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mohamed-sifaoui

Dimanche 24 mars 2013 7 24 /03 /Mars /2013 18:33

Okacha.jpgLe chef d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), Abdelmalek Droukdel vient de désigner Djamel Okacha alias Yahia Abou Al-Hammam (Photo) comme successeur à Abou Zeïd, l'émir de la zone 9 (Sahara) dont la mort a été confirmée par l'Elysée ce samedi. Cette information qui circule depuis hier n'a pas été officialisée cependant par un communiqué du groupe terroriste.

Sur cette vidéo diffusée par Al-Jazira, le successeur d'Abou Zeïd, annonçait en février dernier que sa stratégie consistait à adopter, dans le Nord Mali, une technique de guérilla et de ne pas rester dans les villes.

 

 

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Jeudi 7 mars 2013 4 07 /03 /Mars /2013 01:20

022212.JPGJ’ai lancé un grand Ouf de soulagement, hier soir, après la diffusion, par France 3, de l’émission « Pièces à conviction » et de l’enquête très bien documentée, réalisée par Delphine Byrka et Pascale Labout (une production Les Films de la Chance). Ce travail journalistique revenait sur « l’incroyable échec des services secrets » dans l’affaire Merah et me faisait ainsi oublier le bougli-bougla de première partie de soirée produit par l’agence Tony Comiti.

Ce n’était pas un documentaire. Ce n’était pas une fiction non plus. Pour la première fois, nous avons pu voir un dossier d’instruction adapté à la télévision. Les reconstitutions jouées par des acteurs ont, quant à elles, incontestablement desservi le propos. Comme si pour faire une démonstration journalistique, il fallait impérativement montrer un acteur faire feu sur de faux militaires. Mais ce n’est pas là que réside la supercherie de ce film même s'il faut dénoncer cette attitude qui vise à faire d'un fait dramatique un élément du spectacle télévisuel. N'empêche, s’il fallait critiquer uniquement un travail de réalisation, je me serais abstenu de rédiger un billet.

Là où le bât blesse, c’est de voir une agence de presse qui prétend habituellement faire de l’enquête journalisitique – et qui m’avait soutenu, il y a de cela dix ans, pour réaliser une infiltration dans les milieux djihadistes parisiens – c’est de voir ce même producteur, disais-je, se laisser berner par la mère et la sœur de Mohamed Merah au point de prendre pour argent comptant, sans vérifications ni recul, leurs propos mensongers et leurs déclarations hypocritement pleurnichardes.

Je préfère croire que le réalisateur s’est laissé manipuler, car je me refuse de penser qu’il aurait été nourri par une quelconque empathie à l’égard de Souad Merah ou de Zoulikha Aziri.

Les faits !

Souad Merah est présentée comme une femme qui ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire. Ce qui est vrai. Sauf que le réalisateur de ce docu-fiction utilise des documents de la DCRI qui mentionnent bien que la sœur du tueur au scooter est surveillée par les services de renseignement depuis plusieurs années. Ces derniers la présentent comme proche de la mouvance salafiste toulousaine. Il se garde bien, cela dit, de préciser ces aspects. Les mêmes rapports, contenus dans le dossier, consulté et largement utilisé par le réalisateur et l’agence de production tout au long du film, rappelle aussi que la même Souad Merah était proche des salafistes belges de « Sharia For Belgium », connus pour être particulièrement extrémistes. Les mêmes pièces font état enfin des voyages incessants de Souad Merah en Égypte. Pourtant, aucun de ces éléments ni d’autres, qui auraient permis de mieux cerner la vraie personnalité de la sœur du tueur, ne sont cités dans le film. Ni même qu’elle a fait l’objet d’une enquête des services sociaux en raison de l’éducation de ses enfants qui connaissaient dès l’âge de 5 ans, la définition des mots « martyr », « djihad » ou « mécréant ». Tous ces éléments purement factuels sont clairement et simplement occultés, mis de côté, cachés à l’opinion et aux téléspectateurs de France 3.

Il y a eu donc un choix délibéré de dédouaner la sœur du terroriste. Mohamed Merah qui est présentée presque comme une victime de lui-même, voire tel un fou furieux qui ne serait alimenté par aucune idéologie. Le réalisateur n’a jamais cherché à rencontrer Abdelghani Merah, même de manière informelle, ce qui aurait pu l’amener probablement à prendre un peu plus de recul et à prendre surtout connaissance, preuves sonores à l’appui, de ce que dit Souad loin des caméras. Visiblement, le choix éditorial, non assumé, consistait à offrir une tribune à une intégriste notoirement connue par les services de police.

Le même procédé est suivi avec Zoulikha Aziri, la mère du tueur. « Je pleure pour lui et pour les autres », lançait-elle devant la caméra de l’agence Tony Comiti. Ce n’est pas vraiment ce qu’elle disait il y a quelques mois à Abdelghani lors d’une conversation téléphonique à laquelle j’avais assisté. « Chacun pleure ses morts », lui lançait-elle. En prenant le soin de préciser que son fils, Mohamed Merah « était au Paradis car tué par la police des mécréants ». Je ne crois pas que ce soit là les propos d’une femme qui dénonce les actes du terrorisme islamiste, d’autant plus qu’elle avait conclu cette conversation téléphonique, avec Abdelghani, en lui précisant que Ben Laden n’était pas « l’auteur des attentats du 11-Septembre ». Crime terroriste qu’elle attribue « aux juifs ». Du prêt à penser salafiste que l’on peut retrouver dans la bouche de Souad et de tous ceux qui sont animés par cette idéologie mortifère.

Certes, lors de cette conversation, elle ignorait que j’entendais la communication avec l’accord de son propre fils, torturé de voir sa propre famille, sa propre mère, ses frères et l'une de ses soeurs, embrigadés par la secte salafiste. Certaines belles âmes pourraient s’en offusquer et nous dire que nous n'avons pas le droit de filmer les "gens à leur insu". Oui, mais les Merah ne sont pas "les gens". Ils sont les alliés, à tout le moins idéologiquement, d'un terroriste qui a ébranlé la société. Mais encore, la question mérite d’être posée : la vocation du travail journalistique consiste-t-elle à tendre un micro et à appuyer sur le bouton d’une caméra devant n’importe quel bonimenteur ou alors vise-t-elle à aller chercher la vérité afin que l’opinion soit clairement informée ?

Alors que des éléments contenus dans le dossier, consulté pour les besoins de ce film montrent que Mohamed Merah a effectué son voyage au Pakistan avec, en poche, une adresse fournie par sa propre mère qui lui a conseillé d’aller voir à Lahore la famille de l’une de ses amies, une certaine Nesrine, le réalisateur choisit, là aussi, de taire ce détail. Une autre bizarrerie parmi tant d’autres qui l’a amené également à minimiser l’implication d’Abdelkader Merah dans le salafisme djihadiste.

Ce documentaire, à la naïveté flagrante, s’est inscrit, avec ou sans le consentement de ses auteurs, dans une stratégie de communication finement élaborée par les conseils de la famille Merah. Il permet à Zoulikha Aziri et à Souad Merah de se refaire une virginité. Du moins, momentanément…

Dernier point étonnant, il y a un parti pris évident également visant à dédouaner Bernard Squarcini, l’ancien chef de la DCRI qui reste le premier responsable de la faillite du renseignement français dans l’affaire Merah. De plus, insidieusement, le réalisateur a voulu défendre la thèse du « loup solitaire » à laquelle il est l’un des rares à croire encore. Mais là, c’est (presque) un autre sujet.       

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Mercredi 30 janvier 2013 3 30 /01 /Jan /2013 18:29

7750520052_mohammed-merah-fin-2011.jpgManuel Valls, le ministre de l'Intérieur, annonçait hier que Mohamed Merah n'était pas un "loup solitaire". Aujourd'hui, deux interpellations pourraient démontrer que le tueur de Toulouse et de Montauban a, très probablement, bénéficié de plusieurs complicités. Outre son propre frère Abdelkader, il est, de plus en plus évident, que plusieurs djihadistes, en France comme à l'étranger, ont apporté un soutien idéologique, financier et logistique à Mohamed Merah.
En avril 2012, moins de trois semaines après les attentats, j'avais annoncé que je ne croyais pas en cette thèse ridicule du "loup solitaire", décrétée pour arranger les affaires du précédent gouvernement.
Voilà ce que j'affirmais à l'époque dans un entretien au Huffington Post

"Enfin, ce message apporte un enseignement majeur qui tranche avec l'idée du "loup solitaire" qu'on a voulu présenter. J'ai annoncé à maintes reprises que je ne croyais pas à cette thèse. Si Merah est un "loup solitaire", il ne l'a été que dans la phase exécutoire, mais pas en amont. Il est clair que c'est quelqu'un qui appartient à un courant de pensée, le salafisme djihadiste, que son opération a été légitimée par quelqu'un qui a joué auprès de lui le rôle d'idéologue, car un terroriste salafiste a besoin de cette nécessaire légitimation idéologique qui instrumentalise la religion. Mais aussi, il a certainement eu besoin de complicités, actives ou passives, pour acquérir des armes, avoir les moyens financiers et logistiques. Pour arriver à un camp d'entraînement au Waziristan, il lui a fallu des contacts, des intermédiaires. Je suis convaincu que cette affaire n'a pas encore révélé tous ces secrets".

Lire l'intégralité de l'entretien paru le 19 avril 2012.

Lire l'article publié le mercredi 30 janvier 2013.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Mardi 29 janvier 2013 2 29 /01 /Jan /2013 12:39

32188 399048789471 774899471 4300913 7282320 nDe prime abord, je commencerai par apporter une réponse à la question posée en titre. Sans ambages: oui ! Ma conception du débat ne m'amène pas à échanger uniquement avec des personnes intelligentes -les calomniateurs ont, eux aussi, toute leur place en démocratie- elle ne vise pas non plus à accepter, comme interlocuteur, exclusivement ceux qui partagent mon point de vue et mon analyse ni ceux qui distillent des idées proches des miennes. Non ! Le débat, l'échange et la discussion doivent réunir aussi bien des personnes dont les idées convergent, mais c'est plus amusant, du moins lorsque l'on est démocrate, d'être confronté à la différence.

Je crois, par ailleurs, qu'il n'est guère nécessaire de présenter le célébrissime Pascal Boniface. Le bonhomme est connu. Un blog et un livre numérique très bien documentés lui sont consacrés. Preuves à l'appui, ses nombreuses casseroles y sont méthodiquement rangées. Célèbre aussi bien pour ses approximations que pour ses "convictions" qui, souvent, plaisent davantage à des courants plus que douteux ou à des États peu fréquentables qu'au commun du républicain démocrate, il a pris l'habitude de fustiger, y compris en s'armant de mensonges, ceux qui ne pensent pas comme lui.

Evincé du Parti Socialiste au début des années 2000, pour une note aux sous-entendus plus que discutables, Boniface ne cesse pourtant de se présenter comme "expert" et "spécialiste" en beaucoup de choses. Une sorte d'autorité morale dont la neutralité reste à prouver. Il n'a, en effet, ni la distance ni la froideur exigées de tout universitaire qui se respecte. Tel un commissaire politique, gardien de la "bonne pensée", il vous interdirait, par exemple, la critique du Qatar et prohiberait la dénonciation de l'idéologie islamiste pour ne donner crédit qu'à sa propre "vérité".

Comme tout commissaire politique, il est néanmoins loin d'être un gardien des élégances et du classicisme. On ne saurait même pas le comparer à un Louis-François Raban pillant le Marquis de Sade, puisqu'en homme moderne, notre Comte de Barins qui aurait pu être une sorte de Rouletabille, s'il avait été moins grincheux, s'évertue, le plus souvent, à braconner sur la Toile en quête "d'arguments" qui visent la disqualification de ses contradicteurs. Il pourrait par exemple vous pointer du doigt parce que vous auriez débattu dans un cénacle du Crif (je ne sais pas si ce qui le gêne, dans ce cas précis, si c'est le débat ou si c'est le "juif") et il pourrait transformer vos propos et faire de vous un élément des forces spéciales quand vous avez le malheur de dire, sur un plateau de télévision, que vous avez couvert en tant que journaliste une prise d'otage ou alors quand vous dites que le Qatar finance l'idéologie salafiste, notre bonimenteur prétendra que vous auriez affirmé que le même Etat finance les groupes terroristes. Des approximations, un peu de mauvaise foi, le tout bien mixé avec une espèce de sauce putride, qui puise ses ingrédients dans un "antisionisme" plus que douteux, vous donne Pascal Boniface.

Son terrain de chasse, là où il est aussi heureux qu'un enfant dans un bac à sable, c'est cette bénédiction technologique (heureusement qu'elle existe) qui alimente beaucoup d'esprits mal inspirés. C'est probablement une pioche trop rapide qui lui a dicté que Lévinas était "physicien", peut-être que le philosophe accumulait, lui aussi, les "expertises" et c'est certainement une connaissance trop pointue de la thématique islamiste qui lui a permis d'écrire, dans l'un de ses derniers livres, que le Hezbollah, était une organisation... "athée". De plus, le "spécialiste" est aussi bon en prévisions et en prospective qu'Elisabeth Teissier. Mais avec moins de réussite que Paul le poulpe. Quelques mois avant le 11 Septembre 2001, il professait: "Je ne pense donc pas, contrairement à certains, que nous verrons des actes terroristes entraînant des milliers de victimes". Le "certains" devait probablement viser quelques-uns de ceux qui restent, aux yeux de "l'expert", que de vulgaires "faussaires". Mais déjà cette volonté de vouloir minimiser le danger du terrorisme islamiste avec cette assurance qui lui permet de faire croire qu'il serait vraiment un fin limier de la géopolitique.

En réalité, ce que les lecteurs savent moins, c'est que notre Comte de Barins n'est en réalité qu'un petit, tout petit polémiste. Je dis "petit", parce qu'un vrai polémiste, celui qui assume la dispute intellectuelle, doit remplir certaines conditions: posséder, à tout le moins une plume agréable, ne pas avoir besoin de "petites mains" pour rédiger ses ouvrages, disposer d'une réflexion claire, défendre une pensée cohérente et avoir du respect pour les autres et notamment pour l'adversaire. Je dis bien l'adversaire, celui qui pense différemment, qui soutient d'autres idées, qui défend d'autres convictions. Notre sujet est malheureusement étranger à ces qualités. De plus, il est bien éloigné de cette réalité résumée par Paul Gauguin: "La vérité ne se dégage pas de la polémique, mais des œuvres qu'on a faites."

Piètre polémiste, confondant, très souvent, la diffamation, le mépris, l'injure et la dispute intellectuelle, notre spécialiste, auquel on épargnera le surnom donné à Adolphe Thiers, n'a pondu, pour l'instant, aucune œuvre qui pourrait enrichir le débat et nourrir intellectuellement, hormis ceux qui auraient Facebook pour les nuls comme livre de chevet.

Mais comment peut-on enrichir le débat lorsque l'on a déjà été condamné et/ou dénoncé pour contrefaçon et lorsque l'on s'est rendu responsable de plagiat ou d'autoplagiat pour multiplier les publications? Mais pour Boniface, "copier n'est pas plagier".

Et le personnage semble être un multirécidiviste.

 

Lire la suite sur le Huffington Post.

 

Et pour connaître le vrai Pascal Boniface, un blog et un livre numérique lui sont consacrés.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Samedi 26 janvier 2013 6 26 /01 /Jan /2013 12:57

Cover DRS2La récente prise d'otage sanglante d'In Amenas en Algérie a levé le voile sur la réalité du régime d'Abdelaziz Bouteflika. Il ne s'agit pas de commenter l'intervention de l'armée et de ses forces spéciales. La complexité d'une telle opération et son issue dramatique, pour plusieurs dizaines d'otages, devront être analysés, avec froideur, par des spécialistes des questions de sécurité et d'intervention de ce type. Il appartient néanmoins aux observateurs et aux éditorialistes de revenir sur ce pouvoir algérien qui se targue, depuis une quinzaine d'années, d'avoir vaincu le terrorisme islamiste comme il nous appartient de tordre le coup à une certaine propagande diffusée largement par Bouteflika et ses affidés.

Primo. Le terrorisme a été vaincu, d'abord et avant tout, par une société algérienne qui, durant les années 1990, a refusé, dans sa majorité, de basculer dans le fanatisme. Une autre position de sa part aurait fait tomber le régime en quelques semaines. Néanmoins, ce refus de l'obscurantisme n'a pas été accompagné par un régime antidémocratique qui a toujours fait de l'islam politique sinon un prétexte, pour asseoir un semblant de légitimité, un allié objectif dont l'idéologie moyen-âgeuse sert de ciment à un pouvoir archaïque, incapable de proposer un projet de société moderne à une société qu'on ne cesse d'abrutir à travers un programme scolaire dépassé et une politique culturelle qui puise son essence non pas dans les valeurs universelles, mais dans la haine, le nationalisme et l'intégrisme. Abdelaziz Bouteflika qui a favorisé les corrompus et combattu les démocrates s'est évertué à sceller une "réconciliation nationale" avec des criminels intégristes et des égorgeurs, non sans passer leurs victimes par "pertes et profits exceptionnels". Cette politique dont l'indécence n'a d'égale que l'incapacité du régime algérien à accéder aux attentes légitimes de la société, a eu pour conséquence immédiate la banalisation de la violence et la légitimation du djihadisme. Le tout accompagné par une marginalisation des démocrates laïques et leur diabolisation. Il n'est donc guère étonnant de voir que les tenants de la violence qui s'expriment au nom de l'islam sont toujours capables de recruter, aujourd'hui encore, dans une jeunesse livrée à elle-même depuis un demi-siècle.

Secundo. Comment peut-on expliquer qu'un État qui subit, depuis 21 ans, la violence islamiste puisse, à ce point, se désengager de la lutte antiterroriste, démobilisant ses propres troupes et services de sécurité au point de les confiner dans un rôle strictement défensif. Les troupes spéciales algériennes sont désormais réduites quasiment à un rôle de gardiennage des sites sensibles. Les apologistes du régime pourraient sursauter, mais demandons-leur combien d'opérations antiterroristes ont été menées au cours de ces dernières années, pour aller traquer les bandes criminelles d'Abou Zeïd, ceux de Mokhtar Belmokhtar et des tueurs d'Aqmi? Si le territoire algérien est devenu le bateau amiral d'Al-Qaïda dans la région, ce n'est pas à cause de l'immensité du Sahara, mais en raison de l'absence manifeste de volonté politique. Une sorte de modus vivendi qui a permis à des sanguinaires comme Belmokhtar de prospérer tranquillement. En vérité, le régime algérien, celui de Bouteflika et celui de quelques généraux presque octogénaires, a besoin d'un "minimum" de terrorisme, celui qui ne gênerait guère leurs intérêts immédiats et personnels, pour pouvoir justifier cet indécent refus de toute alternance politique. En d'autres termes, ils laissent croire à leur opinion nationale et davantage aux puissances occidentales qu'après eux, ce serait un déluge islamiste et terroriste. C'est ce qui explique qu'un Bouteflika, ministre en 1962, président en 2013, pense encore à un nouveau mandat qui l'emmènerait sinon jusqu'à la tombe et ses funérailles nationales, à l'année 2019. C'est ce qui explique aussi les raisons pour lesquelles, une bonne partie des "décideurs" algériens était déjà aux affaires avant même l'indépendance du pays et l'est encore et toujours.

 

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Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 08:48

SARKO-HOLLANDE.jpgLe second tour de l'élection présidentielle du 6 mai prochain a pris un nouveau visage. À mes yeux, et je le dis ex abrupto, ce duel politique, n'opposera plus un candidat de droite à un candidat de gauche. Désormais, le face-à-face n'est plus entre l'UMP et le PS, mais bien entre le candidat de la xénophobie et celui de la République.

En franchissant les lignes jaunes, les unes après les autres, en pénétrant sans état d'âme dans les zones grises, en piétinant la bienséance républicaine, en stigmatisant les syndicats, ces affreux "corps intermédiaires", pourtant nécessaires dans toute démocratie qui se respecte, en opposant un prétendu "vrai travail" aux travailleurs et aux chômeurs, en désignant les Français d'origine étrangère et l'immigration comme bouc-émissaire et sources de problèmes à venir, en montrant du doigt l'islam, en le caricaturant et en le présentant comme un danger pour la "civilisation française", en faisant tout simplement dans la xénophobie et le discours nauséeux, Nicolas Sarkozy n'est plus le candidat de la droite républicaine, qu'il a lui-même enterrée, mais celui d'une droite extrême, beaucoup plus proche du Front national que du gaullisme ou de la droite chiraquienne.

Qui peut aujourd'hui douter, non pas de cette droitisation du discours, mais de son extrême droitisation? Les mêmes propos, les mêmes proses, les mêmes ressorts idéologiques, s'ils avaient été utilisés par Marine Le Pen, auraient, en d'autres temps, suscité un tollé général, y compris à droite. Mais aujourd'hui, par sectarisme, par calcul politique, par lâcheté aussi, beaucoup préfèrent ce silence infâme à une nécessaire dénonciation de cette logique jusqu'au-boutiste choisie par un candidat qui n'hésite plus à susciter les haines, les peurs et les divisions dans l'unique but de se faire réélire. Au lieu de prendre le risque de perdre l'élection dignement, le président sortant préfère prendre le risque de perdre à la fois l'élection et son honneur. Peu chères à ses yeux, les valeurs de la République pour qu'elles soient ainsi bradées contre l'espoir de recueillir quelques dizaines de milliers de voix!

Et d'autre part, ou sont les Juppé, Baroin et Borloo, et tant d'autres, devant cette cascade de discours ayant comme colonne vertébrale la xénophobie? Où sont tous ceux qui, hier encore, se réclamaient du gaullisme et de la droite chiraquienne, bien plus respectables que tous ces adeptes du sarkozysme, les Morano, Luca et Vanneste, qui tentent de justifier l'injustifiable.

Elle est décidément bien laide cette France de Sarkozy qui ne sait plus défendre les valeurs qu'elle prétend incarner. Elle est bien laide cette France représentée par ces petits politiciens à la petite semaine, plus soucieux de leur devenir personnel que des valeurs universelles, transformées en simple slogan par les adeptes du sarkozysme. Elle est bien laide cette France qui, comme si elle devenait amnésique, se fait oublieuse des conséquences qu'ont engendré dans un passé, pas si lointain, des saillies similaires à celle de Sarkozy.

L'histoire devra retenir que Nicolas Sarkozy aura été le premier président français à avoir légitimé le discours du Front National. Mais il a fait pire. D'une phrase et avec la légèreté qui le caractérise, il a voulu balayer plus d'un demi-siècle de combats contre l'extrême droite.

Ne nous y trompons pas, lorsque ce candidat affirme que "Marine Le Pen n'est pas incompatible avec la République", il ne parle pas, car les mots en un sens, de la participation de cette dernière aux élections présidentielles. Sauf à croire que le président de la France ne maîtrise guère les nuances d'une langue qu'il ne cesse pourtant de vanter, à juste titre d'ailleurs, et qui offre la possibilité d'exprimer une pensée avec exactitude; sauf à penser, dis-je, qu'il aurait du mal avec la langue de Voltaire, si sa volonté n'était pas de légitimer le Front National, il aurait pu dire, tout simplement, que "la candidature de Marine Le Pen est compatible avec le droit".

En réalité, Nicolas Sarkozy, rompu à la tactique politicienne, voulait tout simplement, avec une sortie plus qu'inopportune, banaliser le Front National, banaliser les idées de ce courant politique afin qu'il puisse, par ailleurs, banaliser son propre discours et espérer ainsi draguer presque naturellement les électeurs de la candidate frontiste.

Affirmer que "Marine Le Pen serait compatible avec la République", c'est affirmer, en d'autres termes, car cela ne veut pas signifier autre chose, que l'extrême droite serait compatible avec les valeurs de la République. Cette dernière, la République, précisons-le tout de même en ces temps brumeux, n'est pas un simple mot, une idée vague ou une notion abstraite, mais un corpus idéologique qui renferme des valeurs, une morale, un mode de vie, une philosophie. Et à bien examiner ce corpus, l'on s'aperçoit que celui-ci ne s'accommode guère d'idées extrémistes, tant s'en faut.

En effet, depuis quand les idées défendues par l'extrême droite, aujourd'hui défendues, pour certaines, par Sarkozy, sont-elles compatibles avec la République? Le populisme le plus hideux, celui qui divise la société, celui qui oppose les élites au peuple, celui qui désigne les bouc-émissaires et l'ennemi, serait-il compatible avec la fraternité? Le repli sur soi, la peur de l'autre, la logique de stigmatisation sont-ils consubstantiels à la République? Ce discours détestable qui nous parle de "préférence" nationale ou européenne, ce propos qui joue sur les frustrations serait-il vraiment conforme à l'idée que nous nous faisons de la République et de l'égalité? Ce propos infâme qui présente les "étrangers" comme des "profiteurs" et des "assistés" serait-il devenu, par la volonté de l'UMP, conforme aux valeurs républicaines?

Au nom de la République, Nicolas Sarkozy joue avec le feu et banalise la xénophobie, enrobant cette approche dans un pseudo débat sur l'immigration. Une autre escroquerie intellectuelle, s'il en est, qui ressemble à cette autre qui avait, par sa volonté, opposé l'immigration à l'identité nationale. Sarkozy est en train de prendre Marianne en otage pour lui faire dire ce qu'elle n'a jamais dit et pour lui faire dire ce qu'elle ne veut surtout pas dire. Ce candidat est en train de violer la République en prétextant qu'il le fait par amour pour elle. Et pendant ce temps, certains se réclamant pourtant des idéaux de celle-ci applaudissent dans la joie et l'allégresse!

Oui, je crois vraiment que l'heure du choix est arrivée. Oui je crois que les Français doivent se déterminer entre la xénophobie et la République. Des associations ou des personnalités de la société civile ont déjà publiquement exprimé leur position. Et il faut saluer leur courage.

Désormais, le silence et la retenue ne sont plus possibles. La société civile, dans son ensemble, doit se manifester. Les républicains se doivent d'assumer leurs responsabilités, car la situation est beaucoup plus grave que celle qui avait prévalu en 2002.

À l'époque, Jean-Marie Le Pen n'avait aucune chance de remporter l'élection. Aujourd'hui, la xénophobie risque vraiment de se retrouver à l'Élysée sous les allures d'un candidat de droite et, ensuite, à l'Assemblée Nationale, sous les couleurs de l'UMP et du FN, les deux pôles d'une même haine.

 

Article paru sur le Huffington Post.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 17:57

676182_abderrahmane-dahmane.jpgDepuis quelques jours, une rumeur faisant état de l'existence d'un appel émanant de 700 mosquées qui auraient pris position en faveur du candidat François Hollande ne cesse de circuler. Après vérification, je m'aperçois que c'est Abderrahmane Dahmane, un hurluberlu, utilisé, un temps, par Nicolas Sarkozy, qui est à la manoeuvre.
Après avoir servi de faire valoir musulman au sarkozysme et après avoir été brutalement limogé, cet opportuniste qui traine derrière lui plusieurs casseroles aussi bien en France qu'en Algérie tente, depuis plusieurs semaines, de se rapprocher des équipes de campagne de François Hollande en multipliant courbettes et salamalecs. Ces derniers ne lui accordent aucun crédit même s'il ne cesse de leur faire miroiter sa prétendue capacité à mobiliser en leur faveur plusieurs réseaux au sein de la communauté musulmane de France.  Dernière tentative en date, cette rumeur sur les "700 mosquées en faveur de François Hollande". En réalité, Dahmane Abderrahmane a profité de la diffusion d'un communiqué de trois recteurs de mosquées de la Région Rhône-Alpes (Kamel Kabetane, Rachid Gaci et Abdelkader Bendidi) qui appelaient leurs fidèles à une participation citoyenne au scrutin national, pour détourner, à son avantage, cette initiative et prétendre qu'il en serait le chef de file et l'initiateur. Cet appel en réalité n'existe que dans l'esprit tortueux du très intrigant Abderrahmane Dahmane. Ce dernier a réussi néanmoins à tromper la vigilance des journalistes de Marianne qui ont accordé du crédit à ses élucubrations allant jusqu'à affirmer qu'il aurait rencontré le candidat François Hollande alors que ce dernier ne l'a jamais reçu et ne compte pas, selon mes informations, accorder le moindre intérêt à l'agitation d'un individu dont la réputation n'est plus à faire. 

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 20:51

Ayant toujours assumé mes positions et mes choix, je ne cache ni mon rejet du discours et de la politique de Nicolas Sarkozy ni mon adhésion au projet de François Hollande qui va, je l'espère et je le crois, permettre à la France de redorer son image dans le monde et bannir les propos stigmatisants et la politique xénophobe d'une droite sarkozyste qu'il faudra déosrmais distinguer de la droite gaulliste et répiblicaine.

Par mohamed sifaoui - Publié dans : mohamed-sifaoui
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 15:07

rachida-dati-sarkozy-chine.jpgCette tribune a été rédigée en réponse à celle de Rachida Dati, intitulée "c'est l'histoire d'un mec...", publiée lundi 16 avril sur Le Huff Post, consultable ici.

 

C'est l'histoire d'une meuf qui a de beaux yeux. Elle a aussi une belle coupe de cheveux, une belle démarche, un beau sourire, met souvent des souliers branchés avec de beaux talons aiguilles et, comme le diable, elle s'habille en Dior ou en Prada.

Arrivée en politique comme le pique-assiette qui s'invite à une table à laquelle personne ne l'avait convié, elle est d'abord utilisée comme symbole de la "diversité", tout comme ses "copines" Fadela Amara et Rama Yade, par un Nicolas Sarkozy, adepte de la "discrimination positive" et champion de la communication par l'image choc. Parachutée au ministère de la Justice, parachutée, ensuite, comme maire, dans le 7e arrondissement parisien, écartée du gouvernement, mais remerciée, donc re-parachutée, enfin, en position éligible comme député européen, celle qui n'a jamais eu un autre mérite que celui d'être dix fois plus ambitieuse que la moyenne (c'est plutôt une qualité) et qui a su choisir ses amis comme on choisit un bon plan marketing, se démène ces jours-ci, s'érigeant en porte-flingue pour défendre "son" candidat, certes sans goût, mais avec beaucoup de verve. C'est évidemment son droit et, au regard de son parcours en politique, je dirais, peut-être même son rôle. La nana, c'est Rachida Dati. Et, ces jours-ci, Rachida fait le job! Ses détracteurs de droite, ne pourront pas dire d'elle, qu'elle se serait montrée ingrate.

Son billet, paru sur le Huffington Post, est, en revanche, le reflet de sa propre caricature. Elle explique en substance que Nicolas Sarkozy serait un éternel incompris et que François Hollande n'aurait rien d'autre à proposer, sinon de l'antisarkozysme. Tout en lançant ces expressions "bateaux" usitées généralement par celles et par ceux qui pensent qu'il suffit de pérorer devant le peuple pour le convaincre, Rachida Dati nous dégaine une panoplie de caricatures pour stigmatiser l'adversaire de son patron et une kyrielle d'aquarelles pour nous présenter un autre Nicolas Sarkozy, bien différent du président sortant.

Du haut de ses talons aiguilles, et comme si les Français ne connaissaient rien du président sortant, elle nous dépeint son "leader naturel" en "meilleur d'entre nous" allant jusqu'à reprendre, en des termes à peine voilés, l'un des éléments de langage préférés du moment du côté de l'UMP: après Sarkozy ce serait soit le chaos, soit le déluge. Aux abris! La gauche risque de revenir.

 

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Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 10:44

imagesUOIF.jpgL'Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), représentant officieux de la pensée des Frères musulmans, sera privée cette année, lors de son congrès annuel du Bourget, de plusieurs de ses références vedettes dont un certain Youssef Al-Qaradhaoui. Intégriste notoire, antisémite assumé et danger médiatique propageant un discours qui est à la République ce qu'est l'UOIF à la clarté et à la sincérité.

Nicolas Sarkozy, le candidat - président a annoncé qu'il avait contacté personnellement l'émir du Qatar pour lui faire savoir que le cheikh était indésirable en France. C'est évidemment une excellente nouvelle. Une décision qui devra désormais faire jurisprudence même si elle déplaît aux leaders de l'UOIF et à leurs relais médiatiques qui s'entêtent, en usant de pédalages rhétoriques, à présenter le prédicateur comme un humaniste incompris.

À travers une lettre ouverte, j'avais attiré la semaine dernière l'attention du chef de l'État et celle de l'opinion publique, pour rappeler, entre autres, que le discours d'Al-Qaradhaoui est aux antipodes des valeurs de la République. Mais au-delà de ce prédicateur, prêcheur de haine et d'archaïsmes, quelques réflexions s'imposent quant à la relation très ambiguë qui existe, depuis belle lurette, entre Nicolas Sarkozy et l'UOIF.

 

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Dimanche 25 mars 2012 7 25 /03 /Mars /2012 11:03

qaradhaoui.jpgMonsieur Le Président,


L'Union des Organisation Islamiques de France (UOIF) organise, du 6 au 9 avril 2012, ses "rencontres annuelles" au parc des expositions du Bourget. Nous sommes nombreux à nous insurger, depuis de longues années, contre les agissements de cette association qui prétend, de surcroît, s'exprimer au nom des "musulmans de France" et qui n'hésite pas à offrir des tribunes à des idéologues intégristes connus pour leurs positions extrémistes.

L'UOIF qui siège au sein du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) est une association qui défend et propage sur le territoire de la République, et ce, depuis sa création dans les années 1980, une idéologie qui instrumentalise l'islam à des fins politiques directement inspirée de la pensée des Frères musulmans égyptiens.

Sans esprit de polémique et sans rappeler que vous êtes de ceux, alors que vous étiez ministre de l'Intérieur, qui ont tenu à accorder, probablement par méconnaissance, une "respectabilité" à l'UOIF en exigeant leur incorporation au sein du CFCM, je souhaite vous alerter, en prenant à témoin l'opinion publique, sur la dangerosité de banaliser les idées prêchées par les Frères musulmans qui continuent de provoquer des ravages dans les sociétés maghrébines et, au-delà, dans les pays faisant partie de la sphère "arabo-musulmane".

Probablement, vos conseillers ne vous ont-ils pas suffisamment alerté sur les réalités de la pensée des Frères musulmans, sur leur parcours et sur l'itinéraire des fondateurs historiques de l'UOIF, organisation intégriste s'il en est, dont les leaders se sont toujours distingués par un double discours connu de la plupart des spécialistes et chercheurs ayant travaillé sur la question relative à l'islam politique en général et à l'UOIF en particulier.

 

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Vidéo de Youssouf Al-Qaradhaoui

 

 

 

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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 12:44

sarko.jpgLes observateurs avertis le savent : en réalité, Nicolas Sarkozy n’est gêné, malgré les discours et les envolées lyriques, ni par le communautarisme ni par les atteintes à la laïcité. Son approche de l’électorat est digne d’un représentant de commerce faisant ses choix marketing dans l’unique but de vendre sa marchandise.

En ce sens, le président sortant, dans ses tentatives de séduction, ne s’encombre pas de la défense de certaines valeurs républicaines surtout lorsqu’il est en quête de voix. Quand il s’agit d’aller chercher une victoire, le discours de Nicolas Sarkozy s’adapte. Aussi, toutes les contradictions deviennent-elles possibles !

Le propre d’un démagogue populiste adepte d’autant de discours que d’auditoires. Il peut, en l’espace d’une semaine, passer de l’envolée xénophobe et protectionniste à l’hommage aux étrangers morts pour la France ; il peut aller chasser sur les terres de Marine Le Pen comme sur celles de Jean-Luc Mélenchon. Voilà pourquoi Nicolas Sarkozy ne m’a jamais donné l’impression de défendre sincèrement une quelconque valeur républicaine, mais seulement une carrière.

Le dernier exemple nous est livré à travers un article du Canard enchaîné qui revient sur le soutien apporté par des islamistes de Seine Saint-Denis au président sortant. Les responsables des associations ayant mobilisé, pour l’occasion, autour des mosquées ont envoyé quelques barbus et voilées à Villepinte pour applaudir le candidat. Une vingtaine d’autobus, mis à disposition par l’UMP, auraient acheminé au meeting un millier de joyeux béni-oui-oui. Évidemment, comme le révèle le journal satirique, ces improbables supporters de Nicolas Sarkozy ont tenu à séparer les femmes des hommes. Voilées et djellabisés sont unis pour la même « cause », mais pas dans les mêmes bus. Charia oblige !

Par opportunisme probablement, ils ont pardonné au président-candidat ses saillies et celles de certains de ses ministres qui, il y a quelques jours encore, s’étaient accroché au niqab de Marine Le Pen pour halaliser la campagne électorale.

Derrière cette « mobilisation », d’un côté, l’imam de Drancy, Hassan Chalghoumi qui, depuis plusieurs mois, se laisse complaisamment instrumentaliser par les services du ministère de l’Intérieur et par des conseilleurs du candidat-président et, de l’autre, l’UAM 93, une association dirigée par un certain M’hammed Henniche.

Ce dernier s’est placé sous la coupe de Patrick Karam, qualifié comme le Monsieur « diversité » de Nicolas Sarkozy. Le Secrétaire général de l’UAM 93 affirmait dans les colonnes du Parisien : « en octobre, Patrick Karam m’a demandé à être mis en contact avec des mosquées et des associations musulmanes. En janvier, il est revenu pour nous demander d'organiser une démonstration de force avant les élections. Nous avons passé le message : beaucoup d'associations ont accepté de jouer le jeu. Et puis la polémique sur la viande halal a affaibli la dynamique ».

Il a réitéré son témoignage au Huffington Post en affirmant « avoir été en contact avec l’UMP ». Il est précisé, une fois de plus, que « c’est Patrick Karam, le monsieur "diversité" du parti, qui est au cœur de cette opération ». D’ailleurs, revenant sur la séparation des femmes et des hommes dans les autobus de Villepinte, M. Hanniche a estimé, lors de l’échange téléphonique que j’ai eu avec lui, qu’il s’agissait d’un « détail ». Probablement un parmi d’autres dans la campagne de Nicolas Sarkozy. 

Voilà un nouveau témoignage qui montre, une fois de plus, que le candidat Sarkozy et ses conseillers croient en l’existence d’un « vote musulman », comme ils croient en l’existence d’un « vote juif » ou d’un « vote catholique ». Ils auront évidemment l’occasion dans d’autres discours, devant d’autres auditoires, l’occasion de fustiger le communautarisme et vanter les vertus de la République une et indivisible.

Cela étant dit, là où les choses se corsent, c’est lorsqu’on s’aperçoit que l’UAM 93 redouble de zèle en faisant circuler des sms essayant de décrédibiliser François Hollande, parfois en le diffamant.

 

Voici un  exemple de messages relayés par M’hammed Henniche reproduit in extenso

 

« Je suis musulman, je ne voterai pas pour François Hollande. En bref :

  • il veut légaliser le mariage homo et banaliser la famille
  • il veut appliquer la loi 1905 dans la constitution pour étouffer la religion
  • il est contre l'abattage rituel et la circoncision
  • il s'oppose à la finance islamique
  • il est franc-maçon, pro-sioniste et intolérant à la religion
  • son pote, un déséquilibré, ex-patron du FMI.
  • il est à la tête du département le plus endetté de France (la Corrèze)
  • le PS veut interdire à la nounou (assistante maternelle) de porter le foulard même chez elle
  • le PS me préfère immigré mais pas musulman
  • le PS offre à nos enfants baby-foot, billard et flipper sans ambitions professionnelles »

Hanniche affirme ne pas en être l’auteur, mais il m’a avoué, quand je l’ai contacté au téléphone, qu’il ne faisait que relayer ce genre de messages.

Selon le Secrétaire Général de l’UAM 93, la présence d’associations musulmanes à Villepinte avait pour « objectif de faire une démonstration de force pour montrer que les musulmans s’intéressent à la politique ». Mon interlocuteur précise qu’il y avait un « deal » entre lui et les représentants du candidat Sarkozy. « Ils m’ont dit, m’explique-t-il, montrez-nous que vous êtes capables de mobiliser et vous allez voir comment Sarkozy changera de discours à l’égard des musulmans ».

Oui ! Reste qu’à Villepinte, le président sortant a choisi plutôt un ton aux relents xénophobes pour draguer les électeurs du Front National. « Ce n’est pas grave, estime Hanniche, il nous a rendu hommage mercredi lorsqu’il a rendu visite à la mosquée de Paris ». Certes, Nicolas Sarkozy a inauguré une stèle, érigée à la mémoire des musulmans, tirailleurs algériens, marocains ou sénégalais, morts pour la France. Le candidat est habitué au double discours. Il est d’ailleurs beaucoup très prompt, dans certaines circonstances, à honorer les morts tout en stigmatisant les vivants. D’ailleurs, Marine Le Pen, aussi, dans un autre style, rend hommage aux « musulmans tombés pour la France ». Certains candidats peuvent être, en effet, en période d'élection, xénophobe le dimanche et républicain le mercredi. Pour le savoir, il suffit de ne pas être amnésique.

 

A lire également : Ce vent de xénophobie qui souffle sur la France.

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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 23:31

gueant_5.jpgClaude Guéant, petit préfet ayant, jusque-là, fait carrière dans l’ombre des ministres de l’Intérieur et sous les ors discrets de la République, se découvre, de nouveau, à quelques semaines d’une importante échéance électorale, l’âme d’un polémiste. Décidément, la sarkozie aura, en cinq ans, fait étalage de son éventail de médiocrité et de provocation. Des plus grands parmi lesquels on retrouve justement, outre le président, Claude Guéant, aux plus petits, les Hortefeux et autres Morano, en passant par les minuscules parangons d’une époque, dont Zemmour est une illustration médiatique, le mandat présidentiel qui est en train de s’achever aura été celui d’un courant politique ayant fait de la parole stigmatisante un crédo et de la blague graveleuse un art de vivre. Finalement, avec Sarkozy et ses émules toutes les « petites phrases », surtout les plus détestables, auront été possibles.

Cette posture, désormais très sarkozyste, qui permet de fustiger l’extrême droite et son idéologie nauséeuse tout en s’appropriant ses concepts, ses faux arguments et certaines de ses envolées lyriques rend pathétique ce parti présidentiel qui, pour faire face à une impopularité grandissante, tente de lorgner du côté des électeurs du Front National espérant ainsi chiper quelques voix à Marine Le Pen. Les sarkozystes n’hésitent plus à labourer sur le terrain du Front National et à curer les égouts de l’extrême droite.

Mais pour autant, cette explication n’est pas suffisante pour décoder la sortie, pour le moins inopportune du ministre français de l’Intérieur, qui décrète du haut de son perchoir, tel un oiseau de mauvaise augure, que les civilisations ne se valent guère et que la sienne serait presque de fait supérieure aux autres et notamment à celles qui bafouent des valeurs universelles qu’il s’évertue, pour l’occasion, de franciser de fait.

Inutile d’entretenir la polémique et d’accorder du crédit au polémiste. Guéant est devenu un coutumier du fait. Il convient d’analyser, avant toute chose, les raisons ayant incité ce monsieur, a priori « très convenable » aux yeux d’une certaine France, à oser une ineptie d’une autre époque. 

D’abord, quoi qu’on puisse en dire, Guéant n’est pas uniquement dans le petit calcul politicien. Je le crois sincère, car il appartient à cette frange française arrogante et antipathique, oublieuse de son passé récent et qui se voit supérieure, parce qu’il s’agit de Français ou parce que ce serait la France, à tous les autres peuples et à toutes les autres nations. Dans l’esprit du ministre, une civilisation s’évalue ou s’apprécie sur un court segment historique. Comment serait-il autrement puisque un simple regard sur la « civilisation française » durant le siècle écoulée, avec les critères de Guéant, ferait de la France, à certaines époques, une bien méprisable civilisation. Par conséquent, le porte-flingue de Sarkozy parle de la France d’aujourd’hui, celle de son patron. Mais là aussi, le ministre se trompe, car si la France de Sarkozy est certes supérieure à l’Iran d’Ahmadinejad en termes de respect des valeurs universelles, sa valeur absolue est, elle, en revanche en chute libre. Et si une agence de notation chargée de veiller au respect de ces mêmes valeurs universelles existait, la France aurait perdu son « triple A » depuis 2007, depuis le discours de Dakar ou depuis les saillies d’Hortefeux. La banalisation de la parole haineuse et l’obsession que font les sarkozystes de leurs compatriotes d’origine étrangère aura été à la fois une caractéristique majeure de ce piètre mandat présidentiel et l’un des traits saillants d’une France qui doute d’elle même et qui préfère mettre en scène des politiciens sans envergure et sans éthique cherchant à se faire réélire en semant les haines et les divisions de façon insidieuse et de manière pernicieuse.     

Ensuite, quoi qu’on puisse en dire, Guéant est l’interlocuteur privilégié de ces électeurs umpistes, catholiques conservateurs, genre vieille France, déçus par Nicolas Sarkozy, jugé trop impudique, quelque peu vulgaire, dénué de classicisme et, à leur goût, de savoir vivre. En définitive, ce président est lui-même victime de son idéologie, car indigne d’incarné la France pour certains Français, pas tout à fait Français pour d’autres et pas « très comme il faut » pour la droite conservatrice et aristocratique qu’il n’a cessé pourtant de flatter. De ce point de vue, Guéant devient le lieutenant idéal pour essayer de fixer les électeurs traditionnels de la droite et, par la même occasion, pour tenter de séduire, pourquoi pas, quelques nostalgiques de Jeanne d’Arc, du général Bugeaud, voire des Croisés ou ceux de l’Armée impériale qui s’en allaient civiliser le monde.

Enfin, quoi qu’on puisse en dire, Guéant joue, tout comme ses acolytes de la droite, les cartes de la civilisation, de la race, des étrangers, de l’immigration, de l’islam ou de la délinquance, car le gouvernement auquel il appartient et le président dont il défend les intérêts et le bilan ont été incapables de répondre de façon efficiente aux défis lancés par les crises financières et économiques qui frappent la France et singulièrement les classes populaires et moyennes de plein fouet. C’est un gouvernement en somme qui essaye, de façon très maladroite, de dissimuler ses échecs.

C’est un classique… Pour cette « civilisation française » dans laquelle se reconnaît Claude Guéant, l’Autre est toujours responsable des malheurs de la France. Le déclin économique est ainsi relativisé. Si les « serviteurs de la République » matraquent que, malgré tout, la France appartient à une « civilisation supérieure », les chômeurs, les sans-abris, les bénéficiaires des minimas sociaux et les démunis, catégories qui ne cessent d’accroître, peuvent dormir tranquillement dans ce froid sibérien. Quand la France régresse, quand la France échoue, quand la France va mal, il faut s’inventer un « bouc émissaire ». Quand la France trébuche, c’est toujours la faute à ceux qui lapident. C’est connu depuis le temps où l’armée du roi ou celle de l’empereur, pour mieux tromper les gueux, allait civiliser de lointaines contrées pour remplir les caisses d’un État qui a souvent vécu au dessus de ses moyens et parfois sur son seul prestige.

Le ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy aurait été mieux inspiré de revenir à l’histoire de France et de revisiter les classiques de Fernand Braudel ou ceux de Raymond Aron pour ne citer qu’eux. Il comprendrait peut-être que l’utilisation du terme « civilisation », certes très à la mode au temps des Lumières, mais guère plus tard, doit obéir à certaines règles qu’il serait trop long d’exposer ici. Mais en résumé, il s’apercevrait qu’une civilisation (y compris celle faisant partie des plus grandes) appréciée à travers le prisme de ce que peut présenter sa marge, un seul contexte historique, sociologique ou politique ferait, par exemple, de la France une bien triste civilisation. Naturellement lorsqu’on est attaché aux principes universels et lorsqu’on sait ce qui fonde les valeurs de la République française, on s’empêche par fidélité à ces mêmes principes de faire ce genre de raccourcis. Ce n’est évidemment pas le cas de Guéant et des serviteurs du sarkozysme.

Il est vraiment temps de refermer les égouts…

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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 09:19

Cover DRS2Je vous propose de découvrir ou de revoir l'inétgralité de l'émission diffusée par Berbère TV vendredi dernier autour de l'Etat-DRS, thème abordé par mon dernier livre "Histoire secrète de l'Algérie indépendante". Un débat qui a suscité énormément de réactions. N'hésitez pas à laisser vos commentaires et vos avis...

 

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 10:24

Cover DRS2Ce vendredi soir, dès 20 heures, la chaîne Berbère TV organise une émission spéciale autour de mon livre "Histoire secrète de l'Algérie indépendante, l'Etat-DRS". L'objectif étant de casser ce tabou est de débattre de la police politique algérienne ouvertement tant cet outil continue de représenter le coeur du système politique algérien.

Pour voir toutes les fréquences de Berbère TV (cable et satellite) cliquez ici.


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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 09:28

Cover DRS2J'étais, vendredi dernier, sur Beur FM pour parler de mon dernier livre "Histoire secrète de l'Algérie indépendante, l'Etat-DRS".

 

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 16:53

Cover DRS2À l’invitation des militants du Rassemblement pour la Culture et de la Démocratie (RCD), j’ai participé au siège de la section parisienne du parti à une conférence-débat pour présenter mon dernier ouvrage « L’histoire secrète de l’Algérie indépendante, l’État-DRS », en librairie dès ce jeudi 19 janvier.
Voici des extraits de cet échange diffusés sur la chaîne Berbère TV.

Pour acheter le livre en format ebook : cliquer ici.
Pour acheter le livre pour Ipad et Iphone : cliquer ici.
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 12:07

CouvKadhafiHD.jpgLe livre que je suis en train de lire actuellement : Bien rédigé, plaisant, on apprend énormément de choses sur le dictateur libyen. C'est sans nul doute le livre le plus complet et le mieux documenté sur Kadhafi.

J'ai connu Hélène Bravin, la consoeur ayant rédigé cet ouvrage lors de mon enquête sur les services algériens. C'est une journaliste que je cite dans mon livre "Histoire secrète de l'Algérie indépendante : l'Etat - DRS". Elle avait été violemment agressé en Algérie, dans l'indifférence générale, par les hommes du DRS après une interview qu'elle avait réalisée avec le président assassiné Mohamed Boudiaf. Les hommes du général Toufik voulait à l'époque récupérer la cassette de l'interview. 

Je reviendrai sur le sujet dans quelques jours.

 

 

Présentation de l'éditeur.

 

20 octobre 2011. Mouammar Kadhafi vient de mourir. En Libye, des tirs de joie retentissent, saluant la fin de quarante-deux ans de dictature. À Syrte et à Tripoli, on assiste à des scènes de liesse. Le Guide meurt en homme haï.

En renversant le roi Idris en 1969, le jeune officier rêvait pourtant de faire passer la Libye de l’ère moyenâgeuse à celle de la modernité en donnant le pouvoir au peuple et en fusionnant avec des pays voisins pour créer, enfin, une grande puissance économique et politique arabe. Il aura finalement laissé son système et ses projets se noyer dans l’anarchie, s’enfonçant lui-même dans la tyrannie.

Du jeune bédouin pauvre au dictateur impitoyable des dernières années, Hélène Bravin brosse le portrait d’un homme à la fois idéaliste et opportuniste, féodal et moderne, civilisé et barbare. Un homme qui aura réussi à se maintenir au pouvoir pendant plus de quarante ans, malgré les incroyables obstacles et échecs rencontrés, avant de finir traqué par l’OTAN et les insurgés libyens. L’incarnation moderne d’un personnage shakespearien.

 

 

 

Hélène Bravin est journaliste, spécialiste dans les questions politiques et économiques liées au Maghreb. Elle a collaboré à différents journaux français et internationaux (Le Quotidien de Paris, Le journal de Genève…), des lettres confidentielles (Maghreb confidentiel, TTU Monde Arabe…) et France 3. Elle fait aussi de la veille stratégique pour des multinationales.

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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 11:50
La Désintégration, le film sur lequel j'ai eu le plaisir de travailler, aux côtés du réalisateur Philippe Faucon sera en salle le 15 février prochain. Cette fiction qui s'inspire de faits réels tente d'expliquer les processus d'endoctrinement de l'islamisme djihadiste. Pour voir le casting et avoir plus d'informations, voir le site Ecran large.

 

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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 21:10

Cover DRS2En exclusivité et pour contourner la censure des autorités algériennes, mon dernier livre "Histoire secrète de l'Algérie indépendante, l'Etat-DRS", en librairie le 19 janvier, est mis, dès ce soir, en vente en format ebook sur le site de mon éditeur et, au cours de la semaine, sur d'autres librairies en ligne. Ceci afin que les Algériens et l'opinion publique puissent connaître la nature réelle de l'Etat-DRS, la personnalité et le fonctionnement du général Toufik et en clair la réalité de ce système qui dirige l'Algérie depuis cinquante ans.

Cliquez ici pour : Acheter le livre en format ebook.

Cliquez ici pour : Commander le livre auprès de l'éditeur.

Cliquez ici pour : Acheter le livre sur Ebookstore (pour Iphone et Ipad).

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