Je
publie intégralement cette contribution de notre ami Mohamed Abassa qui défend un point de vue iconoclaste et rare. Je ne partage pas l'ensemble de son analyse, je n'aurais peut-être pas utilisé
les mêmes mots, les mêmes termes, mais il est évident que le fond de cette contribution, qui pointe du doigt l'antisémitisme primaire qui gangrène la société algérienne par la faute de ses
dirigeants islamo-nationalistes et affairistes incultes, est plus que nécessaire à véhiculer tant on ne peut passer sous silence la politique de la haine menée par la pouvoir qui tente, à travers
son barnum langagier habituel, de détourner l'attention des Algériens afin qu'ils oublient la mauvaise gouvernance dont ils sont les premières victimes. Ce racisme ignoble qui se banalise par la
faute de Bouteflika et de ses larbins est inacceptable pour tout algérien digne et il est inutile et irrecevable d'utiliser le conflit israélo-palestinien comme abcès de fixation ou prétexte pour
légitimer les théories fumeuses et les idéologies nauséeuses développées par des torchons comme le quotidien arabophone Ennahar dirigé officiellement par le pseudonyme Anis Rahmani, un
petit soldat à la solde de Mohamed Megueddem, le fameux "chargé de mission" de Bouteflika et symptôme d'un régime inculte, corrompu et haineux. M.S
Oui, je mourrai pour les juifs si…
Par Mohamed ABASSA
J’ai lu avec dégoût, mais sans surprise, les commentaires orduriers du quotidien arabophone « Ennahar » dont on
connaît bien par ailleurs les penchants naturels pour le caniveau, la haine et l’appel au meurtre régulièrement lancé contre des hommes de progrès algériens. Ce journal s’étant déjà distingué par
le passé dans sa UNE par l’appel au meurtre de l’auteur de « POUTAKHINE » première indignation et premier cri de révolte littéraire des printemps arabes. Le propriétaire caché
d’Ennahar avec son journal de vendus et de voyous, financé, distribué et soutenu par l’Etat algérien c'est-à-dire avec l’argent du contribuable, a appelé dans ses colonnes à la mise à mort de
Mehdi El-DJEZAIRI, l’auteur de POUTAKHINE. Le plus cocasse dans l’histoire c’est que la journaliste du journal insulteur n’a jamais lu le livre. Pour mémoire, rappelons que ce quotidien a été
créé en quelques jours, novembre 2007, pendant que d’autres attendaient et attendent toujours, depuis des années leur récépissé de dépôt de dossier indispensable à la création d’un titre. Simple
hasard ou connivences criminelles entre mercenaires bien connus et propriétaires du pouvoir?
Ce torchon de journal, visiblement animés par des multi récidivistes, journalistes corrompus jusqu’à l’os ; des baltaguis
comme il se dit, a cru ou croyait devoir insulter M. Ghazi HIDOUCI en le traitant de Juif. Il n’a pas écrit « sale juif » comme on écrit habituellement « sale arabe », comme
l’écrivaient habituellement les fascistes de l’extrême droite ou comme le suggèrent souvent les autres fascistes des droites de l’extrême ; islamistes compris. Non, il a tout simplement
écrit de M. Hidouci qu’il était Juif. Et c’est suffisant à leurs yeux, suffisant que cette seule qualité de Juif, apparaisse comme une insulte et une infirmité incurable et disqualifiante à
jamais. J’ai personnellement honte qu’un journal algérien ou supposé comme tel, puisse écrire ce genre de choses barbares sans qu’aucune institution, aucune autorité de la république, aucune
association branchée sur les atteintes aux droits humains, aucune loi, sans qu’aucun journal de la presse commerciale privée, paré de vertus républicaines hautement affirmées, n’ait réagi, n’ait
protesté contre cet attentat médiatique ignoble et odieusement raciste contre un authentique Algérien connu et reconnu. Qu’il soit Juif, Chrétien, athée ou agnostique, M. Hidouci fut un grand
ministre, talentueux, honnête et compétent. Il voulait juste faire du bien à son pays ; l’Algérie. Les mafias locales d’alors et qui sévissent toujours au sein du pouvoir et auxquelles se
rattache aujourd’hui le journal « Ennahar » ne lui ont donné ni le temps ni les moyens d’asseoir son projet économique. Qu’importent les convictions et les options économiques de M.
Hidouci, peut-être avait-il tort, peut-être s’était-il trompé, l’essentiel, le plus important, est la conviction permanente qu’il avait de travailler pour le seul intérêt, le salut de son
pays ; l’Algérie. Sa qualité ou sa non-qualité de Juif n’ont strictement rien à voir avec ses profondes convictions algériennes ; rien à voir avec son patriotisme d’Algérien accompli et
propre. Qu’il fut Juif algérien ou rien d’autre, il était surtout Algérien de cœur et d’esprit comme le furent et le sont des millions et des milliers de juifs algériens, j’écrirai plutôt
algériens juifs, n’était le chahut malencontreux de M. Crémieux ; l’imbécile. Il arrange bien les desseins odieux et criminels des islamistes. Lui, Crémieux, a séparé les berbères,
frères et sœurs d’origine en deux camps ennemis qu’on veut nous présenter comme ennemis irréductibles: des berbères juifs devenus subitement Français à part entière et, en face, des autres
berbères, ni juifs ni chrétiens, décrétés Français à part ; Français colonisés et exclus de tout. L’horreur du premier apartheid organisé. Aussi la cassure du berceau historique qui porte
des berbères juifs à se faire appeler Simon, Jean et Daniel, eux les Benhamou, les Bensaïd et les Zemmour, berbères de racines, berbères de cœur et de sang, à buriner et à latiniser leurs noms et
prénoms. Juste pour appartenir et ressembler à la France coloniale, à la France supérieure des possédants. Ces juifs « améliorés » par rapport à leurs autres frères berbères, ont-ils
pour autant gagné au change ? Ils ont certes gagné un statut de berbères latinisés et francisés mais, dans le fond, sur l’essentiel, ils ont surtout perdu leurs racines et leur berbérité
historique. Origines honteuses ? Non, jamais. M. Zemmour, lui qui attribue à ses congénères berbères une prédisposition naturelle à la délinquance, peut-il étaler ici ses origines
biologiques aryennes qu’il n’a pas ? Qu’il n’aura jamais. Biologiquement, il ne peut nier ses racines juives, berbères et algériennes. M. Crémieux, Adolphe, a fait de lui un Français de
souche parfait ; un pur beur aux yeux bleus, tout comme de nombreux berbères. Il en jouit et se gosse de l’ignorer. M. Jean-François Copé aux consonances patronymiques bien plus et tellement
françaises, lui qui bavarde et s’étale tant sur la pureté identitaire française qu’il se propose de sauver, peut-il lui aussi faire l’impasse sur ses multiples ascendances et descendances juive,
roumaine, algérienne et Berbère. S’appeler Copé est déjà bien mieux que Copelovici ou Ghenassia, ces tares sémites indélébiles qui collent à la peau et dérangent le bien paraître. Autant
s’appeler Jack, Nicolas ou André plutôt que Moïse, Shlomo ou Isaak. Oui, M. Jean François Copé par sa mère et grand-mère, Djouher Soussi et Monique Ghanassia, est un authentique berbère
juif. Tout autant, il est, à son corps défendant, descendant, cousin et parent d’une grande famille de grands révolutionnaires juifs algériens, les Ghenaïssia de Ténès, Cherchell et
Miliana. Il est aussi le petit cousin d’un grand petit Juif algérien, Pierre, Pierre Ghenaïssia, mort les armes à la main, dans le mont Chréa, près de Blida, pour l’indépendance de
l’Algérie ; son pays. Il n’avait pas encore 18 ans. C’était le 22 février 1957. Jean François n’était pas encore né. Ils seront des cents et des mille de juifs algériens morts au combat,
morts sous la torture pour la liberté et la libération de leurs autres frères Algériens colonisés ; musulmans pour la plupart que le décret Crémieux a laissés sur le carreau des sous-hommes.
Il avait aussi, en face, des fascistes juifs algériens, des commandos de la territoriale, de la main rouge, qui massacraient froidement leurs frères musulmans soupçonnés de sympathie et de
soutiens au FLN. Comme nos Harkis, ils étaient hélas nombreux et odieux. Je ne mourrai pas pour ceux-là. Ce sont les autres Juifs qui m’intéressent ; les Juifs de cœur, d’esprit et de paix.
Ils sont la majorité. Cette réalité là, islamistes, arabo-Baathistes et sionistes n’aiment pas trop en parler. Ils la nient. Elle n’existe pas pour eux. C’est cela le premier négationnisme
que ni la loi Gayssot ni les lois algériennes ne sanctionnent à ce jour.
C’est pourquoi, les journaux islamo-arabo-baathistes tout comme les puissants relais médiatiques sionistes s’étalent à longueur
de colonnes et de propos à entretenir l’irréductible et éternelle opposition entre Juifs et Arabes. Mais, s’est-on une seule fois posé la question, envisagé la possibilité qu’on pouvait être
Arabe et Juif en même temps ? Algérien et Juif à la fois ? Palestinien et Juif comme on est Français et Juif, américain et Juif, Israélien et Arabe. Cette éventualité de fusion et de
dissolution les uns en les autres, par les liens du cœur et du sang, effraient les extrêmes des deux camps : sionistes comme islamistes ont peur de ne plus se faire la guerre un jour,
craignent surtout de pouvoir s’unir et s’aimer un jour. Ce jour arrivant, et il arrivera dans 10, 100 ou 1000 ans, on en finira définitivement avec les extrémismes, les haines et les guerres.
Juifs, Arabes, Musulmans et athées de tous bords, faites l’amour, pas la guerre. Faites de nouveaux enfants beaux et pacifistes que vous serez deux à aimer, à protéger. C’est le seul moyen de
bannir la guerre et les haines.
Le poids de l’ignorance
Ceux qui ont voulu insulter et salir M. Hidouci comme ils croient l’avoir fait en le traitant simplement de juif, aussi
contre tous les autres patriotes algériens qui ont l’Algérie au cœur, sont d’abord des ignorants et de veules petites gens prêts et préparés à tout. Leur chef, nervi et corrupteur bien connu dans
les milieux de la presse, a commencé sa carrière comme serveur de thé aux gants blancs après avoir été taxieur à la sauvette. Il atteindra sa gloire en se recyclant en rabatteur de prostituées de
luxe offertes en même temps à un Président de la République en poste et à son propre beau frère comme à bien d’autres. C’est dans ce rôle de vaurien et de mafieux rabatteur professionnel,
c'est-à-dire de chekkam de luxe, qu’il connaîtra l’épanouissement crapuleux et, aussi, son statut de petit Caligula pour s’offrir le rôle de cowboy de la République ; gifleur récidiviste de
wali, de ministres et de syndicalistes. Pour asseoir son pouvoir et son prestige digne des mœurs dissolues des Borgia, il gérait un parc de 200 logements sociaux, 500 prostituées et 1000 Mds
d’argent public pour corrompre, acheter et détruire tout ce qui pouvait s’opposer à son règne, à ses magouilles de malfrat travaillant pour le dernier clan dominant du pouvoir. Cet infâme et
odieux personnage a même détourné une route qui dérangeait un peu le confort de sa maison privée. Ce personnage, inculte, analphabète et illettré est aujourd’hui bardé de diplômes universitaires
sans avoir jamais fait d’études connues. Il est aussi actuellement le conseiller très spécial du Président de la RADP dont il gère avec la même dévotion et le même zèle, les oreilles, la
braguette et l’agenda très spécial des rencontres galantes arrangées. Comme un porc, il ne sait pas vivre dans le propre et dans le clair. Il ne progresse que dans le sale et la saleté ; ses
seules cultures qui lui donnent l’audace de ses agressions permanentes. Semble-t-il qu’il se brûlerait à présent les ailes à vouloir trop gagner, trop servir, en même temps, toujours et encore,
les mêmes catins, les mêmes ragots, les mêmes saletés au Président et au dauphin payeur et très généreux avec l’argent public; le petit frère ; régent putatif, sans titre et sans rien.
Commerce fort délicat et risqué par les temps qui courent. Les roches Tarpéiennes n’étant pas loin d’El-Mouradia ni du Tagarin. Saïd n’est pas Amine se suffisant d’un petit poste de consolation à
l’étranger. Les temps changent ; les penchants et les mœurs présidentielles, aussi, ont changé et évoluent par défaut au rythme d’odeurs et de bruissements de fin de règne. Le pouvoir et ses
hommes sont usés, fatigués, craintifs, finis. Les printemps arabes arrivent. Ici et là, les langues aussi se délient et se libèrent pour dire et dénoncer. Elles parlent sur Facebook et les autres
réseaux sociaux. La presse s’ouvre à leurs cris d’indignés. Mac Dem, lui, ne changera jamais. Il restera toujours le rabatteur professionnel, sale et inconditionnel de tous les régimes pourris et
corrompus du pouvoir algérien. Avec son journal principal et ses autres titres affidés, il sévit toujours avec la bénédiction et le soutien financier de M. Bouteflika et de sa meute
régnante. Il lui arrive aussi de subir des raclées en voulant atteindre et corrompre des hommes et des femmes à la droiture avérée comme, journalistes et écrivains exilés qui n’ont pas renoncé au
combat contre l’arbitraire et l’injuste. Contre la saleté qu’il incarne et hors de laquelle il ne sait pas vivre ni exister. En nettoyant l’Algérie, cette racaille tombera d’elle-même.
Alors d’où nous vient cet horrible travers, cette inconduite amorale et sauvage à vouloir insulter, dégrader, humilier un être
humain en évoquant seulement sa race, sa religion ou son ethnie ; Juif. Seules deux explications remontent à ma conscience et à ma mémoire pour comprendre cette horreur : l’ignorance et
Crémieux.
L’ignorance banalisée
Par les défaillances et les démissions cumulées de l’école, du lycée, de l’université, de la rue, de la mosquée, de la
télévision et bien d’autres médiums, le peuple algérien ignore à ce jour ses grandes origines. Et pourtant, le judaïsme a été pendant plus d’un millénaire la première religion monothéiste des
Algériens. Les Juifs berbères ont été les premiers laboureurs et les premiers semeurs de l’Algérie féconde, de l’Algérie prospère qui, bien après, des siècles après, attireront les convoitises
romaines, chrétiennes et musulmanes.
Les dirigeants incultes d’ENNAHAR ignorent que la première unité politique et militaire du grand Maghreb, de Tabarka à
Agadir, fut réalisée par une femme, El-Kahina, Dihya Tadmut, berbère zénète, juive, princesse, général, mère et épouse. Cette princesse juive, berbère et algérienne (une fille de Khenchela)
a battu militairement Byzantins, Carthaginois, Romains et Arabes. Elle a battu par deux fois le plus grand des généraux arabes, Hassan Ibnou-Nouaâman, conquérant du Maghreb. Mieux encore,
cette grande dame juive et berbère combattra jusqu’à sa dernière goutte de sang. Mieux aussi et plus que sa vie, elle offrira ses deux fils, deux princes lionceaux, Ifran et Yezdia, et douze
mille de ses meilleurs combattants berbères des Beni Ifren du bas Chélif , au général berbère Tareq Ibnou Zyad, le conquérant célèbre, beau, brave et majestueux qui a séduit cours et princesses
de toute l’Europe moyenâgeuse. C’était les enfants d’une petite reine algérienne, berbère, juive et restée digne et supérieure jusqu’à sa mort. La tête tranchée offerte à son vainqueur Omeyade.
Dans la hauteur et la dignité. L’école algérienne en parle si peu ou si mal.
Je traverse rapidement tous ces siècles où tous ces berbères juifs, par la sueur, par la science, la musique et la poésie, par
l’amour de leurs racines berbères, ont fait, en association avec l’Islam, avec un Islam riche de ses ouvertures et de ses tolérances, ces juifs-là, ces berbères ont fait de l’Andalousie, le
plus grand rayonnement culturel que le monde ait jamais connu. A ce jour, l’Espagne contemporaine vit et survit de ce merveilleux patrimoine judéo-berbère et islamique.
Bien sûr que les fachos incultes de Mac EDDEM, d’ENNAHAR ignorent cela ou feignent de l’ignorer. Tout comme ils ignorent ces
dizaines de milliers, je dirai de millions de juifs qui n’oublient pas, n’oublieront jamais leurs racines berbères. Même si un jour, un Juif Français, M. Issac Jacob Adolphe Crémieux, décide,
seul, que les juifs algériens étaient des Français à part entière. Pas les autres. Nombreux étaient les juifs qui ont résisté à cette horrible corruption, à cette mutilation. Comme toujours, ils
ont résisté sans rien gagner. Ils n’avaient gommé ni leur nom, ni leur prénom ni leurs racines juives et berbères. Et maintenant algériennes.
Jeter les juifs à la mer ?
C’est pourquoi, quand je lis parfois, dans certains journaux arabes de certains régimes arabes pourris, protégés naturels
des USA et par Israël des faucons, soutenant ouvertement, qu’il faut jeter les juifs d’Israël à la mer, je m’en insurge et m’en révolte. Aucun homme ne peut jeter un autre homme à la mer
parce qu’il lui a volé sa maison et ses droits, parce qu’il n’est pas d’accord avec lui, parce que quelqu’un domine et écrase l’autre, parce qu’il ne veut pas lui restituer ses droits
historiques. Les frustrations et les révoltes seront forcément légitimes. Ce qui me porte naturellement à croire qu’aucun juif d’Israël, d’Algérie ou d’ailleurs ne peut, ne doit être jeté à
la mer ou à Autswichtz seulement parce qu’il est juif, seulement parce qu’il est musulman, athée, communiste ou opposant à un ordre injuste. Alors si, demain, il y a des appels islamistes, arabes
ou africains à jeter les juifs à la mer, alors, moi, humble témoin de l’horreur, je prendrai le maquis guerrier pour soutenir et défendre les juifs jetables à la mer. Je le ferai la paix
dans l’âme ; ma conscience libérée. Comme l’ont fait les musulmans de la mosquée de Paris cachant et protégeant les résistants juifs de Paris et Strasbourg. Comme l’a fait le prince
Abdel Moumen d’Andalousie accueillant les juifs d’Europe pourchassés et persécutés par les bûchers de l’inquisition chrétienne. Abdel Moumen a sauvé cent mille juifs du bûcher ; qui lui rend
hommage aujourd’hui ? Personne. On en retiendra juste les paroles de sa mère qui affirme sans raison que son fils n’a pas su défendre en homme son royaume qu’il pleurera en
femme.
Je ne veux pas qu’on jette des juifs à la mer, quels qu’ils soient, même des sionistes massacrant à vue, sans discernement, des
Palestiniens : enfants, mamans, papas, jeunes et vieux. La mort d’Arabes exclus et jetés de leur maison les comble et les rassure. Quel honneur gagnez-vous messieurs les sionistes à vaincre
un peuple privé par vous de tout : d’air, de liberté, de pain, d’eau, d’électricité et de carburant vous, ces nouveaux nazis, dont les corps meurtris de vos pères, ont servi de savonnettes
au régime d’Hitler. Souvenez-vous-en. Vous faites pire que vos tortionnaires d’hier. Pour cela, je vous combattrai. De même, je mourrai demain pour les Juifs s’ils devaient subir le même sort que
ce que les sionistes font subir aux Palestiniens de Ghaza comme de Ramallah. Je serai là prêt à donner mes vieux os à votre mitraille ; à vos chiens. J’en mourrai tranquille et
apaisé.
Alors, croyez-moi mes amis, pour les mêmes raisons qui me portent naturellement à me battre pour les juifs jetés à la mer, je me
battrai tout autant pour ces palestiniens, dans leur totalité, jetés de leur terre, jetés de leur maison, de leurs droits, jetés de tout y compris de la petite considération d’être reconnus comme
petits êtres humains ayant droit à la vie, droit à l’air, à l’eau et au pain. A Ghaza, par le canon et le béton, vous les sionistes, privez des bébés, nourrissons et enfants de lait, d’eau,
de nourriture et de médicaments. C’est un génocide. M. Obama n’y voit rien et ne s’en révolte pas. Lui qui dit sa fierté de ne pas être descendant d’esclave, le voici devenir maintenant,
lui-même, un vrai esclave ; l’esclave de l’establishment ; il devient l’esclave consentant du lobby militaro-industriel qui l’a fabriqué, qui l’a mis au pouvoir pour mieux sévir et
mieux piller les peuples et pays dominés. Peut-il contrarier ou s’opposer aux ordres de l’AIPAC, lobby le plus puissant des USA aux seuls ordres d’Israël et des juifs sionistes ? M. Obama a
peur de perdre la petite sucrerie qu’on lui a offerte en compensation du soutien total et inconditionnel à l’Etat juif et aux régimes arabes les plus arriérés et les plus rétrogrades de la
planète ; Arabie Saoudite en tête.
Des complots impérialo-sionistes sur mesure ?
Dans ce contexte où se répandent à l’excès les extrémismes régnants, islamisme, arabo-Baathisme et sionisme, rien d’étonnant que
la presse des Baltaguias algérienne, Ennahar en tête, aux ordres de qui nous avons déjà dit, s’inventent des complots impérialo-sionistes qui menaceraient l’intégrité, l’indépendance,
la stabilité, les constantes nationales, le pétrole, l’Islam, la nation, les frontières et l’immense bonheur de vivre sous l’ère paradisiaque du régime de Bouteflika, du FLN de Belle Khadem et,
bien entendu, l’inévitable DRS sans la vigilance duquel l’Algérie et l’Algérien ne sauraient vivre. Du vrai délire dans cette annonce débile où tous les ingrédients ont été assemblés pour faire
de l’Algérie la cible guerrière de tous ses ennemis dormants : les juifs jaloux, les sionistes, les Français revanchards, le Mossad, la CIA, la DGSE, BHL, El-Watan, journal suppôt et
complice du complot impérialo-sioniste, les comploteurs jaloux de la réussite algérienne, les opposants algériens suppôts et agents de l’étranger, les berbéristes, les communistes, les laïques,
les syndicalistes autonomes, les indignés, les intellectuels indignés, le RCD, le FFS, les Kabyles, les Harragas, enfin tout ce qui bouge et incarne un peu la dignité algérienne. Ce discours sale
et odieux est tenu impunément aujourd’hui par les journaux de Bouteflika avec, à leur tête, le plus crapuleux d’entre eux ; Ennahar El Jadid. Une vraie poubelle médiatique qui a atteint la
pire des bassesses et de l’ignominie en appelant et poussant les jeunes Algérois à aller incendier et détruire l’imprimerie des journaux El-Watan, El-Khabar et Liberté ; les rares espaces
restants qui restituent un peu le souffle populaire des révoltes et revendications nationales. C’est la seule vocation et volonté du régime et de ses nervis, Mac Eddem en tête, que de détruire et
de faire taire les rares expressions démocratiques nationales qui s’opposent à la concertation mafieuse de la canaille et de la racaille associées. La marque de fabrique du cousu main du FLN
régnant. C’est tout ce que ses hommes et femmes savent faire : diviser, comploter, interdire, emprisonner, exiler, tuer, empêcher le bien vivre et empêcher surtout la vie. De vrais
chiens. Et cette racaille là compte, maintenant plus que jamais, se maintenir, s’éterniser et s’accrocher ad vitam aeternam au pouvoir avec ces mêmes méthodes, ce même holdup, ce même
viol dont ils sont les seuls artisans depuis plus de 50 ans. Inassouvis et toujours insuffisamment repus, ils veulent que nous acceptions, que nous ne révoltions pas, que nous nous taisions
pendant qu’ils dilapident et pillent impunément le pays. Du vrai banditisme politique. Alors, ignares et incultes comme ils sont, ils nous fabriquent des complots ourdis et des ennemis invisibles
qui veulent détruire l’Algérie. Pour le moment, on constatera que les seuls ennemis visibles qui détruisent à vue d’œil l’Algérie, ce sont eux, les tenants exclusifs du pouvoir qu’ils squattent
sans partage depuis un demi siècle. Mais jusqu’à quand mes frères ? Jusqu’à quand allons-nous accepter ce squat insupportable d’indus occupants du pouvoir dont les seules qualités connues
sont l’inculture, l’amoralité et le pillage organisé des richesses nationales. Devrions-nous être de simples indignés face à ces agressions sauvages et récurrentes du pouvoir régnant ? Je
vous en pose la question. Peut-être paraîtrai-je excessif en parlant trop fort et vrai ? Mais, de mon point de vue, le seul excès blâmable et condamnable est celui de se taire, de se la
fermer, de ne rien dire, de ne pas dire aïe, arrêtez ! Vous nous faites mal.
Notre seule et plus grave douleur sera notre silence. Preuve volée de notre consentement. Ce que je ne ferai jamais. Quitte à en
mourir.
M.A
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