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Le Blog de Mohamed Sifaoui






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La République a parlé : l’apéro dit « géant » organisé par les xénophobes est interdit ! La bonne décision est enfin tombée et c’est tant mieux…La raison est
simple : il s’agissait d’un apéro gênant.
Les « organisateurs » de cette inutile provocation, bête et méchante comme ses initiateurs, peuvent donc continuer à s’exciter sur le net en dégustant tranquillement leur petite saucisse et leur petit pinard derrière leur petit écran. Avec les goûts qui sont les leurs, espérons seulement qu’ils sauront, choisir la bonne charcuterie, le bon cru et surtout, les apprécier…Parce qu’il y a saucisse et saucisse, pinard et pinard ; comme il y a laïque et laïque. Je le répète depuis une année : les contributeurs de "Riposte Laique" sont à la laïcité ce qu’est l’égout au bain moussant. Un titre, notamment quand il est usurpé, n’a jamais fait le produit. Et de ce point de vue, il est clair, que Riposte Laïque et leurs amis xénophobes sont loin de figurer parmi les AOC des militants laïques voire anti-islamistes. Par contre, ils sont désormais en bonne place sur la liste des défenseurs d’une France rance. Il faut vraiment avoir faim de haine pour aller partager avec eux ne serait-ce un bout de baguette.
L’apéro dit « géant » que ces groupuscules d’hurluberlus voulaient organiser sous le titre franchouillard « saucisse – pinard » dans le 18e arrondissement n’avait en réalité rien à envier aux autres apéros géants organisés chaque vendredi sous le thème « Allah Akbar ! » par des groupuscules islamistes.
Les uns veulent occuper l’espace public avec leurs bottes en cuir, leur moustache de beauf, le béret de la haine et de la xénophobie sur la tête (à ne pas confondre avec le béret des résistants ou avec le bonnet phrygien) pour provoquer ceux qui squattent illégalement, chaque semaine, l’espace public vêtu de leurs kamis, djellabas et autre tchador (à ne pas confondre avec les musulmans laïques ou simples pratiquants qui ont tout à fait le droit de respecter leur culte s’ils se soumettent préalablement à toutes les lois de la république).
En réalité, ni les uns ni les autres ne représentent ni ne sont la France. Ils sont à celle-ci ce que fut Pierre Laval à l’honneur de la République ou ce que fut un esclavagiste à la Déclaration universelle des droits de l’homme. Les deux se ressemblent tellement que seul un esprit faible et manichéen se sentirait obligé de choisir entre la peste de l’extrême droite et le choléra de l’islamisme. Donc, il ne s’agit même pas de prendre position pour ou contre une initiative qui tentait d’instrumentaliser l’une des heures les plus glorieuses de l’histoire de France – l’appel du 18 juin - pour essayer de rallier, à une cause qui était perdue d’avance, car puante, les vrais républicains et les militants laïques qui ont toujours vomi ceux qui manipulent la laïcité pour faire passer les idéologies les plus haineuses.
Riposte laïque, ce bric à broc virtuel composé de frustrés, d’extrémistes et de xénophobes voulait faire l’intéressant. Il continuera. Probablement ! Chaque société possède ces imbéciles et la France, de ce point de vue, n’a jamais été en reste. Ce site internet est définitivement et clairement marqué sous le label « extrême droite ». Comme tout paumé, les membres qui forment ce groupuscule veulent exister. Heureusement que la Toile est là pour recueillir leur prose nauséabonde qui tant dans sa forme que dans les idées qu’elle véhicule n’aurait trouvé de place, dans le meilleur des cas, que dans une corbeille à papiers. Mais passons…
La rue Myrha parlons-en… J’ai dénoncé, dès 2002, dans un livre intitulé « La France malade de l’islamisme » l’occupation illicite de l’espace public dans le 18e arrondissement par les hordes islamistes qui se sont incontestablement approprié une partie du quartier et notamment les jours de prières…En 2003, après l’infiltration que j’avais faite au cœur d’une cellule terroriste qui était à l’époque active en région parisienne, j’avais alors non seulement clairement condamné le discours salafiste qui était distillé tant dans les mosquées situées rue Myrha et Polonceau, mais également dans celle de la rue Jean-Pierre Timbaud, mais aussi j’avais tiré la sonnette d’alarme, là aussi, sur la question de l’occupation de l’espace public en filmant des séquences, y compris en caméra cachée pour montrer l’absurdité de la situation…Les pouvoirs publics ont choisi la politique de l’autruche. C’est dire que vous imaginez, comme l’écrivent les guignols de l’extrême droite, que je suis un affreux islamo-gauchiste, idiot utile de tous les intégristes qui naturellement ne vont pas tarder à m’ériger une statue à Téhéran ou à La Mecque pour me remercier de la complaisance que je cesse d’afficher à leur égard depuis plus de vingt ans…
C’est pour rappeler aussi que lorsque j’avais commencé à dénoncer publiquement le fascisme islamiste, en 1987 (les écrits restent), Pierre Cassen, tous ses amis xénophobes et ses petits Mohamed de poche, voire les membres de l’extrême droite juive qui se sont joints à lui et qui s’agitent aujourd’hui, étaient alors joyeusement occupés à déguster des saucissons de mauvaise qualité et à boire du pinard bouchonné… Le Pierre Cassen, jadis gauchiste qui s’est métamorphosé en l’espace de deux ou trois ans en fidèle compagnon des fascistes a découvert l’islamisme probablement sur le tard, au sortir d’un bistrot ou lors d’un après-midi de septembre 2001 pendant que les deux tours jumelles s’effondraient devant des milliards de téléspectateurs…
Tout ceci aussi pour rappeler que la légitimité de Riposte Laïque dans la lutte contre l’islamisme est très relative. Mais surtout, précisons pourquoi il fallait s’opposer à cette initiative débile, digne d’une cour de récréation. Primo, si l’occupation des rues représente incontestablement un trouble à l’ordre public (et les autorités ont obligation d’intervenir), l’organisation de cet « apéro géant » était elle aussi, au regard du contexte, un autre trouble à l’ordre public. Or, lorsque l’on se dit démocrate, lorsqu’on prétend défendre la république, on ne répond jamais à un trouble à l’ordre public en organisant un autre trouble à l’ordre public. Sinon, ce n’est pas la République, c’est l’anarchie. Deuxio, quand on est opposé à l’islamisme, il ne s’agit pas de réagir à une pulsion, de titiller une passion, il faut faire travailler ses neurones, substance qui fait cruellement défaut à Cassen, au Mohamed de poche, à l’autre, le petit propagandiste de Netanyahu qu’est Landau alias Lurçat, et consorts. Donc quand on est pourfendeur de l’islamisme, on ne lui donne pas ce qu’il recherche : la confrontation. On ne va pas sur son terrain. On ne tombe pas dans son piège en chantant. On ne le nourrit pas en se goinfrant de saucissons et en se remplissant la panse de pinard en fredonnant des chansons aveyronnaises. Lorsqu’on est républicain, on consulte des avocats, on signe des pétitions, on prend des rendez-vous avec le maire et le préfet, on introduit une action en justice, on interpelle les politiques, on créé des pages sur Facebook, on écrit des articles, on fait des communiqués, on alerte la presse, on organise des débats de sensibilisation, bref ; on fait ce que ferait tout démocrate soucieux de l’intérêt général qui mène son combat de manière civilisée, mais surtout intelligente, on puise son inspiration dans les principes républicains et non pas chez les excités du bloc identitaire. Les fascistes abreuvés de l’idéologie salafiste, certes actifs en France même s’ils représentent une minorité ne rêvent que d’une chose : avoir face à eux des xénophobes et des nationalistes alimentés de l’idéologie maurassienne. C’est ainsi, en se victimisant qu’ils savent recruter, endoctriner et séduire. Voilà aussi pourquoi la riposte à cet apéro xénophobe devait être portée par des associations antiracistes comme SOS Racisme ou par des intellectuels laïques et républicains comme Caroline Fourest et non par des islamistes ou par leurs alliés. Tertio, quand on voit les groupuscules qui avaient appelé à cet apéro dit « géant », on a envie de prendre un mouchoir et de se boucher le nez. Dans ce ramassis, il y avait de l’antisémite, de l’homophobe, du frontiste, du xénophobe, du beauf, de l’écolophobe, du sexiste, de l’intégriste catho, bref, tout ce qu’il y a de plus sympathique sous le ciel de Paris. Je pense que tout ce petit monde souhaite se créer une âme de « résistant ». Ils veulent se faire peur. Je me demande combien d’entre eux auraient rejoint le général de Gaulle en 1940 ? Naturellement mon questionnement restera à jamais sans réponse.
Mais de quelle résistance parle-t-on ? La première des indécences consiste à comparer un apéro « saucisse pinard » à la résistance qui avait bravé les nazis. De Gaulle peut en effet se retourner dans sa tombe. Pierre Cassen serait devenu une sorte de Jean Moulin des temps modernes et son petit Mohamed de poche (grand spécialiste de l’islam, de la saucisse et du pinard), un avatar de spahi marocain venu à la rescousse. Je le concède, il y a de quoi se marrer avec Riposte Laïque qui peut désormais continuer à envoyer ses messages codés sur Facebook. Ce sera du style : « les cochons parlent aux cochonnes » sinon « Le petit Mohamed vient de couper sa petit saucisse, je répète : Le petit Mohamed vient de couper sa petit saucisse » !
Oui il est préférable parfois de rire de ces gens-là…
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Cela fait plusieurs mois que j’attire l’attention des lecteurs sur la dérive tranquille et joyeuse vers l’extrême droite des membres du site haineux
« Riposte Laïque ». Certains esprits affutés, en fins analystes des discours extrémistes ont très vite compris ; d’autres, attachés à la maxime voltairienne (je ne suis pas
d’accord avec vous, mais…), même s’ils ne partageaient pas les thèses exprimées par ce site internet ont mis un peu plus de temps pour réaliser que j’avais raison et m’ont fait savoir
dernièrement qu’ils avaient définitivement pris leurs distances avec les animateurs et contributeurs de ce blog xénophobe. Les derniers (et il n’est jamais trop tard pour bien faire) viennent de
se rendre compte que l’approche simpliste et caricaturale de « Riposte Laïque » s’inscrivait effectivement dans un positionnement clairement à l’extrême droite. Faisons-leur un peu de
pub, ils ont en besoin : le 18 juin (et comment ! On vous dit que ces hurluberlus se disent "résistants" !) ils vont non pas à Londres, mais dans le 18e pour un apéro géant
saucisse pinard (Ah dommage, je m’y serais rendu si les organisateurs étaient des gens respectables…). Oui parce que parmi les initiateurs de ce « projet », il y a outre les xénophobes
de "Riposte Laïque", également les racistes du bloc identitaires qui écrivent sur leur site pour confirmer cette prévisible union : « Le rapprochement effectué autour de ce pique-nique
festif et convivial, entre le Bloc identitaire, Riposte laïque, les Jeunes pour la France, Résistance républicaine, les jeunes du Projet Apache, Terroirs parisiens et de nombreux cercles,
associations et organisations dont la participation sera annoncée prochainement, doit être le signal que, au-delà des divergences, il est possible de réaliser, enfin, l’«union sacrée » pour
empêcher que la France ne devienne terre d’islam ». Yallah !
Les deux derniers numéros de « Riposte Laïque », ce torchon virtuel xénophobe, qui généralement offre une tribune à ce qu’il y a de plus puant sur le net comme pensée et pseudo-idéologues, ont fini par ouvrir les yeux aux retardataires. Pour cause, outre le fait que ce ramassis d’écrivaillons, de journalistes autoproclamés et autres philosophaillons distille sans cesse son fiel en direction, non pas de l’islam ou des islamistes, mais des musulmans, il a attiré ses semblables ici ou là qui se recrutent dans l’univers parfois haineux du Net et des associations (des coquilles vides le plus souvent) qui renferment les excités de la « France blanche et chrétienne » ou les soi-disant « bouffeurs de curés » qui, en réalité, ne sont même plus capables de « bouffer » des pâtes… C’est tout au plus s’ils peuvent encore se ronger les ongles derrière leurs écrans.
Et c’est ainsi, comme je l’expliquais dans mes deux derniers billets, que ce bric à broc qui compte y compris quelques militants et sympathisants du Front national a été rejoint (cherchez la cohérence) par un petit fasciste de l’ultra-sionisme néanmoins fondateur de la Ligue de défense juive (LDJ) qui vient confirmer ce que je redoutais : une jonction entre la (nouvelle) extrême droite française et l’extrême droite juive…Les deux courants ont mis de côté leurs divergences historiques et ont commencé à se liguer, depuis quelque temps déjà, autour de la notion absurde de « l’ennemi commun » : les musulmans !
La guerre des religions peut donc reprendre. Ces gens-là rêvent de croisades où ils enverraient non pas leurs propres enfants, non pas eux-mêmes (ils sont trop lâches), mais les enfants des autres. Eux, leur bataille, elle ne peut se faire qu’ici, enfin là, oui là derrière l’écran de l’ordinateur. C’est dire que certes, passez-moi l’expression, ça ne pisse pas très loin, mais ça a une capacité de nuisance qui est similaire à celle du moustique. Ce qu’ils font et ce qu’ils clament, consiste uniquement à piquer le « vivre ensemble » et à distiller le venin de la xénophobie. Entre ces détraqués de la pensée et les islamistes englués dans leur obscurantisme, on peut penser que la fête au village est pour bientôt…
Pierre Itshak Lurçat qui signe ses livres et ses articles du nom de Paul Landau, ultra-sioniste notoirement et
défavorablement connu dans la « communauté juive » est un petit idéologue de la haine « anti-musulmane ». Vivant entre les États-Unis, la France et Israël, il agit comme
propagandiste (de très petite envergure) en faveur de la politique de Netanyahu et de Liberman. Certains amis très respectés au sein de la communauté juive, qui le considère globalement comme un
« petit excité », m’avaient alerté sur son cas depuis déjà un moment, c’est ainsi que j’ai pu découvrir le personnage !
Sous ses airs de père de famille tranquille, j’avais décidé, par l’intermédiaire d’un ami qui est connecté avec lui sur le réseau social Facebook, d’en savoir plus sur la démarche de l’individu et sur sa pensée. Je m’attendais à tout, sauf aux monstruosités que j’allais trouver. En réalité, on tombe de haut quand on découvre le vrai discours de l’écrivaillon. Facebook sur lequel j’ai passé quelques mois m’a permis en effet de constater ce phénomène assez surprenant où certaines personnes (une minorité assez importante) « se lâchent », non pas comme on se lâcherait dans un bistrot ou dans une fête entre amis. Non ! Parce que les « amis » sont le plus souvent virtuels. On s’y lâche vulgairement comme on pourrait se laisser aller dans une rame de métro. Non pas pour chanter ou faire de la musique. Non pas pour faire rire ou dialoguer. Non ! Pierre Lurçat (ou si vous préférez Paul Landau) et certains de ses amis se lâchent pour mieux vomir leur haine, leur fiel, leur détestation de l’autre. Ils ressemblent davantage à de petits nazillons qu’à des gens respectables…
Quelques exemples…
Le 25 février 2010, Pierre Lurçat alias Paul Landau commence par chercher à diaboliser l’essayiste Caroline
Fourest qui avait « osé » publier sur les colonnes du Monde une chronique dans laquelle elle critiquait la politique de Benjamin Natantyahu. Usant parfois de propos homophobes,
le pseudo journaliste tente de la faire passer pour une antisémite sectaire. Il écrira : « elle déteste encore plus Israël et les Juifs qui ne sont pas de gauche »…Simplisme poussé
à l’extrême puisque Caroline Fourest que je connais parfaitement est simplement critique – et c’est son droit le plus absolu et le droit de tout observateur et citoyen – à l’égard de la politique
menée par l’actuel gouvernement israélien. Technique connue, les islamistes utilisent le chantage au "racisme" et les ultra-sioniste celui de l'antisémitisme". Les uns pour bloquer toute critique
à l'égard de leur idéologie totalitaire, les autre pour interdire tout débat sur la politique menée par le gouvernement israélien. C'est ainsi qu'on tente d'amalgamer, dans ce cas précis, une
militante antraciste qui est connue pour ses convictions et un vulgaire antisémite qui va cacher sa haine du juif derrière ces postures à la mode qu'on nomme "antisionisme". Or, ce n'est ni le
cas de Caroline Fourest ni le mien, tant s'en faut.
Récemment, Lurçat me réservera le « même sort ». Sur les colonnes de « Riposte Laïque », cet extrémiste, juif
ultra-sioniste, tentera de me désigner à la vindicte comme un « ennemi d’Israël » (Rien que cela !). Technique habituelle. La politique israélienne « pas touche ! »
et surtout pas au Dieu BIBI et à son prophète Liberman. L’extrême droite juive comme toutes les extrêmes droites n’aime pas la critique ni la contradiction. C’est du niveau « Tu es avec moi
ou contre moi ! » ; un « allié ou un ennemi » ; un « bon ou un méchant ». Quand on lit Landau, on se rend compte, en effet, que le dévot béotien ne peut
comprendre autre chose que les dialogues des westerns spaghettis. Écrivain dites-vous ? Allons voir de plus près…
Évidemment, comme tous les militants des extrêmes droites ultra-nationalistes, ces gens-là ont pour essence la haine. Et pour preuve une certaine Tamara C., pourtant mère de quatre enfants, juive pratiquante et en apparence tranquille, aveuglée, elle aussi, par son ultra sionisme, elle est de ceux qui ont un activisme effréné sur Facebook en faveur de Netanyahu et consorts. Elle ira dans l’un de ses commentaires jusqu’à me souhaiter la mort (Merci ! Un point sur lequel cette dame, enfin cette extrémiste rejoint beaucoup d’islamistes). Le 4 juin, elle écrira, en effet, en réaction (voir photo) à l’article qui m’est consacré par Paul Landau : « Qu'il crève! Lui et toute sa race!! »…À comprendre moi et tous les Arabes voire tous les musulmans…Et ces gens-là évidemment prétendent être différents des islamistes…Bien sûr ! La seule différence doit se situer autour de l’accoutrement, quoi que !
De plus, comme tout militant d’extrême-droite qui se respecte (il vaut mieux ne pas les respecter) Pierre Lurçat alias Paul
Landau fustige aussi violemment des personnes de sa « communauté », la majorité des juifs de France, les démocrates, les laïques et les républicains ont prennent généralement pour leur
grade. Surtout lorsque « fait aggravant », ils sont de gauche et antiraciste. L’avocat Patrick Klugman, pourtant défenseur de la « cause israélienne » ancien président de
l’UEJF, aujourd’hui membre du CRIF ne trouve pas non plus grâce aux yeux de l’excité Pierre Lurçat.
« QUI METTRA UNE CLAQUE A CE PETIT PALTOQUET DE KLUGMAN? », s’écria-t-il quand l’avocat rejoindra les signataires du JCall qui critiquent la politique du gouvernement israélien. Un autre appel à la violence qui ne manquera pas de faire réagir les amis facebokeurs de Landau. « Une bonne tarte ! », s’exclame le journaliste, au « cyanure », répliquera l’un de ses contacts. Lurçat qui saluera un rassemblement organisé par la LDJ au moment de la polémique sur l’affaire de « la flottille », s’écrira : « ET MERDE AU CRIF!!! »…
Élie Barnavi, pourtant ancien ambassadeur d’Israël en France, homme respecté et modéré, possédant évidemment ce que Lurçat n'aura jamais : l'intelligence et
la plume, se fait lui aussi injurier par le freluquet en des termes orduriers (voir photo) C’est dire…
Tous ces contradicteurs sont ainsi injuriés à longueur de journée dans une symphonie haineuse menée par le chœur des
hystériques ultra-sionistes. Appel à la détestation parfois à la violence, vulgarité, racisme anti-arabe, propos mensongers, diabolisant les uns et les autres, Pierre Lurçat va-t-il continuer à
tromper son monde, lui le petit voyou, la petite frappe, tapie derrière son écran d’ordinateur, et se faire passer pour ce qu’il n’est pas Paul Landau : un respectable
journaliste ?
Alors ? « Riposte laïque » et leurs amis de grands humanistes ? Vraiment ?
À suivre…
Les partisans de la haine se déchaînent sur la Toile. D’un côté, des islamistes baignant toujours dans leur obscurantisme crasse, encouragés par des idéologues extrémistes,
sournois et calculateurs, revigorés de surcroît par la désormais « affaire de la flottille », image offerte généreusement par un gouvernement israélien au dessous de tout ne sachant ni
communiquer correctement ni même mentir intelligemment vivant sur le mythe d’une « puissance militaire infaillible » (qui ne cesse de montrer ses limites devant les guerres asymétriques
qui lui sont proposées) et sur ce sentiment si malsain d’une diplomatie (dirigé par un voyou) qui n’a de compte à rendre à personne ; et de l’autre, des fanatiques du sionisme, ultras
nationalistes, zélés serviteurs d’une extrême droite (dont je parlais déjà dans le précédent article) se nourrissant d’un autre fanatisme, celui de ces islamistes qu’ils prétendent
combattre.
Sur le Net, les deux sont des adeptes du langage ordurier, des méthodes de propagande les plus viles. Aveuglés par leur haine respective, ils ne se rendent même plus compte qu’ils sont, eux-mêmes, les pires ennemis des « causes » qu’ils prétendent défendre. Oui ! Il faut les renvoyer dos à dos. Ils ne sont pas ennemis l’un pour l’autre ; ils sont les uns et les autres les ennemis de la démocratie, des droits de l’homme, de l’universalité, de la fraternité. Oui ! L’extrémisme d’où qu’il s’exprime est un ennemi de l’humanité. Il n’y a qu’à voir comment les uns parlent des autres, quels mots ils utilisent, quelles rhétoriques et quelle haine ils propagent pour comprendre que leurs techniques sont semblables. Elles passent par la déshumanisation du contradicteur, y compris quand il fait partie de son propre « camp ». Les islamistes n’hésitent pas à m’injurier ainsi que tous ceux qui tentent de « calmer le jeu », cependant que cette extrême droite juive traite Élie Barnavi ou Bernard-Henri Lévy de tous les noms parce qu’ils ont osé dire honnêtement ce qu’ils pensent de ce gouvernement. Tous ceux qui appellent à la paix et qui, d’un côté dénoncent les terroristes du Hamas, ou de l’autre, l’aveuglement de Netanyahu et de son extrême droite, sont voués aux gémonies de l’enfer.
Le Pierre Lurçat (qui signe courageusement ses écrits dans « Riposte Laïque » et ailleurs sous le nom de Paul Landau) fait partie de ceux-là. Ce garçon, aujourd’hui père de famille, fut l’un des fondateurs de la Ligue de Défense juive en France. Passant du Bétar au Tagar, il n’a eu de cesse de vouloir prouver, y compris en chauffant les esprits, son « amour » pour son « Israël » comme si l’amour qu’on éprouve pour un pays était mesurable au niveau de haine qu’on est capable de déverser en direction des autres.
Lurçat est un petit mec. Il agit notamment sur les forums communautaires et autres médias ethnocentrés qui partagent ses points de vue excessifs – que dis-je ? Plutôt extrémistes – en se faisant passer pour un journaliste cependant qu’il n’est qu’un tout petit propagandiste utilisé par ceux qui ne sont guère en quête d’informations, mais à la recherche des discours qu’ils aiment entendre. Et ce petit mec, avec ses petites combines et à l’image du gouvernement israélien qu’il cherche à défendre mordicus. La bêtise est devenue décidément une doctrine pour lui et pour certains va-t-en-guerre. Pour se donner une respectabilité, le petit mec écrivit un tout petit livre, grand par le volume insignifiant par la pensée, sur l’islamiste suisse Tariq Ramadan. Je ne redirai pas ici ce que je pense de ce dernier. Il suffirait au lecteur qui l’ignore de parcourir ce blog pour se faire une idée. Par contre, je veux quand même soulever – dans un but de clarification – la différence qui existe entre des Lurçat et des personnes telles Caroline Fourest ou moi-même quand elles s’expriment au sujet de l’islamisme.
Quand le petit propagandiste écrit sur le prédicateur suisse, adepte de la pensée rétrograde des « Frères musulmans », il n’écrit pas pour dénoncer l’islamiste, mais le musulman qu’il est. Par contre, lorsque je condamne le discours de Tariq Ramadan, ce n’est pas le croyant d’origine égyptienne qui m’intéresse, c’est l’idéologue diffusant une pensée intégriste que je réprouve, et je sais que Caroline Fourest est dans une démarche similaire. Son action – contrairement à Lurçat – n’est pas nourrie de la haine du musulman, mais de son attachement à des principes démocratiques et universels et de son rejet de l'intégriste, de l'extrémiste, de l'infâme.
Voilà où se situe la ligne de fracture idéologique entre des gens comme nous, défenseurs sincères et convaincus de l’universalité des valeurs, pensant encore que le vivre ensemble n’est pas une utopie et des Pierre Lurçat et ses amis de Riposte laïque qui sont eux dans l’ultranationalisme et la xénophobie endossant au passage toutes les incohérences. Ces derniers en effet, aveuglés par leur haine du musulman sont prêts à accepter une sodomie intellectuelle. Surtout Pierre Lurçat. Et pour preuve ! L’une des plus grandes contradictions, la plus notable, la plus invraisemblable est celle qui permet à l’écrivaillon, pourtant avocaillon autoproclamé du sionisme, de s’accommoder d’un groupuscule qui, d’une, ne cache pas son attrait pour Marine Le Pen (connue pour être une grande partisane d’Israël) et qui, de deux, fréquente les nazillons français tels Serge Ayoub, fondateur des skinheads parisiens (lui aussi réputé pour son amour d’Israël et des juifs)…Allez comprendre quelque chose…Pour assouvir sa haine du musulman, Lurçat est prêt à cracher sur la mémoire de ses ancêtres. Qui est l’ennemi d’Israël ? Lui ou moi ? Qui est l’ennemi des juifs ? Celui qui propage la haine (sur un site qui donne la parole, y compris à des membres du FN) ou celui qui critique Benjamin Netanyahu, sans complaisance, tout en restant attaché à ses principes antiracistes ?
Parce que oui ! Et je le crierai, s’il le faut, aux islamistes de France et de Navarre comme à ceux de Gaza. Il y a deux questions qui ne sont pour moi ni négociables ni discutables : la nécessaire lutte contre l’antisémitisme et contre tous les racistes et le droit à l’existence d’Israël aux côtés d’un État palestinien à ériger nécessairement. Quoi que puisse en dire les colons et quoi que puisse en penser les concepteurs de nouvelles colonies.
Je crois que les choses sont claires. Elles l’ont d’ailleurs toujours été. Que chacun tire ses conclusions…Mais qu’on arrête de grâce ce terrorisme intellectuel, ces intimidations d’un côté comme d’un autre parce que rien, jamais, personne ne m’empêchera d’exprimer mes opinions qui, elles, ne seront jamais nourries de haine. Jamais ! Parce que la haine, comme le disait Alphone Daudet, c'est la colère des faibles...
Demain sinon les jours suivants, je reviendrai sur le cas de Pierre Lurçat alias Paul Landau et sur celui de Riposte Laïque.
Lorsqu’un tout petit « journaliste » (admettons qu’il le soit vraiment) se prétendant également « avocat » (s’il en est un, c’est qu’il doit être tout aussi petit) est
nourri par la haine et le nationalisme pro-israélien d’extrême droite ; quand un tel énergumène observe le conflit israélo-palestinien tel un chauvin supporteur de football, cela donne lieu
à un article me dénigrant, publié par le tout petit site xénophobe « Riposte Laïque ». Ce groupuscule,
composé de bric et de broc, et dont les colonnes sont remplies de fiel par le raté et le médiocre, offre la possibilité à un zélateur, défenseur autoproclamé de l’extrême droite israélienne et de
Netanyahu, de me désigner, avec Caroline Fourest, Bernard-Henri Lévy et autres initiateurs du JCall (dont je suis signataire) parmi les « ennemis
d’Israël ».
Depuis plusieurs mois, j’ai commencé à observer une intéressante jonction entre une nouvelle extrême droite européenne et l’extrême droite juive. Les « grands esprits » se rejoignent pour faire de petites choses. En Europe, ce nouveau courant haineux est incarné par le xénophobe néerlandais Geert Wilders. En France, ce sont des hurluberlus de la xénophobie qui matérialisent cette jonction. Ils forment un chœur de frustrés dont la mélodie ressemble, à plus d’un titre, à celle d’une Marine Le Pen. Les pseudo-libertaires tentent de reconstruire l’hymen du racisme et sortir une version numérisée de l’hymne xénophobe et pour rendre l’affreux plus beau, ils l’enrobent d’une pseudo défense de la laïcité.
C’est au nom de « l’ennemi principal » (l’islam et les musulmans) que toutes les divergences sont mises de côté. Pour eux, nulle différence entre islamistes et musulmans. Par conséquent tous les raccourcis et tous les simplismes sont permis. Ainsi une certaine extrême droite française espère-t-elle s’accorder désormais avec l’extrême droite pro-israélienne. On prétend défendre la laïcité cependant qu’on s’attaque aux « étrangers », et notamment aux musulmans, on soutient l’affiche raciste du Front national en se présentant comme « politiquement incorrect », on fustige tous les musulmans pratiquants en se drapant sous la burqa du « bouffeur de curés », on délivre une parole haineuse, stigmatisant au passage le brun et le basané, sondant les cœurs du croyant et de l’athée et j’en passe. Enfin, on l’aura compris, « Riposte laïque » est à la laïcité, ce que l’égout est au bain moussant. Et l’extrême droite pro-israélienne est aux principes démocratiques ce qu’est le roquet excité à une exposition de cristal.
Un certain Paul Landau, contributeur de ce site vient d’apporter justement la confirmation de cette nouvelle orientation idéologique chez certains partisans de Netanyahu qui s’accommodent allégrement de l’extrême droite européenne (officiellement non antisémite) au nom de la célèbre et néanmoins idiote maxime qui laisse croire que « l’ennemi de mon ennemi est mon ami ». Mais nous le savions, l’intelligence n’a jamais été une vertu prisée par les extrémistes, les xénophobes et autres racistes.
Le Paul Landau en question avait déjà attaqué Caroline Fourest, la traitant quasiment de vendue à l’islamisme (il fallait oser !) à la suite d’une chronique critiquant le même Netanyahu qui, c’est le moins qu’on puisse dire, est loin d’être un modèle en matière de respect des valeurs universelles.
Mais le dénigrement et la diabolisation sont des points communs qui rassemblent les extrémistes. Et comment ! Quand les islamistes vous accusent d’être un « vendu aux sionistes », les xénophobes et autres Natanyahuphiles vous accusent d’être un « vendu aux islamistes ». L’éternel ping pong entre deux extrêmes qui se nourrissent. L’hurluberlu, petit journaliste, écrivaillon de très petite envergure, contributeur d’un petit site xénophobe n’est en plus qu’un tout petit courageux tout comme son maître.
Il ne signe même pas ses diatribes de son nom. Eh oui, comme l’avait rappelé Caroline Fourest, Paul Landau est le pseudonyme de Pierre Lurçat, l’un des cofondateurs de la Ligue de défense juive en France… Une organisation extrémiste, à droite du Bétar. Ce qui situe son bonhomme, comme le rappelle l'essayiste.
Petit Pierre a grandi et est devenu le petit Paul. N’étant probablement plus capable de faire le coup de main, il se venge, à travers le Net notamment, contre tous ceux qui oseraient une critique à l’égard de ses seigneurs : Netanyahu et l’extrême droite israélienne…En dénigrant, injuriant et diabolisant, il se donne l’impression de faire partie des troupes spéciales de Tsahal. Notre héros peut-être applaudi par la galerie ultra-nationaliste. Sa petite « branlette intellectuelle » peut effectivement faire jouir les frustrés et faire jaser tous ceux dont la bouche est située à l’extrémité du rectum…
Le comble, c’est que le journaleux zélé défenseur d’un État mi-théocratique vient nous faire une leçon en laïcité. Quand il écrit, ce n’est pas en tant que français ou européen, mais en sa qualité d’Israélien, osons au passage des « Notre premier ministre » et « notre président » pour évoquer Netanyahu ou Pérès. Et pourtant, tel un curé (ou rabbin ?), il se fait donneur de leçons en intégration républicaine sur un site qui en fait de même. En ce qui me concerne, « Mon premier ministre » s’appelle François Fillon et « Mon président » que je me permets d’ailleurs de critiquer régulièrement, sans être taxé « d’ennemi de la France » a pour nom Nicolas Sarkozy. Même celui-ci a précisé d’ailleurs qu’il fallait que Netanyahu grandisse en affirmant que les hommes politiques de la région devaient se transformer en « hommes d’État »…ce qui n’est pas demain la veille.
Mais quelle mouche a donc piqué le freluquet pour oser m’accuser d’être un « ennemi d’Israël » ? Un attentat ? Non ! Une simple chronique, un billet d’humeur. Oh ! Les esprits des extrémistes se crispent dès que s’exprime un avis critique visant leurs maîtres. Le sacré aurait-il été bafoué ? Le crime de lèse-majesté s'est-il matérialisé ? Au diable la liberté d’expression. Dès que leur petite « chapelle » est concernée, ces xénophobes et ces racistes se métamorphosent en Ayatollahs, étrangement semblables à ceux qu’ils prétendent honnir : les islamistes. Oui parce que le Landau-Lurçat écrit et parle comme un petit terroriste (intellectuel) venant au secours d’un Premier Ministre qui est critiqué, y compris chez lui. Oui parce que ne tombons pas dans le piège : Le Landau-Lurçat n’est guère représentatif des élites israéliennes, tant s’en faut. Et il n’y a aucun amalgame à faire entre cette toute petite brebis galeuse et la communauté juive européenne. Il est juste un parangon insignifiant d’un courant extrémiste qui est, certes, assez agissant tant en Israël qu’en Europe, mais qui, à ne pas s’y méprendre, existe davantage par son pet que par sa parole.
Le texte de Landau/Lurçat est pathétique à l’image de son auteur. Il ne me reconnaît un courage que lorsque je critique les islamistes, mais notre foutriquet me fait entrer au panthéon des lâches dès que j’exprime une opinion sur le petit Netanyahu. Il se dévoile et dévoile son site. Il fait partie de ces gens qui pensaient, en raison d’un petit esprit manichéen, qu’ils eussent en face d’eux un « arabe de service » et qui viennent tout simplement de se rendre compte (mieux vaut tard que jamais) qu’ils avaient à faire à un esprit libre. Eh oui ! Un « arabe » peut l’être aussi. Parfois beaucoup plus libre qu’un tout petit israélien d’extrême droite…
Et pour convaincre et s’en convaincre, il use et abuse des qualificatifs les plus crispants : « revirements idéologiques spectaculaires » (la dieudonisation de mon esprit serait donc en marche), « le masque [le mien serait] tombé » (découvrez belles âmes mon visage d’islamiste), j’aurais rejoint « le camp des ennemis d’Israël », oui en plus aux côtés de Barnavi, BHL et Finkielkraut et autres signataires du JCall. Alors que le Landau se rassure, si les « ennemis d’Israël » sont Fourest, BHL et Sifaoui, il pourra toujours aller vivre tranquillement auprès de son maître (le petit Premier ministre israélien) et de son pareil le videur de nuit Liberman…
Mais de plus, je ne suis ni « ami » ni « ennemi » d’Israël, je suis et je resterai l’ami des démocrates et l’ennemi des partisans de la haine qu’il s’agisse d’un camp ou d’un autre…Ici ou là-bas ! Ce que l’idiot ne comprend pas, c’est que je défends (en tout cas j’essaye) des valeurs universelles alors que lui vient au secours de son rabbin, de son premier ministre ou de son maître !
Parce qu’en réalité, ce qui nous oppose, ce n’est pas tant le conflit au Proche-Orient, c’est que nous exerçons deux métiers différents. Le sien consiste uniquement à être juif ethnocentré, partisan de l’extrême droite israélienne alors que ma profession m’amène à être journaliste et journaliste seulement. Nous le savons maintenant : des pro-Israéliens comme Paul Landau/Pierre Lurçat ont fait de leur identité un métier, de leur haine une encre, de leur extrémisme une vocation et de leur bêtise un art. Grâce à eux, le Hamas et le Hezbollah sont nourris. Avec de tels sionistes, Herzl peut vraiment se retourner dans sa tombe !
Demain, je reviendrai sur son cas…Avec des informations précises sur la vraie nature du personnage
Luçat...
Maintenant nous le savons – hormis ceux qu’une complaisance aveugle ou qu’un ethnocentrisme paralyse – que Benjamin Netanyahu n’est pas un homme d’État. Il
est probablement le chef d’une bande, certainement un petit politicien ambitieux, il peut servir aussi de, figurant dans un film (jouer le méchant dans Pirate des caraïbes par exemple),
chef de gang, petite frappe sans envergure, remplaçant dans une équipe de foot, petit – tout-petit chanteur –, minuscule artiste, sinon gardien de prison dans une République
bananière.
Bref, Netanyahu peut être beaucoup de choses, sauf le dirigeant d’un État démocratique. Et je ne cesse de le répéter depuis son retour aux affaires. Ce type avec ses petits trucs, ses petites magouilles, sa petite politique, sa petite stratégie, son petit Lieberman ne peut assurer l’avenir d’un grand État. Surtout si cet État est une démocratie. Et d’ailleurs, ce n’est pas parce qu’on est une démocratie qu’on peut se comporter comme le Kremlin (rappelons-nous les méthodes des forces spéciales russes !)
Après le dubaïgate qui a vu une élimination extrajudiciaire s’opérer dans un État souverain avec des pièces d’identité falsifiées de pays amis (d’ailleurs ou en est l’enquête ?), l’interception meurtrière de la flottille dite « humanitaire » est un autre désastre qui engendrera incontestablement des conséquences terribles sur Israël au niveau international et ce, sur le long terme…
Oh ! J’entends d’ici les cris d’orfraie. On se calme…
Je suis convaincu qu’il n’y avait pas que des « gens sympathiques » dans les bateaux (beaucoup d’islamistes, des membres des Frères musulmans, etc.), mais il y avait aussi de braves pacifistes et autres idéalistes, des parlementaires et des écrivains. Certainement pas des membres d’Al-Qaïda comme l’a laissé entendre un fou, présenté comme responsable communautaire sur Fox news.
Je sais (et le gouvernement israélien le savait aussi) que cette opération était une provocation manifeste probablement encouragée par les tueurs du Hamas et les hypocrites de l’AKP turc. Et c’est la raison pour laquelle le gouvernement israélien est doublement coupable d’une nouvelle « faute morale ».
Je pense qu’il est vrai qu’il y avait des cutters à bord et peut-être même des haches et pourquoi pas un sabre de Samouraï et une quarantaine de coupe-ongles (ça pèse vachement devant des troupes spéciales !).
N’empêche, ça n’excuse rien. Il y avait mille et une façons de faire, mais surtout pas comme ça ! Pas avec cette sauvagerie ! Pas pour provoquer un tel flop…
Netanyahu est en vérité devenu le meilleur allié des islamistes et d’Ahmadinejad. Il leur donne tout ce dont ils ont besoin. Et de quoi ont-ils besoin en priorité ? De la diabolisation morale d’Israël sur la scène internationale et de la délégitimation de la démocratie israélienne…Le minus de Téhéran peut désormais envoyer une lettre de remerciements au nain de Tel-Aviv…
Et pendant ce temps…Et bien pendant ce temps, la meute va se constituer…On va encercler les ambassades et les contre meutes vont à leur tour s’organiser et brandir les drapeaux. Et pendant ce temps…Et bien pendant ce temps, c’est la paix qui s’éloigne, le vivre ensemble qui s’ankylose…Pendant ce temps, ce sont les pulsions qui remplacent la raison, les tripes prennent la place du cerveau et c’est tout le monde qui se met à vomir sa haine de l’autre…Pendant ce temps, ce sont les extrémistes, tous les extrémistes, qui vont pouvoir lancer des feux d’artifice…C’est la fête au village…Les « modérés » eux, ici ou là, se feront injurier…On va donner du « sale arabe » par ci et du « sale juif » par là…Les terroristes vont pouvoir donc répondre aux assassins et inversement… Et chaque ethnocentré va avoir l’occasion de montrer qu’il est un zélé défenseur de ses petites chapelles, de son petit Likoud et de son petit Hamas, de son Israël et de sa Palestine, comme si le sort de celles-ci dépendait de la quantité du fiel déversé…
Et pendant ce temps…Oui pendant ce temps, d’autres politiciens, tout aussi petit que Netanyahu, vont se poser la question : Mais sur qui vais-je miser ? Qui vais-je choisir ? Juifs ? Ou Arabes ? Et chacun s’en ira à sa manifestation bomber le torse en se disant bien secrètement : continuez à vous entretuez bandes de cons !
Et naturellement, pendant ce temps, pendant ce temps aussi se sont les valeurs universelles – de plus en plus utopiques – qu’on va devoir hospitaliser d’urgence tant elles sont bafouées au quotidien, maltraitées, humiliées y compris par ceux qui prétendent s’exprimer au nom de la démocratie…
Tout ça est bien petit…
Alors qu'"Ahmadinejad atomisé" est en librairie depuis le 20 mai, le succès de "Ben Laden dévoilé" se poursuit à l'étranger. La BD vient d'être traduite en néerlandais, espagnol, allemand et au danois.
Décidémment, Ben Laden ne connaît vraiment plus de frontières.
Merci aux lecteurs de leur fidélité et leur confiance.
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Après le succès de "Ben Laden dévoilé" et afin que les mollahs de Téhéran et le 12e imam ne soient pas jaloux, "Ahmadinejad atomisé" sera bientôt en librairie.
J’ai longtemps réfléchi avant de vous écrire. Je ne sais pas si vous lirez cette lettre ou si vos soutiens, très, trop nombreux sur le Net se
chargeront de vous faire part des quelques réflexions que je voulais vous exposer publiquement.
Comme vous le savez, nous avons quelques amis en commun, je ne citerai pas leur nom par respect pour eux. Mais aussi parce que cela n’a rien à voir avec mon propos. Si j’évoque ce détail, c’est tout simplement en raison du fait que j’avais, à quelques reprises, cité votre travail en leur présence. Certaines de vos sorties, très inopportunes et impudentes au demeurant, et je ne parle pas des plus récentes sur lesquelles je reviendrai, m’ont incité à me questionner et à questionner sur votre personne. Nos amis communs presque instinctivement me répondaient : « Mais non ! Non ! Il n’est pas raciste ! »
Pour être franc avec vous, je ne pense pas du tout que vous soyez raciste. Idéologiquement, si on devait vous classer ce serait plutôt aux côtés des réactionnaires de droite. Mais être un « réactionnaire de droite » n’est pas un crime dans une société démocratique. Ce n’est d’autant pas un crime que vous êtes, j’en suis convaincu, sincèrement attaché à cette idéologie. Une doctrine nostalgique chevillée au corps d’une France rance et passéiste vous anime et dicte vos écrits et votre propos. Le féminisme, les luttes contre l’homophobie, l’antiracisme, l’intégration, la défense des valeurs universelles et j’en passe, sont des histoires pour les gauchos et les BO-BO qui, pour vous, font tous dans le « politiquement correct ».
D’abord, par principe, je suis toujours sidéré, par exemple, par les personnes qui, tout en se disant antiracistes, passent leur temps à attaquer les organisations qui luttent justement pour endiguer le racisme et les discriminations. Je suis membre de SOS Racisme, et je comprends qu’on puisse ne pas être d’accord avec telle action ou tel communiqué. J’admets aussi que le positionnement progressiste de l’organisation puisse déplaire à des réactionnaires de droite. Tout ceci fait partie du jeu démocratique alimenté de disputes et de controverses. Mais qu’on vienne remettre en cause tout le travail des militants antiracistes qui, contrairement à vous, ne sont pas payés à chaque fois qu’ils ouvrent leur gueule, c’est vraiment affligeant. Ensuite, je dois vous dire que généralement ceux qui vilipendent les associations antiracistes sont les premiers à déraper. Curieux hasard, ne trouvez-vous pas ? Et encore une fois, je le re-précise si besoin est, je ne suis pas en train de vous accuser de racisme. Vous n’êtes qu’un « réactionnaire de droite ». Et je vous rappelle d’ailleurs que les propos de nature raciste ne sont pas forcément et systématiquement tenus par des racistes. Certains d’entre eux ne dérapent jamais publiquement alors que le racisme peut sortir de la bouche de personnes qui ne sont pas proches d’une telle idéologie. Et c’est à ce titre que je trouve votre dernière sortie de nature raciste et plus encore contre-productive, inutile, méchante et bête.
Alors oui vous avez dit probablement une « vérité ». Cela dit, tenter de justifier les contrôles au faciès par le fait que la « plupart des délinquants sont des Noirs et des Arabes » est tout simplement lamentable quand une telle phrase est prononcée par un éditorialiste « sérieux ». Je mets ce mot entre guillemets parce que vous ne l’êtes pas et quand bien même des millions de signatures et des centaines de millions de pétitions viendraient affirmer le contraire, je maintiendrais que vous n’êtes pas sérieux. Vous ne l’êtes pas parce que vous vous appropriez un poncif, une caricature, un simplisme. Vous ne l’êtes pas parce que vous plagiez une discussion de comptoir entre beaufs, parce que vous faites dans le populisme de caniveau et parce que vous êtes dans le poujadisme policier le plus déplorable. Le rôle d’un éditorialiste ne consiste pas justement à reprendre ces « faits avérés », dit-on, et à les brandir tel un argument tangible dans un débat où l’on parle de sujets graves, très graves. Votre mission d’observateur averti doit vous inciter, non pas à répéter comme un ara un « fait avéré », mais à décrypter cette « réalité » et rappeler par exemple que dans tous les pays du monde la délinquance touche principalement les quartiers les plus défavorisés. Aux États-Unis la « plupart des délinquants » sont des Noirs et des hispaniques ; en Chine les « délinquants » viennent de provinces éloignées et miséreuses. C’est le cas aussi à Dakar, à Alger, à Casablanca, mais également à Londres, à Hambourg et à Bruxelles. Le banditisme sort des endroits les plus délaissés, c’est un autre « fait avéré ». La délinquance existe là où surtout il y a une "minorité" de services publics, là où la police de proximité a été supprimée, là où le chômage est le plus élevé. Et ces gens-là, issus de ces quartiers "de voyous", "d'étrangers", de "délinquants", sont également issus de quartiers où les gens ont le moins de travail et un maximum de problèmes sociaux. Alors oui là, la plupart des Noirs et des Arabes y vivent. Alors oui peut-être que la plupart d'entre eux ont sombré dans la délinquance. Oui c’est une réalité. Et alors ? On en déduit quoi ? Que ces « gens-là » seraient génétiquement prédisposés au crime ? Non ! Cette « réalité » peut-elle justifier un harcèlement policier à priori ? Non ! Parce que si tel était le cas, il faudrait installer des postes avancés de la Brigade financière à Neuilly-sur-Seine et dans tous les beaux quartiers. Je vous donne une autre information d’une importance tout aussi capitale que celle que vous avez livrée : « la plupart des délinquants financiers sont blancs et riches ». Le fisc devrait régulièrement faire des contrôles au faciès également dans ces lieux huppés. Oui une telle bêtise découle directement de la vôtre. Et je peux vous en soumettre une autre : La Brigade des mineurs devrait déménager et élire domicile principalement devant les églises puisque je vous rappelle qu’aujourd’hui « la plupart des pédophiles sont des serviteurs de Dieu ». Voilà des poncifs similaires aux vôtres. Pour vous, de telles phrases sont-elles dignes d’un éditorialiste, d’un écrivain ou d’un journaliste ?
Je ne peux que m’inquiéter lorsque je vois des gens vous soutenir, de manière acharnée, comme si, dans cette polémique, c’est votre vie qui était en jeu. Je sais que vous êtes un nostalgique de la vieille France, mais je vous rassure : vous n’irez ni au bûcher ni à l’échafaud. Vous êtes soutenu, le plus souvent, par communautarisme ou par corporatisme, mais aussi par des « réactionnaires de droite », totalement décomplexés face au racisme. Être porté par un esprit communautariste ! C’est le pire châtiment qu’on peut infliger à une personne se disant républicaine.
Comme vous, beaucoup de vos soutiens ne se rendent pas compte du degré de vos inepties qui n’ont d’égal que le
climat crispant auquel nous sommes tous confrontés dans ce pays, cependant que l’Histoire nous enseigne, je convoque l’Histoire d’autant plus que je crois savoir que vous êtes amoureux de cette
discipline, cette histoire, disais-je, nous apprend par exemple qu’Hitler répétait, dès l’âge de 20 ans, que « la plupart des proxénètes agissant à Vienne étaient juifs ».
Ce « fait avéré » a donné naissance à Mein Kampf et vous connaissez la suite. De nos jours, des islamistes voire des terroristes livrent, dans le cadre de leur propagande,
d’autres « faits avérés ». Ils claironnent que « la majorité des journalistes de la presse américaine ou européenne est juive ». De nos jours encore, Tariq Ramadan, cet
islamiste notoire, devant lequel vous aviez été si minable, incapable d’argumenter outre qu’avec des poncifs, est allé jusqu’à rappeler, il y a de cela quelques années, que « la plupart des
intellectuels français qui défendent Israël sont juifs ». Un autre « fait avéré »! Il avait cependant osé accentuer son dérapage en livrant sa « liste d’intellectuels
juifs » à tous les chiens antisémites. Chose que vous n’avez pas eu la possibilité de faire sinon je pense que vous auriez donné les noms de tous les Mohamed et les Mamadou qui dorment à la
prison de la Santé ou derrière les murs de Fleury-Mérogis. N'empêche, vous avez participé, vous aussi, à alimenter tous les chiens racistes en leur proposant les clichés qu'ils applaudissent.
Voilà ce que je vous reproche, entre autres choses.
Certaines associations communautaristes comme les « Indigènes de la République » insultent les Français, en les traitant de « sous-chiens », en faisant référence aux « Français de souche ». Pour justifier leur insulte, ils usent et abusent, eux aussi, d'un autre « fait avéré » qui les incite à dire que « la plupart des racistes et des colonialistes sont des Blancs ». Vais-je pour autant laisser, les uns et les autres, de Ramadan aux « Indigènes », légitimer leurs positions puantes au prétexte que « la plupart sont… » ? Évidemment non ! C’est dans la même veine donc que je condamne clairement et fermement votre dérapage. Parce que je le répète, vous avez utilisé une construction intellectuelle identique à celle d’un Ramadan ou des « Indigènes » voire, oui j’ose la comparaison, le même type de clichés qu’un Hitler dans sa jeunesse. Vous avez franchi un cap supplémentaire dans vos délires en cherchant à justifier ce qui doit être condamné, en l’occurrence l’ostracisme, en raison d’une couleur de peau, le « délit de sale gueule », en raison d’une appartenance ethnique ou la discrimination, en raison d’un patronyme ou d’un prénom. Un intellectuel, se disant démocrate, ne doit pas cautionner une pratique antirépublicaine : le contrôle au faciès au « motif que… » est tout simplement inacceptable. Je ne laisserai personne vous discriminer en raison de vos origines et vous devez faire de même à mon égard. C’est cela aussi le pacte républicain.
Vous n’êtes en réalité qu’un symptôme. Vous êtes le symptôme d’une France qui va mal, d’une France qui se cherche, d’une France malade. Vous êtes le symptôme d’une certaine élite qui au nom d’un « politiquement incorrect » très à la mode permet les dérapages d’un ministre de l’intérieur, d’un député de la majorité, d’une secrétaire d’État, d’un journaliste et j’en passe…Si c’est cela le « politiquement incorrect », je vous l’avoue : je préfère demeurer correct. Je préfère rester dans la correction républicaine qui nous incite, qui nous invite au respect de l’Autre et au respect surtout des principes qui garantissent le « vivre ensemble ».
Et justement ce « vivre ensemble », il n’a de sens qui si nous nous acceptons mutuellement. La République n’a jamais demandé à ses enfants de nier ou de renier ce qu’ils sont. Une identité est multiple et ne se résume guère à un prénom. On assimile et on s’assimile à des valeurs, à des règles et à des lois communes et non pas à une France catholique, monoculturelle, celle d’avant la Révolution, qui nous inciterait à changer nos prénoms et à renoncer à notre culture pour mieux nous « assimiler ». Vous êtes libre d’oublier d’où vous venez et d’oublier qui vous êtes. Vous êtes libre de penser qu’on ne peut être qu’une seule chose à la fois, n’avoir qu’une seule identité, n’avoir qu’une seule strate dans celle-ci et de renoncer à toutes les autres. Vous êtes libre de vous sentir plus Français que tous les Français. Vous êtes même libre de vous penser plus Français que Napoléon, de refuser de voir que vous êtes un Français, juif, natif d'Algérie, un méditerranéen, probablement berbère. Oui évidemment vous êtes libre. C’est votre choix et je ne le commenterai même pas. Mais vous ne pouvez pas m’imposer vos choix, qui n’ont rien à voir avec les principes républicains, en laissant croire que ceux qui ne les acceptent pas, seraient moins Français que vous. Pour être Français, il ne faut pas s’appeler Éric, il suffit d’être laïque, démocrate, républicain ; respecter la liberté, l’égalité et la fraternité et demeurer attaché aux valeurs universelles et aux droits de l’Homme.
Parce que vous semblez occulter des pans entiers de l’Histoire, vous l’amoureux de cette discipline. Vous oubliez, s’agissant des prénoms, que lorsque les Philippe (Pétain), Pierre (Laval), Maurice (Papon) ou les Joseph (Darnand) mettaient les familles juives dans les trains pour les camps de la mort et de l’horreur des Ali, Rachid, Mohamed, Mamadou et Boubakar tombaient à Monté Cassino, loin de leurs terres et loin des leurs, pour libérer ce pays qui est le vôtre, qui est le nôtre, qui est le leur. Vous oubliez aussi que Adam Rayski, résistant et cofondateur du CRIF, n’avait pas un nom très français quand il participa à la libération de la France. Tout comme les membres du groupe Manouchian qui ont donné leur vie pour recouvrer l’honneur de la France. Oui c’est ça la France ! La France, c’est Charles, mais aussi Abdelkader, c’est Adam, David, mais aussi Lassana.
Que vous l’acceptiez ou pas « la plupart » des délinquants Noirs ou Arabes ont dans leur famille un ancêtre qui est mort pour la France. Chose que vous, l’éditorialiste chevronné, vous occultez allègrement parce que faire ce rappel historique, c’est, pour vous, faire dans « le politiquement correct ». Et pour vous dire que vous vous trompez également sur cette réclamation, que dis-je, cette injonction stupide qui vous incite à subordonner l’octroi du statut du « bon Français » au changement de prénom, je vous avoue, et je m’excuse d’utiliser la première personne, je me sens plus français qu’un Jean-Marie (Le Pen) ou qu’un Bruno (Mégret) que je combats au nom des valeurs de la République. Je me sens plus proche des valeurs de la République, moi qui me prénomme Mohamed, que les convertis salafistes, les Julien ou Mathieu, que j’aie pu croiser lors de mes enquêtes journalistiques, et qui n’adhèrent pas, plus, aux valeurs universelles incarnées par la France.
Je pourrais encore écrire plusieurs pages, mais je vais m’arrêter là. Je vous rassure et je rassure vos supporters, il ne s’agit pas pour moi de rejoindre une quelconque « meute ». Celle-ci je la subis depuis de longues années pour connaître ses méfaits. Non, je voulais publiquement condamner vos propos et vous le faire savoir en espérant que toute cette polémique que vous avez lancée permettra de faire un peu de pédagogie et d’inciter la société à réfléchir sur elle-même et de vous inciter – vous – à domestiquer à l’avenir vos démons. Parce qu’en tant que personnages publics – journalistes, politiques, intellectuels, etc. – nous avons une responsabilité, celle de l’exemplarité devant ceux qui nous suivent, nous lisent ou nous écoutent.
Ce sera certainement l’un des livres les plus intéressants de l’année 2010. Je veux parler de Libres de le dire, l’ouvrage signé du
duo Taslima Nasreen et Caroline Fourest (Flammarion), disponible en librairie dès le 31 mars prochain.
Ce livre d’entretien de 305 pages ne se lit pas, il se déguste. Mais sa dégustation n’a de sens qui si l’on est capable – et c’est valable notamment pour les croyants – de laisser de côté ses certitudes, ses dogmes, ses principes religieux et d'accepter, quelque part, de faire outrage à sa foi. Il faut approcher cet ouvrage en tant que lecteur nourri par une curiosité et non pas comme un croyant, otage de ses convictions religieuses. Parce que l’échange réunit deux « mécréantes » libres, deux femmes athées, deux féministes convaincues, deux humanistes attachées à l’universalisme qui mettent sur la table leurs convictions respectives, leur parcours, leurs engagements et les confrontent dans un face à face touchant, drôle, intelligent et franc. Elles critiquent les religions avec une violence d’une douceur extraordinaire et avec une intelligence rare et dévastatrice. Rien à voir avec les racistes et les xénophobes qui déversent leur mépris de l’Autre en prétendant honnir les religions et je parle notamment de ceux qui utilisent aujourd’hui les méfaits de l’islamisme pour laisser libre court à leur idéologie monoculturelle, à leur xénophobie non assumée et à leur racisme antimusulman. C’est un livre d’une grande hostilité à l’égard de toutes les religions. L’islam et les musulmans en prennent pour leur grade. Parfois de manière brutale, mais la caricature et le simplisme ne sont jamais là. Nous sommes dans une vraie réflexion de fond.
Je préfère prévenir : ce livre peut heurter certains croyants. J’avoue que quelques passages m’ont fait sursauter. Mais le croyant – quelle que soit sa religion – se doit, une fois son émotion digérée, de méditer sur lui-même, sur son dogme, sa foi, ses certitudes…
Âme sensible et foi fragile s’abstenir ! Mais en s’abstenant de lire ce bijou, on choisirait en même temps de demeurer dans ses certitudes et de décliner l’invitation à la réflexion, se privant d’une nécessaire méditation. Cet ouvrage ne fait pas dans le prosélytisme anticlérical. Non ! Ce livre se penche sur la place que doit occuper la religion dans les sociétés, parfois sur ses méfaits lorsqu’elle devient un instrument de domination et de pouvoir. Cet échange est donc, aussi, un hymne à la laïcité.
J’entends d’ici les cris d’orfraie, mais je vous rassure, l’arme de « l’islamophobie », les procès en « judéophobie » ou autres démarches inquisitoires ne sauront avoir raison d’un tel ouvrage parce que les arguments exposés sont souvent en béton. Et même lorsqu’ils ne sont pas convaincants – pour un croyant – on ne peut nier leur recevabilité sinon en se laissant aller à une malhonnêteté intellectuelle, répandue chez beaucoup d’intégristes.
Je ne partage pas certaines opinions exprimées dans cet ouvrage, et elles sont peu nombreuses. Mais si ce livre m’a donné le tournis, c’est parce que j’y ai trouvé un humanisme que je vois chez très peu de croyants ; j’y ai vu une tolérance qui devrait faire rougir beaucoup de ceux qui s’autoproclament « serviteurs de Dieu » ; j’y ai trouvé une force intérieure qui ferait pâlir beaucoup de prêtres, de curés, d’imams ou de rabbins ; j’y ai constaté une ouverture d’esprit dont devraient s’inspirer tous les moralisateurs ; mais surtout, on ne se lasse pas de redécouvrir, page après page, que la noblesse de l’être n’est guère le monopole de ceux qui prétendent s’exprimer au nom du « sacré » !
A lire de toute urgence…
Désormais, discourir devant les skins est l’illustration d’une démarche progressiste, démocratique et une preuve d’ouverture et de tolérance. C’est ce que nous précise le site xénophobe Riposte L. Les skins, on ne les combat plus, on échange avec eux ou plutôt on se rend chez eux pour leur dire ce qu’ils ont envie d’entendre. Il n’est plus question de condamner leurs discours ou stigmatiser leur violence, il ne faut plus s’opposer à leur idéologie extrémiste, il est de bon ton, selon le principal animateur de ce site d’extrême droite qu’est Riposte L, d’aller échanger avec eux quelques idées. Lorsque l’on s’accommode de la présence d’extrémistes, c’est qu’on partage avec eux leur extrémisme ou à tout le moins, une partie de celui-ci. Raison pour laquelle Pierre C pape autoproclamé de la « riposte laïque » s’est senti comme un poisson dans l’eau aux côtés de ses nouveaux « frères ». Résultat du premier marqueur du racisme : Positif !
Désormais, défendre Jean-Marie Le Pen et son affiche raciste, venir au secours d’Éric Zemmour et de ses raisonnements simplistes est un signe de rupture avec le « politiquement correct ». Oui ! nous affirment les xénophobes de Riposte L, il faut « dire le vrai, dire le juste ». Dire le vrai, serait donc ce que laisse entendre le Front National à travers son affiche raciste : « les Franco-Algériens et les Algériens de France, tous musulmans, tous islamistes, représentent une menace pour notre beau pays avec leurs minarets offensifs, leur religion barbare qui enfante voile et burqa ». Dire le juste, c’est rappeler que la majorité des délinquants seraient des Noirs et des Arabes. Et ce serait la raison pour laquelle, ils sont tous victimes du délit de faciès. Outre que ce « dire juste » est d’une idiotie sans limites, c’en est une aussi parce qu’elle ouvre une brèche terrible et permet de justifier toutes les haines et tous les rejets. Quelques exemples pour répondre à ce symptôme de notre temps qu’est Éric Zemmour et à cet autre symptôme qu’est le site Riposte L. Partant du même principe, de la même construction intellectuelle, du même « dire le juste » dénué de tout « politiquement correct », n’importe quel esprit primaire se prenant pour un être sophistiqué – comme Éric Zemmour – pourrait affirmer désormais que la Brigade financière devrait, par mesure de prévention, convoquer tous les jours des « Blancs » car la plupart des délinquants financiers sont Blancs ; la Brigade des mineurs devrait, elle, contrôler systématiquement les prêtres, les curés, essentiellement Blancs eux aussi, étant donné qu’un nombre incalculable de pédophiles sont soit des Blancs, soit des serviteurs de l’Église catholique. Dans cet ordre d’idées, le peuple qui souffre aujourd’hui de la crise devrait interpeller dans la rue n’importe quel Juif et n’importe quel homme Blanc, car, selon la vieille caricature antisémite, qui n’a rien à envier à la caricature voulue par Zemmour, la majorité des banquiers sont Blancs et beaucoup d’entre eux, dit-on, seraient Juifs. Les CRS, quant à eux, devraient désormais, par anticipation, jouer de la matraque dès qu’ils soupçonneront la présence d’un gauchiste, car, nous le savons, les manifestants qui réclament plus de droits sociaux sont généralement de ce bord politique. Aussi, les drones américains déployés en Afghanistan devraient-ils connaître une évolution technologique qui leur permettrait, en plein vol, de débusquer l’Arabe et de tirer à vue, puisque la majorité des membres d’Al-Qaïda sont des Arabes. Voilà un peu le raisonnement de Zemmour, soutenu par les xénophobes de Riposte L et voilà son caractère simpliste démontré par l’absurde. Vouloir à tout prix donner à la délinquance un caractère ethno-racial ouvre la voie à tous les dérapages possibles et imaginables. Et ce que je livre là comme exemples, n’en est qu’une petite illustration. Concédons tout de même à Pierre C et à son site une certaine cohérence : leur dérive tranquille vers l’extrême droite ne pouvait que les amener à prendre la défense de l’affiche de Le Pen et à supporter « le parler-vrai » de Zemmour. Résultat du deuxième marqueur du racisme : Positif !
Désormais, attaquer des associations antiracistes comme SOS Racisme – à laquelle j’appartiens – et la Licra et les traiter de « censeurs » alors que les deux organisations n’ont de cesse de soutenir les démocrates et de dénoncer les islamistes est une autre cohérence de la part de Riposte L. En effet, un site xénophobe ne peut qu’être indisposé par les actions de deux associations antiracistes résolument attachées aux valeurs républicaines. Jusqu’à présent, ces deux organisations n’ont indisposé que les islamistes et l’extrême droite et certains auteurs de dérapages au sein du gouvernement. Il était donc logique que Pierre C et ses amis jettent l’anathème sur elles. Généralement, peu de partis racistes, de courants d’extrême droite ou de milieux xénophobes montrent une sympathie à l’égard des militants ou associations antiracistes qui, tous les jours, se battent contre les discriminations, le racisme, l’antisémitisme et en faveur des principes d’égalité. Quoi de plus normal donc, que de voir Riposte L s’attaquer à SOS Racisme et à la Licra. Résultat du troisième marqueur du racisme : Positif !
Désormais, jouer sur le discours victimaire – comme le fait si bien le Front National – en se disant « attaqué de toute part » est une constante dans les écrits de Riposte L. Le « tous pourris » du FN est repris d’ailleurs allègrement par plusieurs contributeurs du site xénophobe qui lui emprunte le terme « UMPS ». Les petites mains du site sont en outre, des petites pleureuses professionnelles. A peine, la contradiction était apportée à ces xénophobes que leur parole s’est crispée : « ils veulent nous faire taire ! » ; « liberté j’écris ton nom » ; « Voltaire ou es-tu » ; « Maman au secours ! » ; « ils lancent sur nous une fatwa » et bla bla bla. C’est en substance la litanie qui est ressassée entre deux paragraphes sans compter les procès en lèse laïcité : une telle, pourtant connue pour son combat contre tous les intégrismes, devient une « vendue » à l’Organisation de la Conférence islamique, tel autre soi-disant soutenu jadis par le même site pour son engagement contre l’islamisme devient un « bien-pensant », un « personnage trouble » et un « islamo-gauchiste », tel philosophe proche de tous les milieux laïques est accusé de « compromission avec l’islam » pour avoir osé signer – sans l’autorisation de Riposte L – une pétition dénonçant une affiche raciste et enfin telle autre qui se voit vilipender pour ne pas avoir soutenu Madame Trucmuche dans son pseudo-combat contre une femme voilée. Discours victimaire, propos crispés, crispants et populistes, démagogie dénuée de toute approche rationnelle, diabolisation quasi systématique du croyant qu’il soit intégriste ou pas, Riposte L est, en fait, à l’engagement républicain ce que sont les Frères musulmans à la démocratie. Ils donnent l’impression de la respecter, ils prétendent la défendre, ils disent l’incarner tout en bafouant tous les jours ses principes élémentaires. Résultat du quatrième marqueur du racisme : Positif !
Désormais, parler simultanément d’islam, d’islamisme, de Maghrébins, d’étrangers et d’immigration dans un même discours fait partie d’une nouvelle rhétorique qui tout en prétendant s’opposer aux amalgames ne fait que cela. Morano, la beauf du gouvernement qui, toute honte bue, mélange islam, islamisme, « casquette à l’envers » et verlan fait ce que font les « spécialistes » es-laïcité du site xénophobe Riposte L. Officiellement, les différents contributeurs de ce torchon virtuel défendent la laïcité, mais en décortiquant leurs textes on y voit que de surprenants mélanges confus et brouillants, savamment distillés dans des écrits très souvent puants. Que vient faire l’immigration lorsqu’on parle de salafisme et notamment quand nous savons que cette idéologie nihiliste séduit dans plusieurs couches sociales ? N’avons-nous pas vu des personnes issues de familles catholiques, parfois conservatrices, répondre aux appels des idéologues de l’islamisme ? Quelle valeur peut avoir un pseudo-argument qui utilise des débordements relevant du hooliganisme au lendemain de la qualification de l’équipe algérienne de football pour justifier un discours violent en direction de l’immigration dans son ensemble ? Fallait-il injurier toute l’Allemagne quand un gendarme fut tué par des hooligans d’outre-Rhin en marge de la coupe du monde de 1998 ? Faut-il insulter la France lorsque des skins, semblables à certains de ceux qui fréquentent le Local, tiennent des slogans racistes et antisémites au Parc des Princes ? La comptabilisation mesquine de tous les actes condamnables dont se rendent responsables certaines personnes issues de l’immigration est un critère, s’il en est, qui prouve la pensée malsaine de ses auteurs. Or, c’est de cette manière que Riposte L construit son pseudo-argumentaire pour mieux stigmatiser tout en prétextant défendre la laïcité. La démarche fascisante consiste très souvent à rechercher sur Internet toutes les informations susceptibles de confirmer une opinion – une telle démarche, intellectuellement malhonnête, est facilitée par ce que peut offrir le Net – et de valider un présupposé. Résultat du cinquième marqueur du racisme : Positif !
Certains des contributeurs du site puant se sont insurgés de me voir considérer que certains de leurs textes étaient de nature raciste, d’autres, plus ridicules, pensaient que j’avais un problème personnel avec Pierre C, un homme que j’ai dû rencontrer, durant mon existence, tout au plus pendant 400 minutes, quelques-uns n’acceptaient pas que je qualifie ce site de xénophobe et enfin des sympathisants de ce site ne comprennent pas pourquoi je refuse désormais de leur serrer la main quand je les croise. Il n’y a rien de subjectif, encore moins de personnel. La chose est simple, claire et limpide. En passant ce site sur tous les marqueurs de la xénophobie ou du racisme, l’on s’aperçoit qu’il est très souvent positif comme j’ai essayé de l’expliquer sur un ton léger précédemment. Dès lors que je suis convaincu que ce groupuscule est le symptôme d’une nouvelle extrême droite, il est important de le dire publiquement pour éveiller ceux qui n’ont pas encore compris cette réalité et aussi, je l’affirme clairement, de combattre leurs écrits, leurs textes et leurs initiatives tant je reste persuadé, par ailleurs, que le discours de Pierre C et de ses amis nourrit ceux que je ne cesserai de combattre, par ailleurs, les islamistes en l’occurrence. Les uns sont pour les autres des alliés objectifs. Et réciproquement.
Chez Riposte L, on instruit à charge. On part d’une posture idéologique malsaine et on cherche mordicus à avoir raison sur tout et contre tous. L’histoire du Quick hallal, les manifestations de joie d’Algériens de France après la victoire de leur équipe, la burqa, l’islam, l’immigration, l’islamisme, le terrorisme, les minarets, le CFCM, la Mosquée de Paris, les croyants pratiquants, l’imam de Drancy, les associations antiracistes, Caroline Fourest, l’UFAL, Bernard Teper, moi-même et bien d’autres, tout ce beau monde est à mettre dans le même sac des antirépublicains et des anti-France. Désormais, nous le savons grâce à Riposte L : les seuls républicains, les seuls dignes de vivre en France, les seuls habilités à l’ouvrir, les seuls patriotes, les derniers des laïques, les seuls défenseurs de la démocratie sont, dans le désordre, les contributeurs de ce site xénophobes, Éric Zemmour, Jean-Marie Le Pen, Gérard Longuet, ceux qui fréquentent le Local et les skins. Si c’est ça la France qu'ils veulent, alors vraiment : Bienvenue chez les skins !
A l'initiative de l'UEJF, plusieurs jeunes collent depuis ce jeudi 18 mars à 20 heures dans plusieurs villes de France, cette affiche et ce, pour
répondre aux tenants des discours xénophobes et à la campagne raciste menée par le Front National et Jean-Marie Le Pen.
Le site Riposte L., de plus en plus pathétique, défend l'affiche raciste de Jean-Marie Le Pen et oublie
de rappeler que ce dernier n'a jamais combattu l'islamisme, tant s'en faut. Il était contre la loi sur les signes religieux de 2004 et ne cesse de rendre hommage au minus de Téhéran, aux mollahs
et à la République islamiste d'Iran. Pour s'en convaincre, regardez la vidéo ci-dessous.
Les gens peuvent voter pour le Front National s'ils le souhaitent. En démocratie, l’électeur a le droit de donner sa voix, y compris à la bêtise et à la haine, mais qu'il ne vienne pas nous dire
que ce parti extrémiste combat l'islamisme. L’affiche raciste du FN reflète l’opportunisme politicien d’une formation politique qui ne cessera de faire dans le populisme.
Et si Riposte L. estime que l'affiche n'est pas raciste, c'est que ses animateurs doivent être à la droite de l'extrême droite. D'ailleurs, ils écrivent que le FN fait dans le "politiquement correct". Évidemment !
Ce site est le symptôme d’une nouvelle extrême droite européenne qui reprend pratiquement toutes les idées
xénophobes, l'antisémitisme en moins, pour essayer de séduire certains milieux extrémistes juifs au nom du combat à mener contre l'islam et les musulmans (et non pas contre les islamistes),
désignés comme "l'ennemi principal".
Cette approche idéologique préconisée par certains anciens gauchistes qui sont dans la vieille tradition de passage de l'extrême gauche à l'extrême droite, attire quelques personnes fragiles ne
sachant pas combattre plusieurs adversaires en même temps, séduit ceux qui estiment qu'il ne faut plus se mobiliser contre le FN, jugé "moribond", mais exclusivement contre les islamistes et
enfin elle peut attirer aussi ceux qui ne défendent pas des valeurs, mais leur petite chapelle.
Analyse primaire, niveau zéro de la pensée et posturette sans aucune portée politique, les gens comme ceux de Riposte L. alimentent et nourrissent les idéologues de l'islamisme et les
salafistes de France et de Navarre; mais aussi, ils brouillent l'image de la laïcité et de ses véritables défenseurs en utilisant cette valeur essentielle comme prétexte pour s'adonner à leurs
discours nauséabonds. Raisons suffisantes s’il en est pour les combattre, les isoler et les démasquer. Aujourd’hui, ce groupuscule insignifiant, pour exister, ne cesse de frétiller comme une
petite puce sur le Net. Sa technique : Provoquer pour faire parler de soi et pourquoi pas, attaquer, souvent avec toutes les caricatures possibles et imaginables, avec les sorties les plus
puantes, une rhétorique digne des inquisiteurs, cherchant à sonder les âmes pour savoir qui est croyant et qui ne l’est pas puisque de cette croyance, ils feront naître la
suspicion.
Pseudos bouffeurs de curés, philosophes de pacotilles, deux ou trois illuminés et autres petites bourgeoises soixante-huitardes dépassées, probablement frustrées, tel est le noyau dur de ce groupuscule qui souhaite réveiller le démon de la xénophobie. Ils vilipendent sans retenue des personnes, connues pour leur parcours et leurs engagements contre l’islamisme ou des associations antiracistes comme la Licra ou SOS Racisme pour les inciter à engager des poursuites judiciaires, espérant ainsi exister via la posture victimaire et bénéficier par là même d’une publicité à moindres frais. Vieille technique frontiste réchauffée dans une sauce périmée, qui donne l’impression d’un déjà vu en noir et blanc. Le discours, bien que remastérisé est néanmoins toujours dégoutant.
Ayant discuté de Riposte L. avec plusieurs amis, j’ai conseillé à tous ceux qui souhaitaient les poursuivre tantôt pour racisme tantôt pour diffamation de renoncer à de telles démarches et de ne réagir que par le mépris dû à des extrémistes insignifiants agissant sur le Net et de ne leur répondre qu’à travers des textes publiés exclusivement sur les sites et les blogs. Parler d’eux dans les grands médias, y compris en les renvoyant à leurs idées puantes, ce serait leur faire trop d’honneur. Même si je les ai cités dans mon dernier livre, ils n’auront pas davantage.
Je pense que chaque républicain attaché à la laïcité a pu découvrir de lui-même ce qu’est le vrai visage de
Riposte L. Ceux qui ne veulent pas se rendre à l’évidence, sont ceux qui probablement arrivent à ignorer leurs positions xénophobes et refusent d’assumer leur racisme. A bon
entendeur...
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