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Images aléatoires

mohamed-sifaoui

Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /2007 10:57

Comme l’ont précisé les hebdomadaires Marianne (édition du 17 février) et Charlie Hebdo (édition du 21 février), la justice a condamné, le 12 février dernier, l’homme qui m’avait menacé de mort, le 16 novembre 2006, sur un forum islamiste (mejliss.com).

Maamar Belkhedim, c’est le nom de cet intégriste, vient d’écoper de douze mois de prison avec sursis, avec mise à l’épreuve, interdiction d’avoir un contact direct ou indirect avec moi et 2500 euros de dommages et intérêts.

Rappel des faits : Le 15 novembre 2006, en compagnie d’une douzaine de personnalités, j’apportais, lors d’un meeting organisé à Toulouse, mon soutien au philosophe Robert Redeker à la suite des menaces de mort et autres intimidations qu’il avait reçues au lendemain de la publication de sa tribune sur les colonnes du Figaro. Furieux, les islamistes qui, habitués à déverser leur haine, d’une manière courageusement anonyme,  sur le site mejliss, ouvrent une discussion sur « l’affaire Redeker » et l’un d’eux, usant du pseudonyme « Abou Oussama », tout en me traitant « de chien » et me déniant le droit de « m’appeler Mohamed », me promet « une balle dans la tête ».

Ayant reçu d’autres menaces de mort faisant également l’objet de plaintes, j’ai décidé de saisir le parquet antiterroriste qui, à son tour, a chargé la Brigade criminelle de l’enquête. Le travail des fonctionnaires du 36 Quai des orfèvres permettra donc, de confondre le nommé Maamar Belkhedim.

Je m’attendais à me retrouver face à un délinquant, un voyou, un laisser pour compte. Que nenni !

Monsieur, est ingénieur troisième cycle en informatique, travaillant, avec un confortable salaire, dans une respectable société cotée en bourse. Monsieur est marié, son épouse de 18 ans attend un enfant. Le gendre idéal en quelque sorte. Ceci pour le côté pile…

Mais pour le côté face, c’est autre chose : L’homme est un intégriste, le dossier de l’accusation précise qu’il est proche de « la mouvance islamiste radicale » et notamment de certains éléments du GSPC (dénommé depuis le 23 janvier 2007 : Al-Qaïda dans le Maghreb islamique) dont Ouassini Chérifi, informaticien également, connu des services judiciaires pour avoir été condamné dans des affaires « d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Durant le procès, Maamar Belkhedim a choisi une ligne de défense digne de celle préconisée habituellement par les terroristes islamistes : Niant l’évidence, usant de mensonges, multipliant les tentatives de manipulation du tribunal tout en minimisant son acte et comme l’a rappelé Charlie Hebdo ne cessant de jouer au « demeuré ». Son conseil a fait de même allant, toute honte bue, jusqu’à affirmer aux journalistes présents : « il ne l’a pas menacé mais il a juste appelé à ce qu’on lui mette une balle dans la tête ».

Juste une balle !

Comme si ne recevoir qu’une balle dans la tête, c’est tellement joyeux qu’il me fallait sauter de joie et le remercier pour le cadeau qu’il aurait souhaité m’offrir. Risible !

Il vaut mieux, en effet, en rire parce que le côté ridicule qui caractérise les islamistes et leurs alliés n’a d’égal que l’obscurantisme qui nourrit leurs paroles et leurs gestes. Bref…

Maamar Belkhedim a affirmé que sa menace était motivée par la colère. Il m’aurait vu dans une émission de télévision, mes propos lui auraient déplu et par conséquent, il s’est accordé une légitimité qui lui a permis d’essayer de me terroriser. Parce qu’effectivement, c’est cela le véritable objectif. Terroriser, intimider, menacer, et passer à l’acte quand cela est possible, afin de faire taire les voix divergentes et les discours qui contredisent les tenants de l’islamisme. Le propre du fascisme. Et évidemment que l’islamisme est un fascisme. Bien entendu que le salafisme est un fascisme. Le nier, c’est méconnaître l’idéologie qui nourrit cette forme d’obscurantisme.

Cela étant dit, la justice n’a pas été dupe. Et les tentatives de Maamar Belkhedim et de son avocate pour minimiser le délit n’ont pas pu induire en erreur le tribunal. D’autant plus que l’accusé n’a formulé ni regrets ni excuses – ce n’est pas une surprise – mais il a plutôt essayé de se doter d’arguments pour justifier ses menaces.

Ainsi ferais-je dans mes travaux journalistiques et livresques l’amalgame entre musulmans et terroristes. Faux ! Les premiers à faire cet amalgame sont ceux qui tuent, menacent et lapident en se cachant derrière l’islam. Je n’ai jamais enquêté sur de paisibles musulmans. J’ai plutôt démontré les aspects néfastes – et c’est un euphémisme – contenus dans l’extrémisme religieux et la dangerosité des adeptes du salafisme et du terrorisme. J’ai travaillé sur les groupes criminels et les idéologues qui les alimentent. Il n’y a là aucun amalgame sinon celui qui est vu par ceux qui croient, à tort, que l’islamisme est un projet moderne et pacifiste.

Se faire passer pour un gentil informaticien inoffensif de confession musulmane et menacer les journalistes à partir de son poste de travail sur des forums islamistes, c’est ce qui crée la confusion et les amalgames.

Mais l’essentiel c’est de voir que les tribunaux français ont compris le piège que nous tendent les intégristes. Par cette condamnation, les juges envoient un message clair à ceux qui s’arrogent le droit d’envoyer les menaces de mort.

En tout état de cause, cela a toujours été ma philosophie : A vos intimidations, nous opposerons le code pénal. Vous nous promettez une mort injuste, nous vous promettons un jugement équitable. Vous nous promettez l’enfer, nous vous promettons la prison. Je serais tenté de conclure : A bon entendeur salut !

Mohamed Sifaoui.
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Jeudi 1 mars 2007 4 01 /03 /2007 10:38

Cette lettre ouverte a été publiée sur les colonnes de Libération daté du 28 février 2007.
Toutes les personnes qui souhaiteraient se joindre à nous, peuvent signer cette lettre en envoyant leur nom, prénoms et adresse e-mail en message via l'onglet Contact situé au bas de cette page.


Six personnalités d’origine maghrébine demandent au recteur de la Mosquée de Paris de démissionner du CFCM.


Monsieur le Recteur,

 

Vous avez choisi de poursuivre devant les tribunaux l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo pour avoir publié les caricatures danoises du prophète. Cette démarche a surpris tous ceux qui, comme nous, reconnaissaient en vous un homme de dialogue, digne représentant d’un islam ouvert qui a su concilier sa tradition avec les valeurs de la République.

En vous voyant vous unir aux représentants de l’intégrisme qui oeuvrent non pas pour la défense de l’islam mais pour conquérir un espace politique au nom de leur religion, nous sommes nombreux, musulmans ou non, à nous sentir trahis.

Nous vous écrivons dans l’espoir d’amener la Grande Mosquée de Paris, cette vénérable institution, à se détacher du CFCM, cette coalition hétérogène, ambiguë et finalement illégitime. Car, malgré la bénédiction des pouvoirs publics, il serait présomptueux d’affirmer que le CFCM représente l’islam de France. Les musulmans de ce pays refusent, en effet, d’être réduits à l’unique dimension cultuelle et aux impératifs qu’elle commande. Nous n’acceptons pas cette vision identitaire et communautariste qui vise à distinguer les Musulmans de France par leur seule appartenance confessionnelle, comme s’ils formaient un magma entre les mains du CFCM, une instance dont vous n’ignorez pas qu’elle se compose majoritairement d’organisations intégristes, constituant une minorité activiste mue par une stratégie qui a le dessein d’injecter le poison théologico-politique dans nos démocraties.

Nous nous interrogeons, Monsieur le Recteur, sur le rôle que vous jouez dans cette affaire : n’apportez-vous pas la caution de « modération » qui facilite la tâche aux séditieux qui avancent masqués pour adapter leur idéologie irrédentiste à la légalité démocratique ?  Si vous voulez être en cohérence avec l’histoire de l’institution que vous représentez, vous devrez plutôt révéler et dénoncer cette interprétation exclusiviste et agressive de l’islam, tout à fait inconciliable avec la tradition pluraliste de la laïcité républicaine. Comment les Musulmans de France qui cherchent dans leur majorité à promouvoir un islam adaptable aux Lumières, peuvent-ils se reconnaître à travers une instance siègent des maximalistes disciples de prêcheurs vindicatifs et haineux, à l’instar de Youssef Al-Qardaoui qui ne cesse de raviver la flamme du Djihad et d’autres dispositions d’un autre âge?

Nous savons que, comme tout représentant de l’islam traditionnel,  vous êtes l’otage de calculs politico-diplomatiques. Mais, ici en France, vous êtes en mesure de ne pas succomber aux renoncements qu’ailleurs ne manque pas de concéder l’islam officiel conciliant à l’égard de la propagande intégriste.  Vous avez les moyens de vous affranchir de ces alliances malfaisantes afin d’élargir la voie à ceux qui, parmi nous, tiennent à soumettre l’islam à la critique destinée à le réorienter vers le dialogue et la liberté de pensée et à le détourner de tout ce qui le corrompt et le fige, à savoir l’intolérance, la superstition, l’obscurantisme, la censure, le fanatisme, sinon le crime.

Nous souhaiterions vous voir prendre cette main qui vous a été tendue à la barre par Philippe Val à la fin du procès de Charlie Hebdo : « J’invite le Recteur à poursuivre ce débat dans les pages de Charlie Hebdo pour lutter ensemble contre la théorie du Choc des civilisations et de l’inimitié programmée ».

Votre combat est aux côtés de ceux qui défendent les principes laïques et républicains, les valeurs humanistes et universelles, loin, très loin de ceux qui propagent la haine et la bêtise. L’islamisme est à l’islam ce qu’est l’extrême droite aux partis démocratiques. C’est ainsi qu’entre les deux tours des élections présidentielles de 2002, votre ami, Jacques Chirac avait déclaré à propos de l’éventualité d’un débat avec Jean-Marie Le Pen : « Il n’y a pas de débat possible ni de compromis possible avec l’extrême droite ». Nous espérons que vous vous approprierez une telle phrase ; comme nous voudrions  vous entendre clamer : « il n’y a pas de débat possible ni de compromis possible avec les islamistes du CFCM ».

Très cordialement.


Premiers signataires : Rachid Achour, Militant associatif; Leïla Babès, Sociologue; Messaoud Bouras, Militant associatif; Rachid Kaci, Membre de l'UMP; Abdelwaheb Meddeb, Philosophe - écrivain; Mohamed Sifaoui, Journaliste - écrivain
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Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /2007 13:51
Ce livre revient sur les spécificités du terrorisme islamiste en remontant à ses origines salafistes et revient sur l'ascension de cette idéologie qui, à partir des années 1980, a supplanté le nationalisme arabe dans l'esprit des masses. Il dresse un bilan des politiques de lutte contre le terrorisme et présente les moyens policiers, judiciaires, diplomatiques, économiques... à mettre en place.
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Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /2007 12:43
La décision du tribunal de grande instance de Paris de relaxer l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et son directeur de la publication Philippe Val à la suite du « procès médiéval » qui leur a été intenté par la Grande Mosquée de Paris, l’UOIF et la Ligue islamique mondiale, est venue rappeler que dans le pays de Voltaire et de Condorcet, il est heureusement encore possible de rire des religions et des dogmes comme il est encore possible de critiquer, stigmatiser voire combattre les idéologies fascistes qui, tout en instrumentalisant dogmes et religions, commettent crimes et actes de barbaries en leur nom. Une réalité que la Mosquée de Paris et notamment son recteur ne veulent malheureusement plus voir, encore moins les intégristes de l’UOIF qui continuent à vouloir induire en erreur aussi bien les autorités françaises que l’opinion publique en surfant d’une manière abjecte sur le discours victimaire qui vise à exacerber les passions. Mais je ne vais pas rappeler ici le caractère sournois et la démarche cynique d’intégristes – je parle de l’UOIF - qui n’arrivent à duper que ceux qui se laissent tromper par leur discours prétendument « modéré » et se refusent de voir le véritable visage des enfants spirituels d’Al-Qaradhaoui, ce fasciste, intégriste, criminel qui continue à justifier l’infâme et à propager le salafisme, cette idéologie fasciste qui continue de légitimer le meurtre de femmes et d’enfants. Parce qu’il ne faut surtout pas l’oublier : Al-Qaradhaoui est à l’UOIF ce qu’est Raël aux raéliens, un gourou, un idéologue, jouant avec le mythique et le mystique pour endoctriner, convaincre et légitimer l’ignoble.
Cela étant dit, ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est l’ambiguïté de la Grande Mosquée de Paris et de son recteur. Et pour cause, Dalil Boubakeur et son institution ont contribué à brouiller l’image des musulmans de France aux yeux de l’opinion nationale. En effet, en choisissant de faire ce que font habituellement les intégristes, y compris les associations extrémistes catholiques proches du Front national, c’est-à-dire poursuivre un journal satirique pour un simple coup de crayon, le recteur de la Grande Mosquée de Paris a rendu service aux intégristes de France et de Navarre mais certainement pas à l’ensemble des musulmans, notamment ceux qui restent fermement attachés aux principes de la liberté d’expression. Jusque-là, je pensais naïvement, et je n’étais pas le seul, que Dalil Boubakeur était « l’otage des intégristes ». Je crois aujourd’hui que cet « otage » est envahi par le syndrome de Stockholm et qu’il a peut-être finalement choisi, par calculs personnels ou politiques, de faire ami-ami avec les intégristes. Comment penser le contraire quand je sais qu’il aurait gagné à s’inspirer des déclarations de son ami Jacques Chirac notamment quand ce dernier rappelle : « Depuis les débuts de mon engagement, j'ai toujours été d'une intransigeance absolue vis-à-vis de l'extrémisme ». On ne peut pas affirmer aujourd’hui que Dalil Boubakeur a choisi « l’intransigeance absolue » vis-à-vis des islamistes puisqu’il ne cesse de donner l’impression qu’il se complaît dans ce rôle de « cache-barbe » qu’il continue de jouer au sein du CFCM.
Coopté à la tête de ce magma qu’est cette « institution » censée « représenter les musulmans de France », il n’a jamais montrer, du moins publiquement, une quelconque gêne face à ce rôle malsain qu’on lui fait jouer. Naturellement, lorsque Chirac et Sarokozy lancent l’UMP, ce grand rassemblement de la droite républicaine, ils se gardent bien d’y inclure – et ils ont eu raison – les représentants de l’extrême droite mais lorsqu’ils demandent à Boubakeur de diriger le CFCM ni lui ni eux ne sont gênés de faire co-exister au sein de la même association « modérés » et « radicaux », « prosélytes » et « laïques », « partisans de l’islam traditionnel » et défenseurs de l’obscurantisme. Du coup, le CFCM est devenu un fourre-tout servant à donner une respectabilité aux intégristes mais aussi à cacher finalement, à l’opinion publique, leur existence. Du moment que le CFCM est dirigé par un « modéré », on peut donc dormir tranquille et endormir tranquillement la société. C’est ce que certains ont du se dire dans les couloirs de la République.
Je pense néanmoins que la supercherie a suffisamment duré. Les amalgames existent quand on invite les extrémistes à s’asseoir aux côtés de ceux qui ne le sont pas. Détrompons-nous : l’extrémisme n’est pas soluble dans la République, l’extrémisme irradie la République, risque de la contaminer. L’islamisme est une maladie endémique qu’il faut traiter, isoler et neutraliser, politiquement et idéologiquement s’entend. Tous les dirigeants politiques à travers le monde qui ont cherché à domestiquer l’islamisme ont fini par se faire domestiquer par l’islamisme. Cette vérité axiomatique devrait faire réfléchir tout ceux qui continuent à flirter avec les défenseurs de ce fascisme vert.
Pour toutes ces raisons – mais aussi pour d’autres que je ne vais citer ici – Dalil Boubakeur gagnerait à faire imploser le CFCM en démissionnant de sa présidence. Je pense sincèrement que c’est le meilleur service qu’il puisse rendre à l’image de l’islam et aux musulmans de France. Et si cette décision devait être prise, il doit la prendre ici et maintenant parce qu’après, il est possible qu’il sera trop tard…
Mohamed Sifaoui.

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Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /2007 16:53
Je suis littéralement sidéré, ahuri mais en même temps très en colère. La raison ? J’ai découvert hier une interview filmée de Christine Boutin, la nouvelle ministre du logement et de la ville, dans laquelle, et avec beaucoup d’assurance, elle affirme penser qu’il « est possible » que Georges W. Bush soit derrière les attentats du 11 septembre 2001. Cette vidéo, que d’aucuns peuvent consulter sur le site de Prochoix, montre que certains responsables politiques n’ont toujours pas compris la nature du combat que beaucoup mènent, à travers le monde, contre le terrorisme islamiste. A l’évidence, le sinistre Thierry Meyssan et d’autres alliés de l’islamisme, qui s’entêtent à dédouaner Ben Laden et ses émules d’abominables crimes qu’ils revendiquent d’ailleurs eux-mêmes, ont trouvé un allié supplémentaire de choix puisque désormais un ministre de la République soutient leurs thèses.
Cette énième insulte à l’égard des victimes du terrorisme islamiste est insupportable. Je le dis clairement : Ce n’est pas parce que Georges W. Bush mène une politique internationale désastreuse, et je fais partie de ceux qui continuent de penser que ce chef d’État est indigne de représenter une grande démocratie comme les Etats-Unis, qu’il serait permis de lui attribuer, à travers une attitude paranoïaque qui ne repose sur aucun élément objectif, tous les maux de la terre. Cette attitude et ces déclarations irresponsables, qui naturellement facilitent la tâche aux idéologues de l’islamisme sont, par ailleurs, criminelles puisqu’ils fragilisent tous les musulmans démocrates qui continuent de se battre pour que l’idéologie islamiste ne puisse pas poursuivre son avancée infernale. En effet, lorsqu’un ministre de la République répète, valide et approuve ce que disent certains imams intégristes à nos jeunes, que va représenter la parole de ceux qui tentent d’expliquer les dangers de l’islamisme, les méfaits de l’intégrisme et l’ignominie du terrorisme ?
Madame Boutin l’ignore peut-être, mais les partisans de la charia, tout en surfant sur le discours victimaire, répètent à ceux qu’ils veulent endoctriner que « le monde musulman fait l’objet d’un complot américano-sioniste et que le 11-septembre est le fait des Américains et des Juifs ». C’est exactement ce qu’elle approuve, consciemment ou inconsciemment, en laissant planer le doute sur les auteurs du 11-septembre. Christine Boutin dont le slogan est : « l’être humain : priorité absolue » doit comprendre que nul n’a le droit de dédouaner, sans preuves, des criminels qui ont causé la mort de 3000 personnes aux Etats-Unis et qui continuent de semer la désolation sur leur passage. Je me devais donc, de condamner une telle attitude puisque désormais nous savons que la France, ce pays « ami de l’Amérique » comme l’a rappelé le Président de la République, Nicolas Sarkozy, compte dans son gouvernement un ministre qui croit que le dirigeant des États-Unis est un…terroriste. Belle amitié !
Une certaine cohérence intellectuelle et une nécessaire rigueur gouvernementale devraient pousser Christine Boutin à quitter, d’une manière ou d’une autre, le gouvernement et à prendre le temps de s’informer sur les attentats du 11 septembre 2001 et sur le danger que représente pour notre société tous les intégrismes et le terrorisme islamiste. Mais je ne me fais d’illusions : lorsqu’on se retrouve sous les ors de la République, on peut dire des insanités et continuer à exercer des responsabilités, d’autant plus que les élections relèvent désormais du passé.

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Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /2007 16:56
Je publie cette semaine sur les colonnes du magazine VSD une longue enquête intitulée "Le Manuel du terrorisme sur Internet" dans laquelle j'explique comment Al-Qaïda a réussi à mettre en ligne une véritable encyclopédie dont l'objectif consiste à former des terroristes à distance. Une sorte d'université sur Internet très consultée par les salafistes. L'encyclopédie circule également sur Cd rom .
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Mercredi 18 juillet 2007 3 18 /07 /2007 18:49
Dominique Sopo, le Président de SOS Racisme a, dans un entretien à Libération, pris la défense de la Garde des Sceaux Rachida Dati qui fait l’objet, depuis quelques jours, d’attaques personnelles répétées émanant, le plus souvent, d’hommes (ou de femmes) qui n’ont (malheureusement pour eux) pas encore compris qu’il était temps d’accepter que des Français d’origine maghrébine ou africaine, sous représentés tant dans les médias que dans les institutions de la République, puissent accéder, s’ils possèdent les compétences, aux plus hautes fonctions de l’État.
Comme le Président de SOS Racisme, je ne suis pas de droite mais je me sens totalement solidaire de Rachida Dati. Ne soyons pas hypocrite, la Ministre de la Justice essuie, sans cesse, cette rafale d’attaques nauséabondes tout simplement parce qu’elle est jeune, belle, femme, issue d’un milieu modeste et…d’origine maghrébine. S’il est des critiques tout à fait recevables, il en existe d’autres qui donnent envie de gerber.
Vous pouvez effectivement critiquer son projet de loi, éventuellement la politique qu’elle compte mettre en place ou son appartenance à un gouvernement, mais ne soyez pas des salauds et ne représentez pas cette France qui fait honte et arrêtez de penser qu’elle aurait bénéficié d’une « promotion canapé » parce qu’elle est femme, d’une « discrimination positive » parce qu’elle est maghrébine, d’une « complaisance présidentielle » parce qu’elle est jeune ou encore qu’elle aurait « trafiqué ses diplômes » parce que, dans l’esprit de certains racistes qui ne s’assument pas, une arabe venant d’un milieu modeste, habitant une banlieue pauvre ne peut être surdiplômée, douée et dotée d’intelligence. Effectivement, dans l’esprit de certains, dis-je, une Rachida est née pour être, dans le meilleur des cas, femme de ménage, caissière ou secrétaire mais certainement pas ministre.
D’un autre côté, ces idiots, islamistes ou communautaristes, qui la considèrent comme une « traître », ces maghrébins qui pensent que le « bon arabe » est celui qui pleure sur son sort du matin au soir en surfant, sans dignité, sur le discours victimaire, se refusant toute réussite, doivent, eux aussi, comprendre qu’il est peut-être temps pour eux de prendre le wagon de la modernité, de comprendre que l’ambition n’est pas une tare et la réussite n’est pas un crime. Parce que dans l’esprit de ces derniers, une Rachida ne peut-être qu’une femme au foyer élevant une tripotée d’enfants ou encore une épouse, de préférence voilée, résignée et silencieuse, condamnée à accepter le sort qui lui a été décidé avant même sa naissance.
Et enfin, ceux qui, à gauche, pensent que Dominique Sopo est lui aussi tombé dans l’escarcelle de Nicolas Sarkozy parce qu’il a eu le malheur de défendre une ministre de droite, doivent comprendre que la discrimination et le racisme ne visent pas exclusivement des femmes ou des hommes de gauche tout comme les racistes ne sont pas tous de droite. Par conséquent, ceux qui pensent qu’une Rachida mérite de subir le racisme quand elle est de droite mais pourra compter sur notre solidarité quand elle est de gauche n’ont, de mon point de vue, rien compris au combat antiraciste.
A bon entendeur salut.
Mohamed Sifaoui.
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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /2007 21:36
Je parle rarement de l’Algérie. Beaucoup me posent la question et s’interrogent sur mon mutisme à l’égard de ce qui se passe de l’autre côté de la méditerranée. Si je me suis empêché de m’exprimer, au cours de ces dernières années, sur mon pays d’origine, c’est tout simplement parce qu’à la simple évocation de son nom, des blessures profondes, qui ne se sont jamais cicatrisées, s'ouvrent béantes provoquant en moi de grandes douleurs. De là-bas, je ne garde que de mauvais souvenirs. Des morts, des morts et encore des morts. De la corruption, de la corruption et encore de la corruption. Les souvenirs d’un pays malade comme son président, agonisant et dénué de tout projet de société, de toute perspective d’avenir où la société doit choisir entre barbarie et arbitraire, entre des tueurs intégristes et des corrompus arrivistes. C’est ce qui a poussé et c’est ce qui pousse, des dizaines de milliers d’Algériens à fuir ce pays frappé d’une malédiction divine ou d’une malédiction satanique. Oui fuir. Fuir l’infâme et l’infamie. Tourner le dos à la folie meurtrière des salafistes et à la folie despotique des dirigeants.
Si j’évoque cette semaine l’Algérie, c’est pour dénoncer le crime ignoble – parce que c’en est un – dont a été victime, Lyes Sifaoui, l’un de mes cousins, qui a été expulsé manu-militari de son domicile ainsi que sa famille, par un salaud, proche du pouvoir, ayant corrompu le système judiciaire, falsifiant au passage un document officiel tout ceci devant le silence complice d’une autorité politique qui, décidemment, ne respecte que les criminels et les terroristes.
Le comble dans l’histoire, c’est que le domicile de mon cousin est situé sur le terrain même qui a vu naître l’ensemble de ma famille sur plusieurs générations. La maison de mon cousin est sise au Lotissement Sifaoui. On ne pouvait pas faire pire. Mais ce qui peut paraître invraisemblable ailleurs et tout à fait possible là-bas. Parce que là bas, les victimes sont obligées de baisser la tête devant les bourreaux, les familles honorables rasent les murs pendant que les criminels paradent. Là-bas, virer une famille de chez elle pour s’installer à sa place est chose courante. Une pratique qui perdure depuis l'indépendance. Parce que là-bas, depuis quelques années, ils sont de plus en plus nombreux. Je parle évidemment, non pas des fils de novembre, mais des fils de putes.
A bon entendeur salut !
Mohamed Sifaoui
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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /2007 10:54
« Ces musulmans qui disent non à l’islamisme », c’est le titre donné par ARTE à la soirée thématique qui sera diffusée ce mardi 28 août dès 20h30. En partenariat avec l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et le quotidien Libération, l’agence Docs en stock et son premier responsable Daniel Leconte, ont eu ce courage rare de donner la parole à des musulmans démocrates. Ce courage est rare en effet, parce que beaucoup en Occident ne veulent pas compter au-delà de deux, quand il s’agit de parler de l’islam, du monde arabe ou de l’islamisme. Nous n’aurions ainsi qu’à choisir entre Bush et Ben Laden ; entre despotes et intégristes ; entre généraux corrompus et fanatiques sanguinaires comme s’il n’y avait pas une autre voie, d’autres courants ; comme si les musulmans ne sont condamnés qu’à se laisser endoctriner par des apprentis sorciers ou accepter de vivre sous le diktat de dictateurs assoiffés de pouvoir et de puissance.
La soirée thématique d’ARTE est importante parce qu’elle permet enfin de montrer que les musulmans peuvent également être des démocrates rejetant les totalitarismes et les fanatismes. Ceux qui se demandaient si les démocrates musulmans existent, auront, je l’espère, réponse à leur question.
Pour voie le programme de la soirée : http://www.arte.tv/fr/programmes/242,date=28/08/2007.html
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /2007 12:45
A la suite de la diffusion sur ARTE de la Théma intitulée "Ces musulmans qui disent non à l'intégrisme", je tiens à exprimer à ceux qui m'ont adressés des messages de soutien et d'encouragements ma vive gratitude. J'ai d'abord tenu à répondre à chacun de vous individuellement mais j'avoue que je suis littéralement dépassé par le magnifique élan de solidarité qui est né quelques minutes seulement après l'émission. J'ai reçu sur mon blog, mon email et mes téléphones portables plus d'un millier de message en moins de 12 heures. Cette solidarité clairement exprimée me touche et me pousse à continuer ce combat en faveur des valeurs universelles et ceux de la République.
Croyez que si je ne réponds pas à tous les messages, c'est uniquement par manque de temps, d'autant plus que je tiens, par respect à vous tous, à répondre personnellement et non pas à déléguer cette tâche.
Merci encore à vous tous et bonne lecture.
Mohamed Sifaoui.
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Dimanche 2 septembre 2007 7 02 /09 /2007 21:25

Je reviens de l’université d’été du Parti Socialiste qui a eu lieu à La Rochelle du 31 août au 2 septembre. J’ai été invité pour participer à un atelier aux côtés de la politologue Fiammetta Venner et de Louis Gautier, l’ancien conseiller auprès de Lionel Jospin chargé des questions stratégiques et de défense. Organisé à l’initiative du MJS, sur le thème « La gauche face au terrorisme », cet atelier nous a permis d’avoir un échange fort intéressant mais surtout d’aborder, sans langue de bois ni démagogie, la question du terrorisme islamiste, ce qui pourrait être considéré comme une première tant, durant longtemps, le PS s’est refusé de se pencher sur ce sujet certes épineux, mais qui ne pourrait, pour une raison ou une autre, être considéré comme faisant partie des « sujets inabordables » alors que la société exige légitimement de ses élites, de ses institutions, de ses médias et de ses partis politiques, des réponses et des clarifications sur un certain nombre de phénomènes qui ne cessent de la préoccuper.

Il va sans dire que le terrorisme mais aussi l’intégrisme musulman font partie de ces sujets qui exigent, des réponses claires de la part des partis politiques. Comment lutter contre le terrorisme ? Que faire devant l’islamisme ? Quelle réaction face à la montée des communautarismes ? Ce sont là autant de questions, parmi d’autres, que les partis politiques devront nécessairement se poser notamment lorsqu’ils aspirent à gouverner le pays.

C’est la raison pour laquelle, j’ai tenu à signaler l’initiative du MJS tout en la saluant. Elle mérite de l’être d’autant plus qu’elle est rare. En ces temps de « rénovation » pour le PS, il est donc heureux de constater que les questions du terrorisme et de l’islamisme ne soient plus considérées comme des sujets tabous par les socialistes.

Mohamed Sifaoui.
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /2007 23:00
Je vous informe que je dois prendre part à deux débats télévisés ce lundi 10 septembre 2007.
Entre 10h00 et 11h00, je participerai à l'émission "On en parle" sur LCI.
Entre 17h50 et 19h00, je participerai à l'émission "C dans l'air" sur France 5. Rediffusions le lundi à 22h30 (câble, satellite et TNT) et mardi 11 septembre 2007 à 05h30 (hertzien et TNT).
Vos réactions et vos impressions républicaines seront toujours les bienvenues.
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Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /2007 00:25
Comme certains le savent déjà, je suis considéré comme un journaliste "controversé", "louche", "suspect", "malhonnête". Certains écrivent ou publient que je serais un "agent des services secrets algériens". D'autres laissent entendre que je roulerais pour le Mossad ou la DST. Quelques-uns franchissent le pas et pensent que je sers, pour des raisons purement mercantilistes, les néoconservateurs américains.  Bref, je le sais : je ne fais pas l'unanimité et franchement cela me réjouit puisque je me suis toujours douté de ceux qui font l'unanimité.
Je n'ai jamais caché mes engagements que j'assume totalement. De plus, je ne cherche pas à plaire mais à provoquer des débats, à alerter l'opinion sur un certain nombre de sujets et à dénoncer l'intolérable. Oui ! Je n'ai ni honte ni peur de dénoncer clairement et sans ambages les intégristes et singulièrement l'islamisme et son pendant, le terrorisme. 
Face à toutes les attaques, les injures et les accusations, j'ai toujours opposé le mépris partant du principe qu'il ne m'appartenait pas de me justifier sur des accusations mensongères. Je me suis même refusé de poursuivre certains pour diffamation devant les juridictions compétentes, c'était pour moi une perte de temps, d'énergie et un gain de publicité et d'honneur à certains de mes détracteurs qui n'ont jamais rien su faire et de leur vie et de leur carrière.
Aujourd'hui, au regard des messages de soutien et de sympathie que je ne cesse de recevoir; j'ai le devoir d'expliquer un certain nombre de choses aux gens qui croient en moi et qui me soutiennent. Ces derniers ont su discerner et ont compris la nature de la propagande malsaine qui a visé jusqu'à mon honneur et ma considération et je les remercie de m'avoir soutenu notamment dans des moments qui furent parfois difficiles. J'ai donc décidé de livrer des réponses à des questions posées sur le Net, de répondre aussi aux attaques viles et sournoises. Quitte à revenir en arrière, je commence par publier sur ce blog, les réponses que nous avons adressé avec Caroline Fourest à François Gèze, qui visiblement signe désormais d'un pseudonyme : Habib Souaïdia, le prétendu auteur de la "sale guerre".
Je l'écris avec ironie parce que lorsqu'on connaît le niveau du sieur Souaïdia, ex-militaire algérien emprisonné pour vol avant de devenir un chantre des droits de l'homme, l'on ne peut que douter qu'il soit réellement l'auteur de la lettre signée de son nom et envoyée à Caroline Fourest.

Vos questions seront naturellement les bienvenues.



Mes prfécisions face aux approximations mensongères de Habib Souaïdia.

 

Habib Souaïdia a envoyé une demande de droit de réponse à Caroline Fourest. L'ayant lu attentivement, elle se révèle truffée de contre-vérités et de tentatives de diffamation envers ma personne. Caroline a donc choisi de ne pas relayer cette propagande, par ailleurs publiée sur internet, mais de répondre point par point aux tentatives de manipulation des faits. Tantôt sous la plume de Caroline Fourest, tantôt sous la mienne .

 

1- Habib Souaïdia se défend de vouloir dédouaner les islamistes de leurs crimes

 

Mes Précision : Lorsqu’on laisse entendre dans « la sale guerre » que l'attentat perpétré, le 26 août 1992, par les islamistes à l’aéroport d’Alger seraient l’œuvre de la sécurité militaire alors que les islamistes ont avoué ce crime devant le tribunal et alors que le principal accusé n’était autre que Hocine Abderrahim, le directeur de cabinet de Abassi Madani n’est-ce pas dédouaner les islamistes ?

 

Attribuer l’attaque de la caserne de Guemmar ou 7 appelés sont tués aux…militaires alors que le chef du commando n’était autre que le maire FIS de Guemmar, accompagné par deux anciens « afghans » n’est-ce pas là encore dédouaner les intégristes ?

 

Inventer un massacre à Zaatria attribué dans « la sale guerre » aux militaires alors qu’aucun journal n’avait à l’époque parler de massacre dans ce village et que les villageois interrogés après la publication de la « sale guerre » ont tous nié — précisant que leur village n’avait jamais vécu de « massacre ».

 

Il y a d’autres exemples : ils sont nombreux et ont même été relevé par le tribunal lors des différents procès qui nous ont opposés et au cours desquels j’ai eu largement satisfaction.

 

2- Habib Souaïdia prétend avoir relevé des erreurs factuelles en jouant sur les mots

 

Pour lui, il n'y aurait jamais eu de procès entre La Découverte et le général Khaled Nezzar. Mais un procès où le général Nezzar l’a poursuivi en diffamation "pour avoir dénoncé, dans l’émission télévisée « Droits d’auteurs », sa responsabilité comme ancien ministre de la Défense dans la terrible guerre conduite par l’armée algérienne contre la population civile". Ce qui est très exactement ce que dit l'article de Caroline Fourest (ses propos poursuivis ont entraîné un procès contre l'auteur de La Sale guerre et son éditeur, la Découverte, l'a couvert).

Je continue d'affirmer que La Découverte avait largement préparé le procès, contactant des témoins par çi, finançant des avocats par là. François Gèze qui a toujours été aussi courageux qu’une poule est resté naturellement tapi dans l’ombre.

 

3- Habib Souaïdia défend son ami islamiste Chouchane

 

SOUAIDIA : "vous écrivez : 'Chacun fait appel à des témoins. L’auteur de La Sale Guerre, par exemple, s’appuie sur le témoignage d’un ancien militaire converti à l’islam radical (qui fut son instructeur au sein de l’armée) : le capitaine Ahmed Chouchane. Mohamed Sifaoui, quant à lui, accepte de témoigner pour le Général contre SOUAÏDIA'. Outre que vous passez ainsi à la trappe bien d’autres témoignages en ma faveur que vous seriez bien en peine d’affilier à « l’islam radical », il s’agit là d’un curieux mélange des genres qui témoigne de votre part, Madame, d’une ignorance évidente des positions du capitaine Chouchane. Chouchane est un islamiste qui a reconnu son appartenance à l’idéologie islamiste et ses sympathies pour le FIS. IL est effectivement « posé » comme beaucoup d’islamistes. Vous semblez assimiler Chouchane à une sorte de terroriste international recherché par toutes les polices de la planète. Alors que c’est un homme posé et calme, résolument opposé à toute violence, politique ou individuelle (contrairement au général Nezzar)."

 

Précision de Caroline FOUREST : Merci à Souaïdia de confirmer ce que j'ai écrit. Dommage pour lui, il ne sait pas la différence entre le mot "islamiste" et "terroriste". On peut-être "posé" et être une ordure, réactionnaire et liberticide. Le fait d'être adhérent du FIS est même un très bon signe dans ce domaine... Mais Habib Souaïdia, aveuglé par sa haine légitime envers l'Armée, trouve cette idéologie visiblement acceptable. Ce qui confirme exactement ce qu'on lui repproche : un deux poids deux mesures, intraitable avec les militaires mais complaisant avec les intégristes. Quand les deux tuent l'Algérie...

 

4- Habib Souaïdia tente une fois de plus lancer des rumeurs contre Sifaoui

 

Précision de Caroline FOUREST : l'une des raison m'ayant poussé à ne pas publier la lettre de Souaïdia en entier, outre qu'elle est interminable, c'est sa volonté systématique de faire passer des vérités pour des erreurs tout en distillant de parfaites contre-vérités, sans preuves ni début de preuves. Sans oser le dire clairement, il balaye le fait que les services secrets algériens eux-mêmes puissent — en plus des islamistes — puissent chercher à discréditer Sifaoui : " comment « les services secrets algériens », en l’occurrence le service d’action psychologique du DRS, à l’époque dirigé par le colonel Hadj Zoubir, bien connu de Mohamed Sifaoui (demandez-lui quelles étaient ses relations avec ce colonel : aurait-il pu dénoncer un journaliste qui s’est toujours fait l’écho complaisant – comme il continue à le faire aujourd’hui – de la désinformation orchestrée par ce service ? " Il dit attendre ces preuves avec intérêt. Il lui suffirait pourtant de demander à l'un des relais bien connu de ce types de rumeurs à l'algérienne, Vincent Geisser, qui a reconnu devant les caméras de ARTE (à voir dans le documentaire "Un homme en colère") tenir ces rumeurs des services algériens eux-mêmes. Amusant quand on sait Gaisser, mais aussi Jean-Baptiste Rivoire & co accusent Sifaoui de mauvaises fréquentations simplement parce qu'il lui est arrivé, à lui aussi, de chercher des infos auprès de ces services. Mais à leur différence, lui est interdit de séjour en Algérie pour avoir tenu des propos contre Boutéflikha et sa politique...

 

Mes Précisions à propos du général Zoubir : Le colonel Zoubir était jusqu’en 1999 (ou est toujours) le Directeur de la communication pour le DRS. C’est son service qui accordait les autorisations de tournage et qui fliquait les journalistes algériens ou étrangers. Je le connais comme le connaissent tous les journalistes algériens et la quasi-totalité des journalistes étrangers qui suivait les dossiers du terrorisme. Je ne pouvais avoir une quelconque affinité avec lui et inversement d’autant plus qu’il était pour les « islamistes modérés », c’est-à-dire un réconciliateur alors que j’étais plutôt dans le camp des éradicateurs. Il n’hésitait pas à rappeler aux journalistes son statut de « hadj », [celui qui a fait le pèlerinage], pour rappeler ses sensibilités ultra-conservatrices. Pour la petite histoire, c’est lui – et son service - qui m’a monté un dossier pour me passer au tribunal et me faire condamner pour « outrage à chef d’Etat ». Il ne cachait pas aux journalistes son appui à la politique de "réconciliation nationale" ayant conduit à l'aminisite des terroristes. Personnellement, j'ai toujours été opposé à cette loi honteuse et indigne que je continue de qualifier de criminelle.
De plus, une certaine honnêteté intellectuelle aurait permis à - François Gèze qui est le véritable auteur de la lettre – et de ses « super-enquêteurs » et autres « super-écrivains » de savoir que j’ai demandé à Robert Menard, président de Reporters sans frontières de rendre publique une lettre de protestation contre le colonel Zoubir lorsque les services de ce dernier avait interpellé le photographe walid Zeroug en mars 2000, c’est-à-dire un mois avant que je ne fasse la connaissance de Souaïdia [voir le communiqué de RSF du 12 avril 2000].  

 

Quant à ma mise en cause par les services eux-mêmes. Qui a écrit sur Internet : « Mohamed Sifaoui est-il un agent des services algériens ? » Aboud Hichem. Et qui est Aboud Hichem ? Un ancien capitaine du DRS, chargé lui aussi de la communication. Il est « réfugié politique », mais pour le besoin de son "article" contre moi, il cite des sources "sûres" au sein des services. Ainsi il y écrit : « Sur sa fiche, il est écrit "élément très entreprenant, instable et versatile" me confie une source sûre qui connaît bien son dossier ». Son article est inséré dans Algeria watch dirigée par Salima Mellah, une amie de François Gèze et auteure à la Découverte. Quelle coïncidence !

Et le même, celui qui fait le papier qui sert les intérêts de Gèze va poursuivre pour diffamation Jean-Baptiste Rivoire, l’ami de Gèze et de Souaïdia, qui le cite dans un sujet mettant en cause les « services » algériens. Quelle coïncidence !

 

On oublie un point : pourquoi l’agent du « service psychologique » que je suis n’a pas étouffé un livre comme « La sale guerre » ? Oublie-t-on que le titre est de moi ? Et pourquoi ai-je choisi ce titre ? Parce qu’elle oppose deux belligérants : l’armée et les terroristes. Mais Gèze et Souaïdia ont préféré pointer leur index en direction de l’armée dédouanant les intégristes parce que ce que gène Gèze, à l’évidence, c’était l’arrêt du processus électoral. Pour lui, le gauchiste acharné, les islamistes aurait du diriger l'Algérie.

 

Pourquoi l’agent que je suis a-t-il hébergé Souaïdia à son arrivée à Paris ? Pourquoi l’agent que je suis n’a-t-il pas organisé la disparition de Souaidia avant qu’il ne soit connu ? Pourquoi l’agent que je suis a-t-il, au contraire, présenté Souaïdia à Gèze ? à Jean-Baptiste Rivoire ? à José Garçon ? Et à tant d’autres... Pour qu'il publie son livre contre les méthodes de l'armée algérienne ? Pourquoi l’agent que je suis a-t-il accepté d’écrire le livre qui allait mettre dans la gène le pouvoir algérien ? Que Gèze, Souaïdia et leurs amis donnent une réponse claire, crédible et cohérente et ils redeviendront peut-être à mes yeux des hommes d’honneur.

 

Comment, ceux qui relaient de telles accusations, peuvent-ils escamoter depuis si longtemps des faits aussi simples !

 

5- Habib Souaïdia nie mon "statut de réfugié politique" sous prétexte que j'ai participé à une émission de la télévision algérienne.

 

SOUAIDIA : "Avez-vous connaissance d’autres personnes qui se disent persécutées par la dictature algérienne, réfugiés politiques, et qui ont été invitées à participer à une émission de la télévision publique ?"

 

Précisions de Mohamed SIFAOUI : Je me suis laissé inviter par un journaliste de la télévision algérienne ayant pour nom Mourad Belkacem – qui était un de mes amis personnels. Il a été assassiné (dans des conditions non élucidées) en juillet 2002 après les deux émissions. Je sais que Mourad — qui avait été également mon collègue à la radio Chaine 3 — s’était battu pour m’inviter. Cela servait mes intérêts et si certains des patrons de la TV ont accepté, c’est tout simplement parce qu’il reste des anti-intégristes en Algérie. De plus, je pense que ma position contre LA DECOUVERTE servait alors ponctuellement les intérêts de certains clans du régime comme les sorties de Souaïdia et Gèze servaient les intérêts d’autres clans au sein du pouvoir qui ont toujours voulu d’une Algérie islamiste mais n'oublions pas que les positions de Gèze et de Souaïdia ont servi également les intérêts du FIS et de tous les islamistes mais aussi ceux des terroristes qui tuaient d'une main et niait leur crime de l'autre. Cela fait-il d'eux pour autant des intégristes ?
Je n’ai jamais été un partisan du "tous pourris" à l’instar de Souaïdia qui vendrait ce qu’il a et ce qui n’a pas pour plaire à son maître de La Découverte. Je pense qu’il existe encore des Algériens démocrates et des démocrates en Algérie. Malheureusement, je pense qu’ils ne sont pas suffisamment nombreux pour peser constamment sur la prise de décision. Naturellement, les amis de Gèze et de Souaïdia les voient comme des suppôts du régime. Si Souaïdia n'a jamais vu et su comment il se faisait manipuler - la lettre qu'il accepte de signer le prouve encore une fois -   l'attitude de François Gèze dénote, elle, d'un  certain racisme mondain devenu si fréquent à gauche. Je dirais même dans une certaine gauche de la gauche. Ce racisme, si particulier, si sournois consiste à laisser dire qu'un maghrébin ne peut être démocrate que si et seulement s'il est paraïné par un Français de gauche. Et s'il exprime un discours qui sorte de l'ordinaire, il est certainement la marionnette d'un clan du régime. Et lorsqu'il n'est pas paraîné et qu'il n'appartient à aucun clan, il peut alors être islamiste : c'est un statut de "révolutionnaire" avec lequel beaucoup s'accomodent facilement.

Les tenants de ce racisme, très souvent, s'appellent François, Jacques ou Paul et signent, très souvent aussi, leus articles Habib, Mohamed ou Ali. Ainsi pensent-ils leurs insanités passeront mieux. Quel courage!

 

6- Habib Souaïdia profite de l'ignorance du contexte algérien des Français

 

L'un des derniers arguments de Souaïdia pour tenter de me salir revient à me repprocher d'avoir choisi l'Armée contre les islamistes (dont on a vu le bien qu'il pensait), dans un contexte où les journalistes algériens était décimés par les attentats islamistes...

 

SOUAIDIA : "Dans l’émission de l’ENTV à laquelle il a participé en juin 2002, il avait affiché encore plus clairement que lors du procès Nezzar son soutien « vigoureux » au « régime algérien » : « Les islamistes ont essayé de nous complexer en nous disant la chose suivante : si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous et si vous êtes contre nous, vous êtes avec l’armée algérienne. Eh bien, oui ! Je leur dis oui ! Je suis avec l’armée algérienne contre vous ! »

 

Mes préçisions : cette phrase est bien entendu totalement sortie de son contexte. A cette émission, j’ai répété ce que j’ai toujours dit : en gros : si j’ai à choisir entre l’armée et les islamistes je choisi l’armée. Je le répète encore aujourd’hui comme je rappelle, puisque Souaïdia n’a pas l’honnêteté intellectuelle pour l’avouer et le reconnaître, que j’avais choisi Souaïdia contre le pouvoir algérien quand celui-ci l’avait condamné à mort. N’avais-je pas alors réagi immédiatement en publiant une longue tribune dans Marianne pour fustiger le pouvoir et la justice algérienne devant cette décision ignoble et inhumaine. Je sais pourtant qu’à ma place, ni Gèze ni Souaïdia n’auraient eu la même réaction. La preuve : ont-ils un jour réagi face aux nombreuses menaces de mort que je reçois de la part des islamistes ? Evidemment non ! Raison pour laquelle, je n’ai cessé de le répéter entre eux et moi, il y a une profonde divergence de point de vue mais surtout nous n’avons pas du tout les mêmes valeurs.

 

A  bout d'arguments, Habib Souaïdia reconnaît que je l'ai aidé à rédiger la "Sale Guerre"

 

Mais comme il ne peut reconnaître que j'ai ensuite été débarqué parcequ'il avait rédigé des passages mettant en cause l'Armée ET les islamistes, et non seulement l'armée, il invente un malentendu plus général visant à "dénaturer son témoignage". Pire, il m'accuse d'avoir voulu garder les droits d'auteurs (qui lui été dûs en tant que co-auteur, même si son nom n'apparaissant plus sur la couverture, puisque le travail avait été effectué !) Les tribunaux, saisis par Gèze et Souaïdia, m'ont d'ailleurs donné raison.
Gèze et Souaïdia ont toujours eu du mal à reconnaître que j'ai obtenu satisfaction dans toutes les procédures judiciaires que nous avions les uns et les autres entamé aussi bien devant le tribunal pénal que devant le tribunal civil.

 

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Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /2007 10:42

  Voilà ce que je pense !

 
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Dimanche 30 septembre 2007 7 30 /09 /2007 00:44
Mon intervention sur un sujet central : la pénétration de l'idéologie salafiste en France. (C Dans l'air, le 10 septembre 2007).

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Dimanche 30 septembre 2007 7 30 /09 /2007 01:24
Je laisse à votre appréciation une interview que j'avais accordée au Figaro en mars 2003, quelques jours seulement après le déclenchement de la guerre en Irak. Beaucoup comprenderont, je l'espère, avec du recul et en lisant mes arguments, pour quelles raisons j'étais personnellement farouchement opposé à cette guerre et pour quelles raisons j'avais, à l'époque, salué la position de Jacques Chirac, alors Président de la République et celle de la diplomatie française.


Mohamed Sifaoui : «Ils souhaitaient cette guerre de tout cœur»

Journaliste algérien, réfugié politique en France, Mohamed Sifaoui est l'auteur de Mes frères assassins (éditions du Cherche-Midi), un ouvrage qui lui vaut aujourd'hui d'être menacé et dans lequel il décrit sa plongée, entre octobre 2002 et janvier 2003, dans un réseau islamiste familier d'une des mosquées radicales parisiennes. Un établissement agité par les débats sur la crise irakienne et la lutte contre les Etats-Unis.


Propos recueillis par J. C.
[29 mars 2003]

LE FIGARO. – La mosquée Omar, située rue Jean-Pierre-Timbaud dans le XIe arrondissement à Paris, était l'un des bastions islamistes que vous avez côtoyés quatre mois durant. De quelle nature y étaient les prêches?
Mohamed SIFAOUI. – Cette mosquée est contrôlée par un mouvement fondamentaliste d'origine indienne, le Tabligh, mais les salafistes (NDLR: tenants du salafisme, doctrine anti-occidentale dont se réclament plusieurs groupes terroristes algériens) s'y sont imposés. Les prêches en arabe qu'on y entend sont en totale contradiction avec les principes républicains. Ils prônent la haine de l'Occident sur fond d'exaltation des terres de djihad comme le Cachemire, la Tchétchénie ou l'Afghanistan. J'ai aussi assisté à des envolées lyriques, sans projets précis, reprenant le but constant des salafistes: attaquer en priorité et partout où ils se trouvent les intérêts américains et juifs. Tous ces hommes sont naturellement plus discrets sur le sort qu'ils réservent à la France...


Quand vos «amis» ont-ils évoqué pour la première fois la crise irakienne?

C'était pendant le ramadan, autour de la fin novembre 2002. Ils m'ont affirmé qu'ils souhaitaient de tout cœur cette guerre entre Américains et Irakiens. Selon eux, le conflit entre musulmans et non-musulmans ne devait jamais s'arrêter et il était plus important de provoquer des guerres plutôt que de laisser s'installer une fausse paix, celle-ci n'étant pas possible avec «les mécréants». Leur espoir est clair: après avoir perdu une base aussi importante que l'Afghanistan où ils disposaient de camps d'entraînement et de centres de formation idéologique, ils espèrent que les autorités américaines vont leur ouvrir un nouveau front qui les aidera à endoctriner des jeunes, en France par exemple, en leur expliquant qu'il s'agit d'une guerre de religion.

 


La France était-elle saluée pour ses prises de position contre la guerre?

Pour eux, la position française ne change pas grand-chose. Ils considèrent que la France défend des intérêts géostratégiques mais qu'elle reste hostile aux musulmans. Dans nos conversations, il était clairement indiqué que la France reste un pays ennemi, d'abord et avant tout parce qu'elle mène une lutte antiterroriste marquée par le démantèlement de réseaux terroristes et par des arrestations en chaîne.

 


Avez-vous entendu dire que la France serait épargnée par les attaques terroristes en raison de son engagement?

Au cours de mon immersion dans le monde du salafisme parisien et banlieusard, j'ai observé qu'un grand débat agitait ces hommes. Un premier courant regroupe ceux qui suivent les yeux fermés les directives supposées et la stratégie d'un Oussama Ben Laden. Pour eux, le dogme commande de frapper la France mécréante qui lutte contre le terrorisme et s'allie au pouvoir algérien. Pour le second courant, et toujours selon le dogme mais interprété différemment, il n'est pas permis de cibler la France parce qu'elle reste une base de repli pour les structures islamistes non opérationnelles. La France a une politique d'accueil et il faut donc la préserver afin de ne pas mettre dans l'embarras la communauté musulmane. Il est clair que la position française a renforcé le second courant au détriment du premier...

 

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Dimanche 30 septembre 2007 7 30 /09 /2007 01:42
Je serai l'invité de Jean-François Rabilloud, ce lundi 1er octobre  à 7h20 sur LCI  pour évoquer le procès de Rachid Ramda , financier et ordonnateur présumé de la vague d'attentats de 1995.
Le procès de ce membre du GIA doit s'ouvrir le 1er octobre au palais de justice de Paris et va durer jusqu'au 30 du même mois. Pour rappel, Boualem Bensaid et Smaïn Aït Ali Belkacem, les deux principaux auteurs de ces attentats ont été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
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Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /2007 01:28

Regardez  attentivement cette vidéo jusqu'à la fin. Les islamistes ont finalement raison : Il existe bien une justice divine.

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Samedi 24 novembre 2007 6 24 /11 /2007 23:25
Ne ratez pas l'émission "Le Droit de savoir", sur TF1 ce mardi 27 novembre 2007 à 22h45. Et n'hésitez pas à poster vos commentaires.
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Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /2007 01:04

Monsieur le Président de la République,

Vous n'êtes pas sans savoir que je suis sous protection policière. C'est vous même, alors Ministre de l'Intérieur, qui avez décidé de me permettre de bénéficier de cette protection en 2003 à l'issue d'une enquête journalistique que j'ai effectuée dans les milieux islamistes. En effet, après avoir reçu plusieurs menaces de mort, les services rattachés au Ministère de l'Intérieur ont jugé que cette mesure était nécessaire pour préserver ma sécurité. La mission de protection a été confiée à la 14e section des Renseignements généraux de la Préfecture de Police de Paris spécialisée, m'avait-on dit, dans la protection des personnes menacées.
Si la protection s'est déroulée dans des conditions normales durant la première année, j' ai constaté que dès le changement de Directeur et l'arrivée de Monsieur Bruno Laffargue, les conditions de sécurité ont considérablement changé. 

Monsieur le Président de la République,

Sachant que vous êtes, avant tout, un homme de principes qui n'aime pas la langue de bois et, avec tout le respect que je dois à votre haute fonction et à votre personne, qui ne tergiverse pas sur les considérations essentielles, je suis aujourd'hui obligé d'attirer votre attention sur les dysfonctionnements graves qui touchent ce service de protection. J'ai eu l'occasion d'en parler avec vos proches collaborateurs en l'occurrence MM Claude Guéant et Georges-Marc Benamou qui ont essayé de résoudre ces problèmes. J'ai eu également une oreille attentive auprès de M. Philippe Bertrand, conseiller de M. le Préfet de police. Malheureusement, toutes les tentatives de trouver une solution aux problèmes que je rencontre avec M. Bruno Laffargue, directeur des RG/PP se sont avérées vaines. Raison pour laquelle, je me vois aujourd'hui dans l'obligation de saisir votre haute autorité à travers une lettre ouverte.

Monsieur le Président de la République,

Comme dirait l'auteur : je n'ai pas une goutte de sang français dans mes veines, mais j'ai la France qui coule dans celles-ci. J'agis en tant que citoyen honnête, en tant que journaliste consciencieux, attiré par l'amour de sa profession. Certes j'essaye d'explorer des sentiers interdits en m'attaquant à l'intégrisme, aux atteintes aux droits de l'homme, au terrorisme et à ceux qui tentent de mettre en péril les valeurs universelles. Dans ma prochaine enquête, je m'attaque, si j'ose dire, à la mafia asiatique qui sévit en France. Je pense que l'opinion publique est en droit de connaitre ce qui se passe sur le territoire français. En réalisant de telles investigations journalistiques, je ne cherche ni médailles ni récompenses mais tout de même le droit de pouvoir, ainsi que ma famille, vivre en paix au sein de cette République que j'aime tant. Puis-je aspirer à ce droit ? Aujourd'hui malheureusement je ne le pense pas. Peut-être suis-je trop injuste...

Monsieur le Président de la République,

Pour avoir réalisé cette enquête qui met à nues les pratiques du "milieu asiatique" en France, je subi un harcèlement de la part de ce service qui est censé assurer ma protection. Et pour cause, pour avoir démontré qu'il existe - malheureusement - au sein de cette brave institution policière quelques ripoux qui bénéficient des largesses de quelques groupes mafieux, je me vois harcelé par ce services des Renseignements généraux, censé pourtant veiller à ma sécurité. Deux fonctionnaires assurant ma protection et auxquels je rends devant vous, devant les hommes, devant les Français et devant Dieu un vibrant hommage, ont été sanctionnés par M. Bruno Laffargue, directeur des RG/PP pour avoir assisté malgré eux à une scène à laquelle ils n'auraient jamais dû assister. En effet, ils ont vu certains de leurs collègues ripoux se faire "arroser" par des délinquants.
Je sais que ce n 'est pas votre conception de la justice.

Monsieur le Président de la République,

Je ne partage pas toutes vos idées. Je ne suis pas d'accord avec toutes vos opinions. N'empêche, je suis en France parce que j'ai - comme le disait le général De Gaulle - une certaine idée de la France . Cette idée d'universalisme, d'humanisme, de justice et de démocratie qui fait de la France, ce pays tant envié. Je vous serai donc gré de vous pencher sur les questions que je viens d'évoquer publiquement.
Je compte sur votre esprit de justice afin que vous interveniez dans ce qui risque de devenir une affaire grave. Parce qu'effectivement, je tiendrai pour responsable devant vous et devant l'opinion publique nationale et internationale, les RG/PP si un malheur arrivait à moi ou à ma famille.

Avec tous mes respects républicains.

Mohamed Sifaoui.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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