Si Bouteflika était une vache, le quotidien Ennahar et son dirigeant seraient ces petites mouches qui gravitent généralement autour des extrémités basses des
bovidés. Ce torchon arabophone, dirigé par un arriviste est contrôlé en réalité par l’intrigant Mohamed Megueddem, nommé en 2004, au poste de « chargé de mission » à la présidence
bouteflikienne. Ce canard boiteux, voix de ses maîtres, lui permet tantôt de faire l’éloge de ses commanditaires tantôt d’essayer de casser les adversaires politiques de ses derniers. Il
fait jouer à ce quotidien à l’odeur nauséeuse le rôle de caisse de résonnance officieuse des frères Bouteflika et de quelques officiers du DRS. Récemment, il a pris le contrôle d’un journal en
ligne, Algérie Plus, en écartant un journaliste professionnel, fondateur du site internet, et a préféré mettre à sa tête un ancien larbin du système du temps de Chadli Bendjedid,
aujourd’hui vendeur de sommeil à Paris. De ce site, il a fait une pâle copie de l’APS (L’agence de presse officielle) et tente de venir au secours du roitelet d’Alger en traitant l’information de
manière très sélective et très orientée.
C’est connu : les hommes d’intrigues n’aiment pas être dévoilés. Ils sont, telles des chauves-souris, plus à l’aise dans
l’ombre que sous la lumière. C’est ce qui explique l’agitation remarquée à Alger et à Paris chez ce petit « conseiller » du président algérien. Je me suis promis de révéler, preuves à
l’appui, le parcours et les méthodes de celui qui se présente partout comme étant un intouchable, car proche du président et « protégé » du général Toufik. C’est grâce à ce double
statut, réel ou supposé, qu’il terrorise et clientélise tous ceux qui l’approchent. Aujourd’hui, s’il tombe de haut, c’est tout simplement parce qu’il a compris qu’il s’est retrouvé face à un
journaliste, déterminé à faire son travail. Non seulement je suis décidé à accomplir la tâche qui est la mienne, mais en plus, je me suis juré de ne céder à aucune pression et à aucun chantage.
Et je le précise : je ne suis le protégé de personne, sauf de celui qui m’a donné la vie. Cette attitude qui est la mienne et qui le restera semble troubler notre bonhomme qui devra
désormais m’inventer des casseroles, car, il aura énormément de mal à en trouver vu que je ne me suis jamais compromis avec aucune des pourritures qu’il sert à la présidence de la République. Je
ne suis ni un affairiste ni un quémandeur ni un intrigant ni un proxénète ni un violeur ni un pédophile ni un corrompu. Toute ma vie, je n’ai été, que journaliste faisant en sorte de respecter
les valeurs qui m’ont été inculquées par mes parents (moi je connais les miens !) et mes erreurs aussi banales soient-elles, je les ai toujours assumées. Voilà la différence (fondamentale)
qui me sépare de Megueddem et de ses semblables : mon existence est transparente pas la sienne. Je n’ai rien à cacher, lui beaucoup de choses. Je n’ai pas de secrets de famille, lui si.
Je n’ai pas nui gratuitement à des hommes pour défendre mes intérêts ou ceux d’un clan, mes ennemis je les ai choisis pour des raisons idéologiques et politiques seulement. Je n’ai pas pour
habitude de me répandre dans les restaurants et les cafés sur les responsables algériens en étalant leur vie privée ou en touchant à leur honneur, quand je les critique, je le fais, là aussi,
pour défendre des convictions, partagées par des millions d’Algériens, et pour rien d’autre. Et lorsque je me laisse aller à la critique, c’est généralement par voie de presse ou dans des
ouvrages. Contrairement à ce petit larbin de Bouteflika, je ne vis pas en profitant du système. Je n’ai pas fait détourner des routes à Hydra en appelant le ministre untel ou le général tel autre
et mes parents se soignent en Algérie, non pas, en France, sur le dos du contribuable français. Je n’ai pas non plus privé des citoyens de leur droit, je n’ai pas propagé des rumeurs sur des
cadres d’Air Algérie qui m’aurait refusé un service personnel, je n’ai pas promis à aucun de mes amis de « réduire en cendre » le général Boustilla, patron de la gendarmerie (je n’ai
d’ailleurs pas ce pouvoir), je n’ai pas protégé un délinquant officiant à Lyon, au niveau de l’escale d’Air Algérie. Bref, de ma vie, et même si elle devait s’éterniser, je ne pourrais jamais
avoir les agissements, les méthodes ou le comportement de Mohamed Megueddem. Voilà ce qui nous sépare !
Après avoir dévoilé, dans mon livre, certains des discours peu élégants (et c’est un euphémisme) que tient l’individu contre
certains dirigeants algériens et notamment à l’égard d’Ahmed Ouyahia, le chef du gouvernement et de quelques responsables avec lesquels, à l’évidence, il a des comptes à régler, je livrerai à
l’opinion, témoins et enregistrement à la clé, dans quelques jours, les propos orduriers tenus devant moi à propos de Mourad Medelci, ministre algérien des Affaires étrangères, Saïd
Bouteflika, le frère affairiste du président, Noureddine Zerhouni, l’ancien ministre de l’Intérieur, Moulay Mohamed Guendil, le directeur de cabinet de Bouteflika, le général Rachid Laalali, dit
el Hadj Attafi, patron de la DDSE, un des adjoints du général Toufik, etc.
En fait, l’homme se sent intouchable. Il serait, à l'écouter, sous la protection du général Toufik. Il affirme même que ce
dernier lui doit tout, car ce serait lui, toujours à croire le très prolixe Megueddem qui a permis à tous les natifs de Bordj Bou Arreridj d’accéder à de hautes fonctions. De l’ancien Directeur
général des Douanes Brahim Chaïb Chérif à l’actuel patron du DRS, Mohamed « Toufik » Mediène, tout le monde aurait gagné du galon, au cours de sa carrière, grâce à l’intrigant. C’est du
moins ce qu’il raconte publiquement. Il n’y aurait que Dieu qui n’aurait pas été Dieu grâce à Megueddem…
Cet individu entretient en réalité des luttes claniques et il avait essayé de détourner l’objectif de mon livre en me proposant
une sorte de deal après avoir constaté que j’allais, quoi qu’il advienne publier Bouteflika, ses parrains et ses larbins. Il s’était déplacé, en mars dernier, à Paris
spécialement pour me voir et a tenté de faire pression sur moi et de me corrompre afin que son nom et ses méthodes ne soient pas cités. Ayant vu ma détermination, il changera son fusil d’épaule
et essayera de me manipuler. Son objectif : me pousser à attaquer en priorité Saïd Bouteflika et Ahmed Ouyahia ainsi que quelques cadres du DRS. Ceux qui liront mon pamphlet qui se veut très
documenté (ainsi que les prochains ouvrages à paraître) se rendront compte que je n’alimente aucun clan. Bien au contraire. Et si je devais appartenir à un clan, ce serait la société algérienne
en particulier et l’opinion publique en général.
Pris de panique, le petit intrigant tente aujourd’hui de me discréditer en actionnant son chaouch, directeur d’Ennahar.
Et voilà que ce dernier révèle dans son édition du 1er juin le scoop du siècle. Mon nom ne serait pas un vrai. Ce serait un pseudonyme. Je ne m’appellerai pas Mohamed Sifaoui, mais
Djamel Chifouna (voyons donc le niveau zéro du journalisme). Le patronyme qui m’est attribué de fait, a été trouvé dans les poubelles du net et utilisé en raison de son caractère péjoratif, car,
traduit au français, il donnerait « serpillière ». Et comment ! La bonne vieille méthode est de sortie : je serais la « serpillère » des « services secrets
français » et du bon vieux « lobby juif ». Preuve supplémentaire qui montre à quel point on continue d’injurier l’intelligence des Algériens à travers cette petite presse de
caniveau. Ce n’est pas pour me justifier, mais si ce journal avait enquêté au lieu de faire dans la désinformation de très bas étage, il se serait rendu compte – chose que je ne dis jamais – que
« Sifaoui » est le nom porté par l’une des plus honorables familles algéroises. Il se serait rendu compte que pour sauver son maître, il a voulu insulter des gens plus instruits, plus
respectables, plus patriotes et plus honnêtes que le meilleur des Megueddem et le plus illustre des Bouteflika réunis. Mais admettons comme le disait Brassens que les cons soient vraiment braves.
J’aurais pu m’appeler Chifouna et alerter les Algériens sur la dérive que prend le pays en raison de l’incompétence, de la malhonnêteté et de la quête du pouvoir absolu. Faut-il vraiment
s’appeler Megueddem pour être crédible ? Voire. Ne voulant pas baisser encore davantage le niveau, je ne révélerai ici ni le pédigrée détaillé ni la vie privée du personnage. Ceux qui
veulent en savoir plus n’ont qu’à se rendre à Bordj Bou Arréridj. Les anciens sont toujours là et certaines mémoires sont vivaces. Passons…
J’aurais pu m’appeler Chifouna, Casrona, Manche à balai, Galoufa, El Gourda, Ben Laden, Ould Layachi ou même Boutagege ou alors
Lavail, ça n’aurait rien changé à notre affaire : Bouteflika resterait un autocrate incompétent, Megueddem un intrigant de bas étage et, le chefaillon d’Ennahar, Anis Rahmani (ça
par contre, c’est vraiment un pseudonyme), un petit larbin du système. Ce n’est pas le nom qui fait l’homme, mais l’inverse. Même s’il y a des patronymes qui sont durs à porter (mon nom est bien
le nôtre depuis au moins dix générations), des histoires de familles difficiles à assumer (ce n’est pas mon cas : ma génitrice ne s’appelant ni Mansouriah ni Rabha), des trajectoires
sulfureuses qu’on ne veut dévoiler (Mohamed Megueddem c’est du grand art en la matière), même quand on a un fils ayant trempé dans des affaires de drogue, même si on en a d’autres qui ne
travaillent dans le consulat d’Algérie à Nanterre que grâce à l’appui de Papa, même si on se soigne à l’étranger grâce au contribuable français, cependant qu’on est théoriquement
« conseiller » du président algérien, même si on aime encore, à 70 ans, courir les minettes au point de faire rougir DSK et même si on protège un voleur travaillant à l’aéroport de Lyon
et même…on peut aujourd’hui dire que Bouteflika doit nécessairement partir et on aura raison.
Mais Ennahar estime que tous ceux qui pensent que le roitelet d’Alger doit aller mourir tranquillement du côté d’Oujda
ou se faire euthanasier à Mohammadia, tout en emmenant dans ses bagages son frère Saïd, Bensalah, le président du Sénat, l’ancien président Ben Bella, le ministre Temmar et consorts, tous ceux
qui pensent ainsi, dis-je, sont qualifiés de « traîtres » devant aller « vivre en France ». Ennahar et ses sponsors révèlent de la sorte leur véritable
objectif : éloigner toute contestation et pousser à l’exil tout Algérien qui réclame le changement. Les démocrates pourraient en effet aller vivre en France (ou ailleurs) s’ils sont
contraints de le faire, mais à condition que le traître Bouteflika, à condition que ses parrains et que ses larbins arrêtent de venir se soigner au Kremlin Bicêtre, à Bichat, au Val de Grâce ou à
l’hôpital américain. Qu’ils se suffisent alors de leur politique de santé et de leurs hôpitaux, car beaucoup d’Algériens ont honte de ces dirigeants qui insultent la France, les francophones et
les francophiles tout en se déplaçant à Paris pour se soigner parfois aux frais du contribuable français, toujours aux frais du peuple algérien. Vous voulez la liste ? J’en donnerai pour
l’instant que quelques noms : Que ces grands « patriotes » que sont les Megueddem et ses semblables rendent leur carte de résidence, indûment réclamée à la France, que les enfants
de Mohamed Chérif Abbès renoncent à leur nationalité française, que Meziane Chérif nous explique comment a-t-il pu acquérir quatre propriétés sur le territoire français, que Chérif Rahmani vende
ses appartements du 16e arrondissement, que le général Tartag rapatrie son fils Mohamed Acheraf, que Megueddem fasse de même avec sa fille niçoise, que tous les affairistes cessent
leurs affaires scabreuses et après, et après seulement, les parrains et les larbins de Bouteflika pourront nous faire une leçon d’honnêteté, de généalogie et de patriotisme. Pour l’instant, ils
devraient fermer leur gueule et raser les murs, car si des Algériens s’immolent, rassurez-vous, ce n’est ni à cause de Mohamed Sifaoui (encore moins à cause de Djamel Chifouna), mais bien en
raison des agissements de cet État dirigé par un traître sous le regard complice ou lâche de généraux qui, pour préserver leurs intérêts étroits ou leur carrière, ont laissé le pays entre les
mains d’un autocrate indigne se prenant pour un monarque.
Je ne vais pas m’étaler davantage, car je sens que le niveau a déjà atteint les profondeurs des égouts. En fait, le 25 mars
dernier quand je rencontrais, à Paris, soi-disant par hasard, Mohamed Megueddem et ses méthodes, dans un restaurant où j’avais mes habitudes, j’ai eu cette désagréable impression qu’on a souvent
dans la capitale française lorsqu’on marche malencontreusement sur une déjection canine. Passé ce moment, généralement on s’empresse d’essuyer sa chaussure. C’est ce que je suis en train de faire
actuellement. Cela va durer cependant quelques semaines. Mais le lecteur avisé aura compris…
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