voulu exprimer un sentiment, une critique, un encouragement ; ceux qui se sont manifestés par un petit mot de sympathie ou de soutien ; et je tiens à dire à ceux qui révèlent une opinion contraire à la mienne qu'ils seront toujours les bienvenus sur ce blog. Ici, ils seront, de toute manière, mieux traités que sur des sites ou forums islamistes où il leur sera plus difficile d'écrire un avis contradictoire à l'idéologie des fanatiques. Enfin, j'ai du modéré très précisément dix-neuf messages qui contenaient tantôt des menaces ou des injures, tantôt des propos racistes ou antisémites. Mais ceux-là sont tellement insignifiants que je ne m'y attarderai pas.

Autre constat rassurant, si beaucoup d'intervenants se sont déclarés juifs ou israéliens, d'autres se disent musulmans, chrétiens, athées ou agnostiques, sachant qu'une telle précision, si elle ne me gêne point, m'est totalement indifférente. Elle montre néanmoins qu'il est permis d'espérer encore et que, malgré, des différences réelles ou supposées, des personnes peuvent se respecter et avoir les mêmes aspirations : en premier lieu la paix.

Après réflexion, je me suis dit qu'il fallait continuer le débat sur la guerre entre Israël et le Hamas et j'avais envie d'aller plus loin dans l'exposition de ma pensée. N'étant pas de ceux qui s'expriment en des termes ambigus et adoptent des positions empruntes de double langage, je souhaite qu'on puisse comprendre quelles sont les raisons profondes qui me poussent à défendre des idées qui, je le conçois, ont beaucoup de mal à passer auprès des masses arabo-musulmanes. C'est un peu le sujet de mon prochain ouvrage, mais je prends le risque de le déflorer quelque peu tant il me semble primordial de participer à l'important débat qui doit exister dans la sérénité autour de cet interminable conflit israélo-palestinien en général et concernant ce drame que nous suivons en direct depuis près de trois semaines.

Premièrement. Je tiens à dire que je suis, moi aussi, très ému, très touché et très en colère lorsque je vois des enfants mourir. Si les auteurs de certains messages fort injustes estiment que le sort des civils de Gaza me réjouit, ils se trompent lourdement. Mais j'espère pouvoir garder un esprit distancié et un nécessaire recul pour tenter d'apprécier la situation avec un maximum de justesse. Je ne sais pas si j'y suis arrivé. Je ne soutiens pas que j'ai raison à tout prix. Mais je n'ai pas envie de tricher. Je le dis sans ambages, n'en déplaise aux fanatiques de tous poils, j'ai écrit avec conviction et sincérité. Je refuse de fonder mes idées sur la base de l'émotion ou encore en les intégrant dans une opinion dominante dans la société. J'ai toujours fonctionné ainsi et je continuerai. Je sais qu'il aurait été plus facile, plus simple et certainement moins contraignant de laisser libre court à mon émotion, de réagir de manière manichéenne, de suivre le climat ambiant, de chanter avec ceux qui scandent des slogans inacceptables, d'applaudir à l'antisémitisme, de défiler sous la bannière des fascistes du Hamas et du Hezbollah et d'être dans une complaisance et dans une connivence communautariste ou religieuse qui m'insupportent. Je suis musulman, ma position déplait à beaucoup de musulmans, soit ! Je suis arabe, ma position déplaît à beaucoup d'Arabes, soit ! Je suis d'origine algérienne et ma position déplait à la majorité des Algériens, soit ! Et enfin je suis un homme de gauche et ma position déplaît à beaucoup de gens de gauche re-soit ! Celui qui croit que dans une démocratie, un intellectuel, un écrivain ou un journaliste est là pour plaire devrait revoir les fondamentaux de ses convictions démocratiques. Les sociétés modernes, les grandes civilisations, les grandes idées humanistes et les plus grandes nations ne se sont pas construites dans un esprit de connivence collective. Elles ne se sont pas fortifiées grâce à des gourous qui dictent la pensée ni grâce à des Ayatollahs. Ce sont les intellectuels, les penseurs, les philosophes, les journalistes, les écrivains, les hommes de culture, les sociétés civiles, etc. qui grâce à leur esprit critique ont participé à hisser leur société vers le haut, à faire bouger les choses, à créer les débats et, en définitive, à faire évoluer la réflexion et la pensée.

Mon problème, réside dans le fait que, dans leur ensemble, les sociétés arabo-musulmanes - y compris celles communautarisées sous cette forme en Occident - préfèrent, en général, vivre, non pas affranchies des dogmes, de la religion, des doctrines, des Ayatollahs, des idéologues et des imams, mais sous la coupe de ces derniers qui leur dicte la pensée qu'ils doivent avoir. Raison pour laquelle que ce soit en France, dans les autres pays européens ou encore dans les pays musulmans, des citoyens sont globalement prisonniers, pire certains d'entre eux sont tels des moutons suivant un berger égaré, des béni-oui-oui incapables de se libérer du diktat intellectuel qui leur est imposé depuis des lustres. Hier, Nasser et le nationalisme arabe étaient à la mode, ils étaient tous nassériens et tous nationalistes. Aujourd'hui, Ben Laden et l'islamisme sont à la mode, beaucoup sont benladenistes et adhèrent à la pensée intégriste. Si demain Raël ou l'Église de scientologie sont à la mode, ils seront raëliens et adeptes de la scientologie à la fois. Dans ces sociétés, et il est dommage que cela se prolonge y compris au sein des « communautés » musulmanes vivant en Europe, on ne critique pas le dogme, le père, Dieu, la doctrine, le Prophète, les textes, l'autorité religieuse ; on se solidarise aveuglément avec les Palestiniens sous ce slogan idiot relayé depuis des années : « Avec la Palestine agressée ou agresseur » ; on n'existe généralement qu'au travers de ce qui est dicté par des gardiens du Temple souvent illégitime et autoproclamés. J'ai décidé pour ma part, il y a bien longtemps de sortir de cette prison qui a ankylosé les musulmans. Ni Dieu, ni les textes ; ni la Palestine ni le Prophète ne sont des tabous. Tout peut-être discuter. Tout !

L'imam a dit on marche, on marche ; l'idéologue estime qu'il faut crier, on crie ; l'Ayatollah a juré de rayer Israël de la carte, on raye Israël de la carte ; Al-Jazira a affirmé : « crime de guerre à Gaza », « crime de guerre à Gaza ». Voilà la vérité de beaucoup de musulmans aujourd'hui. Manipulables à souhait par le premier charlatan du coin. Beaucoup de mes « coreligionnaires » - et cela me désole - sont devenus autant de cerveaux disponibles pour absorber la haine, accepter la violence et cultiver l'intolérance, toutes distillées par des idéologues animés de desseins obscurantistes. Comment expliquer sinon que chaque manifestation que je vois dans les pays arabes - et même en Europe - se termine souvent par des actes de vandalisme et se déroule très souvent dans le brouhaha de propos haineux. L'émotion a, elle seule, ne peut pas tout expliquer. On peut exprimer une colère, y compris en silence. Ce n'est pas en jetant l'anathème sur un peuple, en scandant des insultes débiles ; ce n'est pas en brûlant des lieux de culte et en s'attaquant à la première kippa qui passe ; ce n'est pas en déversant son fiel et en se donnant en spectacle qu'on servira la « cause palestinienne ».        

Deuxièmement. Pour revenir au sujet qui nous préoccupe, pourquoi ai-je appelé dès 2006 à travers un livre que j'avais écrit qu'il fallait, tout en lançant une guerre ouverte au Hamas, négocier sérieusement avec l'Autorité Palestinienne légitime, lui permettre d'avoir des résultats concrets, ce qui la renforcerait politiquement et, au-delà de l'aspect militaire, qu'il était nécessaire aussi de lancer une action sociale qui couperait l'herbe sous les pieds des islamistes du Hamas. J'avais alors précisé également qu'Israël ne devait surtout pas amalgamer combattant de cette organisation terroriste et civils. Si, j'ai formulé ce souhait, c'est en gardant en tête que la réalisation de la paix au Proche-Orient permettra de fragiliser le mouvement islamiste international. Ce n'est pas pour rien que Ben Laden, Zawahiri et leurs émules focalisent leurs discours sur ce conflit si particulier et si complexe. Alors qu'il s'agit là d'un conflit politique, il existe une doctrine qui s'est propagée aux quatre coins de la Planète et qui tente de lui donner un caractère exclusivement religieux. Non ! Il ne s'agit pas d'une guerre de religion, mais bien d'un conflit politique, faut-il le rappeler encore une fois.

Dans ce monde globalisé, nous ne pouvons pas, non plus, réduire un tel problème à une simple dimension régionale. Certes, dans l'absolue il s'agit d'un conflit régional, néanmoins il possède une portée internationale insoupçonnée. Il est utilisé comme abcès de fixation par des régimes arabo-musulmans, illégitimes et corrompus ; il est manipulé par les islamistes pour des considérations idéologiques et de stratégie de recrutement et de mobilisation et enfin il est miné par des partenaires occidentaux qui ont souvent fait preuve d'un égoïsme et d'un cynisme politique exagéré.

Tout en répétant que toutes les victimes civiles doivent être épargnées, c'est là un devoir et une obligation que l'État israélien doit respecter, j'attends néanmoins de voir que cette guerre permettra le démantèlement définitif du Hamas en tant que mouvement fasciste, soutenu par un État tout aussi fasciste, l'Iran en l'occurrence. J'espère qu'à l'issue de cette guerre, des négociations sérieuses vont reprendre avec l'Autorité palestinienne. Mais j'espère surtout qu'Israël jouera le jeu et fera les nécessaires concessions qui seront celles de la paix définitive. J'attendrai enfin de voir la communauté internationale soutenir l'Autorité palestinienne qui doit immuniser la population contre la maladie de l'intégrisme et toute tentation obscurantiste.

Alors oui, je soutiens cette offensive pour des raisons pragmatiques. Je ne suis pas Israélien, je ne suis pas juif. Je suis de confession musulmane et si je m'indigne devant la mort d'un enfant palestinien, je m'indigne tout autant de la mort d'un enfant israélien. Et si certains n'arrivent pas à le comprendre, et bien tant pis !

Je soutiendrai toute guerre qui est lancée contre un mouvement terroriste. Et je comprendrai toute offensive qui sera déclarée à l'intégrisme musulman. J'attends d'ailleurs que des mesures politiques concrètes soient menées à l'échelle internationale pour venir à bout de ce fléau qui ronge les musulmans et l'ensemble de la planète. Alors dans cet ordre d'idée, je dirai qu'Israël avait le devoir et l'obligation vis-à-vis de sa société de venir à bout du Hamas. Les islamistes doivent comprendre, y compris par la force quand il le faut, que les actions terroristes ne les mèneront nulle part !

Troisièmement. La réaction de certains « marcheurs du samedi » m'insupporte parce que je n'aime pas l'antisémitisme. Un commentaire posté hier par une jeune fille me révélait que cette personne avait quitté la marche au bout de quelques minutes tant la haine antisémite exprimée était immense.

Comme le racisme, cet autre fléau est une honte pour l'humanité entière. Détrompons-nous, la Shoah n'était pas le crime d'Hitler uniquement, c'était aussi un crime qui a montré les failles de notre humanité. Alors quand j'entends aujourd'hui des extrémistes essayer de faire bégayer l'histoire, je réagis. Je réagis de la même manière lorsqu'il s'agit d'un Noir, d'un Arabe, d'un Juif, d'un Asiatique ou d'un Indien. On me qualifie de « juif » voire de « sale juif » via certains messages lorsque je m'élève contre l'antisémitisme. Quelle absurdité ! Pourquoi ne me traite-t-on pas de « noir » ou de « sale noir » lorsque je défends un Africain ? Pourquoi personne ne me dit-il « arabe » ou « sale arabe » lorsque je m'élève contre un acte raciste ? Je pense comprendre les raisons enfouies dans le subconscient collectif de certains antisémites. Le « Juif » ne doit être défendu que par un autre Juif. On s'est habitué à laisser l'histoire essayer de se répéter. Alors le « Juif » serait-il indéfendable ? Pas pour moi en tout cas. Toute personne doit être défendue face aux fascismes.

Je ne comprends pas non plus cet affreux amalgame que certains fanatiques tentent de faire en essayer de mixer la situation au Proche-Orient avec la société française. Les Juifs de France ont le droit d'avoir de la sympathie ou même de soutenir Israël comme les musulmans ont le droit d'avoir de la sympathie et soutenir la cause palestinienne. Mais certainement pas le Hamas.

Est suspect, à mes yeux, celui qui, qu'il soit musulman ou pas, soutient cette organisation terroriste, criminelle, premier ennemi des Palestiniens. Celui qui le fait de manière irréfléchie et épidermique, guidée par sa seule émotion, gagnerait à prendre du recul et à se documenter sur l'histoire des Frères musulmans, celle du Hamas, celle du cheikh Yassine et sur celle de l'islam politique en général. Celui qui agit inconsciemment devrait relire la charte de ce groupe terroriste. Je suis prêt à la lui communiquer et probablement que je le ferai sur ce blog d'ici peu.

Donc, oui je le crois profondément quand j'écris dans mon précédent article : « je pense que plusieurs marcheurs du samedi défilent davantage contre Israël que pour la Palestine. Beaucoup d'entre eux ne marchent pas parce qu'ils adoreraient les Palestiniens, mais parce qu'ils ont une détestation idéologique pour tout ce qui est juif et pour tout ce qui a trait à Israël. » J'ai vérifié que j'avais raison après avoir lu et entendu ici et là certains commentaires de « marcheurs du samedi ».

J'aurais certainement l'occasion de revenir sur ce conflit, mais je voulais à travers ce texte compléter une pensée qui, à mes yeux, devait être clarifiée davantage. En tout cas pour certains qui, à l'évidence, n'ont rien compris de ce que j'ai pu écrire par le passé.

Enfin une dernière réflexion. Mais vraiment une toute dernière dite de manière triviale. Mais pourquoi la mort est semée, les guerres éclatent, la famine se propage, les femmes et les minorités religieuses sont opprimées et j'en passe, pourquoi tout ceci se produit à chaque fois que des islamistes contrôlent ou tentent de contrôler un territoire ? C'est, certainement la faute d'Israël me diront certains...      

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /Jan /2009 01:06

J'observe les esprits s'enflammer de plus en plus durant cette guerre qui oppose Israël aux fanatiques du Hamas. Je comprends que l'émotion l'emporte sur la raison. Je le comprends d'autant plus lorsque je vois le traitement médiatique que réservent les chaînes arabes, et notamment Al-Jazira, à ce conflit. Mais cette situation, qui devient de plus en plus inquiétante, me pousse à poser un certain nombre de questions à ceux qui laissent libre court à leurs émotions dégoulinantes ou encore pire à la haine qu'ils n'arrivent plus à dissimuler. Où étaient tous ces musulmans qui ont tant de compassion pour les enfants de Gaza et pour les terroristes qui les ont conduits vers la guerre, ou étaient-ils, dis-je, quand Grozny était littéralement rasée par l'armée russe, cependant que les femmes tchétchènes étaient violées à ciel ouvert par les soldats de Poutine et lorsque les morts se comptaient quotidiennement par centaines ? Mais où étaient-ils bon sang de Bon Dieu ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient ces femmes voilées et les autres qui arborent fièrement aujourd'hui le keffieh palestinien ?

Ou étaient ces casseurs, ces jeunes fougueux et déchaînés, ces vielles dames qui s'exhibent aujourd'hui la larme à l'œil quand il fallait dénoncer les crimes, que dis-je, le génocide perpétré par le régime fasciste du soudanais Hassan Omar Al-Bashir contre des populations Darfouris, démunies, désarmées et sans défense. Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Personne ne leur a dit qu'un crime contre l'humanité se commettait, sous le ciel fanatisé du Soudan ? Où étaient ces jeunes et ces moins jeunes, tous ces promeneurs du samedi, lorsqu'avec SOS Racisme et Urgence Darfour et quelques autres associations, nous avions marché pour condamner le crime de l'État soudanais. Nous nous étions alors retrouvés à proximité de l'Ambassade du Soudan et nous étions tout au plus deux cents personnes. Les Tariq Ramadan, ses adeptes et leurs camarades avaient certainement des courses à faire ce jour-là. Je préfère croire cela, que de penser un instant que tous ces marcheurs du samedi ont plus de compassion pour l'enfant de Gaza que pour l'enfant du Darfour. Peut-être que le musulman qui obéit aux ordres et à l'idéologie du Hamas et défendable alors que le musulman tchétchène habitant Grozny, ne comprenant probablement rien à la chose politique, doit être liquidé dans l'indifférence collective par les hommes de Poutine.

Mais encore, ou étaient tous ces marcheurs du samedi lorsque les Algériens se faisaient découper en petits morceaux par les monstres du GIA et égorgés tels des moutons par les disciples d'Ali Benhadj ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Je me rappelle que certains accusaient alors les victimes algériennes d'être à la solde du régime en place donc légitimement « découpable » en morceaux. D'autres se disaient encore que peut-être le GIA n'était finalement que le fruit d'un complot, d'une manipulation, que l'islamisme ne tuait point, nulle part. D'ailleurs, beaucoup continuent de penser que l'islamisme est une doctrine sympathique qui ne ferait pas de mal à une mouche. Que tout ce terrorisme islamiste qui veut imposer son diktat est une création des « Juifs, des Américains et de beaucoup d'autres salauds ». Je crois même que c'est ce que pensent des politiques comme les très laïcs Besancenot, Buffet et Mélenchon. Sinon que font-ils en marchant aux côtés d'islamistes, de communautaristes, de tribalistes, d'antisémites et de pleurnichards professionnels. Parce que ce qui m'étonne aussi - et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je qualifie certains marcheurs du samedi de « pleurnichards professionnels » - ce qui m'étonne dis-je comment peut-on s'émouvoir lorsqu'est tué un enfant ayant telle religion et ne pas ressentir d'émotion lorsque un autre enfant ayant telle autre religion subi le même sort ? Pourquoi tous ces musulmans qui marchent aujourd'hui les yeux exorbités, la bave sur le menton, tous crocs dehors, n'ont-ils jamais voulu marcher au lendemain d'un attentat terroriste ? Pourquoi n'ont-ils pas marché lorsque des islamistes tuaient d'autres musulmans ? Pourquoi n'ont-ils pas marché après le 11 septembre, Madrid ou Londres ? Mais où étaient-ils lorsque les talibans exécutaient des femmes dans des stades ? Pourquoi, à chaque fois, que je les entends, c'est pour écouter leurs lamentations disant qu'ils appartiennent à une « religion opprimée » ? Pourquoi ne dénoncent-ils jamais, avec de telles marches, ceux qui oppriment au nom de cette même religion ? Pourquoi sont-ils plus virulents, plus haineux et, parfois, plus violents que les Palestiniens et les Jordaniens que je connais ? Pourquoi il y a si peu de dignité dans l'expression de leur émotion sincère ou supposée ? Mais que cache donc cette compassion sélective ? Que cache-t-elle ? Mettons les pieds dans le plat. Le conflit israélo-palestinien serait-il finalement un abcès de fixation qui est entretenu, et notamment par les pays musulmans, pour attiser toutes les haines ? Serait-ce l'appartenance religieuse de l'autre belligérant, Israël en l'occurrence, qui pose problème ? Serait-ce par antisémitisme ? Où serait-ce tout simplement un samedi après midi de défoulement utilisé tel un exutoire pour exprimer une malvie, des frustrations, pour s'élever contre une absence de libido ou que sais-je encore ?  

Je vais révéler le fond de ma pensée. Je pense que plusieurs marcheurs du samedi défilent davantage contre Israël que pour la Palestine. Beaucoup d'entre eux ne marchent pas parce qu'ils adoreraient les Palestiniens, mais parce qu'ils ont une détestation idéologique pour tout ce qui est juif et pour tout ce qui a trait à Israël. Et je pense même - passez-moi l'expression - que la plupart n'ont rien à foutre des Palestiniens. Parce qu'en définitive si ces marcheurs du samedi étaient si humanistes que cela, je pense que je les aurais croisés dans des manifestations en faveur du Darfour ou des Tchétchènes, et dans celles organisées en signe de solidarité avec les victimes algériennes de l'islamisme et dans toutes les marches dénonçant le terrorisme des fascistes intégristes. Ils se seraient peut-être élevés contre la violence exercée par le Hamas, non pas contre les Israéliens, mais contre leurs propres frères du Fatah.

Rassurez-vous, je ne suis pas ravi de voir des civils mourir à Gaza. Cela me désole profondément, mais je ne veux pas que soit occultée la responsabilité du Hamas qui a créé les conditions de la guerre puisque tout en sachant qu'il ne ferait pas le poids militairement, il a provoqué cette guerre au mépris des vies humaines dont il avait la responsabilité tout ceci au nom de cette idéologie qui magnifie la mort et le martyre. Arrêtez alors de nous raconter une histoire à l'envers et révéler le fond de votre pensée que nous voyons d'ailleurs parfaitement dans les slogans que vous portez...À tous les promeneurs du samedi, bon dimanche...



Voici la version Allemande de ce texte...(Merci à J.L)


Den Samstagsspaziergängern und ihren Kumpels aus einer gewissen Linken



Ich sehe wie die Gemüter sich im Laufe dieses Krieges zwischen Israel und den Hamas- Fanatikern immer mehr erhitzen. Ich verstehe, daß die Erregung Oberhand über die Vernunft gewinnt; es wundert mich nicht, denn ich sehe, wie die arabischen Fernsehanstalten, insbesondere Al-Jazira, diesen Konflikt aufbereiten. Die zunehmend Besorgnis erregende Lage veranlaßt mich, denen einige Fragen zu stellen, die ihren triefenden Emotionen, schlimmer noch, dem Haß, den sie nicht mehr verbergen, freien Lauf lassen. Wo waren all die Muslime, die mit den Kindern aus Gaza und mit den Terroristen, die sie in den Krieg geführt haben, so sehr mitfühlen, wo waren sie etwa, als Grosny von der russischen Armee buchstäblich plattgemacht wurde, als tschetschenische Frauen von Putins Soldaten unter freiem Himmel vergewaltigt wurden und die Zahl der Todesopfer täglich in die Hunderte ging? Wo waren sie, verflucht noch mal? Wo waren da Besancenot, Buffet, Mélenchon (1)? Wo waren alle diese verschleierten Frauen und jene, die heute voller Stolz das Palästinensertuch tragen?
Wo waren die Straßenkämpfer, die wilden entfesselten Jugendlichen und die mit Rührungsträne im Auge auftretenden Damen, als es darum ging, die Verbrechen, nein, den Völkermord an der hilf- und schutzlosen Darfur-Bevölkerung durch das faschistische Regime des Sudanesen Hassan Omar Al-Bashir anzuprangern? Wo waren da Besancenot, Buffet, Mélenchon? Wo waren sie? Hat niemand ihnen gesagt, daß unter dem fanatisierten Himmel des Sudans ein Verbrechen gegen die Menschlichkeit geschieht? Wo waren diese jungen und weniger jungen Leute, all diese Samstagsspaziergänger, als wir zusammen mit SOS Racisme, Urgence Darfour und einigen anderen Organisationen demonstrierten, um gegen das Verbrechen des sudanesischen Staates zu protestieren? Als wir uns damals bei der sudanesischen Botschaft trafen, waren wir höchstens zweihundert. Die Tariq Ramadans und ihre Gefolgschaft hatten an diesem Tag einzukaufen, nehme ich an - das ist mir lieber, als nur einen Augenblick glauben zu müssen, daß alle diese Samstagsspaziergänger Mitleid mit dem Kind in Gaza, doch nicht mit dem Kind in Darfur empfinden. Offensichtlich verdient der Moslem, der den Befehlen und der Ideologie der Hamas gehorcht, Aufmerksamkeit; der tschetschenische Moslem aus Grosny aber, womöglich ein Unpolitischer, darf, von Putins Männern liquidiert, in allgemeiner Gleichgültigkeit untergehen.
Aber, noch einmal, wo waren all diese Samstagsmarschierer, als die Algerier von den GIA-Bestien zerstückelt und von den Ali Benhadj-Schülern wie Schafe abgeschlachtet wurden? Wo waren da Besancenot, Buffet, Mélenchon? Wo waren sie? Ich erinnere mich, daß einige die algerischen Opfer beschuldigten, mit dem herrschenden Regime zusammenzuarbeiten, weshalb sie also „legitimer Weise zerstückelt" würden. Andere sagten sich, daß die GIA ein Verschwörungsprodukt, eine Manipulation sei, da der Islam nicht tötet, an keinem Ort, nirgends. Im übrigen denken viele immer noch, daß der Islamismus eine freundliche Lehre sei, die keiner Fliege was zu Leide täte; dieser ganze islamische Terror, der alle anderen unterwerfen will, wäre eine Erfindung der „Juden, der Amerikaner und vieler anderer Schweinehunde". Ich könnte mir sogar vorstellen, daß die sehr weltlichen Genossen Besancenot, Buffet und Mélenchon ebenso denken. Was hätten sie sonst an der Seite der Islamisten, der Integrationsunwilligen, der Stammesbeschwörer, der Antisemiten und der professionellen Klagemänner zu suchen? Denn, was mich wundert - und aus diesem Grunde nenne ich manche Samstagsmarschierer „professionelle Klagemänner" -, was mich also wundert ist dies: Wie kann man von dem Tod eines Kindes bewegt sein und von dem eines anderen unberührt bleiben, je nach seiner Religionszugehörigkeit? Warum haben dieselben Muslime, die heute mit hervorquellenden Augen, speichelfeuchtem Kinn und gefletschten Zähnen marschieren, niemals nach einem Terroranschlag demonstriert? Warum sind sie nie auf die Straße gegangen, als Islamisten andere Muslime töteten? Warum sind sie nach dem 11. September, nach Madrid und London nicht aufgestanden? Wo waren sie denn, als die Taliban in den Stadien Frauen hinrichteten? Warum muß ich sie immerfort darüber klagen hören, daß sie zu einer „unterdrückten Religion" gehören? Warum prangern sie niemals diejenigen an, die im Namen ebendieser Religion unterdrücken? Warum sind sie in Europa schärfer, haßerfüllter und gewalttätiger als manche Palästinenser und Jordanier vor Ort? Warum ist so wenig Würde im Ausdruck ihrer Betroffenheit? Was verbirgt denn ihr selektives Mitgefühl? Was verbirgt es?
Treten wir ins Fettnäpfchen! Kann es sein, daß der jüdisch-palästinensische Konflikt nichts ist als eine Fixierung, die vor allem durch muslimische Länder erzeugt wird, um allen Haß zu binden? Kann es sein, daß die Religionszugehörigkeit des Gegners, in diesem Fall Israels, das eigentliche Problem darstellt? Ist das etwa Antisemitismus? Oder sollte ein Samstagnachmittag lediglich der Entladung dienen, um Unbehagen am Leben, Frustrationen, Mangel an Libido und, was weiß ich noch, abzureagieren?
Ich will meine innersten Gedanken darlegen. Ich denke, daß manche Samstagsmarschierer mehr gegen Israel als für Palästina demonstrieren. Viele von ihnen laufen nicht mit, weil ihnen die Palästinenser ans Herz gewachsen wären, sondern weil sie eine metaphysische Abscheu für alles Jüdische empfinden und für alles, was mit Israel zusammenhängt. Ich denke sogar, daß den meisten die Palästinenser - verzeihen Sie den Ausdruck - am Arsch vorbeigehen. Denn wären am Ende diese Samstagsmarschierer so humanistisch wie sie tun, so hätte ich sie vermutlich auf Darfur- oder Tschetscheniendemos gesehen, bei Solidaritätskundgebungen für algerische Islamistenopfer, eben auf allen Veranstaltungen, die sich gegen den Terror faschistischer Fanatiker richten. Und wenn ihnen die Palästinenser tatsächlich am Herzen lägen, wären sie da nicht gegen die Gewalt der Hamas gegen ihre Fatah-Brüder - nicht gegen die Israelis - aufgestanden?
Beruhigen Sie sich, ich juble nicht, wenn zivile Opfer in Gaza sterben. Es schmerzt mich tief. Aber ich will nicht, daß man die Verantwortung der Hamas an diesem Krieg verschweigt, den sie herbeigeschossen hat, obwohl sie wissen mußte, daß sie militärisch nicht würde mithalten können; diesen Krieg hat sie in Verachtung der Menschen heraufbeschworen, für die sie verantwortlich war, das Ganze im Namen einer Tod und Märtyrertum verherrlichenden Ideologie. Hört also auf, uns eine verquere Geschichte zu erzählen, hört auf zu lügen, eure wirklichen Gedanken erkennen wir an euren Parolen... Allen Samstagsspaziergängern einen guten Sonntag...


(1) Olivier Besancenot ist Sprecher und Präsidentschaftskandidat der trotzkistischen Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR, Revolutionär-Kommunistische Liga); Marie-George Buffet ist seit 2001 Generalsekretärin der PCF und Mitglied der französischen Nationalversammlung; Jean-Luc Mélenchon vertritt die linkssozialistische Strömung Nouveau Monde innerhalb der Parti socialiste

 
 








Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 00:52

Plusieurs internautes qui visitent ce blog, certains d'entre eux, visiblement nourris à la soupe intégriste, me bombardent de messages pour me sommer, depuis plusieurs jours, de m'exprimer sur le conflit qui oppose, depuis deux semaines, Israël aux terroristes du Hamas. Je n'ai pas voulu le faire jusque-là parce que tout simplement j'ai estimé qu'il fallait prendre du recul par rapport aux événements, comprendre les enjeux et éviter de tomber dans le piège tendu par les fanatiques du Hamas. Ce piège qui pousse aujourd'hui les masses arabo-musulmanes - et elles ne sont pas les seules - à foncer tête baisser dans la rhétorique habituelle, manichéenne qui, soit attise les haines soit élude les questions de fond si ce n'est les deux à la fois. Attitude dominante qui, depuis des lustres, se suffit à condamner le méchant juif tueur de femmes et d'enfants et de solidariser avec le gentil kamikaze du Hamas rehaussé au rang de « résistant ». Comme c'est facile !

Oui comme il est facile et aisé de « condamner » la riposte aux terroristes lorsqu'on est bien au chaud sur son fauteuil à Londres, marchant avec un keffieh, place de la République à Paris ou déambulant au bord du lac Leman, devant les caméras de la télévision suisse romande. Comme il est facile de démêler un conflit dont la complexité n'a d'égal que le pourrissement d'une situation qui semble inextricable. Comme il est facile d'attiser les haines, d'appeler à la guerre, au djihad lorsqu'on ne craint pas de recevoir une roquette sur la tête ou une rafale de kalachnikovs. Comme il est facile d'aller pérorer tel un Tariq Ramadan sur les fauteuils de Frédéric Taddeï en instrumentalisant l'émotion que suscitent les images insoutenables qui nous parviennent. Et comme il est facile enfin de crier au « génocide », quand on n'a pas subi soi-même les génocidaires intégristes !  

J'entends d'ici les cris d'orfraie. Rassurez-vous, je vais expliquer calmement ma position. Je ne suis pas non plus pour un bombardement aveugle et massif des populations civiles. Et si je ne condamne pas la riposte israélienne au Hamas, je regrette profondément et je dénonce le fait que le gouvernement israélien ne prenne pas toutes les mesures pour que les femmes et les enfants, et plus globalement ceux qui ne sont pas armés, soient épargnés par les actions militaires. L'armée d'un État démocratique se doit d'être exemplaire surtout lorsque l'enjeu est de vaincre également, au-delà du Hamas, l'idéologie que véhicule un tel mouvement.

Cela dit, je ne suis pas dupe. Je connais trop le fascisme qui anime ces fanatiques pour croire - d'ailleurs, certains de leurs responsables l'ont avoué - qu'ils utilisent souvent les populations civiles comme bouclier humain. Mais, malgré cela, les Israéliens ne doivent pas tomber dans le piège qui leur est tendu par des fascistes n'ayant aucun respect pour la vie. Et de ce point de vue, l'armée israélienne gagnerait à être beaucoup plus vigilante.   

Si j'ai refusé de me prononcer jusque-là, y compris dans certains médias qui m'avaient sollicité, c'est aussi parce que je comptais intégrer cette question dans mon prochain travail journalistique. Si j'ai attendu, avant de donner mon avis, ce n'est donc pas, par « lâcheté », comme l'ont suggéré certains messages, encore moins pour me défiler et ne pas dire ma position. Ce n'est pas dans mes habitudes d'éviter des sujets liés au monde arabo-islamique et bien davantage à l'islamisme. Si je ne me suis pas exprimé sur ce blog, c'est aussi parce que je l'avais déjà fait dans un livre paru aux Éditions Grasset en mars 2007. Intitulé « Combattre le terrorisme islamiste », j'y avais évoqué le conflit proche-oriental et le problème du Hamas. Voici d'ailleurs certains extraits de ce que j'écrivais alors :

« La gestion du conflit israélo-palestinien est entachée d'erreurs similaires à celles qui minent la conduite de la lutte antiterroriste au niveau mondial, avec une donne supplémentaire : la revendication légitime des Palestiniens de pouvoir disposer d'un État viable et souverain. Il est évident que le règlement de cette situation spécifique doit passer par la reconnaissance de ce droit. Par conséquent, le conflit israélo-palestinien doit être considéré à sa juste mesure, c'est-à-dire comme un conflit politique.

La donne religieuse ou idéologique ne doit plus avoir droit de cité que ce soit du côté des Israéliens ou de celui des Palestiniens. Ces aspects ont toujours entravé les discussions et les négociations (...) L'utilisation de la force comme seule politique ne mènera certainement pas vers une solution et risque, au contraire, de radicaliser davantage les positions des uns et des autres. Pour autant, il est évident qu'Israël doit continuer à se défendre contre les terroristes, mais en évitant, dans cette lutte, de leur amalgamer les civils.

Le rôle des États-Unis comme celui des Européens consiste à faire accepter aux deux parties une sorte de longue trêve au cours de laquelle des négociations sérieuses doivent être engagées. Naturellement, il y aura des attentats parce que les islamistes voudront saboter, d'une manière ou d'une autre, toute initiative qui pouvait aboutir à une solution. Devant un tel cas de figure, les gouvernements israélien, américain et européens doivent travailler avec les forces laïques du côté palestinien en renforçant ces dernières, en les crédibilisant aux yeux de leur population, en leur donnant les moyens nécessaires pour lutter contre les terroristes sans que cela conduise à une guerre civile. Une intervention de l'ONU dans les territoires palestiniens permettra peut-être de créer une zone tampon qui éviterait un contact direct entre les terroristes et l'armée israélienne, ou à tout le moins qui rendrait plus difficile ce genre de face à face.

Mais au-delà de l'aspect militaire, il est nécessaire de lancer une action sociale qui couperait l'herbe sous les pieds des islamistes du Hamas. Créer des projets économiques, résorber le chômage, permettre à la population de recouvrer une dignité, lui montrer qu'elle n'est pas esseulée dans sa misère quotidienne, empêcher le Hamas de contrôler les secteurs de l'éducation, de l'information et de la culture, moderniser le système scolaire et universitaire en accordant par exemple des bourses d'études aux jeunes Palestiniens, bref, créer une dynamique qui montre à cette partie de la population, aujourd'hui abreuvée d'idéologie islamiste, que le terrorisme n'est pas une voie à suivre.

Le problème majeur est que ce type de projets est actuellement initié par des islamistes financés par l'Iran ou la Syrie et conditionnés par l'idée qu'il n'y aura « jamais de paix sans la destruction d'Israël ». L'enseignement prodigué aux enfants palestiniens est, à ce sujet, terrifiant : dès la maternelle, leur sont inculqués les principes « du martyre » et de la « guerre sainte » (...) Ce n'est là qu'une ébauche de solutions. Elles ne pourront être mises en œuvre que s'il existe, de part et d'autre, mais aussi du côté de la communauté internationale, une réelle prise de conscience du fait que le terrorisme islamiste ne sera certes pas vaincu par un règlement de la question israélo-palestinienne, mais en sortira considérablement affaibli ».

Voilà donc ce que j'aurais pu écrire, si je ne l'avais pas déjà fait. Et à ces mots, à ces phrases, à ce texte, je n'ôterai aujourd'hui aucune lettre, aucune virgule et aucune syllabe.

Si j'avais à rajouter quelques idées, je dirais que la guerre qui oppose les terroristes islamistes du Hamas et l'État israélien nous livre effectivement, depuis deux semaines, des images insoutenables. Ces images sont tout simplement insupportables. Mais si j'affirme sans ambages, quitte à être définitivement en rupture avec le monde arabo-musulman, que l'idéologie intégriste et ceux qui adhèrent à cette pensée rétrograde sont, à mon sens, les premiers responsables du drame qui se déroule sous nos yeux au Proche-Orient, il serait injuste de ne pas formuler certaines critiques à l'égard de la méthode choisie par le gouvernement israélien pour finir avec les attentats perpétrés par le Hamas. J'ai toujours condamné les opérations suicides et toutes les actions terroristes que mènent depuis plusieurs années les différentes factions islamistes palestiniennes  en direction de la population israélienne. C'est là pour moi une position de principe et une cohérence qui refusent de penser, comme le font certains, que le terrorisme est condamnable lorsqu'il frappe en Occident ou dans des pays arab-islamiques et qu'il deviendrait légitime et juste quand il prendrait pour cible des civils israéliens.

Cela étant, quitte à me répéter, il est inconcevable de dire qu'un État, démocratique de surcroit, aurait le droit de bafouer les règles et les lois internationales même lorsque sa sécurité est en danger. C'est la raison pour laquelle, je considère que le gouvernement israélien est en train de se battre contre le Hamas tout en l'alimentant ainsi que l'ensemble des islamistes. Ce que les stratèges de Tel-Aviv ne saisissent visiblement pas, c'est qu'ils nourrissent, à travers leur violente offensive sur Gaza, ce discours intégriste que je ne cesserai de combattre. À voir d'ailleurs comment les plus éminents idéologues islamistes, Youssef Al-Qaradhaoui ou Aymen Al-Zawahiri à leur tête, sautent sur l'occasion pour tenter de mobiliser leurs troupes et en recruter de nouveaux adeptes. A voir aussi la timidité, somme toute compréhensible, de toutes les franges progressistes au sein de monde arabo-musulman et y compris en Europe. Cette guerre, j'en suis convaincu, outre le fait qu'elle servira à jeter toutes les initiatives de paix aux calendes grecques aura permis aussi à l'intégrisme d'emporter, aux yeux des opinions publiques musulmanes, une éclatante victoire. L'islamisme s'est toujours nourri de séquences comme celles que nous sommes en train de vivre depuis près de deux semaines. Israël, malheureusement, n'a pas, à l'évidence, intégré cette réalité dans sa réflexion d'avant-guerre.

Je ne cesse de le répéter. Le terrorisme islamiste ne sera jamais vaincu à travers la seule action militaire, et ce, même si je considère que celle-ci est souvent nécessaire lorsqu'on fait face à un fascisme. Mais qu'a fait Israël, qu'a fait l'Occident et qu'ont fait les pays musulmans pour venir à bout de ce fléau - appelez-le comme vous voulez - qu'est le salafisme, qu'est l'islamisme, qu'est l'intégrisme, qu'est le fanatisme ? Rien. Systématiquement, l'action militaire ponctuelle prend le dessus sur les offensives politiques et idéologiques qui devraient être menées. Les grandes démocraties composent avec l'islamisme quand celui-ci opère ses replis stratégiques et ne le combat militairement que lorsqu'il représente une menace imminente. C'est là un véritable serpent qui se mord la queue. Et même pour Gaza, nous verrons comment tôt ou tard, l'armée israélienne devra mettre fin à son opération, nous verrons que même victorieuse, Israël sortira vaincue au plan politique et au niveau médiatique et nous verrons aussi comment les fanatiques du Hamas, et à travers eux les intégristes du monde entier, vont transformer leur très probable défaire militaire en victoire politique. Mais ce n'est pas tout. Nous verrons aussi comment à terme les islamistes palestiniens vont se reconstruire, comment vont-ils dans un, deux, trois ou dix ans représenter, une fois de plus, une menace pour Israël. Nous assisterons alors à une nouvelle guerre, à de nouvelles scènes d'horreur et de nouvelles manifestations enflammées et passionnées qui accroîtront le fossé existant déjà entre Israël et l'Occident d'une part et le monde arabo-musulman d'autre part. Et, une fois de plus, les islamistes qui, dans l'intervalle, n'auront pas été combattus politiquement rentabiliseront, à leur profit, un énième conflit.

L'absence de stratégie claire et globale de lutte contre l'intégrisme musulman est celle qui va nous mener tout droit vers un pourrissement international qui, lui-même, risque, à terme, de faire naître une véritable guerre de civilisation. J'ai toujours été en désaccord avec la théorie de Samuel Huntington, mais je crains que la lâcheté des uns, l'irresponsabilité des autres et la détermination des fanatiques finissent par créer une situation inextricable. Je me refuse de croire dans la thèse du « conflit de civilisation » et je n'aime pas entendre des discours ayant des relents de « guerre de religion ». Cependant, ce que j'observe - et cette dernière guerre le montre avec acuité - c'est un conflit de valeurs. D'un côté un État moderne et civilisé qui pleure son premier blessé, d'un autre côté des troupes fascistes qui magnifient la mort de leurs propres enfants et qui souhaitent la leur. Je vois d'un côté une société attachée à la vie et d'un autre des terroristes aspirant à la mort. Je vois une société démocratique, certes avec ses lacunes, et un groupe de barbares qui a pris en otage Gaza et sa population en les piégeant. Aucun F16, aucune action militaire, aucune armée, y compris la plus puissante, ne pourra venir à bout, à elle seule et sans politique cohérente et courageuse, de ceux dont l'idéologie dicte cette phrase, très prisée par les islamistes, et qui, dès que je l'entends, me fait bondir : « Nous aimons la mort comme vous aimez la vie ». Israël doit comprendre que si son ennemi préfère la mort à la vie, elle ne doit pas lui accorder systématiquement ce « privilège » qui ne manquera pas de légitimer son discours.

Et si, à l'issue de cette offensive militaire, Israël accepte de discuter avec les barbares du Hamas, là nous pourrons dire que l'islamisme aura définitivement gagné au Proche-Orient. Ce serait catastrophique pour Israël, mais pour l'ensemble des pays démocratiques et des courants progressistes. Mais en ces temps de guerre, j'espère seulement me tromper comme j'espère que le camp de la paix et de la raison finisse par triompher...

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 18:06
Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /Nov /2008 22:46

Un vieux proverbe arabe dit : « un menteur, il faut toujours lui poser deux fois la même question ». C'est ce que je vais faire ici même pour élucider le « mystère » Pascal Boniface. Alors, je lui pose publiquement la question suivante : « Pensez-vous que la naissance d'un lobby arabo-musulman est nécessaire ? ». Question subsidiaire : « Pourquoi ? ». Libre à lui de répondre ou pas.

Certains pourraient s'interroger sur les raisons d'une telle interpellation publique. Explications : Il y a quelques jours, mon attention fut attirée par la tenue d'une conférence-débat organisée à Alger par El-Khabar le plus grand quotidien algérien en audience et en diffusion, et animée par Pascal Boniface, notre « expert » national en toute chose. Je me suis alors empressé de lire le compte rendu de la conférence sur les colonnes du quotidien en question qui consacrait dans son édition du 5 novembre 2008, un article au sujet de la sortie médiatique de notre « expert ». Pour illustrer cet article, le quotidien a alors utilisé des photos de BHL, Alain Finkielkraut et de Pascal Boniface. Après lecture, j'ai contacté quelques amis à Alger pour en savoir plus. Les premiers témoignages que j'ai recueillis confirmaient que l'article était conforme aux déclarations de notre « expert ». De plus, il n'y avait, selon mes informations, aucune mise au point envoyée au quotidien en question, aucune précision réclamée et naturellement, le même Pascal Boniface, à la date du 24 novembre dernier, n'avait pas cherché à user de son droit de réponse.

J'apporte ces précisions tout simplement parce que notre « expert » national, après avoir pris connaissance du précédent article que j'ai publié sur ce blog et de l'article publié par Élisabeth Lévy sur le site Causeur, Pascal Boniface, telle une vierge effarouchée, s'est laissé aller à des justifications qui ne pourront convaincre que lui, son chien et son escabeau. Je pense même que s'il a un poisson rouge, ce dernier risque de comprendre la supercherie.

Généralement, lorsqu'un article dénature les propos d'un intervenant, ce qui peut naturellement arriver partout, l'intervenant prend son téléphone s'insurge contre le journal et le journaliste. Et lorsque l'article en question contient des passages diffamatoires attribués à l'intervenant, ce dernier utilise son téléphone et contacte les personnes citées dans l'article afin qu'il leur explique la situation. Aussi, Boniface devait-il appeler BHL, Val, Finkielkraut et moi-même ou alors l'un de nous quatre. Boniface aurait pu aussi, s'il était réellement de bonne foi et si ses propos avaient été dénaturés, user de son droit de réponse auprès du quotidien El-Khabar. Il n'a rien fait de tout cela. Il aurait dû aussi, s'il était sincère, écrire un article pour clarifier sa position avant que nous ne fassions état de ses déclarations et non pas a posteriori.

Visiblement vexé par l'article d'Élisabeth Lévy et par le mien il a préféré utilisé l'arme de l'injure. Il s'est donc contenté de nous traiter de « faussaires ». Décidément, ce Boniface ne changera jamais. Après le « lobby juif », après son appel d'Alger pour la constitution d'un « lobby arabo-musulman », le voilà victime du lobby des « faussaires » qui s'est uni contre lui. De plus, avec la condescendance qui le caractérise, il ne daigne même plus citer le nom du quotidien El-Khabar se suffisant de l'appellation méprisante : le « journal en langue arabe ». Il accuse même le journal de lui avoir attribué des propos qu'il n'aurait jamais tenus (même le journal organisateur du colloque devient faussaire lui aussi).C'est  certainement normal pour Boniface, ce n'est qu'un "journal en langue arabe" pour Arabes, c'est d'ailleurs probablement pour cela qu'il considère que la naissance d'un « lobby arabe » est possible. Il doit forcément penser que nous les arabo-musulmans, on se ressemble tous. Il n'y a tellement rien qui nous différencie qu'on peut constituer un « lobby ». Mais passons...

Pour m'attaquer dans sa réponse, il a fait ce que fait tout bon « expert » en toute chose. Il a surfé sur Internet, visité toutes les poubelles du Net et récolté toutes les ordures qui pourraient exister sur moi, et elles sont nombreuses, avis donc aux amateurs, pour tenter de me salir. Mais la couleuvre est trop grosse Mister Boniface ! Ce que dit Pascal à Alger, Boniface le dément à Paris. On a déjà connu ça, la recette a été utilisée par d'autres, qui d'ailleurs appellent, eux aussi, à leur manière, à la naissance d'un « lobby musulman ».

Mais bon comme je ne compte pas polémiquer longtemps avec notre « expert », je suis en train de remuer ciel et terre pour récupérer l'enregistrement de son intervention à Alger et je vous fais la promesse que si j'arrive à l'avoir entre les mains, il sera mis en ligne sur ce blog. Ce qui est tout à fait conforme à un autre proverbe arabe qui dit : « il faut suivre le menteur jusqu'au pas de sa porte »


PS : Au fait, Pascal Boniface a juste omis de préciser qu'un autre journal algérien, francophone celui-ci, en l'occurrence le Jour d'Algérie avait lui aussi consacré un article à son intervention dont voici un extrait, lié à cette polémique :

«Attaquer les musulmans ne coûte pas cher»

Animant une table ronde sur les médias occidentaux et le monde arabe, le stratège français  Pascal Boniface, invité mardi au Salon du livre d’Alger, soutient que le lobby arabe en Europe n’est guère puissant, ce qui facilite les attaques contre l’islam et les musulmans.

D’emblée, il souligne que beaucoup de médias occidentaux s’acharnent aujourd’hui à  diaboliser l’image des musulmans et de l’islam car ils savent qu’en contrepartie il ne seront ni sanctionnés, ni pénalisés. «Les responsables des médias croient que ce sujet intéresse le public, que ça choque, que ça augmente l’audience alors ils en profitent ! D’autres pensent que dire cela est un courage intellectuel ! C’est considéré même comme de la lucidité et du courage», dit-il, citant au passage quelques français réputés comme Bernard Henry Lévy, Philippe Val et Alain Finkielkraut, des intellectuels français qui s’inscrivent dans ce courant de pensée communautariste et qui reproduisent la pensée de la classe dominante en France et en Europe. Ils font dans le politiquement correct ! «Ces gens disent qu’ils ne sont pas contre les musulmans mais ils s’en prennent à l’islam ! Ils entretiennent un discours contradictoire et diffusent la confusion et l’amalgame. D’ailleurs, ils ouvrent les portes à tous les musulmans qui regagnent leur rang et se trahissent comme Mohamed Sifaoui».


Je pense que les choses sont claires. A moins que tous les journaux algériens et que tous les journalistes originaires de ce pays soient des "faussaires". C'est ce que nous dira certainement notre "expert" en toute chose.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 14:07
Pour ceux qui ne connaissent pas Pascal Boniface, il faudrait tout de même leur présenter le personnage. Directeur d'un « centre de recherche », Boniface s'est distingué ces dernières années par des positions pour le moins ambiguës sur le conflit israélo-palestinien et sur la question de l'islam politique. Et comme l'ont déjà souligné certains observateurs, il surfe sur une ligne qui se situe à la limite de l'antisémitisme non avoué et non assumé. Je m'en explique, ce Monsieur qui se veut « chercheur » objectif, froid et distancié, qui se présente - ou est présenté -  comme un « expert » des questions internationales ne cesse de distiller des idées que je trouve tantôt suspectes tantôt nauséabondes. Des idées à travers lesquelles il cherche à alimenter une pensée antisémite de plus en plus visibles dans certains cercles de l'extrême gauche et notamment dans les milieux islamistes.
En lui, je vois également l'idéologue qui se cache derrière l'habit du « chercheur ». De manière très hypocrite, il avait commencé à affirmer, la larme à l'œil, la main sur le cœur, regardant en direction des « Arabes », qu'il était impossible de critiquer Israël dans les médias français. Outre le fait que je trouve cette affirmation digne des plus grands ayatollahs islamo-gauchistes, je constate que ce « chercheur » ne se prive pas d'aller vers le ridicule pour faire passer des messages qui, en réalité, trahissent chez lui une hostilité à l'égard - non pas de l'État d'Israël, il en aurait à la limite le droit - mais en direction de ce qui est juif anti-islamiste, et notamment de ce qui est juif et sioniste.
Je sais qu'une certaine lâcheté existant en France veut qu'on tente de faire passer des messages douteux de manière très subtile surtout lorsqu'on se prétend de gauche. Parce qu'en réalité, Bruno Gollnisch, Dieudonné ou Jean-Marie Le Pen ne disent pas, hormis sur les questions liées au négationnisme et au révisionnisme, des choses très différentes de celles de notre « chercheur » surtout en ce qui concerne une éventuelle mainmise des juifs sur les médias, l'existence d'un « lobby juif » ou encore de l'impossibilité de critiquer Israël.
D'abord, je tiens à rassurer notre « chercheur » et quelques autres aussi. Je fais partie de ceux qui, depuis plusieurs années, critiquent la politique israélienne. Je l'ai fait y compris devant une assistance clairement pro-israélienne, je l'ai fait dans certains de mes articles et dans certains de mes livres. Mais je tiens aussi à lui préciser que je n'ai jamais formulé ces critiques en oubliant - comme il a tendance à le faire - que les attentats suicides, que l'islamisme du Hamas, que les tirs de roquettes sont l'expression d'un fascisme qu'Israël à le droit et je dirais le devoir de combattre. Je lui précise aussi que je ne suis pas de ceux qui estiment que les Palestiniens ont le droit à un terrorisme aveugle, barbare nourrit pas cette idéologie islamiste que je ne cesse de dénoncer par ailleurs sous prétexte que leur droit légitime à constituer un État n'est pas, pour l'instant, respecté. Et je lui rappelle enfin que lorsqu'on n'est pas alimenté par une haine des Juifs en général et des Israéliens en particulier, on se doit de dénoncer le terrorisme qui les vise. Ce n'est pas être dirigé, payé, « récupéré » ou recruté par un quelconque « lobby juif » que d'affirmer tout simplement des positions qui ne distinguent pas la victime de Tel-Aviv d'une autre victime tombée sous les balles ou les bombes assassines de l'islamisme à New York, Bagdad, Madrid, Alger, Londres ou Paris. Ce n'est pas parce que la politique d'un État est critiquable, condamnable - peut-être détestable - qu'on se doive d'applaudir au terrorisme, de montrer une indulgence lorsqu'il s'exprime ou encore de tenter de le justifier. À l'évidence, Pascal Boniface oublie ces principes parce qu'il est tout simplement aveuglé par son idéologie fort douteuse.
Je me rappelle que des personnes nourries par la même idéologie que la sienne applaudissaient, à travers leurs justifications et leurs « arguments » lorsque des civils tombaient à Alger dans des attentats islamistes. Comme Boniface, ils avaient du mal à condamner cette barbarie sous prétexte que le régime d'Alger est détestable. Bien que je partage le fait qu'il faille dénoncer les régimes antidémocratiques, totalitaires ou ceux qui se s'illustrent par une mauvaise gouvernance ou par des pratiques ne respectant pas les droits de l'Homme, il demeure qu'il serait scandaleux, criminel d'être indulgent face au terrorisme sous prétexte que tel État, tel gouvernement ou tel pays aurait une politique critiquable.  Pour moi, le premier des droits de l'homme qui doit être défendu est le droit à la vie. Et pour moi, le premier acte qu'il faille dénoncer est celui qui, nourri par une idéologie qui n'a rien à envier au nazisme, fauche les civils. Boniface, lui, ne semble pas accorder une grande importance à ce droit et ne semble pas outré par les actes criminels perpétrés par des intégristes.
Ce qui me fait aujourd'hui réagir, c'est en vérité la dernière sortie médiatique de notre « chercheur ». Le 3 novembre dernier, il était à Alger pour participer à un colloque en marge du Salon du livre qui s'est tenu dans la capitale algérienne. Et à cette occasion, il n'a pas hésité à distiller ses idées nauséabondes devant un public, en grande partie acquis. Il s'est d'abord attaqué à Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut et Philippe Val en affirmant que ces derniers, avec d'autres, commanditaient, en France, des « campagnes médiatiques hostiles à l'islam ». Et notre « brillant chercheur » a même avancé une explication. Selon lui, ces « campagnes » sont facilitées par l'inexistence, en Europe, d'un « lobby musulman ou arabe » capable de défendre son « image à l'instar du lobby juif ».
Outre le fait que connaissant les personnes qu'il cite, je sais que ses propos sont faux, calomnieux et malhonnêtes. Non, Boniface, détrompez-vous ! BHL, Finkielkraut et Val ne participent à aucune campagne contre l'islam. Les trois, avec tant d'autres et j'en fais partie, stigmatisent ce caractère fasciste contenu dans l'islam politique et que vous avez du mal à voir et je dirais avec lequel vous êtes si complaisant.
Les contrevérités de Boniface sont en plus dangereuses. Voilà un exemple type de propos qui visent, quoi qu'on en dise, à faire naître ou à entretenir l'antisémitisme auprès de certains musulmans et notamment chez les plus jeunes. Ainsi, selon ce « chercheur » fortement idéologisé par la pensée islamo-gauchiste, il existerait en France un « lobby juif » dont le but consisterait à ternir l'image des musulmans. Cette fois au moins, sa déclaration a le mérite d'être claire parce que jusque-là, il s'était empêché de franchir ce pas en estimant par exemple dans une interview donnée à ses amis islamistes de Oumma.com qu'« il y a effectivement un lobby pro-israélien qui dépasse le cadre de la communauté juive. Je ne crois d'ailleurs pas à l'existence d'un lobby juif ».
Si je considère que BHL, Alain Finkielkraut, Philipe Val ou bien d'autres ont le droit d'être des pro-Israéliens, tout comme Pascal Boniface a le droit d'être propalestinien, il demeure que je pense que notre « chercheur » veut utiliser la méfiance qui existe à l'égard de l'État d'Israël pour diaboliser tous ceux qui défendent des positions anti-islamistes  et ceux qui se disent proches d'Israël pour des raisons qui leur sont propres. Aussi, à travers une telle sortie, Boniface se montre sous son vrai visage : un ayatollah qui cherche à distiller la pensée islamiste au sein de la gauche. Et il faut reconnaître que jusque-là, il a plutôt bien réussi sa « guerre sainte ».
Je me rappelle qu'il avait aussi attaqué Caroline Fourest lorsque celle-ci avait été récompensée pour son excellent ouvrage intitulé « La tentation obscurantiste » (Editions Grasset). Il avait, en quelque sorte, vilipendé le prix attribué à Caroline Fourest en estimant que cette dernière était « une recrue qui mérite récompense ». Une « recrue » de qui ? Du « lobby juif » ? Le courageux Boniface avait alors soigneusement évité de livrer le fond de sa pensée préférant faire dans le sous-entendu, arme très prisée par les lâches.
Dans cette conférence tenue à Alger, Pascal Boniface me cite. Moi aussi, j'ai eu droit, en quelque sorte, à une fatwa. Et de quelle manière ! Il a « regretté » que des « musulmans comme Mohamed Sifaoui contribuent à cette campagne antimusulmane ». Voilà aussi un exemple type de diffamation et si ce n'était pas les difficultés techniques auxquelles on est confronté sur un plan juridique lorsque des propos diffamatoires sont tenus à l'étranger, je n'aurais pas hésité un instant à poursuivre ce « chercheur » devant les tribunaux afin de le mettre face à la gravité de sa calomnie. Cette phrase est d'autant plus grave qu'elle sonne dans mes oreilles comme une excommunication qui ne manquera pas de plaire aux intégristes qu'il semble défendre. Ces propos d'une extrême gravité peuvent constituer, dans le contexte actuel où je n'ai cessé de recevoir des menaces de mort, la justification d'une action visant mon intégrité physique.
Il faut s'appeler Pascal Boniface, cheikh truc ou le mollah machin pour estimer qu'une condamnation du terrorisme islamiste, de l'idéologie salafiste ou de la barbarie wahhabite « contribue à mener une campagne antimusulmane ». Il faut s'appeler Pascal Boniface pour penser que le musulman et Maghrébin que je suis doit obligatoirement accepter d'être « essentialisé » et d'appartenir à un « lobby musulman » ou à un « lobby arabe ». Il faut s'appeler Pascal Boniface pour oser de telles sorties médiatiques qui ne visent qu'à favoriser le communautarisme, à justifier les idées rétrogrades de l'islamisme et à donner naissance à une nouvelle forme d'antisémitisme. Enfin, il faut s'appeler Pascal Boniface pour faire preuve de tant de racisme et afficher tant de condescendance en jugeant finalement qu'un musulman ne devrait pas sortir de sa « communauté » et qu'il serait plus digne en défendant la barbarie et le terrorisme. Parce que c'est cela l'expression du nouveau racisme. Il tend à dire qu'un musulman se doit de se montrer complaisant à l'égard de la barbarie parce qu'en définitive, il serait inapte à la modernité et à l'humanisme. Et c'est contre ce type de racisme qu'il faudrait tenter d'immuniser la gauche, d'autant que certains de mes amis de ce bord politique restent malheureusement très perméables au discours d'un Boniface. Désormais, en tout cas, ils ne pourront plus dire qu'ils ne connaissent pas la vraie nature de ce « chercheur ».
Une chose que Pascal Boniface ne nous dit pas cependant. En effet, il ne veut pas nous révéler à quel « lobby » appartient-il.  
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Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 12:24
Deux ans qu'il existe et près de 200.000 mille visiteurs uniques. Merci à tous ! Enfin, hormis aux intégristes qui viennent ici pour entretenir leur ulcère...et m'envoyer des petits mots doux...
Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /Oct /2008 10:31
Les six hommes condamnés par le tribunal de Biskra (400 km au sud est d'Alger) ont été finalement libérés. Pour rappel, ces hommes avaient été condamnés le 29 septembre dernier pour avoir mangé en public durant le mois du ramadan (voir article précédent). En catastrophe, le pouvoir algérien a consenti un procès en appel en des temps records (lorsqu'on connaît la lenteur de la justice algérienne) et a finalement décidé de revenir à la raison pour éviter une campagne internationale qui n'aurait pas manqué de relever les atteintes aux libertés religieuses observées dans ce pays depuis quelques années. Il faudra néanmoins rester vigilants et attentifs et interpeller le pouvoir de Bouteflika sur ses ambitions à continuer la surislamisation de la société à travers un programme de l'éducation nationale totalement inique, un code de la famille qu'il est inutile de commenter tant son caractère infâmant est loin de toutes les notions de progrès et un retour en force des islamistes qui ne cessent de gagner du terrain.
Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /Oct /2008 21:35

En Algérie, six hommes viennent d'écoper d'une peine de quatre ans de prison ferme et devront payer l'équivalent de 1000 euros d'amende. Qu'ont-ils fait ? Pourquoi une telle sanction ? Ont-ils tué, volé, violé, escroqué ou appartiennent-ils à un groupe terroriste ? Non. Ces « affreux criminels » sont désormais en prison pour non-respect...du jeûne du ramadan. En effet, les six hommes ont été condamnés à cette lourde peine le 29 septembre dernier par le tribunal de Biskra, ville située à 400 km au sud-est d'Alger, après avoir été surpris quelques jours plus tôt mangeant en public dans les rues de la ville.

Ce verdict, rendu par une justice corrompue, zélée, gangrenée par la pensée islamiste et aux ordres d'un pouvoir dont l'incompétence n'a d'égale que la malhonnêteté qui le caractérise, reflète l'idéologie défendue par le pouvoir.

Ce verdict digne des grandes théocraties obscurantistes comme l'Arabie saoudite et de grands régimes islamo-fascistes comme l'Iran, outre qu'il est scandaleux, montre la direction prise depuis quelques années par le pouvoir d'Abdelaziz Bouteflika. Désormais, l'Algérie c'est l'État islamiste qui n'assume pas son nom. Et encore, les États islamistes sont plus cohérents puisqu'ils ont pris la peine de considérer , dans leurs textes, que les manquements aux principes religieux sont punissables par la justice alors que la Constitution algérienne garantit officiellement « la liberté de culte, de conscience et d'opinion aux citoyens ». Nous sommes donc purement et simplement en face d'un verdict anticonstitutionnel qui bafoue non seulement la Déclaration universelle des droits de l'homme, mais aussi les règles de fonctionnement d'une justice d'un État digne de ce nom. Si Bouteflika ne réagit pas immédiatement pour annuler ce jugement, il donnera la preuve tangible que son règne aura définitivement fait gagner à l'Algérie son statut de République bananière.

Je pense qu'une mobilisation tant des Algériens progressistes et démocrates que de l'opinion internationale est désormais nécessaire pour demander à la justice algérienne d'annuler cette décision d'un autre âge, exiger du pouvoir algérien qu'il garantisse les libertés religieuses et pour rappeler enfin à cette même justice et au pouvoir qui l'instrumentalise que des milliers d'Algériens sont morts ces dernières années sous les balles assassines des terroristes islamistes pour que justement jamais de tels verdicts ne soient rendus.

C'est une affaire que je compte suivre de très près et sur laquelle je reviendrai.  

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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /Sep /2008 21:43

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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /Juil /2008 22:45
Dans la polémique qui nous oppose aux islamistes, nous oublions souvent de citer ceux qui ne cessent de leur dérouler le tapis rouge et de légitimer, de fait, leurs discours haineux et rétrogrades ainsi que leurs menaces de mort et leurs intimidations.
Lorsque je reçois une menace de mort, je peux sourire, rire ou pleurer, mais je finis toujours par me dire que les islamistes occupent parfaitement leur rôle et c'est d'ailleurs pour cela que je fais partie de ceux qui les combattent. C'est une question de bon sens : je ne m'attends pas à rencontrer un fanatique, sympathique, plein d'humanité, de compréhension et d'amour pour son prochain. Par essence, un fanatique, et à fortiori un islamiste, est un être vil, mauvais, extrémiste, tueur, débile, archaïque, rétrograde, réactionnaire, assassin, méchant et j'en passe. S'il avait été le contraire, ce serait d'ailleurs inquiétant pour nous. Parce que cela voudrait dire que nous serions en guerre contre des gens civilisés. C'est dire que lorsque je reçois une menace de mort, je suis conforté dans mes convictions et dans mes positions et je finis par me dire, en toute humilité, que j'ai eu raison de consacrer ma vie à me battre contre cette pieuvre, contre ce fascisme, qu'est l'islamisme.

Ce qui me choque, me déçoit, me chagrine et de me dégoute en réalité ce ne sont pas tant ces « fous de Dieu » ou ces fous de Satan. Ceux qui me dégoutent sont, avant tout, les idiots utiles. Et j'en croise de plus en plus souvent. Ils sont même fiers de ce qu'ils font et de ce qu'ils disent.
Il est difficile pour moi de reconnaître que la plupart d'entre eux sont des gens de gauche. C'est d'autant plus difficile que je me suis toujours reconnu dans les grandes idées progressistes et démocratiques. En clair, j'ai toujours été un homme de gauche et je ne me vois pas être autre chose qu'un homme de gauche. Et c'est de ce point de vue qu'il m'est insupportable de constater le décalage que j'ai depuis quelques années avec ceux qui sont censés appartenir à mon bord politique.

Je prends un exemple. Comme il est difficile de se sentir d'accord avec un homme comme Eric Zemmour. Je considère ce dernier comme l'illustration de ce qu'il y a de plus réactionnaire dans le monde médiatique français. C'est un homme certes intelligent, mais son intelligence est au service d'une idéologie droitière, conservatrice, machiste qui m'a toujours insupporté. Mais honnêtement, je dois le reconnaître, j'ai été, une seule fois, sur un seul sujet, d'accord avec lui.
Je m'explique : aujourd'hui, un ami m'a conseillé de regarder comment Robert Redeker a été « accueilli » lors de son passage dans l'émission de Laurent Ruquier sur France 2 en mai dernier. J'avoue que je l'avais raté et donc, d'une certaine manière, je m'étais épargné la nausée que je viens d'avoir. Parce que c'est après le visionnage de cette vidéo sur le Net que j'ai décidé d'écrire cet article.
D'abord, Robert Redeker, est devenu un ami. C'est un ami avec lequel j'ai des désaccords, mais c'est un ami quand même. Je n'ai pas été d'accord avec certains passages contenus dans sa fameuse tribune du Figaro, mais je l'ai soutenu et je continuerai à le soutenir. Comment ne pourrait-on pas soutenir un philosophe ou un écrivain lorsqu'il est menacé sous prétexte qu'il dit des choses avec lesquelles nous ne sommes pas d'accord ? Dans quelle démocratie cela peut-être imaginable ? Quelle est la pensée voltairienne qui nous le pardonnerait ? Mais le problème ne réside pas à ce niveau uniquement. Le problème est plus profond, plus grave et il cause énormément de mal aux musulmans et notamment aux démocrates et laïques d'entre eux.

J'ai entendu, par exemple, au cours de l'émission quelqu'un s'indigner et lancer « Mais on ne peut pas heurter des croyants ». Ah bon ? Dans quelle civilisation ? Chez quels philosophes ? Dans quels grands livres ? a-t-on lu une telle ineptie. On a tendance d'abord d'oublier, soi-dit en passant, et c'est un croyant qui le dit, que beaucoup de religieux ne se privent pas de « heurter » les non-croyants. Lorsqu'en islam, il est clairement dit que les « athées sont voués à l'Enfer », ce n'est pas, en quelque sorte, heurter les non-croyants. Lorsque ces derniers sont considérés, dans le meilleur des cas, comme des « brebis égarées », comme des « ignorants » ou comme des « inconscients », ne sont-ils pas heurtés dans leurs convictions intimes et profondes ?
Mais de plus, depuis quand, nous n'avons plus le droit de discuter, de débattre, de décortiquer les dogmes ou même d'être injustes à leur sujet ? Les religions et les civilisations n'ont-elles pas évolué parce qu'elles ont été discutées, débattues et parfois violemment, attaquées ? En fait, ce que les « idiots utiles » veulent nous dire, c'est que ce qui a été possible pour le judaïsme ou le christianisme n'est pas possible pour l'islam. Les musulmans doivent demeurer dans leur obscurantisme crasse et leur ignorance totale. En somme, si je considère que Dieu m'a expliqué dans le Coran que les « juifs sont des porcs et des singes », je me dois de ne rien dire, de ne pas discuter, de ne pas réfléchir, de ne pas critiquer, sous peine de mort, décidé par un idiot de l'UOIF ou par un illuminé d'Al-Qaïda, ou encore par un débile illettré de Paris, Damas ou Alger, et de prendre à la lettre un tel verset et l'appliquer dans ma vie quotidienne en considérant chaque juif que je rencontrerais demain matin comme un « singe ou un porc ».

Lorsque je lis dans le Coran, « préparez-leur [aux mécréants] ce qu'il faut comme force et cavalerie afin de terroriser vos ennemis et les ennemis de Dieu », je dois donc acheter une jument, une épée et un bouclier et attendre que l'ordre me soit donné afin de me lancer sur les Champs Élysées pour décapiter les « mécréants » de ce pays. Je ne peux ni critiquer, ni discuter, ni me poser des questions sur ce verset, ni le contextualiser, ni le remettre dans son champ théologique, je n'ai le droit que de baisser les yeux, de stopper mon cerveau, et d'appliquer, à la lettre, ce que Dieu, Mahomet, l'imam, le débile de l'UOIF, le déglingué d'Arabie saoudite, l'illettré de Paris, Damas ou Alger me demandent de faire. Oui ! Parce que si je me mets à réfléchir, à me poser des questions, à débattre, à lire Voltaire ou Spinoza, à discuter avec Redeker, je deviens, un « apostat » qu'il faut éliminer pour les uns et un « islamophobe » qu'il faut diaboliser pour les autres.

« Il faut faire preuve de responsabilité à l'égard des musulmans ». C'est là une autre phrase prononcée au cours de l'émission. Que veut-elle dire sinon que ces musulmans sont tellement bêtes, ignorants, incultes et incapables de comprendre les valeurs universelles, les droits de l'Homme, la liberté d'expression qu'il est nécessaire de les infantiliser et de ne pas les considérer comme des êtres adultes et responsables. En gros, les « idiots utiles » nous expliquent que lorsqu'on est caricaturiste danois on peut dessiner Jésus parce que les chrétiens sont intelligents, qu'on peut se moquer de Moise parce que les Juifs sont tolérants, mais qu'on doit faire preuve de « responsabilité » et surtout de ne pas caricaturer Mahomet parce que les musulmans sont tellement cons qu'ils ne comprendront ni l'humour ni la subtilité contenues dans un dessin de presse. Cela, chers amis, ce n'est pas autre chose que l'expression d'un racisme mondain qui sévit en Occident et qui sévit notamment à gauche.

Laurent Ruquier aura le mot qui représentera à mes yeux le clou de l'émission. Il dira à Redeker quelque chose du genre : « il faut écrire de façon moins violente lorsqu'on ne veut pas avoir des réponses aussi violentes ». Voilà, en somme, Ruquier, représentant de la gauche bobo qui nous explique, en substance, que lorsqu'on veut rester en vie, il ne faut surtout pas « heurter » un intégriste. Oui ! Très bien, je comprends donc que Redeker a bien cherché sa menace de mort, Tahar Djaout, le premier journaliste algérien assassiné par les islamistes, a, lui, bien cherché ses deux balles de la tête, Katia, la fille qui refusait, à Alger, de porter le voile, a bien cherché sa décapitation, le Chevalier de la Barre a provoqué son supplice, etc.
C'est-à-dire que si nos femmes et nos filles ne veulent pas être violées par un détraqué sexuel, il ne faut surtout pas qu'elles portent une minijupe. Parce que, voyez-vous, Monsieur Laurent Ruquier, une minijupe, c'est « très violent » pour un détraqué sexuel ; un homosexuel, c'est aussi très violent pour un homophobe ; un noir, c'est très violent pour un raciste, un Arabe, c'est très violent pour un skinhead, un juif, c'est très violent pour un nazi et la liste est encore longue.
Arrêtons donc d'écrire des tribunes sur l'islam, cessons de critiquer l'islamisme, n'acceptons plus que nos femmes ou que nos filles portent des minijupes, les noirs doivent cesser d'être noirs, les Arabes devront arrêter d'être des Arabes, les juifs sont obligés de se déjudaïser, les homosexuels doivent revenir à la raison et devenir hétérosexuels. En somme, arrêtons toute critique des dogmes, des religions, cessons toute attaque contre les fanatiques et les intégristes, sinon nous sommes morts. Mais en ayant ce genre de débats ne sommes-nous pas déjà morts ou, à tous le moins, résignés à nous laisser submerger par l'intolérance et l'intégrisme ?
Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /Juil /2008 02:09
Ce jeudi 3 juillet, en consultant mes e-mails et les messages reçus via ce blog, j'ai, encore une fois, et sans surprise, trouvé une nouvelle menace de mort que je reproduis ci-dessous in extenso :

Titre du message : « Le futur mort Sifaoui »
Signature « islamiste algérien »
Message « ta haine aura raison de toi car même si tu as été agressé la prochaine fois c'est la mort je n'ai jamais eu à te voir personnellement et physiquement mais c'est vrai que j'éprouve un sentiment de jouissance à l'idée de te trancher »


Par ailleurs, le message comporte une adresse e-mail, censée être celle de l'expéditeur. L'adresse en question est la suivante : redaction@oumma.com.
Après vérification, je me suis aperçu que cette adresse est celle du site islamiste www.oumma.com. J'en déduis deux possibilités. Ou bien l'auteur de ces menaces a rédigé sa prose à partir de la « rédaction de ce site Internet » en omettant de prendre en considération les précautions techniques auquel cas, je demanderai à mon conseil de transmettre cette menace au Ministère de l'Intérieur afin que des sanctions et des poursuites soient engagées, ou alors l'auteur de cette menace tente une manipulation en faisant croire que c'est la rédaction du site oumma.com qui est expéditrice de ce message auquel cas, je demande solennellement aux responsables du site Oumma.com et à ceux de l'association qui gère ce site de porter plainte pour usurpation d'identité et de faire connaître publiquement et officiellement leur position par rapport à cette affaire.

Bien que d'aucuns savent les profondes divergences que j'ai avec les auteurs qui s'expriment sur ce site et avec avec les personnes qui le gèrent et qui l'alimentent, je ne veux pas utiliser cette menace comme prétexte pour engager, dès à présent, des poursuites contre eux. Toutefois, si dans les quelques jours qui viennent aucune réaction de leur part ne venait calmer mes craintes et si aucune action judiciaire n'est entreprise par leurs soins, je serai amené à tirer les conséquences d'un éventuel silence pour engager des poursuites contre X en me réservant le droit d'user de tous mes droits afin que justice soit faite.


D'autre part, et cela me tient sincèrement à cœur, je veux dire à l'auteur de ce message que même la tête tranchée, je continuerai à maudire ce qu'il est et ce qu'il représente. Et même si je suis voué à l'Enfer et lui au Paradis, j'en tirerai entière satisfaction en sachant que je n'aurais, pour l'éternité, jamais à croiser ce genre de tristes individus. Bien que je ne pense pas qu'au cas où le Paradis existerait, il est réservé aux lâches et aux plus viles d'entre les gens. Je tiens à lui dire aussi que si ma mort lui procure tant de « jouissance » qu'il ne se frustre surtout pas et qu'il vienne. Je suis visible, lui pas. Il connaît mon visage, moi pas. Qu'il vienne comme un chien errant ou comme une hyène cherchant une proie, qu'il vienne tels un zombie ou un vampire en quête de sang, je serais là. Je serai toujours là prêt à affronter mes tueurs. Si ma vie est entre ses mains, je voudrais qu'il la reprenne, je ne veux rien devoir à ce genre d'êtres inhumains. Même si je serai seul et sans armes, j'aurai avec moi quelque chose qu'ils n'ont jamais possédé et dont ils ne connaissent point la signification : l'honneur.


Venez, cher terroriste, mais venez donc me trancher la gorge. Lâche que vous êtes, vivant, vous et vos semblables, comme des rats, apeurés par la lumière, mais encore davantage par les Lumières. Mais venez donc, qu'attendez-vous depuis le temps que vous jappez comme des chacals pour essayer de nous terroriser. Cessez de vivre comme des bêtes sauvages, bien que j'eusse plus de respect pour ces dernières, et venez me montrer que vous êtes des hommes. Venez, je vous attends, ou envoyez l'un de vos semblables peut-être que vous aurez la surprise de vous retrouvez face à un homme qui vous enverra immédiatement non pas sauter les « 72 vierges du Paradis » mais vous faire enculer par les 6000 démons de l'Enfer. Parce que le jour où vous viendrez, gardez tout de même une chose à l'esprit, vous n'avez surtout pas intérêt à me rater.  

Peut-être ces propos choqueront-ils certains lecteurs de ce blog. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis ni un hypocrite ni un partisan de la langue de bois et du langage convenu et policé surtout lorsque je suis face à des gens sans foi ni loi. Ce que j'exprime là, c'est ce que je ressens aujourd'hui et je n'ai pas envie de m'autocensurer, certainement pas sur mon blog. Je prends cette énième menace avec beaucoup de sérieux, surtout qu'elle intervient trois semaines après l'agression que j'ai subie dans le 11e arrondissement de Paris. Si les autorités françaises ne veulent pas réagir, je l'ai déjà écrit, ce n'est plus mon problème, c'est le leur. En ce qui me concerne, je me sens désormais en situation de légitime défense et je me suis accordé le droit de me défendre avec n'importe quel moyen. Il est hors de question pour moi de subir le sort de Théo Van Gogh, égorgé en pleine rue à Amsterdam. Il est hors de question pour moi de penser un instant que la sécurité de mes proches et la mienne soient mises en danger. Il est donc clair, à mes yeux, que très probablement la prochaine agression dont je ferai l'objet, ou peut-être même la prochaine insulte, pourrait avoir pour moi comme pour mon agresseur de graves conséquences. Si c'est le langage que comprendront ceux qui veulent me terroriser, je n'hésiterai pas un instant à l'employer et à être leur pédagogue en la matière. Mentalement, je suis prêt désormais, au regard de ce que je vis depuis six mois, à terroriser celui qui voudra me terroriser. Au pire des cas, je l'avoue sans ambages : Je préfère me voir en prison et mon agresseur mort que le contraire. Si c'est ce que veut la France d'aujourd'hui alors advienne que pourra !
Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 22:11

Une affaire, celle du Gymnase de Vigneux (Essonne). Une seconde, celle de la non-mixité, dans les piscines. Une troisième, celle de l'agression, très probablement à caractère antisémite, du 19e arrondissement. Une quatrième, celle de l'annulation du mariage pour cause de non-virginité ou pour reprendre les termes consacrés, pour mensonge sur « les qualités essentielles ». Est-il nécessaire d'en rajouter ou cela est-il suffisant pour voir que cette société est définitivement malade de ses intégristes, de ses islamistes, eux-mêmes, malades de leurs frustrations, de leur crise identitaire, de l'idéologie malsaine qui n'a d'égale que le niveau de leurs revendications.
Chaque jour, des signes - d'ailleurs pas forcément religieux - nous montrent que la communautarisation de la société française est loin d'être une simple vue de l'esprit de la part de quelques âmes excitées, intolérantes et, accessoirement, « islamophobes ».  Les différentes affaires révèlent également le désarroi, mais aussi la lâcheté de beaucoup d'élus locaux et autres politiques qui, pour acheter la paix sociale, sont prêts à mettre en faillite l'esprit républicain. L'offensive des religions - et singulièrement de l'islam - sur les terres de France ne fait plus aucun doute, tout comme le repli sur soi et le communautarisme ambiant.
Au moment où une France cherche à s'ouvrir davantage à l'Europe et au monde, une autre France, celle des communautés, ethniques ou religieuses, celle du régionalisme, celle qui a peur de « l'autre » et de tout, cherche à se refermer sur elle-même. Une et indivisible, la République l'est-elle encore lorsqu'on parle de quartiers arabes ou musulmans, noirs ou africains, juifs, asiatiques ou chinois ? Une et indivisible, la France l'est-elle encore lorsque des murs invisibles, des frontières dis-je, séparent les citoyens d'un même pays, les membres d'une même société les empêchant de vivre ensemble sereinement ? Une et indivisible et laïque, cette République l'est-elle encore lorsque des rabbins s'émeuvent de voir des étudiants de confession juive convoqués aux examens jour de shabbat et lorsque des imams s'insurgent de constater que les cantines scolaires refusent de servir des repas sans porc ? Une et indivisible, cette France l'est encore lorsque des élus ou des hommes politiques pensent adapter les lois aux « communautés » au lieu d'exiger que ces « communautés » se plient aux lois et aux règles de ce pays ?
Pour dire les choses de manière triviale, la France, me semble-t-il, file du mauvais coton. Ce pays vit une profonde crise qui risque à terme de provoquer un véritable désastre. Je pense - et plusieurs signes le montrent - que de larges couches au sein de la société française sont prêtes à accepter le « communautarisme » comme nouveau modèle pour la société française. Hormis, les quelques personnes qui s'élèvent, de temps à autre, pour rappeler les valeurs fondamentales qui constituent l'âme de ce pays, pour crier leur colère devant une démission semi-collective, pour alerter sur les dangers qui nous guettent, et qui, au passage, se font traités tantôt de « raciste », tantôt d'« islamophobe », si ce n'est d'« excités » et d'« intégristes de la laïcité », plus personne, ou presque, ne se sent concerné par ce qui se passe autour de nous. Certes, les autres préoccupations sont légitimes : pouvoir d'achat, retraite, gardes d'enfants, etc. Mais tout de même, à quoi ressemblerait un pays dans lequel, l'on mangerait à sa faim, l'on prendrait sa retraite à 50 ans, l'on peut se soigner gratuitement si en même temps, ce pays perd son âme et ce qui est sensé faire son originalité ? Je vous laisse méditer.
J'ai quitté un pays pour fuir, les islamistes, les voilà qu'ils me pourchassent pourtant dans les rues de Paris. J'ai quitté un pays qui ne voulait surtout pas entendre parler de laïcité, me voilà face à un autre qui est en train de céder la sienne. J'ai quitté un pays où les gouvernants sont lâches et médiocres, me voilà face à d'autres lâches et à d'autres médiocres. J'ai quitté un pays qui a choisi de composer avec des religieux, me voilà dans un autre qui n'hésite pas, parfois, à leur décerner la Légion d'honneur. J'ai quitté un pays où l'on vous agresse par intolérance religieuse, me voilà dans un autre, où l'on agresse pour une kippa ou pour des propos jugés trop « mécréants ». La liste est longue, mais je vais m'arrêter là. Je dirais seulement que parfois j'ai l'impression que la France m'a menti sur ses « qualités essentielles », mais je n'irais pas demander, je vous rassure, l'annulation du mariage.

Je vois de loin des militants d'extrême droite, les intégristes de tous poils et les racistes de tous bords me lancer « nous n'avons rien à foutre, dégage, rentre chez toi puisque tu n'aimes pas ce pays ». Faux ! J'aime ce pays, qui est devenu aussi le mien, comme j'ai aimé mon pays d'origine. Ce que je n'aime plus, ce sont les débiles qui nous mènent vers l'abîme. Ceux que je ne supporte plus de croiser dans la rue, ce sont ces intégristes qui défilent dans les villes de France et défient la société et les valeurs auxquelles je suis tant attaché. Ceux que je ne supporte plus, ce sont ces pauvres mecs qui se sentent autorisés à agresser une fille en minijupe ou un homme en kippa. Voltaire disait : « il faut écraser l'infâme ». Je fais mienne cette phrase. Oui ! J'agresserai l'infâme, sans assener de coups, en rappelant ses méfaits, son côté pervers et pernicieux, son hypocrisie, ses mensonges, son idéologie abjecte, la violence qui le caractérise, son fascisme.
J'agresserai l'infâme en rappelant combien le voile asservit la femme, combien les religions, surtout lorsqu'elles sont suivies bêtement, emprisonnent les individus et combien les idéologies intégristes manipulent les Êtres pour les faire passer de vie à trépas.
Enfin, je terminerai par ce message personnel à ces personnes qui m'inondent de versets coraniques ou de psaumes. J'ai la prétention et la faiblesse narcissique de dire aux uns et aux autres que je crains fort que j'ai lu ces livres que sont le Coran et le Nouveau Testament, il y a fort longtemps. Quand probablement Dieu était pour eux une vague idée ou la marque d'un produit de vaisselle. Si je ne publie pas ces messages, ce n'est pas par censure, tant s'en faut. Je ne cesse d'expliquer - et je comprends que ce soit dur pour un prosélyte illuminé - que je suis fermement attaché à la laïcité et que, par ailleurs, ce modeste blog, qui se veut un lieu d'échange avec des lecteurs et des téléspectateurs, partageant avec moi, non pas les mêmes opinions, mais les mêmes valeurs, n'est pas un outil d'endoctrinement. Donc, inutile de vous fatiguer, je ne lis même plus ce genre de messages.
Par ailleurs, il y a certains militants d'extrême droite qui m'envoient de pseudo messages de soutien. Ils sont facilement identifiables À ceux-là, je tiens à dire la chose suivante : je ne fais aucune différence entre les racistes et les tenants de l'intégrisme religieux. Qu'ils gardent alors leurs messages pour leurs semblables. Ici, il n'y a pas de place pour les racistes et les nazillons.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /Juin /2008 23:46
« Ce sera fantastique ! », c'est l'exclamation triomphaliste lancée par Jean-François Copé durant l'interview qu'il a accordée au JT de 20 heures de France 2. Il parlait notamment de la décision présidentielle qui fixe les nouvelles modalités de nomination du Président de France télévision. Ainsi, le successeur de Patrick de Carolis sera-t-il désigné directement par l'Élysée. Les nouvelles règles - qui devront être soumises aux députés d'ici la rentrée - prévoient certes quelques « garde-fous » puisque la décision présidentielle devra être approuvée par les 3/5e des députés et par le CSA, n'empêche je perçois cette nouvelle trouvaille comme une régression démocratique et une tentative de domestication de la presse.
Il y a une semaine, en passant par la place de la Bourse à Paris, j'ai été frappé par la banderole qui orne la façade de l'immeuble de l'AFP, l'agence France presse. Il y est écrit : « AFP menacée, presse bâillonnée, liberté en danger ». Cela faisait dix ans que je n'avais pas vu un tel écriteau. La dernière fois, c'était en Algérie lorsque le pouvoir, comme à son accoutumée, tentait une énième fois de mettre au pas les médias privés. Je suis surpris par la passivité de l'opinion, des intellectuels et des journalistes eux-mêmes. Comment peut-on accepter de voir une telle banderole sans réagir ? Comment peut-on l'accepter dans le pays qui se veut celui des droits de l'Homme et des libertés, dans le pays de Jaurès et de Voltaire, dans le pays de Sartre et de Hugo, dans le pays des donneurs de leçons et des gardiens de la morale républicaine ? Comment peut-on l'accepter dans un pays sensé accueillir tous les opprimés de la Terre, les journalistes persécutés et les femmes harcelées ?

De deux choses l'une : ou bien les journalistes de l'AFP sont complètement cinglés et développent une paranoïa collective à l'égard du pouvoir en place et de la majorité, auquel cas il faudra les interner ou alors ils sentent réellement une main mise sur leur agence et leur révolte doit être soutenue par l'opinion et l'ensemble des journalistes, des intellectuels et des membres de la société civile. Connaissant l'esprit et le professionnalisme qui animent les confrères de l'AFP, je sais que ce ne sont pas des excités qui font dans une sorte de propagande gauchiste.

Le Président de France Télévision sera donc nommé désormais par l'Élysée. Retour à la case départ avec une marche arrière de vingt-six années. Le patron des chaînes publiques sera incontestablement aux ordres puisque son patron sera le chef de l'État, l'exécutif. C'est lui qui le nommera, donc c'est lui qui pourra le virer. Comment pourrait-on nous rassurer et nous dire de ne pas nous inquiéter ? Lorsqu'on sait que le téléphone du PDG de France Télévision sonne aujourd'hui pour un petit commentaire jugé « déplacé » ou pour une petite phrase qui aurait déplu, l'on peut imaginer l'épée de Damoclès qui sera sur la tête du successeur de Patrick de Carolis. Quand on sait le niveau atteint par l'autocensure aujourd'hui et les liens dangereux qu'entretiennent certains "grands" journalistes avec le monde politique, quand on connaît la connivence ambiante et le nombre des courtisans, je pense que nous sommes légitimes à formuler quelques inquiétudes.
Nicolas Sarkozy, je le sens depuis longtemps, veut une presse contrôlable. Elle l'est en partie aujourd'hui. Entre les chaînes appartenant aux amis, les groupes de presse appartenant au « frère » Lagardère, les Échos appartenant au Groupe Arnault et dirigés par Nicolas Beytout, Le Figaro, filiale du groupe Dassault, et dirigé par Étienne Mougeotte, Libération se sentant obligé de faire dans la courtisanerie à l'égard de Carla Bruni pour réaliser quelques ventes supplémentaires et si à tout cela il faut rajouter le contrôle les radios et les télévisions publiques, beaucoup de journalistes - dont moi - devront se reconvertir soit dans la confection ou alors dans la maroquinerie ou alors demander l'asile politique à Mugabé. Au moins là-bas, le président est désigné clairement comme un dictateur, ce qu'il est, alors qu'ici d'aucuns diront que le chef de l'État français est un grand démocrate, ce qu'il n'est pas. Et comme il est difficile de se rebeller contre un démocrate, même qui ne l'est pas, nous sommes peut-être obligés d'aller vers la confection ou la maroquinerie ou alors demander l'asile politique à Mugabé. Mais ne vous inquiétez pas, tout cela sera fantastique puisque vous l'avez voulu à 53%.
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 11:27

À la suite de l'agression dont j'ai été victime le 13 juin dernier, j'ai décidé de porter plainte auprès du commissariat du 11e arrondissement pour violences volontaires, injures et menaces de mort. Le Parquet antiterroriste a alors chargé la Brigade criminelle de poursuivre l'enquête. Hier, samedi 14 juin, mon agresseur a été formellement identifié sur photos aussi bien par le témoin de l'agression que par moi même lors de nos auditions respectives dans les locaux de la section antiterroriste rattachée à la Brigade criminelle.

Afin de laisser la justice faire son travail sereinement, je ne donnerai pas l'identité de l'agresseur, mais je dirais simplement qu'il s'agit du frère de deux islamistes notoirement connus par les services français. L'un d'eux purge une peine de prison en France pour activités terroristes et le second, un activiste du GSPC, a été expulsé vers l'Algérie.

J'ai expliqué aux enquêteurs sur Procès verbal que je comptais faire aboutir cette affaire devant les tribunaux afin que ce genre d'individus soient punis dans le cadre des lois de la République. En somme, je ne lâcherai pas l'affaire comme je ne cesserai de dénoncer les tenants de la haine et de l'obscurantisme, les derviches tourneurs de l'islam et les fanatiques de tous poils tant dans mes travaux journalistiques que dans mon engagement de citoyen.

Étant donné que la politique du gouvernement actuel vise à mettre la victime au centre des décisions judiciaires (dixit Rachida Dati et Nicolas Sarkozy), je compte bien faire valoir mes droits de victime de l'infamie.

Par ailleurs, j'ai demandé à mon avocat de saisir officiellement, dès le 16 juin, le Ministère de l'Intérieur afin que ma protection soit assurée d'une manière ou d'une autre. Si l'État ne veut pas assumer ses responsabilités, ce sera une autre question. Je trouve tout simplement intolérable qu'un journaliste (ou qu'un citoyen quel qu'il soit) ne puisse pas circuler librement dans les rues de Paris. Pourquoi devrais-je regarder derrière moi ? Me méfier des gens ? Éviter certains quartiers ? Et m'empêcher de mener une vie normale et tranquille ?

Quoi qu'il en soit - et que le message soit compris aussi bien par les islamistes que par les autorités - je ne raterai aucune occasion pour dire ce que je pense des intégristes, des terroristes, des tueurs et des assassins qui veulent nous terroriser et nous empêcher de parler. Je continuerai - je n'aurais de cesse de le répéter - quitte à y laisser ma vie. Si la France veut abdiquer devant ces salauds d'islamistes, c'est son problème, ce n'est plus le mien.

À bon entendeur salut !
Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Samedi 14 juin 2008 6 14 /06 /Juin /2008 13:35

C'était prévisible : J'ai été ce vendredi 13 juin victime d'une violente agression dans le 11e arrondissement de Paris. La haine, l'intolérance et la bêtise, je le savais, circulent librement dans les rues de l'Hexagone. Ce sont les écrivains, les journalistes, les femmes et les hommes qui vomissent l'intégrisme qui doivent faire profil bas. Ceux-là doivent raser les murs, s'excuser presque d'oser penser ce qu'ils pensent, ceux-là doivent courber l'échine devant l'infâme, s'interdire des territoires, éviter des quartiers, fermer leurs volets quand ils regagnent leur domicile. Ceux-là doivent se faire tout petits, ils ne doivent pas exister, ils peuvent même mourir.  

Un temps, j'ai refusé de tomber dans ce piège. Pensant qu'on pouvait défier l'islamisme et titiller les assassins et les tueurs abreuvés à l'idéologie islamo-fasciste. Attablé à la terrasse d'un café en train de m'entretenir avec un ami avec lequel j'avais rendez-vous, je fus pris à partie d'abord verbalement, ensuite physiquement, et, naturellement, par surprise, par un fanatique, frère de deux membres du GSPC algérien dont l'un purge une peine de prison en France pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Je suis certainement fautif. J'avais oublié qu'il ne fallait surtout pas accepter à rendez-vous au 133 rue Oberkampf dans le 11e arrondissement de la capitale. C'était à deux pas de la mosquée de la rue Jean-Pierre Timbaud, celle-là même qui abrite les fanatiques de tous poils depuis déjà une vingtaine d'années. Celle-là même qui avait été fréquenté par Ali Saleh le tueur intégriste des années 1980, celle-là même qui accueillera les émules du GIA dans les années 1990, celle-là qui laissera se propager, dans son sein, l'idéologie de Ben Laden dans les années 2000 et celle-là même, enfin, qui a fait l'objet, entre 2002 et 2003, d'une de mes enquêtes sur des membres du GSPC algérien, rebaptisé depuis Al-Qaida au pays du Maghreb islamique.

Je fus donc agressé. Les tenants de la haine s'en réjouissent déjà sur le Net et dans les salles de prières. Les esprits munichois se disent « enfin, il l'a bien cherché », d'autres s'en foutent éperdument. Cela ne me touche pas outre mesure puisque je sais depuis fort longtemps que c'est ainsi que commence la banalisation de la mort d'un homme. Mais c'est ainsi surtout que commence l'avancée du fascisme. J'ai d'ailleurs bien vu que la foule qui a assisté à l'agression n'a pas bronché. Un « Arabe » qui se fait agresser par un autre « Arabe », ce ne sont les oignons de personne. Même le barman n'a pas osé appeler la police. Seule la personne qui m'accompagnait a tenté de s'interposer. Drôle d'époque et drôle de société !

En janvier dernier, la protection policière dont je bénéficiais depuis 2003 a été supprimée unilatéralement et par le fait d'un homme, en l'occurrence, le directeur des RG au niveau de la Préfecture de Paris. Atteint par le fait du prince, ce fonctionnaire, carriériste, dénué de conscience, veut que ma vie soit désormais mise en danger. Une telle agression, je le sais, peut se reproduire, à n'importe quel moment. Elle peut prendre d'autres tournures, je ne l'espère pas, mais peut-être plus dramatiques. Je l'ai toujours dit : en ce qui me concerne, j'assumerai jusqu'au bout, jusqu'à mon dernier souffle, toutes mes positions, je n'en renierai aucune d'elles, mais je ne sais pas si l'État français est prêt à assumer ses responsabilités.

Mais que l'État sache simplement qu'il est indigne de la France qu'un fonctionnaire zélé, incompétent et inconscient puisse ainsi se permettre de se jouer de la vie d'un père de famille et ternir, par là même, l'image de ce pays.
Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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