Images aléatoires

Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /2007 01:04

Monsieur le Président de la République,

Vous n'êtes pas sans savoir que je suis sous protection policière. C'est vous même, alors Ministre de l'Intérieur, qui avez décidé de me permettre de bénéficier de cette protection en 2003 à l'issue d'une enquête journalistique que j'ai effectuée dans les milieux islamistes. En effet, après avoir reçu plusieurs menaces de mort, les services rattachés au Ministère de l'Intérieur ont jugé que cette mesure était nécessaire pour préserver ma sécurité. La mission de protection a été confiée à la 14e section des Renseignements généraux de la Préfecture de Police de Paris spécialisée, m'avait-on dit, dans la protection des personnes menacées.
Si la protection s'est déroulée dans des conditions normales durant la première année, j' ai constaté que dès le changement de Directeur et l'arrivée de Monsieur Bruno Laffargue, les conditions de sécurité ont considérablement changé. 

Monsieur le Président de la République,

Sachant que vous êtes, avant tout, un homme de principes qui n'aime pas la langue de bois et, avec tout le respect que je dois à votre haute fonction et à votre personne, qui ne tergiverse pas sur les considérations essentielles, je suis aujourd'hui obligé d'attirer votre attention sur les dysfonctionnements graves qui touchent ce service de protection. J'ai eu l'occasion d'en parler avec vos proches collaborateurs en l'occurrence MM Claude Guéant et Georges-Marc Benamou qui ont essayé de résoudre ces problèmes. J'ai eu également une oreille attentive auprès de M. Philippe Bertrand, conseiller de M. le Préfet de police. Malheureusement, toutes les tentatives de trouver une solution aux problèmes que je rencontre avec M. Bruno Laffargue, directeur des RG/PP se sont avérées vaines. Raison pour laquelle, je me vois aujourd'hui dans l'obligation de saisir votre haute autorité à travers une lettre ouverte.

Monsieur le Président de la République,

Comme dirait l'auteur : je n'ai pas une goutte de sang français dans mes veines, mais j'ai la France qui coule dans celles-ci. J'agis en tant que citoyen honnête, en tant que journaliste consciencieux, attiré par l'amour de sa profession. Certes j'essaye d'explorer des sentiers interdits en m'attaquant à l'intégrisme, aux atteintes aux droits de l'homme, au terrorisme et à ceux qui tentent de mettre en péril les valeurs universelles. Dans ma prochaine enquête, je m'attaque, si j'ose dire, à la mafia asiatique qui sévit en France. Je pense que l'opinion publique est en droit de connaitre ce qui se passe sur le territoire français. En réalisant de telles investigations journalistiques, je ne cherche ni médailles ni récompenses mais tout de même le droit de pouvoir, ainsi que ma famille, vivre en paix au sein de cette République que j'aime tant. Puis-je aspirer à ce droit ? Aujourd'hui malheureusement je ne le pense pas. Peut-être suis-je trop injuste...

Monsieur le Président de la République,

Pour avoir réalisé cette enquête qui met à nues les pratiques du "milieu asiatique" en France, je subi un harcèlement de la part de ce service qui est censé assurer ma protection. Et pour cause, pour avoir démontré qu'il existe - malheureusement - au sein de cette brave institution policière quelques ripoux qui bénéficient des largesses de quelques groupes mafieux, je me vois harcelé par ce services des Renseignements généraux, censé pourtant veiller à ma sécurité. Deux fonctionnaires assurant ma protection et auxquels je rends devant vous, devant les hommes, devant les Français et devant Dieu un vibrant hommage, ont été sanctionnés par M. Bruno Laffargue, directeur des RG/PP pour avoir assisté malgré eux à une scène à laquelle ils n'auraient jamais dû assister. En effet, ils ont vu certains de leurs collègues ripoux se faire "arroser" par des délinquants.
Je sais que ce n 'est pas votre conception de la justice.

Monsieur le Président de la République,

Je ne partage pas toutes vos idées. Je ne suis pas d'accord avec toutes vos opinions. N'empêche, je suis en France parce que j'ai - comme le disait le général De Gaulle - une certaine idée de la France . Cette idée d'universalisme, d'humanisme, de justice et de démocratie qui fait de la France, ce pays tant envié. Je vous serai donc gré de vous pencher sur les questions que je viens d'évoquer publiquement.
Je compte sur votre esprit de justice afin que vous interveniez dans ce qui risque de devenir une affaire grave. Parce qu'effectivement, je tiendrai pour responsable devant vous et devant l'opinion publique nationale et internationale, les RG/PP si un malheur arrivait à moi ou à ma famille.

Avec tous mes respects républicains.

Mohamed Sifaoui.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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