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mohamed-sifaoui

Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 22:05

Couver Boutef

Philippe Robichon réuni autour d’une même table journalistes et spécialistes de l’Algérie pour débattre autour de la gouvernance de Bouteflika et de l’état actuel du pays.

Ce sont des journalistes et écrivains de différents horizons qui seront présents à cette émission. C’est le cas d’’Anouar Benmalek (Écrivain, Poète et Journaliste), Mohand Bakir (Blogueur), Mohand Kacioui (Journaliste), Mohamed Sifaoui (Journaliste, Ecrivain et Réalisateur) , Farid Alilat (Journaliste), Ahcène Belarbi (Journaliste), Mehdi El Djezaïri (Ecrivain), et Arezki Dahmani (Docteur en économie).

Le fil conducteur de cette émission est bien sûr les coulisses du pouvoir algérien, mais plusieurs questions viendront alimenter le débat.
En effet, les différents protagonistes aborderont la question de la corruption omniprésente en Algérie, les réserves d’argent placées aux États-Unis et plus particulièrement les conséquences de la crise économique sur ces dernières.

Ils soulèveront les relations entre Bouteflika et les Généraux, le manque de transparence de l’Etat envers le peuple. Le lien entre la politique et l’économie.
Ils reviendront aussi sur la situation sécuritaire, le terrorisme en Kabylie avec la montée de l’Islamisme, et notamment les attentats récents qui ont eu lieu à Tizi-Ouzou et à Cherchell.

Certains poseront la question du rapport entre Bouteflika et la Kabylie, suite aux évènements de 2001, qui ont été minimisé. La régression des libertés publiques sera aussi développée.

Suite aux dernières réformes du Gouvernement, (lois électorales, lois sur l’information), on se demandera si celles-ci ne sont-elles pas une manière de faire perdurer le système ?

Retrouver Sans concession, sur Berbère Télévision, dimanche 04 Septembre 2011, à 21h00 (heure française) et 20h00 (heure algérienne).

 

 

 

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Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 22:56

bouteflika2

 

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Samedi 20 août 2011 6 20 /08 /Août /2011 23:29

Couver Boutef

 

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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 00:39

BenBella2

 

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Samedi 13 août 2011 6 13 /08 /Août /2011 12:36

 

Sans concessions : Bouteflika et l’Algérie.

 

 

Je serai l'invité ce dimanche de Philippe Robichon sur les plateaux de Berbère télévision pour la deuxième partie de la saga Bouteflika et l’Algérie.  

Ce deuxième numéro évoque une période peu connue du Président algérien : sa traversée du désert, de la mort de Houari Boumediene en 1978 à son retour aux devants de la scène en 1999, mais on reviendra également sur les manoeuvres d'Abdelaziz Bouteflika, ses liens avec les monarchies arabes et les conditions de son retour en Algérie en 1989.

Nous aurons l'occasion au cours de cette seconde partie de revenir également sur les manipulations du pouvoir qui a provoqué sciemment les événements d'octobre 1988.

Comment Abdelaziz Bouteflika est-il revenu dans la course pour devenir le "candidat providentiel" de l’élection présidentielle de 1999 ?

Toutes les réponses dimanche à 22h30 sur Berbère Télévision (heure française) et 21h30 (heure algérienne).

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Lundi 8 août 2011 1 08 /08 /Août /2011 00:08

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Dimanche 7 août 2011 7 07 /08 /Août /2011 13:33

sifaoui-1Ce soir sur ce blog, diffusion de la première partie de l'émission "Sans concessions" de Berbère TV au cours de laquelle je passe en revue le parcours du président algérien Abdelaziz Bouteflika. Cette émission sera diffusée dès ce dimanche à 22h30 heure française (21h30 heure algérienne) et inaugure une série d'autres émissions autour du même thème.

 

 

Interview réalisée par Philippe Robichon, émission réalisée par Miloud Lassal.

 

 

La vidéo de lancement : http://www.dailymotion.com/video/xkd8zx_sans-concession-ce-dimanche-sur-berbere-television_news

 

 

Pour regarder l'émission cliquer sur ce lien : http://www.dailymotion.com/video/k5xkS3fgtob75x2jPb1

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Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 20:12

Couver Boutef2

 

Cliquez ici pour télécharger le fichier : Megueddem2703 02

 

Comme je m'étais engagé dans le précédent article, je publie aujourd'hui la suite de certains des enregistrements réalisés, entre autres, avec Mohamed Megueddem "conseiller" d'Abdelaziz Bouteflika. Cette rencontre, j'ai déjà eu déjà l'occasion de l'expliquer, a eu lieu au cours de l'enquête journalisitique entamée en 2009 et qui m'a permis la rédaction de Bouteflika, ses parrains et ses larbins et qui donnera lieu à d'autres ouvrages à paraître entre la fin de l'année en cours et l'année prochaine..

Dans ce passage d'une minute, enregistré, comme le précédent, le 27 mars 2011, Megueddem m'explique la nature de la relation qui existe entre Bouteflika et le chef du DRS, le général Mohamed Mediène, alias Toufik. Il tente alors de me faire passer deux messages. Selon lui, la relation entre Bouteflika et son chef des services de renseignements serait excellente et ce serait l'entourage du président et notamment son propre frère, Said Bouteflika ainsi que l'ancien ministre de l'Intérieur Noureddine Zerhouni qui attaquent le patron du DRS surtout à travers certains relais médiatiques afin de provoquer son départ. D'un autre côté, Mohamed Megueddem, m'a affirmé que le général Toufik a soutenu l'idée de la révision de la Constitution algérienne qui a permis à Abdelaziz Bouteflika de briguer un troisième mandat et, de fait, une présidence à vie...

J'ai systématiquement mis entre crochets les noms des personnes visées par le propos lorsque des pronoms sont utilisés...

 

Ci-dessous la transcription intégrale et littérale de cet échange :

 

- Mohamed Sifaoui : Donne-moi du biscuit pour que je comprenne...

- Mohamed Megueddem : Toufik ne le trahira pas [Le président]. Il ne va pas le trahir...

- Mohamed Sifaoui : Pourquoi alors l'entourage du président...

- Mohamed Megueddem : Parce qu'il [le général Toufik] les dérange...

- Mohamed Sifaoui : Mais qui exactement ? [dérange-t-il]...Zerhouni ? [L'ancien ministre de l'Intérieur]

- Mohamed Megueddem :...oui...Zerhouni par exemple. A cette époque, à l'époque de Zerhouni [A l'époque où il était ministre de l'Intérieur]...il l'attaquait tout le temps...

- Mohamed Sifaoui : ....Et Saïd [Bouteflika] aussi ?

- Mohamed Megueddem : ...Euh...pour Saïd [Bouteflika], ce sont les gens qui me disent...

- Mohamed Sifaoui : Pour le troisième en 2009...il [le général Toufik] avait la Constitution de son côté. Pourquoi...? [ma question complète devait être : Pourquoi le général Toufik ne s'est pas opposé à la révision constitutionnelle ? Mohamed Megueddem avait compris le sens de celle-ci et m'a interrompu...]

- Mohamed Megueddem : Il [le général Toufik] était pour, il n'était pas contre...

- Mohamed Sifaoui : Pour limiter à deux [mandats]...

- Mohamed Megueddem : Non, non, non...il était pour enlever [la modification de] la Constitution...

- Mohamed Sifaoui : Pourquoi ?

- Mohamed Megueddem : ...Euh...parce qu'il [le général Toufik] est bien avec lui [Bouteflika]

- Mohamed Sifaoui : Il est bien avec lui...?

- Mohamed Megueddem : ...Attention, il [Bouteflika] ne fait rien sans Toufik...

- Mohamed Sifaoui : Alors explique-moi, pourquoi il [Bouteflika] l'attaque [Toufik] en sous main ?

- Mohamed Megueddem : C'est pas lui [Le président]...

- Mohamed Sifaoui : C'est son entourage ? Saïd [Bouteflika] ?

- Mohamed Megueddem : (en aquiessant de la tête)...euh je ne sais pas ce qu'il a ce Saïd [Bouteflika]...


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Samedi 4 juin 2011 6 04 /06 /Juin /2011 17:17

boutef megueddem

 

Cliquez sur ce lien pour télécharger le fichier : Megueddem2703 01

Comme promis, je commence aujourd'hui à publier certains des enregistrements et certaines vidéos filmées en caméra cachée avec quelques responsables algériens. Cela permettra, je l'espère, de donner un avant goût de ce que sera le documentaire que je suis en train de finaliser pour une chaîne française. Je commence cette série par Mohamed Megueddem, "chargé de mission" à la présidence de la République, que j'ai rencontré les 25, 26 et 27 mars ainsi que le 2 mai 2011.

Dans ce passage d'une minute enregistré clandestinement le 27 mars 2011, Mohamed Megueddem est en compagnie de son ami Redouane Amri, ancien fonctionnaire au ministère de l'Information, dans les années 1980, aujourd'hui dirigeant du site Algérie Plus qui propage les vues du pouvoir sinon de Megueddem lui même. Dans ce passage, Mohamed Megueddem tente de me dissuader de publier mon livre Bouteflika, ses parrains et ses larbins en tentant de me clientéliser. En contrepartie à une position qui m'aurait amener à renoncer à un travail journalisitique, cet intrigant, prétendait qu'il était mandaté par Abdelaziz Bouteflika et par le général de corps d'armée Mohamed "Toufik" Mediène, patron du DRS, les services de renseignements algériens. Il se promettait de me faire rentrer en Algérie. Il s'agissait ni plus ni moins d'une tentative de corruption qui se résume ainsi : ne publie pas ton livre et tu pourras rentrer en Algérie quand tu voudras. Voilà comment ce pouvoir et ses larbins étalent leurs pratiques faites de chantage, de manipulation et de corruption pour faire taire toute voix discordante...

 

Ci-dessous la transcription intégrale et littérale de cet échange :

 

- Mohamed Megueddem : Je vais lui [à Abdelaziz Bouteflika] parler de toi. Sur la tête de mes enfants, j'ai décidé de lui parler. Je vais lui parler de toi. Je vais lui parler...comment dire...comme il faut. A lui et à d'autres. Je vais en parler aussi au DGSN [Directeur Général de la Sûreté Nationale], je vais en parler à Toufik [le patron du DRS]. Je vais en parler à tous le monde. Je t'en fais la promesse pour ça. Toi, tu me calmes le jeu, c'est tout, s'il te plaît. Pour qu'ils [les responsables algériens] ne disent pas, voilà, voilà, il t'a trahi et patati et patata, voilà il s'est moqué de toi. Laisse-moi me débrouiller. Et je reviens le 2 [Mai], je te jure que je vais t'appeler. Et entre temps, appelle moi quand tu veux.

- Mohamed Sifaoui : D'accord...

- Mohamed Megueddem : Ecoute, tu me bipes et je te rappelle...

- Mohamed Sifaoui : D'accord, bon voyage...

- Mohamed Megueddem : Tu me bipes et je te rappelle...

- Mohamed Sifaoui : Non, je vais t'appeler...

 

A suivre...

 

PS : Pour écouter l'échange dans sa version originale, téléchargez le fichier audio en cliquant sur le lien (souligné en bleu) ci-dessus.

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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 10:45

Couver BoutefL'interview accordée au journal Le Matin.dz

 

Mohamed Sifaoui, journaliste, vient de sortir un livre-pamphlet, Bouteflika, ses parrains et ses larbins. Il répond ici aux questions du Matindz.

Lematindz : Pourquoi un livre sur Bouteflika ? N’est-ce pas un livre de trop ?

D’abord, ce livre est un pamphlet documenté et non pas une biographie. Il sera le premier d’une série d’ouvrages que je compte publier d’ici à 2012 sur la nature et les pratiques mafieuses du pouvoir algérien. Je révélerai dans quelques mois, preuves à l’appui, les biens et patrimoines de plusieurs caciques, civils et militaires, du régime. Je voulais, avant de publier cette enquête qui portera principalement sur la corruption et le clientélisme, faire connaître ma position à l’égard de celui qui représente aujourd’hui le système, en l’occurrence Abdelaziz Bouteflika. Cela dit, j’ai tenu à rendre hommage, dans mon pamphlet, à Mohamed Benchicou car j’estime qu’il a été le premier à démasquer cette « imposture algérienne » qui squatte, de manière illégitime, la présidence de la République. Nous savons comment Bouteflika, Zerhouni et le DRS lui ont fait payer son impertinence, somme toute salvatrice. Pour répondre de manière directe à votre question, je dirai qu’il n’y aura jamais suffisamment de livres, il n’y aura jamais une parole de trop pour dénoncer la traîtrise qu’est en train de subir l’Algérie, devenue, le pays des copains et des coquins, une sorte de propriété privée, appartenant à quelques arrivistes, ambitieux, qui ont choisi d’asservir ce pays. Ces incompétents de surcroît malhonnête, pour beaucoup d’entre eux, ont transformé de l’or en cuivre. Ils ont clochardisé un pays magnifique et sacrifié, au moins, deux générations d’Algériens. Je crois que le travail effectué par Benchicou ou d’autres intellectuels et écrivains, je pense notamment à Boualem Sansal, est aujourd’hui nécessaire car, il faut libérer la parole de tous les Algériens qui souffrent de la mauvaise gouvernance et de la gabegie. Ce régime est honni et il doit le savoir. Ils nous ont, faut-il l’avouer, terrorisé en nous bâillonnant. Je pense qu’il est venu le moment de dire à Bouteflika, mais aussi à tous ses parrains et à tous ses larbins, que d’une nous ne les respectons pas, car ils n’ont pas respecté la société à laquelle nous appartenons et que de deux, nous ne les craignons plus.

-Peut-on avoir quelques exemples de révélations inédites que le lecteur pourra trouver dans ce livre ?

Je ne vais pas vous les donner toutes, car elles sont quand même nombreuses. Mais disons que la plus importante est sans nul doute, celle qui affirme que Bouteflika a « roulé », contre les intérêts de l’Algérie, et je souligne le « contre les intérêts de l’Algérie »,pour servir quelques émirs du Golfe. Il est, au regard, des informations que j’ai pu collectées passible du Tribunal militaire pour haute trahison.

 

Pour lire la suite sur le site du matin.dz, cliquez ici

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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 17:30

boutef-megueddem.jpgSi Bouteflika était une vache, le quotidien Ennahar et son dirigeant seraient ces petites mouches qui gravitent généralement autour des extrémités basses des bovidés. Ce torchon arabophone, dirigé par un arriviste est contrôlé en réalité par l’intrigant Mohamed Megueddem, nommé en 2004, au poste de  « chargé de mission » à la présidence bouteflikienne. Ce canard boiteux, voix de ses maîtres, lui permet tantôt de faire l’éloge de ses commanditaires tantôt d’essayer de casser les adversaires politiques de ses derniers. Il fait jouer à ce quotidien à l’odeur nauséeuse le rôle de caisse de résonnance officieuse des frères Bouteflika et de quelques officiers du DRS. Récemment, il a pris le contrôle d’un journal en ligne, Algérie Plus, en écartant un journaliste professionnel, fondateur du site internet, et a préféré mettre à sa tête un ancien larbin du système du temps de Chadli Bendjedid, aujourd’hui vendeur de sommeil à Paris. De ce site, il a fait une pâle copie de l’APS (L’agence de presse officielle) et tente de venir au secours du roitelet d’Alger en traitant l’information de manière très sélective et très orientée.

C’est connu : les hommes d’intrigues n’aiment pas être dévoilés. Ils sont, telles des chauves-souris, plus à l’aise dans l’ombre que sous la lumière. C’est ce qui explique l’agitation remarquée à Alger et à Paris chez ce petit « conseiller » du président algérien. Je me suis promis de révéler, preuves à l’appui, le parcours et les méthodes de celui qui se présente partout comme étant un intouchable, car proche du président et « protégé » du général Toufik. C’est grâce à ce double statut, réel ou supposé, qu’il terrorise et clientélise tous ceux qui l’approchent. Aujourd’hui, s’il tombe de haut, c’est tout simplement parce qu’il a compris qu’il s’est retrouvé face à un journaliste, déterminé à faire son travail. Non seulement je suis décidé à accomplir la tâche qui est la mienne, mais en plus, je me suis juré de ne céder à aucune pression et à aucun chantage. Et je le précise : je ne suis le protégé de personne, sauf de celui qui m’a donné la vie. Cette attitude qui est la mienne et qui le restera semble troubler notre bonhomme qui devra désormais m’inventer des casseroles, car, il aura énormément de mal à en trouver vu que je ne me suis jamais compromis avec aucune des pourritures qu’il sert à la présidence de la République. Je ne suis ni un affairiste ni un quémandeur ni un intrigant ni un proxénète ni un violeur ni un pédophile ni un corrompu. Toute ma vie, je n’ai été, que journaliste faisant en sorte de respecter les valeurs qui m’ont été inculquées par mes parents (moi je connais les miens !) et mes erreurs aussi banales soient-elles, je les ai toujours assumées. Voilà la différence (fondamentale) qui me sépare de Megueddem et de ses semblables : mon existence est transparente pas la sienne. Je n’ai rien à cacher, lui beaucoup de choses. Je n’ai pas de secrets de famille, lui si. Je n’ai pas nui gratuitement à des hommes pour défendre mes intérêts ou ceux d’un clan, mes ennemis je les ai choisis pour des raisons idéologiques et politiques seulement. Je n’ai pas pour habitude de me répandre dans les restaurants et les cafés sur les responsables algériens en étalant leur vie privée ou en touchant à leur honneur, quand je les critique, je le fais, là aussi, pour défendre des convictions, partagées par des millions d’Algériens, et pour rien d’autre. Et lorsque je me laisse aller à la critique, c’est généralement par voie de presse ou dans des ouvrages. Contrairement à ce petit larbin de Bouteflika, je ne vis pas en profitant du système. Je n’ai pas fait détourner des routes à Hydra en appelant le ministre untel ou le général tel autre et mes parents se soignent en Algérie, non pas, en France, sur le dos du contribuable français. Je n’ai pas non plus privé des citoyens de leur droit, je n’ai pas propagé des rumeurs sur des cadres d’Air Algérie qui m’aurait refusé un service personnel, je n’ai pas promis à aucun de mes amis de « réduire en cendre » le général Boustilla, patron de la gendarmerie (je n’ai d’ailleurs pas ce pouvoir), je n’ai pas protégé un délinquant officiant à Lyon, au niveau de l’escale d’Air Algérie. Bref, de ma vie, et même si elle devait s’éterniser, je ne pourrais jamais avoir les agissements, les méthodes ou le comportement de Mohamed Megueddem. Voilà ce qui nous sépare !  

Après avoir dévoilé, dans mon livre, certains des discours peu élégants (et c’est un euphémisme) que tient l’individu contre certains dirigeants algériens et notamment à l’égard d’Ahmed Ouyahia, le chef du gouvernement et de quelques responsables avec lesquels, à l’évidence, il a des comptes à régler, je livrerai à l’opinion, témoins et enregistrement à la clé, dans quelques jours, les propos orduriers tenus devant moi à propos de Mourad Medelci, ministre algérien des Affaires étrangères, Saïd Bouteflika, le frère affairiste du président, Noureddine Zerhouni, l’ancien ministre de l’Intérieur, Moulay Mohamed Guendil, le directeur de cabinet de Bouteflika, le général Rachid Laalali, dit el Hadj Attafi, patron de la DDSE, un des adjoints du général Toufik, etc.

En fait, l’homme se sent intouchable. Il serait, à l'écouter, sous la protection du général Toufik. Il affirme même que ce dernier lui doit tout, car ce serait lui, toujours à croire le très prolixe Megueddem qui a permis à tous les natifs de Bordj Bou Arreridj d’accéder à de hautes fonctions. De l’ancien Directeur général des Douanes Brahim Chaïb Chérif à l’actuel patron du DRS, Mohamed « Toufik » Mediène, tout le monde aurait gagné du galon, au cours de sa carrière, grâce à l’intrigant. C’est du moins ce qu’il raconte publiquement. Il n’y aurait que Dieu qui n’aurait pas été Dieu grâce à Megueddem…

Cet individu entretient en réalité des luttes claniques et il avait essayé de détourner l’objectif de mon livre en me proposant une sorte de deal après avoir constaté que j’allais, quoi qu’il advienne publier Bouteflika, ses parrains et ses larbins. Il s’était déplacé, en mars dernier, à Paris spécialement pour me voir et a tenté de faire pression sur moi et de me corrompre afin que son nom et ses méthodes ne soient pas cités. Ayant vu ma détermination, il changera son fusil d’épaule et essayera de me manipuler. Son objectif : me pousser à attaquer en priorité Saïd Bouteflika et Ahmed Ouyahia ainsi que quelques cadres du DRS. Ceux qui liront mon pamphlet qui se veut très documenté (ainsi que les prochains ouvrages à paraître) se rendront compte que je n’alimente aucun clan. Bien au contraire. Et si je devais appartenir à un clan, ce serait la société algérienne en particulier et l’opinion publique en général. 

Pris de panique, le petit intrigant tente aujourd’hui de me discréditer en actionnant son chaouch, directeur d’Ennahar. Et voilà que ce dernier révèle dans son édition du 1er juin le scoop du siècle. Mon nom ne serait pas un vrai. Ce serait un pseudonyme. Je ne m’appellerai pas Mohamed Sifaoui, mais Djamel Chifouna (voyons donc le niveau zéro du journalisme). Le patronyme qui m’est attribué de fait, a été trouvé dans les poubelles du net et utilisé en raison de son caractère péjoratif, car, traduit au français, il donnerait « serpillière ». Et comment ! La bonne vieille méthode est de sortie : je serais la « serpillère » des « services secrets français » et du bon vieux « lobby juif ». Preuve supplémentaire qui montre à quel point on continue d’injurier l’intelligence des Algériens à travers cette petite presse de caniveau. Ce n’est pas pour me justifier, mais si ce journal avait enquêté au lieu de faire dans la désinformation de très bas étage, il se serait rendu compte – chose que je ne dis jamais – que « Sifaoui » est le nom porté par l’une des plus honorables familles algéroises. Il se serait rendu compte que pour sauver son maître, il a voulu insulter des gens plus instruits, plus respectables, plus patriotes et plus honnêtes que le meilleur des Megueddem et le plus illustre des Bouteflika réunis. Mais admettons comme le disait Brassens que les cons soient vraiment braves. J’aurais pu m’appeler Chifouna et alerter les Algériens sur la dérive que prend le pays en raison de l’incompétence, de la malhonnêteté et de la quête du pouvoir absolu. Faut-il vraiment s’appeler Megueddem pour être crédible ? Voire. Ne voulant pas baisser encore davantage le niveau, je ne révélerai ici ni le pédigrée détaillé ni la vie privée du personnage. Ceux qui veulent en savoir plus n’ont qu’à se rendre à Bordj Bou Arréridj. Les anciens sont toujours là et certaines mémoires sont vivaces. Passons…

J’aurais pu m’appeler Chifouna, Casrona, Manche à balai, Galoufa, El Gourda, Ben Laden, Ould Layachi ou même Boutagege ou alors Lavail, ça n’aurait rien changé à notre affaire : Bouteflika resterait un autocrate incompétent, Megueddem un intrigant de bas étage et, le chefaillon d’Ennahar, Anis Rahmani (ça par contre, c’est vraiment un pseudonyme), un petit larbin du système. Ce n’est pas le nom qui fait l’homme, mais l’inverse. Même s’il y a des patronymes qui sont durs à porter (mon nom est bien le nôtre depuis au moins dix générations),  des histoires de familles difficiles à assumer (ce n’est pas mon cas : ma génitrice ne s’appelant ni Mansouriah ni Rabha), des trajectoires sulfureuses qu’on ne veut dévoiler (Mohamed Megueddem c’est du grand art en la matière), même quand on a un fils ayant trempé dans des affaires de drogue, même si on en a d’autres qui ne travaillent dans le consulat d’Algérie à Nanterre que grâce à l’appui de Papa, même si on se soigne à l’étranger grâce au contribuable français, cependant qu’on est théoriquement « conseiller » du président algérien, même si on aime encore, à 70 ans, courir les minettes au point de faire rougir DSK et même si on protège un voleur travaillant à l’aéroport de Lyon et même…on peut aujourd’hui dire que Bouteflika doit nécessairement partir et on aura raison.

Mais Ennahar estime que tous ceux qui pensent que le roitelet d’Alger doit aller mourir tranquillement du côté d’Oujda ou se faire euthanasier à Mohammadia, tout en emmenant dans ses bagages son frère Saïd, Bensalah, le président du Sénat, l’ancien président Ben Bella, le ministre Temmar et consorts, tous ceux qui pensent ainsi, dis-je, sont qualifiés de « traîtres » devant aller « vivre en France ». Ennahar et ses sponsors révèlent de la sorte leur véritable objectif : éloigner toute contestation et pousser à l’exil tout Algérien qui réclame le changement. Les démocrates pourraient en effet aller vivre en France (ou ailleurs) s’ils sont contraints de le faire, mais à condition que le traître Bouteflika, à condition que ses parrains et que ses larbins arrêtent de venir se soigner au Kremlin Bicêtre, à Bichat, au Val de Grâce ou à l’hôpital américain. Qu’ils se suffisent alors de leur politique de santé et de leurs hôpitaux, car beaucoup d’Algériens ont honte de ces dirigeants qui insultent la France, les francophones et les francophiles tout en se déplaçant à Paris pour se soigner parfois aux frais du contribuable français, toujours aux frais du peuple algérien. Vous voulez la liste ? J’en donnerai pour l’instant que quelques noms : Que ces grands « patriotes » que sont les Megueddem et ses semblables rendent leur carte de résidence, indûment réclamée à la France, que les enfants de Mohamed Chérif Abbès renoncent à leur nationalité française, que Meziane Chérif nous explique comment a-t-il pu acquérir quatre propriétés sur le territoire français, que Chérif Rahmani vende ses appartements du 16e arrondissement, que le général Tartag rapatrie son fils Mohamed Acheraf, que Megueddem fasse de même avec sa fille niçoise, que tous les affairistes cessent leurs affaires scabreuses et après, et après seulement, les parrains et les larbins de Bouteflika pourront nous faire une leçon d’honnêteté, de généalogie et de patriotisme. Pour l’instant, ils devraient fermer leur gueule et raser les murs, car si des Algériens s’immolent, rassurez-vous, ce n’est ni à cause de Mohamed Sifaoui (encore moins à cause de Djamel Chifouna), mais bien en raison des agissements de cet État dirigé par un traître sous le regard complice ou lâche de généraux qui, pour préserver leurs intérêts étroits ou leur carrière, ont laissé le pays entre les mains d’un autocrate indigne se prenant pour un monarque.

Je ne vais pas m’étaler davantage, car je sens que le niveau a déjà atteint les profondeurs des égouts. En fait, le 25 mars dernier quand je rencontrais, à Paris, soi-disant par hasard, Mohamed Megueddem et ses méthodes, dans un restaurant où j’avais mes habitudes, j’ai eu cette désagréable impression qu’on a souvent dans la capitale française lorsqu’on marche malencontreusement sur une déjection canine. Passé ce moment, généralement on s’empresse d’essuyer sa chaussure. C’est ce que je suis en train de faire actuellement. Cela va durer cependant quelques semaines. Mais le lecteur avisé aura compris…

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 13:05

choc_pages.jpegMême le magazine Choc qui n'est pas vraiment spécialisé dans les questions politiques a décidé de consacrer, dans son numéro du mois de juin, qui sort en librairie ce mercredi, deux pages à Bouteflika, ses parrains et ses larbins.

Le mensuel publie une interview de l'auteur et met l'accent sur quelques passages du livre. La rédaction du mensuel a été particulièrement intéressée par quelques révélations qui évoquent la vraie nature de ce pouvoir délinquant. Le mensuel a ainsi intitulé les passages sélectionnés par ses soins :

- A propos des relations algéro-françaises.

- Les "services" français enquêtent sur des caciques du pouvoir algérien.

- Quand les "services" algériens enquêtaient sur Bouteflika.

- Bouteflika, le "célibataire endurci" serait en fait marié.

- Bouteflika et son frère "rapace".

- Le consul général qui gruge la CAF.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 23:29

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Que les choses soient claires : Abdelaziz Bouteflika, l’autocrate d’Alger, veut réhabiliter les intégristes du Front islamique du salut (FIS), parti dissous en 1992. La rumeur qui fait état, depuis quelques jours, de la libération probable de 7000 islamistes impliqués dans des affaires de terrorisme n’est, en réalité, pas une « rumeur », mais bel et bien une information que le pouvoir tente de dissimuler ou de nier. Plusieurs sources crédibles confirment que des négociations secrètes ont été entamées avec plusieurs détenus afin de les amener à renoncer publiquement à la violence contre une libération qui interviendrait à l’occasion du 49e anniversaire de l’indépendance le 5 juillet prochain.

Ce n’est un secret pour personne, Bouteflika n’a jamais caché son opposition à l’arrêt du processus électoral qui a empêché, en 1992, les fanatiques de faire de l’Algérie une théocratie obscurantiste. Il n’a jamais nié non plus ses vues « réconciliatrices » et sa volonté de considérer les tueurs de femmes et d’enfants comme des interlocuteurs politiques sérieux et respectables. Ancien jouisseur invétéré, converti au mysticisme, et à l’islamisme dit « light » version Dubaï, ne serait pas gêné de voir les Algériens en djellabas et babouches embrassant les fondements d’un salafisme prétendument non violent. Bouteflika, cet homuncule astucieux qui, sans légitimité démocratique, se permet de gérer le pays comme s’il s’agissait d’une propriété privée, souhaite que l’Algérie fasse un bond de vingt ans en arrière.

Tout ça est bien cohérent. Le bonhomme a entamé son premier mandat avec une « concorde nationale » qui a permis à des tueurs de bénéficier de la « clémence » de l’État et il espère aujourd’hui parachever son œuvre de destruction en amnistiant un maximum de terroristes et en réhabilitant le parti islamiste dissous. Cet homme, c’est l’évidence même, a la haine de l’Algérie et des Algériens. Sa place n’est pas à El Mouradia (Siège de la présidence), mais à Drid Hocine (célèbre hôpital psychiatrique), car, ce qu’il fait ou laisse faire, hypothèque l’avenir de tout un pays et de plusieurs générations d’Algériens. Je commence vraiment à croire qu’il n’est venu que pour démanteler l’État et se venger de cette société et des institutions qui ont refusé de le sacrer roi après la mort de Boumediène en 1978. Les choses deviennent de plus en plus claires : avant de partir, Bouteflika veut très probablement livrer l'Algérie aux chiens et aux fanatiques…

La société civile et les forces progressistes ainsi que tous les cadres honnêtes doivent obligatoirement se manifester. On ne peut plus rester dans cette situation de blocage qui permet à cet irresponsable de manipuler à sa guise tout un pays comme s’il s’agissait d’un patrimoine sans héritier mâle. L’un des systèmes les plus corrompus de la planète risque aujourd’hui une somalisation même si celle-ci n’est pas encore visible. Il n’est pas alarmiste d'affirmer que tous les ingrédients d’un éclatement sont réunis, puisque le monarque d’Alger s’est attelé depuis 1999 à laminer toutes les forces politiques d’opposition et à créer le vide, clientélisant au passage une partie de la société civile non sans jouer sur l’usure afin de venir à bout des derniers foyers de résistance. Les Algériens, transformés volontairement en un énorme tube digestif, doivent se réveiller et réclamer un changement immédiat s’ils ne veulent pas mettre en danger l’avenir de leurs enfants. Ce président qui n’est président que par le titre qu’il s’est octroyé en violant la Constitution, avec la complicité active et passive de ses parrains, civils et militaires, et en consolidant la fraude électorale comme tradition, ce président, dis-je, doit partir et les institutions garantes de la stabilité du pays et des textes fondamentaux doivent aujourd’hui jouer le rôle qui est le leur en protégeant la population et non pas en la terrorisant ou en l'aliénant en entretenant l'opacité et la désinformation.

Ce moment vécu par l’Algérie va révéler la force de ceux qui, au sein de l'administration et de la société, agissent encore par patriotisme et sincérité et la force réelle de ceux qui seraient capables d'assumer pleinement leurs responsabilités en faisant barrage à cette œuvre destructrice. Protéger l’Algérie contre ce partisan du pouvoir absolu et assurer la transition pacifique entre la « non-légitimité » appelée pudiquement « légitimité historique » et une vraie légitimité démocratique devient, plus que jamais, chose nécessaire. Si une période de transition et d’ouverture n’est pas assurée dans les meilleurs délais, tous les responsables seront comptables de la situation qui se dessine et devront rendre des comptes devant le peuple et devant le tribunal de l’histoire.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 14:35

Couver BoutefÀ près de 70 ans, il est « chargé de mission » à la présidence de la République. Il fut, par le passé, sous le règne de Chadli Bendjedid, le tout puissant Directeur de l’Information d’un pouvoir qui a fait de l’intrigue et de la médiocrité une règle de gouvernance. Les Algériens connaissent peu ou mal cet individu qui terrorise la presse et beaucoup d’hommes politiques. Je parle de Mohamed Megueddem.

J’ai décidé de raconter au fil des semaines à venir toute l’histoire de cet homme qui se réclame partout de l’amitié du général de corps d’armée Mohamed « Toufik » Mediène, patron du DRS, les services de renseignements algériens. Amitié réelle ou supposée qui lui a permis de mettre au pas une partie de la presse algérienne et plusieurs hauts fonctionnaires de l’État. Il détiendrait des « dossiers » sur tout le monde, parait-il. En tout état de cause, j'ai enquêté pendant plusieurs mois sur Mohamed Megueddem. Ses réseaux en France, ses liens avec Rafik Khalifa, ses intérêts à Paris et à Alger, son parcours, ses coups tordus, etc. Vous saurez tout, absolument tout sur celui qui a réussi à demeurer dans l'ombre d'un pouvoir mafieux durant plus de trois décennies. Naturellement, je n'allais pas publier un ouvrage en France dédié à un responsable aussi triste. Je lui ai certes consacré quelques passages dans mon dernier livre, mais c'est largement insuffisant. Cela dit, comme il faut informer l'opinion algérienne sur certaines pratiques condamnables qui se font dans son dos. Je compte donc utiliser cet espace pour tout dévoiler.

Je reviens dans mon livre, Bouteflika, ses parrains et ses larbins, paru ces jours-ci, sur ma rencontre à Paris avec ce "conseiller" de Bouteflika. J'y relate comment il a cherché à me corrompre et les propos indignes qu’il a tenu en ma présence à l’endroit de certains responsables algériens qu’il souhaitait déstabiliser, probablement dans le cadre d’une guerre clanique qui secoue le régime. Je suis revenu, par ailleurs, dans le détail, sur sa tentative de me dissuader de publier ce pamphlet. J’ai immortalisé ces rencontres dans des enregistrements que je compte rendre public afin que l’opinion, algérienne notamment, comprenne les agissements de certains intrigants qui servent le pouvoir grabataire de Bouteflika, mais aussi pour que cette même opinion prenne conscience qu’il n’est plus possible que nous tolérions des pratiques dignes des plus grandes dictatures et des plus illustres républiques bananières.

Depuis la sortie de mon livre, la majorité de la presse algérienne a préféré faire l’impasse sur un sujet qui la concerne au plus haut point. Je ne suis pas un donneur de leçon puisque j’ai exercé le métier de journaliste en Algérie et je n’ignore guère les contraintes et les difficultés que peut rencontrer cette profession au quotidien. N’empêche, je crois qu’il est temps que cette même presse comprenne que les sacrifices qu’elle a consentis devant la folie meurtrière des tueurs intégristes qui, eux aussi, voulaient nous museler, ne doivent pas être vaines, même si les Megueddem et ses semblables possèdent inexorablement une grande capacité de nuisance et sont friands de pratiques que la morale, notamment la morale républicaine et démocratique, réprouve.

En ce qui me concerne, désormais les choses seront claires : ni Bouteflika ni ses larbins, ni le DRS, ni l’Armée, ni tous les généraux réunis, ni les intimidations ni les pressions, ni même le Bon Dieu (pardon pour les oreilles chastes de ceux qui prétendent respecter la religion, sans respecter ses principes élémentaires), ne pourront me faire taire. Seule la mort serait à même d’éteindre ma voix. Et encore, j’ai laissé de côté et entre des mains sûres, suffisamment de dossiers qui éclabousseront, y compris à titre posthume, le règne de ce golem fortiche qui préside aux destinées des Algériens. Mais également, suffisamment d’éléments et d’enregistrements qui révéleront la nature aussi bien ses parrains que celle de ses larbins. Les uns et les autres devront faire preuve de patience, car les semaines, les mois et les années à venir seront riches en révélations. Toutes les informations en ma possession, tous les enregistrements seront publiés soit sous forme d'articles, sinon dans mes prochains ouvrages voire dans des reportages qui sont en préparation.

À bon entendeur…           

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Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 11:17
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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 09:38

dictators-profile-bashar-al-assad.jpgLa violence des autorités syriennes s’intensifie à l’encontre des manifestants réclamant des réformes. Le gouvernement de Bachar al Assad sourd aux protestations de la Communauté internationale réprime à huis clos la population syrienne. Les arrestations revendiquées par les autorités et les morts se comptent par centaines, les disparitions par milliers, le bilan s’alourdit chaque jour.

Ce bilan résulte de la mise en œuvre de méthodes particulièrement inhumaines : Autant de crimes qualifiés par les organisations humanitaires et par l’ONU de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité. 
Nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas... Nous refusons de rester passifs face à la poursuite du massacre de la population civile syrienne et l’impunité des criminels. Il est grand temps d’engager une campagne de solidarité avec les populations de la Syrie.

Le Collectif "Urgence Solidarité Syrie" exige :

 L’arrêt immédiat des exactions, crimes et massacres, crimes de guerre et crimes contre l’humanité à l’encontre des populations civiles de Syrie, perpétrés par le gouvernement de Bachar al Assad et la mise en œuvre de sanctions contre les responsables. Nous en appelons à la Communauté Internationale et plus particulièrement à la Diplomatie française pour que le Conseil de Sécurité des Nations Unies saisisse le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de la situation en Syrie.

Nous invitons l’ensemble des représentants de la société civile, les organisations humanitaires, politiques, syndicales, antiracistes et de défense des droits de l’homme, les organisations de femmes, les personnalités de tous horizons et tous nos concitoyens à rejoindre le collectif Urgence Solidarité Syrie. Chaque jour perdu est une chape de plomb qui s’abat un peu plus sur le peuple syrien. Contact : urgencesyrie@gmail.com

Voir notre appel dans Le Monde, porté par la Déclaration de Damas, SOS Racisme et La Règle du jeu, et signe par :


Pouria Amirshahi , secrétaire national du PS chargé des Droits de l’Homme ; Jean-Luc Bennahmias, député européen ; Fethi Benslama, psychanalyste ; Pierre Bergé, président de la Fondation Yves Saint-Laurent, Jean-Louis Bianco, député-Maire de Dignes ;Christiane Taubira, députée de Guyane, Julien Dray, député de l’Essone ;François Durpaire, historien ; Dan Franck, écrivain ; Romain Goupil, réalisateur ;Youssou N’Dour, Artiste, Pierre Henry, président de FTDA ; François Hollande, député de Corrèze ; Corinne Lepage, députée européenne ; Mazarine Pingeot, écrivain ; Mohamed Sifaoui, journaliste, écrivain ;Benjamin Stora, historien ; Jean-Michel Ribes, directeur du Théâtre du Rond Point ; Michel Rocard, ancien premier ministre ; Baki Youssouphou, président de la Cé ; Jean-Paul Huchon, président de la région IDF ; Jean Benguigui, comédien ; Yamina Benguigui, adjoint au Maire de Paris de la lutte contre les discriminations ; Bertrand Delanoë, maire de Paris ;Bernard-Henri Lévy, philosophe ; Sandrine Mazetier,députée de Paris, Huguette Chomski-Magnis, secrétaire général du MPCT ; Ameziane ABDAT, Président de Zy’va (Nanterre), Gilles Hertzog Gilles, écrivain ; Pierre Schapira, adjoint au Maire de Paris chargé des relations internationales ; George Pau-Langevin, députée de Paris ;Juan Branco, président de Jeune République ; Malek Boutih, ancien Président de SOS Racisme ; Nezan Kendal, président de l’Institut Kurde de Paris ; Frédéric Encel, géopolitologue ;Harlem Desir, député européen, Massira Baradji, président de la FIDL ; Laurianne Deniaud présidente du MJS

 

Lire l'appel sur le site du Monde.

http://www.lemonde.fr/idees/article...

 

Le site de SOS Racisme

http://www.sos-racisme.org/Collectif-Urgence-Solidarite-Syrie.html


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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 07:36

Couver BoutefA l'occasion de la publication de Bouteflika, ses parrains et ses larbins, une spéciale Bouteflika sur RMC Info de 13h00 à 14h00 (heure française) ce vendredi dans l'émission carrément Brunet.

Il est possible de suivre l'émission en direct sur le site de la radio :

http://www.rmc.fr/

ou de l'écouter en podcast :

http://podcast.rmc.fr/channel215/20110527_carrement_brunet_0.mp3


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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 12:44

chariaCertains jours, il est préférable ne pas parcourir la presse. C’est ce que je me suis dit lundi matin en réalisant mon tour d’horizon quotidien. Il est, en effet, des lectures qu’il vaut mieux s’éviter afin de ne pas sombrer dans le délire. Et pour cause, ce que j’ai pu lire (et relire) en ce début de semaine sur les colonnes d’un journal arabophone algérien, El Khabar, qui, soit dit en passant est un quotidien fort respectable n’ayant rien à avoir avec les torchons que sont ses « concurrents » Ennahar et Echourouk, ce que j’ai pu lire (et relire), dis-je, m’a laissé littéralement sans voix. Sous un titre éloquent, le quotidien donnait la parole à deux « éminents théologiens » qui proposaient l’application de la « loi de Dieu » en Algérie. « Si le monde avait appliqué la charia comme châtiment, il y aurait une baisse du délit de vol de 90% », professent-ils.  Il faudrait, selon nos deux illuminés, couper notamment les mains des voleurs. Mais aussi dans certains cas les amputer des pieds. Ainsi comptent-ils lutter contre la délinquance et, dans la foulée, peut-être rendre service au pouvoir qui serait débarrassé de fait des manifestations, des émeutes et des revendications.

Je ne souhaite pas ouvrir ici un débat pseudo théologique sur la validité d’une telle sortie et sur son caractère inique, mais je veux constater que l’Algérie de Bouteflika a définitivement sombré dans l’inqualifiable. Voilà un pays qui a connu les affres de l’islamisme, une société qui a subi la barbarie des terroristes hirsutes et une Nation qui fut traversée par une violence inimaginable et qui montre, vingt ans plus tard, à cause de responsables arrogants, hypocrites et incompétents ayant préféré la compromission avec l’intégrisme à la construction d’un État moderne, qu’aucun enseignement n’a été tiré des erreurs successives commises depuis l’indépendance.

Puisque les choses doivent se présenter ainsi. Étant donné que Sa Majesté Bouteflika compte livrer l'Algérie aux traîtres, aux corrompus, aux derviches, aux tueurs salafistes et aux illuminés alors soit ! Appliquons la charia ! Si telle est la volonté du peuple et des dirigeants, moi l’anti-islamiste convaincu, le laïque acharné et le militant démocrate, déclare officiellement accepter l’application stricte et rigoureuse de ces lois si chères aux chefs terroristes Ali Belhadj, Madani Mezrag, sans oublier le respectable « Monsieur Hattab ». 

Mais d’abord : que voudrait dire une telle application dans un sens littéral, bête et inintelligent ? L’islam préconise le respect des notions d’exemplarité, d’équité et de justice. Il ne peut exister donc, une vraie charia qui soit une charia de classes. Une application des « lois divines » à la saoudienne serait une supercherie. Cette charia qui inflige cent coups de fouet à la femme adultère d’origine pakistanaise et permet au prince d’être pédophile, n’est pas vraiment la charia. Attention ! Qu’on se le dise : il ne peut y avoir une charia pour les quartiers populaires des Eucalyptus et une autre pour ceux huppés d’Hydra. Je préfère alerter ces chers dirigeants algériens, devenus amnésiques : à moins de violer les « lois de Dieu » comme fut violée la Constitution, il est impossible de concevoir une charia pour le quartier d’El Harrach et une autre pour Club des Pins. En islam, sachez-le, nulle charia pour en haut et une autre pour en bas. Donc, si charia il y a, elle doit être la même pour tous. Dans ces conditions, et dans ces conditions seulement, si l’Algérie veut épouser l’obscurantisme, après avoir scellé un mariage avec la médiocrité, je m’y plierai.

Si on arrivait à appliquer cette fameuse charia selon ses règles strictes, que se passerait-il ? Le résultat est simple à comprendre et il sera le suivant : tout en coupant la main du petit voleur de Baraki, dans la banlieue d’Alger, il sera nécessaire, par exemple, esprit d'équité islamique oblige, de couper les deux mains de Saïd Bouteflika, le frère du squatteur de la présidence, si jamais les graves soupçons qui pèsent sur lui dans plusieurs affaires de clientélisme, de corruption et de passe-droits se révéleront exacts. Dans ce sillage, couper les mains de Chakib Khellil, l’ancien ministre de l’Énergie, deviendra chose inéluctable. Idem pour Noureddine Zerhouni. D’un autre côté, tout en amputant le petit voyou de Sidi Bel Abbès, il faudra, comme le précise la même fameuse charia, faire tomber à Oujda un mur sur le président de la République dont les mœurs sont loin de convenir au puritanisme local. On réservera un sort quasi similaire à Ben Bella qui est loin d’être au dessus de tout soupçon. Le chef d’État-major Gaïd Salah risque gros également. Ensuite, il faudra aller voir du côté de quelques officiers supérieurs du DRS (l’un d’eux est justement sous contrôle judiciaire), enquêter sur leurs pratiques contraires à la charia et appliquer sur eux les « lois divines ». Il ne faudra pas non plus oublier d’aller voir ce que font quelques ministres et autres hauts fonctionnaires avec des minettes qui ont parfois l’âge de leurs petits-enfants et toujours appliquer sur eux, là aussi, la même charia qui précise, je le crois, que celui qui est coupable de fornication doit recevoir une centaine de coups de fouet sur la place publique. J’imagine déjà la scène du côté de la place des Martyrs. J’imagine également, en cas d'application stricte et juste de la charia, un islamiste comme Abdelaziz Belkhadem pendu par les pieds pour les raisons qu’il connait et j’imagine le sort qui devra être réservé au général Tartag et celui que connaîtra la chargée de la déculturation, l’ex-féministe, Khalida Toumi et enfin, j'entends d'ici ce que doivent se dire, en lisant ces lignes, celles et ceux qui ont des choses à se reprocher.

Soyons sérieux, Messieurs les théologiens du dimanche, que resterait-il en Algérie, et notamment au sommet de l’État, si on devait couper les mains de tous les voleurs, de tous les trafiquants et de tous les magouilleurs, en somme de tous les délinquants ? Vous vous imaginez au moins que même quelqu’un comme Mohamed Megueddem, l’intriguant et néanmoins « chargé de mission » à la présidence, qui vient de revenir de La Mecque, devra se séparer des trois quarts de ses membres et notamment de sa langue, en raison du mal qu’il a fait durant sa longue carrière ?

Certes, la solution pourrait avoir des aspects positifs, il y aurait une société de cul de jatte et d’amputés, donc forcément plus d’invalides et moins de chômeurs, on aurait moins de terroristes, car il sera difficile, dans ces nouvelles conditions, d’appuyer sur la gâchette. Les femmes vont demeurer vierges et les éphèbes ne trouveront plus preneur. L’Algérie réalisera ainsi les rêves d’Abassi Madani et d’Abdelaziz Bouteflika.

Alors Messieurs les théologiens, charia pour tous ? Et à volonté ? Chiche !       

En ce qui me concerne, j’espère vous voir changer d’avis, car, s'il est vrai que Bouteflika est loin d'être un grand chef d’État, je crois qu’il préfère, lui-même, l’Enfer qu’il a créé au Paradis que vous nous promettez…

 

Pour lire l'article d'El Khabar (en arabe) : cliquez ici.

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Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 10:22

Couver BoutefPour se faire une idée des sujets abordés dans ce livre, ci-dessous le sommaire.

 

Sommaire


Avant-propos ..........................................................11
Un tour d’horizon ................................................... 29
I. Bouteflika et l’Algérie : Acte i .............................. 65
II. Bouteflika et l’Algérie : Acte ii ............................ 92
III. Bouteflika et les affaires étrangères .................. 140
IV. Bouteflika et les « affaires » ............................. 156
V. Bouteflika et l’armée ........................................ 186
VI. Bouteflika et l’Oncle Sam !.............................. 208
VII. Bouteflika et la France.................................... 213
VIII. Bouteflika et son « conseiller » ...................... 226
 

Conclusion ............................................................ 241

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 00:04

boutedsk.jpgEn France, on aime les puissants. C’est normal, ils sont beaux (enfin pas tous), riches, théoriquement intelligents et généralement ils détiennent le pouvoir. On les aime tellement qu’on est prêt  a priori à tout leur pardonner. Ils sont, de toute manière, en toute circonstance, « présumé innocent » et peuvent compter sur l’amitié indéfectible de toutes les stars médiatiques. On les aime d’ailleurs jusqu’au point de ne pas admettre qu’ils puissent être des justiciables comme vous et moi.

À la vérité, c’est là l’illustration qui montre qu’une très vieille France se réveille parfois, y compris à travers ceux qui, habituellement, nous parlent d’égalité devant la justice, de féminisme, de bienséance et j’en passe, pour nous expliquer qu’en réalité, lorsqu’une femme de chambre, d’origine africaine, habitant un quartier pauvre de New York poursuit, pour tentative de viol, un Directeur général du FMI, riche, puissant, célèbre et présidentiable, outre que ce dernier est évidemment « présumé innocent » (personne n’a le droit de remettre ce principe en question), l’accusatrice, elle, est, presque de facto, présumée coupable. Soyons clairs : ceux qui nous disent, depuis une semaine, qu’il ne faut pas « condamner » DSK, nous affirment, en filigrane, qu’au mieux, la femme de chambre serait une mythomane au pire le rouage d’une vaste machination orchestrée par les Chinois, le Parti socialiste, Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine. Personnellement, je trouve cette approche tout simplement lamentable. Et est d’autant plus lamentable quand ce sont des Bernard-Henry Lévy, des Jean-François Kahn ou des Jack Lang qui l’expriment, car, je n’oublie pas que ce sont là, des noms parmi d’autres, qui avaient plutôt tendance à nous expliquer le féminisme…Mais passons.

La situation du désormais ex-directeur général du FMI est pourtant simple. Dans tous les cas de figure, il y a un coupable et il y a une victime. Alors soit DSK a effectivement cherché à violer la jeune femme et il est coupable, soit celle-ci l’accuse à tort et c’est elle qui l’est. Or, même si la police a jugé utile d’arrêter DSK et même si le Procureur de New York estime qu’il dispose de suffisamment d’éléments pour le poursuivre et même si un jury populaire l’inculpe, certaines voix, toujours les mêmes, à l’évidence très mal inspirées sur ce coup, continuent de nous rappeler que « Dominique est présumé innocent ». Donc, disent-ils, certes sans le dire, c’est son accusatrice qui est présumé coupable. Elle n’aurait, par conséquent, pas le droit de bénéficier, à son tour, de la même présomption d’innocence. Forcément ! Nos grands clercs ont décidé que le traitement devrait être inéquitable. Lui Dominique, elle Naffissatou, lui riche, elle pauvre, lui, homme, elle, femme, lui blanc, elle noire, lui candidat à la candidature pour la présidence française, elle, tout au plus, candidate au syndicat des femmes de ménage, bref, lui en haut, elle, en bas. Lui dispose d’amis médiatiques qui savent que ça, ne n’est pas Dominique, elle, personne ne sait qu’elle n’est pas capable d’inventer une telle histoire. En effet, tout les sépare. DSK on le connaît et cela « ne lui ressemble pas. Il s’agit juste d’un séducteur, d’un jouisseur qui a parfois les mains baladeuses ». Rien de grave dans le pays de Jaurès. Par contre, elle, personne ne la connaît, mais comme elle est femme de chambre, pauvre et inconnue, ça lui ressemble d’accuser des hommes célèbres de tentative de viol. Voilà le raisonnement de ceux qui veulent d'une justice pour les copains et les coquins et d'une autre pour les inconnus et les sans grades…Mais passons

Rassurons-nous, il arrive que « la France d’en haut » ou qu’une partie d’entre elle protège les personnes d’origine africaine, issues de pays sous-développés. Oui rassurons-nous. Non je ne veux pas parler de ces Tunisiens et de ces Libyens de Lampedusa. Mon propos concerne ces autres africains : les plus puissants d’entre eux. C’est ainsi que la France intelligente n’a aucun mal à prendre la défense de certains « présumés innocents » lorsqu’ils sont dirigeants de pays africains ou arabes. On peut par exemple estimer qu’il est urgent de mettre hors d’état de nuire tout petit délinquant qui surgit ici ou là, mais qu’il est raisonnable de laisser Saïd Bouteflika, le frère du président algérien, pour ne citer que ce freluquet, disposer de biens à Paris, fruit de l’affairisme illégale et de la corruption endémique qui ronge l’Algérie. On peut se dire qu’il est normal, puisque « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde », qu’elle reçoive, chez elle, toutes les richesses du monde, y compris celles mal acquises. Aussi, un ministre algérien peut, de façon quasi naturelle, acheter des biens à Paris, y scolariser ses enfants et venir se soigner, réaliser des affaires avec tel ou tel milliardaire, mais il faut, en même temps, soupçonner tous ceux qui ne sont ni ministres ni généraux ni officiers de sous-préfectures de tentative d’immigration clandestine dès le moment où ils réclament un visa pour venir en France.

Tenez une illustration : cette semaine, le 19 mai, je devais, à l’invitation du Club arabe de la presse, faire une conférence autour de mon prochain livre Bouteflika, ses parrains et ses larbins. Cette rencontre qui devait avoir lieu au Centre d’accueil de la presse étrangère (CAPE), rattaché au ministère français des Affaires étrangères, a tout simplement été annulée. Le quai d’Orsay, institution connue pour ménager le chou et la chèvre et fidèle à la vieille tradition françafricaine, a estimé, sans même lire le livre, qu’il serait inopportun de laisser s’exprimer un auteur qui dénonce un régime corrompu, autoritaire et liberticide. Cela n’est pas grave puisqu’effectivement il y a d’autres espaces d’expression en France (heureusement !). J’aurais amplement l’occasion, en effet, durant les semaines et les mois à venir d'aborder le sujet. Toujours est-il qu’on ne peut s’empêcher de constater que le Quai d’Orsay juge que Bouteflika est de fait « présumé innocent » et que je serais de fait coupable d’avoir écrit un « livre polémiste ».

Un peu comme pour la femme de chambre, dénoncer les agissements d’un puissant est perçu parfois comme une faute lourde. DSK n’aura rien fait de grave nous dit-on même s’il est reconnu coupable. Il aurait voulu juste assouvir quelques fantasmes. Tout comme pour Bouteflika qui a violé la Constitution algérienne (en ce qui le concerne, c’est prouvé), il n’y a quand même pas mort d’homme. Les choses sont claires : quoi de plus naturel qu’un puissant qui cherche à transformer ses désirs en réalité.

Mais dans la vie, même pour ceux qui se croient invulnérables, dure est toujours la chute !

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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