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mohamed-sifaoui

Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 00:04

boutedsk.jpgEn France, on aime les puissants. C’est normal, ils sont beaux (enfin pas tous), riches, théoriquement intelligents et généralement ils détiennent le pouvoir. On les aime tellement qu’on est prêt  a priori à tout leur pardonner. Ils sont, de toute manière, en toute circonstance, « présumé innocent » et peuvent compter sur l’amitié indéfectible de toutes les stars médiatiques. On les aime d’ailleurs jusqu’au point de ne pas admettre qu’ils puissent être des justiciables comme vous et moi.

À la vérité, c’est là l’illustration qui montre qu’une très vieille France se réveille parfois, y compris à travers ceux qui, habituellement, nous parlent d’égalité devant la justice, de féminisme, de bienséance et j’en passe, pour nous expliquer qu’en réalité, lorsqu’une femme de chambre, d’origine africaine, habitant un quartier pauvre de New York poursuit, pour tentative de viol, un Directeur général du FMI, riche, puissant, célèbre et présidentiable, outre que ce dernier est évidemment « présumé innocent » (personne n’a le droit de remettre ce principe en question), l’accusatrice, elle, est, presque de facto, présumée coupable. Soyons clairs : ceux qui nous disent, depuis une semaine, qu’il ne faut pas « condamner » DSK, nous affirment, en filigrane, qu’au mieux, la femme de chambre serait une mythomane au pire le rouage d’une vaste machination orchestrée par les Chinois, le Parti socialiste, Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine. Personnellement, je trouve cette approche tout simplement lamentable. Et est d’autant plus lamentable quand ce sont des Bernard-Henry Lévy, des Jean-François Kahn ou des Jack Lang qui l’expriment, car, je n’oublie pas que ce sont là, des noms parmi d’autres, qui avaient plutôt tendance à nous expliquer le féminisme…Mais passons.

La situation du désormais ex-directeur général du FMI est pourtant simple. Dans tous les cas de figure, il y a un coupable et il y a une victime. Alors soit DSK a effectivement cherché à violer la jeune femme et il est coupable, soit celle-ci l’accuse à tort et c’est elle qui l’est. Or, même si la police a jugé utile d’arrêter DSK et même si le Procureur de New York estime qu’il dispose de suffisamment d’éléments pour le poursuivre et même si un jury populaire l’inculpe, certaines voix, toujours les mêmes, à l’évidence très mal inspirées sur ce coup, continuent de nous rappeler que « Dominique est présumé innocent ». Donc, disent-ils, certes sans le dire, c’est son accusatrice qui est présumé coupable. Elle n’aurait, par conséquent, pas le droit de bénéficier, à son tour, de la même présomption d’innocence. Forcément ! Nos grands clercs ont décidé que le traitement devrait être inéquitable. Lui Dominique, elle Naffissatou, lui riche, elle pauvre, lui, homme, elle, femme, lui blanc, elle noire, lui candidat à la candidature pour la présidence française, elle, tout au plus, candidate au syndicat des femmes de ménage, bref, lui en haut, elle, en bas. Lui dispose d’amis médiatiques qui savent que ça, ne n’est pas Dominique, elle, personne ne sait qu’elle n’est pas capable d’inventer une telle histoire. En effet, tout les sépare. DSK on le connaît et cela « ne lui ressemble pas. Il s’agit juste d’un séducteur, d’un jouisseur qui a parfois les mains baladeuses ». Rien de grave dans le pays de Jaurès. Par contre, elle, personne ne la connaît, mais comme elle est femme de chambre, pauvre et inconnue, ça lui ressemble d’accuser des hommes célèbres de tentative de viol. Voilà le raisonnement de ceux qui veulent d'une justice pour les copains et les coquins et d'une autre pour les inconnus et les sans grades…Mais passons

Rassurons-nous, il arrive que « la France d’en haut » ou qu’une partie d’entre elle protège les personnes d’origine africaine, issues de pays sous-développés. Oui rassurons-nous. Non je ne veux pas parler de ces Tunisiens et de ces Libyens de Lampedusa. Mon propos concerne ces autres africains : les plus puissants d’entre eux. C’est ainsi que la France intelligente n’a aucun mal à prendre la défense de certains « présumés innocents » lorsqu’ils sont dirigeants de pays africains ou arabes. On peut par exemple estimer qu’il est urgent de mettre hors d’état de nuire tout petit délinquant qui surgit ici ou là, mais qu’il est raisonnable de laisser Saïd Bouteflika, le frère du président algérien, pour ne citer que ce freluquet, disposer de biens à Paris, fruit de l’affairisme illégale et de la corruption endémique qui ronge l’Algérie. On peut se dire qu’il est normal, puisque « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde », qu’elle reçoive, chez elle, toutes les richesses du monde, y compris celles mal acquises. Aussi, un ministre algérien peut, de façon quasi naturelle, acheter des biens à Paris, y scolariser ses enfants et venir se soigner, réaliser des affaires avec tel ou tel milliardaire, mais il faut, en même temps, soupçonner tous ceux qui ne sont ni ministres ni généraux ni officiers de sous-préfectures de tentative d’immigration clandestine dès le moment où ils réclament un visa pour venir en France.

Tenez une illustration : cette semaine, le 19 mai, je devais, à l’invitation du Club arabe de la presse, faire une conférence autour de mon prochain livre Bouteflika, ses parrains et ses larbins. Cette rencontre qui devait avoir lieu au Centre d’accueil de la presse étrangère (CAPE), rattaché au ministère français des Affaires étrangères, a tout simplement été annulée. Le quai d’Orsay, institution connue pour ménager le chou et la chèvre et fidèle à la vieille tradition françafricaine, a estimé, sans même lire le livre, qu’il serait inopportun de laisser s’exprimer un auteur qui dénonce un régime corrompu, autoritaire et liberticide. Cela n’est pas grave puisqu’effectivement il y a d’autres espaces d’expression en France (heureusement !). J’aurais amplement l’occasion, en effet, durant les semaines et les mois à venir d'aborder le sujet. Toujours est-il qu’on ne peut s’empêcher de constater que le Quai d’Orsay juge que Bouteflika est de fait « présumé innocent » et que je serais de fait coupable d’avoir écrit un « livre polémiste ».

Un peu comme pour la femme de chambre, dénoncer les agissements d’un puissant est perçu parfois comme une faute lourde. DSK n’aura rien fait de grave nous dit-on même s’il est reconnu coupable. Il aurait voulu juste assouvir quelques fantasmes. Tout comme pour Bouteflika qui a violé la Constitution algérienne (en ce qui le concerne, c’est prouvé), il n’y a quand même pas mort d’homme. Les choses sont claires : quoi de plus naturel qu’un puissant qui cherche à transformer ses désirs en réalité.

Mais dans la vie, même pour ceux qui se croient invulnérables, dure est toujours la chute !

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 16:40

Couver Boutef

Lexique des principaux noms cités dans cet ouvrage (par ordre alphabétique).

 

Mohamed-Chérif Abbas (ministre des Anciens Moudjahidines et père de trois français).

Mohamed Abdelghani (ancien Chef du gouvernement).

Kamel Abderrahmane (général à la retraite).

Belaïd Abdesselam (ancien Chef du gouvernement).

Hocine Aït Ahmed (président du FFS).

Yasmina Aït Hamlat (ancienne présidente du Tribunal de Chéraga).

Sadek Aït Mesbah (général, ancien patron de la garde présidentielle).

Kheïr Allab (homme d’affaires et ex-gendre du général Smaïl Lamari).

Prosper Amouyal dit Messaoud (homme d’affaires ayant soutenu Bouteflika)

Saïd Barkat (ministre de l’Agriculture)

Abdelaziz Belkhadem (Islamiste de service et des services).

Ahmed Ben Bella (ancien président de la République).

Boubakeur Benbouzid (Éternel ministre de l’Éducation).

Mohamed Benchicou (Journaliste, écrivain persécuté par le pouvoir de Bouteflika).

Mohamed Bendimerad (général).

Chadli Bendjedid (ancien président de la République).

Ali Benflis (ancien Chef du gouvernement).

Abdelkader Bensalah (président du Sénat).

Amara Benyounès (ancien ministre de la Santé)

Ali Belhadj (Co-fondateur du FIS).

Krim Belkacem (homme politique assassiné par le pouvoir en 1970).

Larbi Belkheïr (ancien parrain de Bouteflika).

Omar Benabbou (ancien DAG à la présidence de la République).

Ahmed Bencherif (colonel, ancien patron de la Gendarmerie).

Abdelhak Benhamouda (ancien patron du syndicat UGTA, assassiné en 1997).

Mohamed Betchine (ancien patron des services de renseignement).

Dalil Boubakeur (Recteur de la mosquée de Paris).

Mohamed Boudiaf (ancien président de la République assassiné en 1992).

Raouf Boudjakdji (ancien bras droit de Bouteflika dans les années 1970).

Mohamed Boukharouba dit Houari Boumediène (Ancien président de la République).

Bachir Boumaza (ancien président du Sénat).

Abdelkader Bounekraf (ancien ministre de l’Habitat).

Mohamed Bouricha (ancien wali de Blida).

Abdelaziz Bouteflika (président de la République).

Saïd Bouteflika (Frère du président et, de manière informelle, président-bis).

Abdelkader Dehby (ancien ami de Bouteflika et témoin de son « mariage »).

Jacky Fleschen (homme d’affaires ayant soutenu Bouteflika).

Brahim Fodhil Chérif (général).

Ahmed Gaïd-Salah (général de corps d’armée, Chef d’État-major à l’ANP)

Mansouriah Ghezlaoui (Mère d’Abdelaziz Bouteflika).

Sid-Ahmed Ghozali (ancien chef du gouvernement).

Abdelmalek Guenaïzia (ministre délégué auprès du ministre de la Défense).

Abdelghani Hamel (général, patron de la DGSN).

Mouloud Hamrouche (ancien chef du gouvernement).

Louisa Hanoune (présidente du Parti des Travailleurs, alliée de Bouteflika).

Ali Haroun (Ancien ministre).

Rafik Hassani (Député RCD).

Hassan Hattab (ancien chef terroriste, aujourd’hui « repenti »).

Ghazi Hidouci (ancien ministre).

Ali Kafi (ancien président du HCE).

Yasmina Khadra (Directeur du Centre culturel algérien à Paris).

Abdallah Khalef dit Kasdi Merbah (ancien chef de la Sécurité militaire).

Moumène Khalifa (ancien Président du Groupe Khalifa).

Chakib Khellil (ancien ministre de l’Énergie).

Mohamed Khemisiti (ancien ministre des Affaires étrangères).

Ahmed Kherfi (général au sein du DRS).

Mohamed Khider (opposant algérien assassiné par le pouvoir en 1967).

Abdelkader Koudjiti (homme d’affaires ayant soutenu Bouteflika)

Réda Kouninef (homme d’affaires ayant soutenu Bouteflika)

Mejdoub Lakhal-Ayat (ancien chef de la Sécurité militaire).

Mohamed Lamari (général, ancien chef d’État-major de l’ANP).

Smaïl Lamari (général, ancien chef du contre-espionnage).

Abassi Madani (Ancien président du FIS, parti islamiste aujourd’hui dissous).

Ali Mecili (Opposant algérien assassiné par le pouvoir en 1987).

Ahmed Medeghri (Ancien ministre de l’Intérieur).

Mourad Medelci (ministre des Affaires étrangères).

Mohamed Mediène dit Toufik (général, chef du DRS).

Mohamed Megueddem (chargé de mission à la présidence de la République).

Mohamed Chérif Messaadia (ancien président du Sénat).

Abderrahmane Meziane Chérif (ancien consul général d’Algérie en France).

Smaïl Mimoune (Ministre du tourisme).

Tarek Mokrani (Sergent du GIS, devenu homme de paille et PDG de Sagem Algérie)

Khaled Nezzar (ancien ministre de la Défense).

Djamel Ould Abbas (ministre de la Santé)

Ahmed Ouyahia (Chef du gouvernement).

Abdelaziz Rahabi (ancien ministre de la Communication).

Abdellatif Rahal (Conseiller diplomatique de Bouteflika)

Chérif Rahmani (ministre de l’Aménagement).

Mokhtar Reguieg (Directeur du Protocole à la Présidence).

Bachir Rouïs (ancien ministre).

Saïd Sadi (Président du RCD).

Missoum Sbih (ambassadeur d’Algérie en France).

Abdelmadjid Sidi Saïd (Secrétaire général de l’UGTA).

Bouguerra Soltani (président du parti islamiste MSP).

Bachir Tartag (général au sein du DRS).

Abdelhamid Temmar (ancien ministre des Participations)

Mohamed Touati (général à la retraite).

Khalida Toumi (ex-démocrate, ex-féministe, ex-laïque, etc. ministre de la Culture).

Amal Triki (officiellement : épouse d’Abdelaziz Bouteflika).

Mohamed Salah Yahiaoui (ancien coordonnateur du FLN).

Abdelmalek Sassi (général).

Tahar Zbiri (ancien colonel de l’ALN).

Messaoud Zeghar (homme d’affaire et ami de Houari Boumediène).

Noureddine Zerhouni (ancien ministre de l’Intérieur).

Liamine Zeroual (ancien président de la République).

 

D’autres noms sont également cités, ceux de quelques responsables étrangers, de quelques proches de dirigeants algériens et enfin de quelques larbins du système Bouteflika.

 

Le deuxième volet de l’enquête que j’ai menée sera publié dans quelques mois dans un autre ouvrage qui est en voie de finalisation…D'autres rouages de ce système et d'autres noms seront également cités. Il n'y aura donc pas de jaloux.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 19:54

BenBella2.jpegIndécente ! Je ne trouve pas un autre adjectif pour qualifier la sortie médiatique de l’ancien président algérien Ahmed Ben Bella sur les colonnes de l’hebdomadaire Jeune Afrique.


Le chantre du pouvoir personnel, en éternel « calife de Bagdad », s’est érigé en donneur de leçons comme si l’âge était en soi un argument suffisant pour écrire (ou réécrire) l’Histoire, évaluer les hommes et les sociétés.

Mais en délivrant ses « bons » et ses « mauvais » points, sauf nous souligner le fait que ses parents étaient des « Marocains » (tout comme Abdelkader Bensalah, la tête de file au Sénat), Ahmed Ben Bella a oublié de nous préciser quel type de président était-il.

Tout comme Abdelaziz Bouteflika – son vieil adversaire et désormais protecteur -, Ben Bella est l’enfant illégitime de la crise de l’été 1962. Tout comme l’actuel squatteur du Palais d’El Mouradia, il fut, lui aussi, coopté au sommet du pouvoir, au mépris de l’avis du peuple.

Celui qui, aujourd’hui, fustige Habib Bourguiba, le despote éclairé, par animosité personnelle, omet de nous rappeler qu’il fut incapable de doter l’État algérien d’une Constitution moderne.

Au moment où l’ancien président tunisien consacrait la laïcité et les droits de la femme, lui, le mauvais élève de Nasser, rédigeait pour les Algériens un texte fondamental, inspiré principalement par Chaouli, son conseiller de l’époque, cadre de la confrérie des Frères musulmans.

On comprendra pourquoi la Tunisie qu’il dénigre a su éviter la dérive islamiste et pourquoi le peuple algérien a été jeté en pâture, aux derviches tourneurs et autres illuminés qui, de Abassi Madani à Bouguerra Soltani en passant par tous les poilus soufis ou salafistes d’Alger à Tamanrasset, ont, avec l’aval d’un pouvoir ultraconservateur et incompétent, voulu parachever la politique de déculturation et d’abêtissement de la société algérienne.

C’est sa doctrine (elle est aussi celle du clan d’Oujda), qui permet aujourd’hui a un Yacef Saadi d’injurier une vraie combattante comme Louisette Ighilahriz, crachant par là même sur la mémoire de toutes ces femmes, militantes de la première heure de la cause nationale et qui, pour la plupart, contrairement aux usurpateurs et falsificateurs de l’histoire, ne vivent que de leurs maigres économies et non pas sur le dos de l’État.

Ben Bella, le donneur de leçon, celui qui ose critiquer Mohamed Boudiaf (qui serait un « zéro sur le plan militaire ») se prend aussi pour un Che Guevara ou peut-être pour un Napoléon des temps modernes.

Certes, lorsqu'on a essayé de faire assassiner son propre ministre de la Défense (Houari Boumediène), quand on a donné naissance à une milice chargée de réprimer, d’arrêter, de torturer et d’exécuter les opposants, lorsque son seul fait d’armes se résume à quelques balles et plusieurs fléchettes verbales, ponctuées par un « emprisonnement » dans un château (celui d’Aulnoy), quand on reçoit le pouvoir sur un plateau, quand on fut incapable de prévoir un coup d’État, quand on a profité de la crédulité des femmes algériennes leur prenant leurs bijoux pour alimenter « la caisse de solidarité » et quand enfin, on a fait surveiller ses collaborateurs, ses ministres et ses colonels par les services de renseignement d’un État étranger (l’Égypte), on peut, en effet, s’autoproclamer Maréchal.

On le peut d’autant plus aisément aujourd’hui dans la République des copains et des coquins. Je parle du pays des frères Bouteflika and co.

La plus grande indécence du vieux raïs sera cette appréciation à propos des Algériens. Les diriger, ce ne serait pas « très facile », à en croire notre expert. Seraient-ils ingouvernables ? Voire.

Un peuple qui, au lendemain de l’accession à la souveraineté nationale, dit « non ! » aux luttes de clans et à la guerre fratricide à travers son célèbre sebaa snine barakat [sept ans de guerre, ça suffit !], un peuple qui accepte le zaïmisme et constate, quelques mois seulement après l’indépendance, le clientélisme érigé en un mode de gouvernance, un peuple qui s’est laissé déposséder de son identité, un peuple qui a subi les régimes antidémocratiques et liberticides, un peuple qui a résisté au terrorisme, cependant que les ingrédients ayant permis l’émergence de celui-ci ont été réunis, en partie, par les politiques désastreuses menées depuis l’indépendance, un peuple, dis-je, qui ne se révolte pas lorsque le sieur Ben Bella, passa six mois à Paris dans un hôtel de luxe lorsque sa défunte épouse se faisait soigner en France et ce, aux frais de l’État ; un peuple enfin qui voit, toujours sans se révolter, cette corruption devenue endémique qui ronge le pays des frères Bouteflika and co, cette gabegie, cette clochardisation, ces arrivistes et ces mafieux, ce peuple est-il vraiment aussi difficile ou aussi ingérable ?

L’ancien raïs avait, en réalité, un seul message à l’adresse des Algériens. Cherchant probablement à venir en aide au « petit frère » Abdelaziz Bouteflika qui observe sa fin de règne, il a voulu dire aux Algériens : « c’est de votre faute, vous ne méritez pas autre chose ».

C’est l’idée que cherchent à véhiculer en effet plusieurs caciques du régime, espérant ainsi décourager toute revendication à caractère démocratique. Ils sont en train de nous dire : « vous êtes un peuple d’ignares et de barbares, donc inaptes à la modernité et à la démocratie ».

Pour se donner bonne conscience, les Ben Bella, Bouteflika and co, ont toujours voulu infantiliser les Algériens. Il paraît que nous ne méritons pas autre chose que la matraque. Idée qu’ils sont arrivés à faire admettre à plusieurs pans de la société.

Oui ! La sortie médiatique de Ben Bella (et surtout son contenu) est d’une indécence rare, notamment en ces temps troubles. Ces hommes du passé et du passif, qui continuent de gérer notre gérontocratie, ne peuvent plus berner les Algériens.

Ben Bella, Bouteflika, Chadli et consorts appartiennent désormais à ce qu’il y a de plus triste dans l’Histoire de l’Algérie. Ils font partie de ceux qui ont dépossédé les Algériens de leur pays et ils sont les responsables de nos malheurs.

Alors de grâce ! Laissez-lui sa résidence d’État (avec piscine), payez-lui ses soins et sa tisane, achetez-lui des pyjamas, des Djellabas et des pantoufles, offrez-lui des vinyles d’Oum Kalthoum ou de Abdelwahab Doukkali et dites-lui de rester chez lui, de s’occuper de son jardin, mais surtout demandez-lui de se taire.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 11:42

Couver_Boutef2.jpeg Présentation de l'éditeur :

Abdelaziz Bouteflika est l’un des derniers représentants de cette génération qui a asservi l’Algérie au lieu de la servir.

Tel est le point de départ de ce pamphlet en forme d’enquête. Les conclusions de celle-ci sont implacables : l’actuel président symbolise la mentalité passéiste qui, consciemment ou non, a convaincu certains hauts dirigeants que l’Algérie appartenait de plein droit à ceux qui avaient milité pour son Indépendance.

Plus encore : des révélations majeures jettent une lumière trouble sur la vie et les oeuvres d’Abdelaziz Bouteflika et de quelques responsables politiques et militaires qui l’entourent.

Devant les turbulences que connaît le monde arabe, ce brûlot ne manquera pas d’éclairer le lecteur sur les mouvements qui agitent en ce moment l’Algérie et sur les luttes intestines qui fi ssurent l’homogénéité du régime.

Ce livre est un cri de colère envers le pouvoir algérien et d’amour envers les Algériens.
 

Mohamed Sifaoui est journaliste, écrivain et réalisateur. Spécialiste de l’islam politique et du monde arabe, il a exercé son métier en Algérie avant de s’exiler en France en 1999. Après avoir mené plusieurs investigations sur les réseaux terroristes, il a entamé, dès 2009, cette enquête sur le régime de Boutefl ika. Son dernier ouvrage, Al-Qaïda Maghreb islamique, le groupe terroriste qui menace la France, paru aux éditions Encre d’Orient, eut un retentissant écho médiatique.

Quatrieme_Boutef2.jpeg

 

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Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 23:59

BenLaden-couv2.jpg "Al-Qaïda survivra à Oussama Ben Laden"

 

Mohamed Sifaoui est journaliste, écrivain et réalisateur algérien. Auteur du livre "Al-Qaïda au Maghreb Islamique, le groupe terroriste qui menace la France", il est l'un des spécialistes qui connaît le mieux le réseau Al-Qaïda.

Il a aussi cosigné en 2009 une bande dessinée remarquée sur le chef d'Al-Qaida, "Ben Laden dévoilé". Interview.

 

Avez-vous été surpris par l'annonce de la mort de Ben Laden ?

Oui bien sûr. D'autant que j'ai été prévenu par un coup de téléphone très matinal. Toutefois, je n'ai guère été étonné d'apprendre qu'il avait été tué à proximité d'Islamabad, et non dans une zone tribale frontalière où on le disait terré. Souvenez-vous que l'ancien numéro trois d'Al-Qaïda, Khalid Cheikh Mohammed, cerveau désigné des attentats du 11 septembre, avait été arrêté en 2003, après une dénonciation, dans le quartier résidentiel de Rawalpindi, grande ville pakistanaise.

Pensez-vous que Ben Laden, dont la tête avait aussi été mise à prix, a été dénoncé ?

Même si l'état-major d'Al-Qaïda a longtemps bénéficié de complicités au Pakistan, c'est possible. Les Américains ont d'ailleurs avoué avoir travaillé sur la base d'informations recueillies en août dernier. Ils l'auraient localisé à la fin de l'année dernière. Ils ont donc pris le temps pour monter cette opération.

Et surtout pour évaluer les incidences politiques et sécuritaires de cette intervention, menée un an avant l'élection présidentielle américaine.

La mort de Ben Laden signe-t-elle la fin du terrorisme islamiste ?

Pas de tout, car le terrorisme islamiste a existé bien avant Oussama Ben Laden. Aussi, il lui survivra, comme le marxisme a survécu à Karl Marx.

Et d'Al Qaïda ?

Pas davantage. Car Al-Qaïda est déjà dirigé par de nouvelles têtes. À l'instar de l'idéologue égyptien Ayman Al-Zawahiri, actuellement en fuite et qui apparaît comme le nouvel homme fort de l'organisation.

On évoque déjà une probable réaction de sa part ou de l'un des membres de l'état-major d'Al-Qaïda pour venger Ben Laden.

Des représailles sont donc redoutées ?

On sait que les adeptes de Ben Laden sont déjà en train d'imaginer une riposte médiatique et politique. On craint dans les prochaines heures un premier attentat suicide au Pakistan qu'ils rendent co-responsable de cette opération, puis d'autres actions dans les pays occidentaux. Le niveau d'alerte a donc été rehaussé par les services de sécurité comme l'a annoncé la CIA.

Cette mort peut-elle avoir des incidences sur les otages détenus par l'Al Qaïda au Maghreb ?

Je ne pense pas qu'il puisse y avoir une incidence directe sur les otages français. Je ne vois pas l'utilité de l'AQMI de s'attaquer à "ses" otages qui sont retenus pour d'autres raisons. Toutefois, il faut rester prudent lorsqu'il y va de la vie de personnes détenues par des terroristes. N'oublions pas que nous avons affaire à des illuminés, à des gens qui ne sont pas dans une approche rationnelle. Et malheureusement, avec eux tout est possible.

Comment expliquez-vous les scènes de liesse aux États-Unis à l'annonce de la mort d'Oussama Ben Laden ?

C'est une réaction naturelle face au traumatisme qui a touché la société américaine, au lendemain des attentats du 11 septembre. Depuis dix ans, ils espéraient l'arrestation d'Oussama ben Laden, responsable de la mort de plusieurs centaines de personnes. Aussi quand Barak Obama a dit que "justice avait été faite", ils n'ont pas raté l'occasion de manifester leur joie.

N'aurait-il pas été préférable qu'il soit arrêté, jugé et condamné ?

Je pense qu'au regard du déroulé de l'opération, c'était l'objectif. Mais Ben Laden qui avait des gardes du corps très lourdement armés, a, semble-t-il, résisté. Maintenant, il est vrai que vivant, il aurait été l'objet de chantage d'Al-Qaïda pour obtenir sa libération. C'est une lecture que les Américains ont peut-être eue pour obtenir justice. D'autant qu'on sait tous que Ben Laden était loin de faire l'unanimité dans le monde musulman.
Interview réalisée par Zoé Cadiot
Source : L'Indépendant.
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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 12:31

Couv-copie-3.jpg

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 16:16

boutefrere.jpg La presse algérienne, nous le savons, a payé un lourd tribut durant les années 1990. Assassinés par les tueurs islamistes, les confrères, quelles que soient leurs orientations politiques et idéologiques, étaient à l’époque, avant tout, soucieux et jaloux de leur indépendance. Arracher cette dernière en faisant face à des fascistes sans foi ni loi d’un côté et devant un pouvoir qui continue de confondre information et désinformation ne fut pas tâche aisée.

Ces dernières années, alors qu’une grande partie de la presse a atteint un seuil de maturité, le pouvoir, sentant que les choses pouvaient lui échapper, a favorisé la naissance de nouveaux titres, arabophones et francophones, qu’il tente de contrôler à travers la manne publicitaire qu’il s'entête à distiller généreusement selon des critères subjectifs, tant et si bien que ce levier, c’en est un, est utilisé davantage pour récompenser les journaux les plus dociles, généralement dirigés par des maquignons qui ont fait du gain facile et de la propagande éhontée une vocation et un fonds de commerce. Si au moins ils répercutaient leurs gros bénéfices sur leurs salariés qu’ils entretiennent sciemment dans un état de précarité et de vulnérabilité. Mais c’est un autre sujet…

Naturellement, je ne généralise pas. Et sans corporatisme aucun, j’ai plutôt tendance à rendre hommage aux médias algériens dont la mission n’est guère aisée, y compris aujourd’hui. Sauf que dans chaque corporation, les brebis galeuses sont inévitables. Parmi celles-ci le journal arabophone Ennahar et son directeur Anis Rahmani.

Ce freluquet, zélé serviteur d’un foutriquet, lui-même, intrigant notoire et larbin de Said Bouteflika [frère du président] a lancé depuis quelques semaines une campagne de presse contre Said Sadi, leader du RCD et de certains organisateurs des marches pacifiques réclamant le changement. C’est en vérité ce qui me pousse à réagir aujourd’hui.

Le journal en question a osé faire une « révélation fracassante ». Au cours de son dernier séjour à Paris, Said Sadi aurait « déchiré son passeport en présence d’un responsable français du Quai d’Orsay ». Que diable ! Cette information farfelue et dont la nature n’a d’égale que l’incompétence des propagandistes de la présidence et leurs techniques de petits voyous est totalement mensongère.

Anis Rahmani, en piètre intriguant, n’a vraiment pas de chance. Et pour cause : j’ai longuement rencontré Said Sadi, que je connais depuis plusieurs années, lors de son passage à Paris. Honnêtement, il m'a davantage donné l'impression d'être inquiet pour l'avenir de l'Algérie que prêt à toutes les basses magouilles pour faire parler de lui. Il n'a eu de cesse d'ailleurs de fustiger les méthodes de voyous de certains zélés serviteurs du pouvoir qui, à l'évidence, ne reculent devant rien, en bons baltaguias qu'ils sont à l'image de notre plumitif. Ce dernier ne cesse, faut-il le préciser, de clamer qu'il serait intouchable, car, protégé par les "services"(dixit). Si les services sont tombés aussi bas et accordent du crédit à ce genre de baltagui de la presse, mais ou va donc l'Algérie ?

Je peux, cela étant dit, retracer fidèlement l'emploi du temps de Said Sadi et attester qu’il n’a ni déchiré son passeport [l’homme est loin d’être un excité] ni croisé de responsables français [il n'est venu que pour une campagne médiatique puisque les portes des médias lourds de son pays lui sont fermées depuis plusieurs années]. Primo, il n’avait aucun rendez-vous prévu avec un quelconque officiel. Et si Anis Rahmani avait un minimum d’honnêteté intellectuelle et s’il respectait la plus petite règle d’éthique, il aurait pu vérifier, auprès de l’ambassade de France à Alger ou alors en appelant le bureau de presse du Quai d’Orsay, avant de « balancer » n’importe quoi, uniquement pour plaire à ses maîtres. Le zélé serviteur de Said Bouteflika et de quelques officines proches des services aurait pu se rendre compte, par exemple, des attaques formulées par Said Sadi à l’encontre de Michèle Alliot Marie, cheftaine de la diplomatie française sur le plateau de LCI (voir la vidéo). Secundo, Said Sadi avait un plan médiatique tellement chargé qu’il lui était impossible de croiser y compris certains de ses militants. Entre mercredi et vendredi soir [durée de séjour de Sadi à Paris], le leader du RCD a du être transporté, plusieurs fois, en deux roues pour arriver à l’heure aux studios des différentes émissions auxquelles il était convié. C’est dire qu’il serait intéressant de voir si « le bien informé Anis Rahmani » peut demander à « ses sources tout aussi bien informées » de nous préciser quel jour et à quelle heure Sadi aurait rencontré ce fameux responsable du Quai d’Orsay et donc, déchiré son passeport comme un excité voulant se donner en spectacle. Tertio, le larbin du larbin de la présidence, peut-il nous expliquer, de manière rationnelle, quelles seraient les motivations de Said Sadi. Pourquoi aurait-il détruit son document de voyage pour ensuite se réveiller samedi à 4h du matin [il devait prendre le premier vol à destination d’Alger], aller à l’aéroport en compagnie du député Rafik Hassani, simuler une perte de passeport juste avant l’enregistrement, rater le vol, prendre un taxi pour le consulat, réclamer un laissez-passer auprès des autorités consulaires, pour enfin s’envoler à midi à destination de la capitale algérienne ? Ce fou furieux que serait devenu subitement Said Sadi aurait donc écrit tout un scénario de Bandes dessinées pour renverser le régime de Bouteflika.

Soyons cartésiens. Soit Said Sadi, le docteur en psychiatrie est fou. Auquel cas, il faut le laisser marcher comme tous les fous dans les rues d’Alger, un sac de Nespresso à la main, vêtements déchirés, yeux hagards, criant à tue-tête « donnez des pages de pub à Ennahar ! ». Soit c’est Anis Rahmani qui est fou derechef, auquel cas, il faudrait, au plus vite faire quelque chose, car il pourrait continuer à se dire journaliste et jouer le petit parasite au sein de la presse algérienne.

En vérité aucun des deux n’est fou. Le premier est un leader d’opposition : on peut être d’accord ou pas avec lui, mais dans le cas d’un désaccord il faudrait lui rétorquer des arguments politiques, le second, quant à lui, est un tout petit propagandiste, larbinisant la profession de journaliste. C’est une sorte de sous produit des années de plomb qui a oublié que Sadi résistait au terrorisme islamiste, assassin du peuple algérien, pendant que le frère de son mètre trente - que dis-je voyons ! -, de son maître... sirotait du Nespresso dans les palaces genevois. Amnésie quand tu nous tiens !

Sous produit, il l’est tellement qu’il est allé jusqu’à reprocher à Said Sadi d’avoir acheté à Paris des capsules Nespresso.  Voyez le niveau ! Je lui conseillerai d’aller faire les poubelles du RCD pour voir s’il n’y a aucune trace de foie gras et aucun signe d’un aliment à connotation occidentale ou d'une quelconque boisson à caractère subversif pouvant mettre en péril l'Etat algérien et ses institutions, car, nous le savons, les frères Bouteflika ne mangent peut-être pas ce qui est français, mais adorent la hrira marocaine. Eux, n’achètent pas français, pas assez bon pour eux, ils achètent le silence, font des affaires dans l’immobilier et couvrent les membres de leur clan qui ont trempé dans les affaires de la Sonatrach et de l’Autoroute est-ouest. Alors chiche, une fois n’est pas coutume, baissons le niveau pour être à la hauteur de ce cher Anis Rahmani et surtout pour être audible de ses semblables.

Évidemment les capsules de café, c’est beaucoup plus choquant que les appartements que possède, à Paris, Chérif Rahmani, son homonyme, néanmoins ministre de ses maîtres. Un Algérien démocrate qui achète du Nespresso à Paris est coupable d’une haute trahison surtout si, en plus, il a le malheur de perdre son  passeport. Une haute trahison [Anis Rahmani rappelle que Sadi devrait écoper de trois ans de prison], dis-je, contre tous les « bons patriotes » comme Anis Rahmani, sa famille et ses maîtres.  Le plumitif « bien informé », patriote par intérêt mercantile, ignore probablement le nom des ministres qui ont commandé, aux frais du contribuable algérien, auprès de restaurateurs et traiteurs parisiens foie gras, champagne, vins, huîtres et j’en passe durant les récentes fêtes de fin d’année. Anis Rahmani  qui était à Paris encore récemment n’a pas acheté de capsules Nespresso. Certainement pas ! Il ne boit pas de café, il boit la médiocrité de ses maîtres qu’il ressert d’ailleurs à ses lecteurs. Durant son passage en France, il aurait du s’offrir néanmoins une petite cure de culture et d’intelligence en allant faire un tour à la Fnac ou au théâtre, sinon acheter Le journalisme pour les nuls, car, il est au journalisme ce qu’Aliboron fut à l’art pictural.

Si je prends aujourd’hui la défense de Said Sadi, ce n’est pas parce que je serais un militant du RCD, tant s’en faut. Je prends d’ailleurs la défense de la vérité. J’ai l’habitude d’avoir des divergences avec le leader du parti démocrate, mais je n’apprécie guère la mauvaise foi et les attaques en dessous de la ceinture, digne de la Pravda. La malhonnêteté intellectuelle d’Anis Rahmani est, non seulement, sans limites et connue dans la profession en Algérie. Elle vient désormais de traverser la méditerranée. Avec son alter ego d’Echourouk, maquignon comme lui, il fut dénoncé récemment par plusieurs journalistes qui ont tenu à se démarquer du traitement inepte que réservent ces deux canards boiteux aux organisateurs des marches pour le changement. Même El-Moudjahid, jadis organe du FLN, n’avais jamais osé atteindre ce niveau de médiocrité. Ennahar est à l’image de ses maîtres. Leur objectif : abêtir le peuple et faire rayonner la médiocrité. Qu’ils se rassurent : le monde est en train de changer et l’Algérie aussi…

 

PS : Le petit maître à penser d'Anis Rahmani, je parle du vrai patron d'Ennahar n'est pas cité pour l'instant non pas, parce qu'il ne cesse de se réclamer d'une quelconque puissance institutionnelle, mais tout simplement parce qu'il mérite, lui, un traitment médiatique spécifique et classique qui dévoilera, le moment voulu, la réalité de ce triste personnage qui s'est illustré ces dernières années par des intrigues et magouilles cherchant à asservir la presse algérienne en laissant croire qu'il serait en "mission commandée". J'y reviendrai donc bientôt sur un tout autre support médiatique.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 02:15

bouteflika2.jpeg En Algérie, le changement est inéluctable ! La démocratie finira par s’imposer à la fois comme modèle de société et choix politique quoi que puissent en dire les tenants du conservatisme et de l’immobilisme. Au regard du contexte international, du bouillonnement sur la scène algérienne et de la fébrilité d’un pouvoir tétanisé par la panique, il est permis de penser que le président Abdelaziz Bouteflika n'ira pas au bout de son mandat. Il pourra évidemment s’accrocher à son fauteuil, gagner du temps, préparer une sortie honorable, négocier l’impunité pour ceux qui, dans son entourage direct, pillent les richesses du pays ou abusent des largesses que leur offre leur fonction non sans mépriser le peuple et ses aspirations légitimes, mais, disais-je, quoi qu'il fasse, il partira.

Reste qu’un choix se présente aujourd’hui devant le pouvoir algérien. Cette fameuse transition vers la démocratie, ce fameux day after, peut se faire sans heurts, sans morts, sans sang, sans larmes, sans une nouvelle tragédie et donc, intelligemment ou alors de manière sanglante, excessive ce qui offrirait, à nouveau, un triste spectacle de ce pays formidable qui recèle pourtant des atouts enviés par ses amis, jalousés par ses ennemis.

Dans tout le sens du terme, la balle est désormais dans le camp du pouvoir et au bout des canons de ses forces de sécurité. Ceux qui appellent au changement sont dans une démarche pacifique. Ils n'ont ni armes ni fusils à canon scié, ni lance-roquettes et ne comptent saccager aucun édifice public ou privé. Ceux qui appellent au changement ont leur voix, leur plume et leurs slogans. Des pieds pour marcher et des mains pour se protéger de la matraque. Si violence il y a, elle est du côté des forces de l'ordre déployés par dizaines de milliers pour faire face, dit-on, à quelques dizaines d’excités. Soyons sérieux ! Un pays qui se permet de laisser la rue à des millions d'Algériens, heureux après une qualification pour la coupe du monde de football, peut laisser également la rue à ces mêmes Algériens, ou à certains d'entre eux, qui réclament un changement démocratique. La rue n'appartient pas seulement à ceux qui scandent les slogans favorables à un pouvoir responsable de gabegie et de mauvaise gouvernance.

Quoi qu'il en soit, personne ne souhaite de dérapages et plusieurs indices qui méritent néanmoins confirmation montrent que l’institution militaire, ou à tout le moins plusieurs de ses hauts cadres, n’ont aucunement envie de se retrouver dans un face à face répressif et meurtrier avec la population. L'Armée qui doit redorer son blason terni après les émeutes de 1988 se doit d’ailleurs aujourd'hui de se déterminer comme la protectrice d'aspirations populaires légitimes, compréhensibles et conformes aux principes d'une République ouverte et d'un État qui se veut moderne.  Et les cris d’orfraie lancés par les séides d’un pouvoir finissant cherchant à faire barrage à la démocratie n’auront à terme aucune incidence. En tentant de faire croire à l’opinion algérienne et internationale qu’une marche pacifique, une revendication démocratique et un appel à une bonne gouvernance seraient incontestablement synonyme de chaos et d’une nouvelle guerre civile, les soutiens de Bouteflika – des trotskistes aux islamistes en passant par les conservateurs du RND et du FLN – usent et abusent de contrevérités et de propagande pour entretenir ce statu quo qui leur sied si bien. En vérité, la raison d’un tel positionnement est simple à comprendre : il n’est pas question ici d’idéologie ou de politique de leur part, mais de la préservation d’intérêts et de privilèges que peu de profiteurs et d’affairistes sont prêts à céder.

Les ministres, les députés et les partis voire les quelques militaires et autres entrepreneurs économiques qui soutiennent encore Bouteflika et qui ont, pour la plupart, construit leur vie en asservissant l’Algérie n’ont, en effet, aucunement envie de voir ce pays rencontrer son destin et aller vers une vraie démocratie qui impliquerait des contre-pouvoirs solides, une société civile adulte et non clientélisée, des médias libres, une justice indépendante et une opinion publique vigilante. Voilà ce qui fait peur en réalité aux tenants du conservatisme et de l’immobilisme. Rien d’autre !

Il faut être dupe ou ignorant pour croire un instant que le pouvoir algérien est convaincu de l’efficacité de son action. D’ailleurs a-t-il lui-même cru un jour dans ce qu’il a concocté pour les Algériens depuis l'indépendance ? Quel crédit accorder à des dirigeants qui ont mené l’Algérie dans une marche forcée vers l’arabisation et qui, en privé, ne s’expriment, pour la plupart, que dans la langue de Voltaire ? Pour certains y compris dans leur espace privé. Quelle crédibilité faut-il concéder à des responsables qui ne croient même pas dans la politique éducative qu’ils ont conçue, puisque l’école algérienne serait formidable pour les enfants du petit peuple, mais pas pour les leurs qu’on envoie se former à Paris, Londres, Montréal ou New York ? Quelle crédibilité possède encore un pouvoir qui n’a aucune confiance dans son propre système de santé, qui laisse ses hôpitaux pour les gueux et qui envoie ses représentants se faire soigner au premier bobo dans les hôpitaux français, suisses ou anglais ? Quelle crédibilité accorder à un pouvoir qui bloque toute ouverture du champ médiatique public et qui reste branché sur Al-Jazira, Canal Plus, France Télévisions ou CNN, cependant qu’en même temps nos jeunes naviguent via twitter et facebook ? Quelle crédibilité accorder aussi à un pouvoir dont les membres s’habillent chez Prada ou Cardin et qui encourage le peuple à s’habiller en voile et djellaba ? Quelle crédibilité accorder enfin à un pouvoir qui laissent les islamistes dicter leur "politique culturelle" et commandent à Paris les meilleurs crus, les meilleurs champagnes et les derniers CD. Sauf à penser que ce pouvoir considère que la modernité, que les Lumières, que la démocratie, que la liberté de conscience et j’en passe seraient bons pour les quelques privilégiés qui le forment et catastrophiques pour le peuple, je ne vois pas une explication rationnelle. Quoiqu’une pourrait venir à l’esprit : ce mépris (la fameuse hogra) dont se rendent responsables plusieurs dirigeants civils et militaires et qui peut s’analyser aussi par l’arrivisme des uns et la médiocrité des autres et certainement par l’incompétence des uns et des autres.

Mais je garde espoir. Bouteflika est fatigué, usé et sera de plus en plus esseulé politiquement comme le seront ses plus indéfectibles soutiens. Une nouvelle génération – je le sais – à l’intérieur du système, formée dans les grandes écoles, ouverte sur le monde et possédant toutes les compétences se doit aujourd’hui d’assumer ses responsabilités. Je ne suis pas dans une approche manichéenne qui me dicterait bêtement que tout ce qu'il y a à l'intérieur du système est à jeter et que tout ce qui est à l'extérieur de celui-ci serait systématiquement bon à prendre. Je sais bien que les ministères, les administrations, les institutions et les casernes comptent des cadres quadragénaires et quinquagénaires parmi les plus sincères, les plus compétents et les plus patriotes. Je sais aussi que certains « anciens » qui,  probablement, par peur ou par calculs, ou tout simplement par absence d’opportunité historique n’avaient jamais pu assumer leurs responsabilités, le feront aux côtés des plus jeunes, le jour où cela sera nécessaire. Et ce jour-là pointe du nez.

Il ne s’agit pas de monter les Algériens les uns contre les autres. Il ne s’agit pas non plus de fomenter des complots ou de créer la guerre civile. Ceux qui aspirent à la démocratie ne sont ni des terroristes ni des criminels. Ils ont l’Algérie chevillée au corps et aspirent à un autre modèle de société. J’appartiens à une génération et à un courant de pensée dont les membres veulent tout simplement vivre comme tout le monde sans avoir à s’installer à l’étranger, à se transformer en « sans-papiers », à se sentir humilié, car devenu « algérien errant ». J’appartiens à une génération et à un courant de pensée dont les membres veulent tout simplement que la méritocratie l’emporte sur le tribalisme et le régionalisme et que l’intelligence ne soit pas subordonnée à la médiocrité. J’appartiens à une génération et à un courant de pensée dont les membres ne veulent plus avoir à choisir entre le maquis du GIA et la cale du bateau pour s'évader en clandestin. J’appartiens à ces Algériens qui ne veulent ni corrompre ni être corrompus.

Il est évident que les choses se sont empirées durant ces vingt dernières années. Un jeu de cache cache avec les tueurs du Front islamique du salut (FIS) a débouché sur une guerre civile et la sortie de celle-ci s’est faite avec du replâtrage et sans la mise en œuvre d’un vrai projet de société. On a pardonné aux tueurs et, du coup, le pouvoir a érigé l’impunité – et non pas la réconciliation – en valeur essentielle tant et si bien que peu de terroristes ont payé pour leurs crimes et peu de corrompus de haut rang ont rendu des comptes. Et le pouvoir continue de faire une lecture erronée des réalités et préfère s'enfermer dans ses certitudes. Il y a même un déni des réalités et une absence totale de vision. Ministres et autres responsables tentent de minimiser l’importance de ce qui se passe aujourd’hui. En préférant opposer – volontairement ou pas – des consommateurs de drogues et des voyous à des manifestants pacifiques [Lors de la marche du 19 février, certains manifestants scandaient « nous voulons la gratuité du cannabis »], le pouvoir montre non seulement son véritable niveau, le caractère indigne de ses méthodes, mais surtout son incapacité à régler les problèmes politiquement. Et en brutalisant des manifestants pacifiques, le pouvoir montre également sa fragilité et conforte dans leurs convictions ceux qui veulent le changement. Et vite !

Bouteflika et son gouvernement font, par ailleurs, croire à l’opinion algérienne qu’ aucune revendication politique n’est formulée par les organisateurs des manifestations. Pensée inepte et propagande qui ferait rougir la Pravda. Évidemment qu’il y a revendications. Celles-ci sont claires. Les organisateurs de ces manifestations et ceux qui les soutiennent veulent :

-          La démission d’Abdelaziz Bouteflika et de son gouvernement.

-          La mise en place d’un gouvernement de transition composé de technocrates chargés de gérer les affaires courantes.

-          Le retrait de l’armée et des services de renseignements de la chose politique et permettre à l’institution militaire de se consacrer exclusivement à ses prérogatives constitutionnelles, veiller à l’intégrité territoriale, à la sécurité des Algériens, au respect de la Constitution par tous, lutter contre le terrorisme, pour ne citer que ces aspects.

-          Tenir des élections libres et démocratiques sous surveillance des instances internationales reconnues par l’Algérie.

-          Une révision constitutionnelle qui consacre le multipartisme, le caractère républicain de l’Algérie, la liberté de la presse et, de préférence, l’interdiction de faire de la religion un fonds de commerce politique, pour ne citer là aussi que ces aspects.

La réalité, me semble-t-il, est simple à comprendre. Beaucoup d’Algériens ne veulent plus que le pouvoir prenne en otage le peuple, les médias publics, les richesses du pays et fasse de la division, du régionalisme et du clientélisme un mode de gouvernance. Beaucoup d’Algériens ne veulent plus entendre parler de corruption, de passe-droits et d’abus de pouvoir. Beaucoup d’Algériens veulent vivre avec leur temps et n’acceptent pas des situations où un ministre – Chérif Rahmani pour le citer – ne daigne même pas s’expliquer devant l'opinion algérienne sur les moyens qui lui ont permis d’accéder, ainsi que son épouse à plusieurs propriétés en France (et ailleurs ?) alors qu’il vit officiellement avec un salaire de haut fonctionnaire depuis une vingtaine d’années au moment ou des citoyens vivent avec des salaires ou des retraites de misère. Beaucoup d’Algériens ne veulent plus justement de cette opacité, de ces injustices et réclament, non seulement une moralisation de la vie publique, mais aussi de la transparence. Beaucoup d’Algériens ne veulent plus se laisser manipuler par un pouvoir qui use et abuse de la rumeur, de la propagande ou de la désinformation pour endiguer toute contestation populaire.

J’anticipe sur la réaction de ces braves plumitifs qui sont chargés de répondre à de tels arguments, via les journaux ou le net, en abusant de l'injure et de la désinformation. Souvent « patriotes » par intérêt mercantile, généralement instrument de la mouvance islamo-conservatrice sinon petits larbins de ce qu’il y a de pire dans le kaki ou sous la casquette bleue voire amis d’arrivistes beaufs ou d’affairistes véreux, ils sont oublieux de l’histoire récente de l’Algérie et notamment de ses heures les plus sanglantes. On peut être d’accord ou pas avec un tel ou tel autre opposant. On peut apprécier ou pas les positions de tel ou tel autre intellectuel. Mais on n’a pas le droit d’oublier la position des uns et des autres lorsque l’État algérien jouait sa survie face à la furie islamo-terroriste dans un contexte d’isolement quasi total sur le plan diplomatique. La dignité ne devrait pas inciter ceux qui sont « patriotes » par intérêt mercantile, à défendre mordicus les silencieux d’hier qui erraient dans les salons des pays du Golfe ou dans ceux de Genève,  pour mieux cracher sur ceux qui appelaient à la résistance citoyenne devant l’infâme et sur ceux qui ont résisté aux égorgeurs de femmes et d’enfants durant les années 1990. La décence devrait leur enseigner que le patriotisme ne se résume pas à faire du béni oui-ouisme, chanter youp là là ou one two three, viva l’Algérie, par exemple, après la qualification d’une équipe de football, fut-elle, l’équipe nationale, le patriotisme, dis-je, c’est surtout s’émouvoir, pleurer et connaître des nuits blanches lorsque des concitoyens s’immolent par désespoir pendant que d’autres font les poubelles pour se nourrir et nourrir leurs enfants. Ce n’est là ni un phénomène de mode, envié aux Tunisiens ou aux Égyptiens ni le comportement d'enfants gâtés qui en s'immolant feraient les intéressants, mais une aspiration légitime à une vie digne.

Bouteflika et ses hommes comprendront-ils l’enjeu ? Finiront-ils par mettre l’intérêt national au-dessus de leurs petites ambitions personnelles et de leurs égoïsmes ? Ont-ils compris que la "légitimité historique" doit enfin céder sa place à la légitimité démocratique ? Je l’espère pour eux, car l’Histoire sera désormais le témoin de ce que nous allons vivre dans les jours, les semaines et les mois à venir…Et au lieu de s'enfermer dans leurs certitudes, ils devraient méditer sur le sort de Ben Ali qui se meurt comme un chien loin de son pays et sur celui de Moubarak, honni par tout un peuple. A bon entendeur salut !

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 10:45

 

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Jeudi 30 septembre 2010 4 30 /09 /Sep /2010 08:49

cover AQMI

Présentation de l'éditeur : "Mohamed Sifaoui, l’auteur de cette minutieuse enquête nous parle d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), cette organisation, liée à Oussama Ben Laden et qui a, en juillet 2010, entre autres actions terroristes, lâchement assassiné Michel Germaneau, un ressortissant français âgé de 78 ans. Richement documenté, ce travail d’investigation raconte, dans le détail, l’évolution du terrorisme algérien au cours des trente dernières années.
Rarement une enquête journalistique aura été aussi complète tout en nous éclairant sur les dangers qui menacent notre sécurité. Ce livre, qui fait froid dans le dos, est une véritable plongée dans la galaxie d’AQMI et ses ramifications européennes. Le groupe ne cesse de menacer la France et plusieurs autres pays occidentaux, il est donc nécessaire de mieux le connaître et cerner ses motivations. Qui sont les chefs d’AQMI ? Quels sont leurs liens avec Oussama Ben Laden ? Comment recrutent-ils ? sont autant de questions, parmi d’autres, auxquelles répond cet ouvrage.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 17:43

L’association UD Stop Racisme 87 / SOS Racisme 87 tient à préciser qu’elle a déposé une plainte auprès du Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Limoges contre X pour incitation à la haine raciale suite à la manifestation qui a eu lieu le vendredi 17 septembre, Place de la Motte, à Limoges. Cette plainte vise l’auteur inconnu d’un « prêche » violent, antisémite, antirépublicain et injurieux. L’association tient à rappeler que l'incitation à la haine raciale est le fait, par des discours, des écrits ou par tout autre moyen, de pousser d'autres personnes à modifier leur comportement vers du racisme. A la suite des déclarations publiques d’un individu se réclamant du Mouvement Sirât Alizza - qui s’était déjà tristement illustré à l’occasion d’une action « anti-juive » au Mac Donald de Beaubreuil - de nombreux débordements racistes ont été écrits sur certains forums internet, notamment sur celui du Populaire du Centre. Cette situation est inadmissible et l’auteur à l’origine de ces débordements doit être poursuivi car si on laisse dire, on laissera faire.
Notre association tient également à préciser que l’on ne peut accepter la confusion sémantique entre les termes antisémitisme et islamophobie entretenue par certains. L’antisémitisme est le nom donné à la discrimination, l'hostilité ou les préjugés à l'encontre des Juifs. L’islamophobie est un concept introduit en Europe par des groupes islamistes après avoir été initialement employé pendant la révolution iranienne par l'ayatollah Khomeiny pour désigner le blasphème envers l'islam. Ce terme est d’ailleurs toujours utilisé par le régime iranien pour condamner toute production artistique jugée blasphématoire. Le concept de diffamation des religions donc d’islamophobie répond à des objectifs politiques qui limitent par essence la liberté d'expression.
Notre association républicaine continuera donc à lutter contre toutes les formes de racisme et de discriminations pour qu’enfin « le vivre ensemble » puisse être la seule alternative à ceux qui prônent un certain communautarisme qui voudrait négocier des droits séparés en fonction de prétendues origines ethniques ou religieuses. Nous continuerons à lutter pour que vive notre République Laïque, Une et Indivisible.
Le Bureau de SOS Racisme 87

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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 22:23

Une mystérieuse vidéo circule depuis 24 heures. Elle montre l'exécution de sang-froid de six civils par des éléments de l'armée pakistanaise, à en croire le commentaire qui l'accompagne. Les victimes seraient des Pakistanais, des habitants de la région de Swat.

Attention âmes sensibles s'abstenir ! Les images sont insoutenables. Elles montrent un crime contre toutes les conventions internationales et les Droits de l'homme. Nous ne savons qui sont les personnes exécutées, mais il faut impérativement médiatiser cette affaire afin d'obtenir des explications claires de la part des autorités pakistanaises et une réaction des instances internationales. Faute de quoi, ce sont les islamistes qui instrumentaliseront cette exécution.


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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 08:38

Mgr Gaillot vs Zemmour & Naulleau [ITW] ONPC 180910 Ruquier

 


En cette rentrée 2010, le drôle d'oiseau continue de pousser sa ritournelle. Dans sa dernière sortie, il ose accuser Mgr Gaillot de connivence avec l'islam. Voilà un religieux  (et Dieu seul sait que je n'ai pas une haute opinion de ces derniers en général), mais voilà un religieux engagé dans tous les combats qui feraient honneur à tout être humain, à tout démocrate et à tout Français. Mais ce n'est pas suffisant pour trouver grâce aux yeux de notre Zemmour national. Il ose qualifier Mgr Gaillot d'"idiot utile de l'islam". Un comble ! L'idiot utile de l'extrême droite et de tous les courants xénophobes qui s'est approprié l'idéologie dont furent vicitmes ses propres ancêtres, ose parler d'idiots utiles. Justement, dans "Eric Zemmour, une supercherie française",  j'ai rappelé que même ceux qui se sont distingués à travers des discours à connotation antisémite lui rendent désormais hommage.

Extraits : "...les sorties d’Éric Zemmour ne sont pas anodines et sans conséquences. L’idiot-utile est soutenu y compris par des partisans des thèses racialistes voire antisémites. C’est le cas de Pierre Vial, un activiste notoirement connu au sein de l’extrême droite, qui écrivait sur le site de son mouvement : « Il [Éric Zemmour] a le grand mérite d’énoncer sans complexe quelques vérités simples concernant l’immigration-invasion ». Plus loin il rappelle comment le journaliste décrit la France dans son roman intitulé Petit frère : « Un pays d’Arabes et de Noirs. Des millions et des millions. Ils tirent la France vers le bas. Avec eux, on devient un pays du tiersmonde.Les Français ont peur d’eux. Ils n’osent plus rien leur dire ». Il est évident qu’un militant d’extrême-droite ne peut que se reconnaître dans cette prose zemmourienne. Cela dit, Pierre Vial, en bon adepte des thèses racistes et antisémites ne manquera pas d’écorcher Zemmour pour – probablement – rester fidèle à ses « principes ». Il ajoutera en effet : « Ficelle assez grosse, qu’a raison de pointer du doigt Henry de Lesquen : “Zemmour est la sucrette qui fait passer le poison de l’idéologie dominante. (…) Il est devenu une « icône » pour la droite de la droite, pour une foule de braves gens qui s’imaginent sans doute que le salut vient encore aujourd’hui des juifs, comme il y a 2 000 ans”. Qui en profite ? »… Pierre Vial conclura son texte en y insérant cette précision qui devrait faire réfléchir tous les Juifs de droite qui se reconnaissent dans les visées de l’extrême droite : « Soyons bien clairs : est évidente, indiscutable, impérative la nécessité de lutter par tous les moyens contre l’invasion-immigration et nous mettons toute notre énergie dans ce combat pour l’identité et la survie des peuples européens. Mais en étant lucides. Et donc en refusant de nous laisser piéger et manipuler pour servir de troupes d’appoint pour la défense des intérêts juifs, c’est-à-dire une cause qui, légitimement, est celle des Juifs mais qui n’est donc pas la nôtre. »

 

J'espère que ce dernier passage fera réfléchir ceux qui, par aveuglement communautariste apportent leur soutien à un journaliste d'extrême droite qui continue de débiter ses insanités y compris sur le service public.

 

PS : Je serai ce lundi entre 10h00 et midi l'invité de l'émission les Grandes Gueules sur RMC Info pour parler, entre autres, d'Eric Zemmour, une supercherie française.

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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 20:54

Touche_Pas.jpeg

Pour dire votre rejet à la xénophobie ambiante et pour dire votre attachement aux valeurs de la République, venez nombreux ce 19 septembre 2010 au meeting concert organisé, au théatre du chatelet, par SOS Racisme, le quotidien Libération et le site la Règle du jeu.

 

Et n'hésitez pas à rejoindre les signataires de la pétition "Touche pas à ma Nation". En cinq jours, plus de 60.000 personnes l'ont déjà signé : http://www.touchepasamanation.com/

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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 14:56

cover AQMI

Présentation de l'éditeur : "Mohamed Sifaoui, l’auteur de cette minutieuse enquête nous parle d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), cette organisation, liée à Oussama Ben Laden et qui a, en juillet 2010, entre autres actions terroristes, lâchement assassiné Michel Germaneau, un ressortissant français âgé de 78 ans. Richement documenté, ce travail d’investigation raconte, dans le détail, l’évolution du terrorisme algérien au cours des trente dernières années.
Rarement une enquête journalistique aura été aussi complète tout en nous éclairant sur les dangers qui menacent notre sécurité. Ce livre, qui fait froid dans le dos, est une véritable plongée dans la galaxie d’AQMI et ses ramifications européennes. Le groupe ne cesse de menacer la France et plusieurs autres pays occidentaux, il est donc nécessaire de mieux le connaître et cerner ses motivations. Qui sont les chefs d’AQMI ? Quels sont leurs liens avec Oussama Ben Laden ? Comment recrutent-ils ? sont autant de questions, parmi d’autres, auxquelles répond cet ouvrage.

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Mardi 14 septembre 2010 2 14 /09 /Sep /2010 00:12

Échange avec Nicole Bacharan sur des questions d'actualité dans l'émission "Revu et corrigé" du 11 septembre 2010, animée par Paul Amar. (France 5)

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Dimanche 12 septembre 2010 7 12 /09 /Sep /2010 10:39

CouvUn livre sur Eric Zemmour ? On devait déjà supporter les livres de Zemmour… Alors ? Excès d’honneur ? Le pamphlet fort argumenté de Mohamed Sifaoui montre que l’exercice n’est pas vain. Eric Zemmour est un phénomène de télé et de radio. Selon une rhétorique désormais obsessionnelle, il pourfend les conformistes, les «bien-pensants» et le «politiquement correct». Devant tous les micros et toutes les caméras, il clame qu’on l’empêche de parler, qu’on censure «les vérités qui dérangent». Et que dit-il ? Qu’il y a en France trop d’Arabes et de Noirs, que l’invasion est en cours, que la France doit rester la France, que les races existent, que la délinquance est d’origine étrangère, que Pétain a été mal compris, que la gauche ne dit que des bêtises et que les antiracistes sont nuisibles.

De bonnes grosses affirmations, sommaires et péremptoires, qui se donnent l’apparence trompeuse de l’évidence. Pourquoi s’en soucier ? Parce que dans ces nouveaux forums que sont les émissions «d’info-tainment» (Ruquier, Ardisson…), Zemmour est une star, abondamment discutée et relayée sur le Net. Polémiste fiévreux, bretteur fragile et...Lire la suite sur le site de Libération en cliquant ici

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Samedi 11 septembre 2010 6 11 /09 /Sep /2010 21:22

Ma participation au documentaire de J-P Lepers avec Jonathan Halimi diffusé sur France 4 le 10/09/2010. A voir en intégralité sur le site de la Télé Libre.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui - Communauté : Laïcité
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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 14:07

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Présentation de l'éditeur :

 

«Éric Zemmour est une supercherie ! Intellectuellement parlant, il s’est fait passer et on le fait passer pour ce qu’il n’est pas : un penseur, un historien, un politiste. Une ferveur d’autodidacte triomphant aux jeux télévisés, des emballements de lessiveuse à citations, un culot monstre tiennent lieu des qualités réelles… Il est une supercherie française : seule une certaine déliquescence morale et culturelle, seul un état d’incapacité chronique de la société française à se réformer sans tout ce luxe inutile de crispations identitaires, de remugles corporatistes, seul enfin ce bon vieux malaise français auquel on n’échappe qu’en de courts moments de grâce expliquent le phénomène. Il faut que la cuisine hexagonale soit décidément un peu crapoteuse pour qu’on retrouve ainsi, en 2010, du zemmour dans tous les sujets. »

 

Un pamphlet, mais plus qu’un pamphlet. Usant de l’ironie et de la dérision qu’appellent les assertions et ridicules zemmouriens, Mohamed Sifaoui débusque, avec tout le sérieux de l’enquêteur qui s’est infligé un examen attentif de la quasi totalité de la production du publiciste, la pensée réactionnaire telle qu’elle se camoufle sous son nouveau plumage médiatique. Il assume ainsi, avec tous les risques que cela comporte, une mission de salubrité intellectuelle et morale qui tardait à être accomplie : au-delà du cas Zemmour, ce livre offre une contribution importante à la déconstruction des thématiques qui sont les armes d’une entreprise globale de dévitalisation et de parasitage rétrogrades de notre société.

 

Journaliste, documentariste et écrivain engagé pour la défense de la laïcité, Mohamed Sifaoui s’est consacré, durant sa carrière, au décryptage des menées islamistes. Il s’exprime, à travers ce pamphlet, sur la pensée d’Éric Zemmour et sur d’autres thèmes qui lui tiennent à cœur : les idées réactionnaires, les racismes, les extrêmes-droites et il apporte un regard sans complaisance sur la France de Sarkozy.

 

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Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /Juin /2010 09:21

Voir la vidéo.

Voir la vidéo sur le site de RTL Belgique :

Voir la vidéo et la lire la critique sur le site de l'émission Studio BD :
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