http://www.mohamed-sifaoui.com/
frover-blog.com RDF 1.0 Generatoradmin@over-blog.com2009-07-07T19:27:05Z
http://www.mohamed-sifaoui.com/article-33484230.html
Notre ami Simon Blumental - que beaucoup de républicains et de défenseurs de la laïcité connaissent - s'est éteint aujourd'hui. Lui le militant sincère, le combattant infatigable et l'homme de convictions a mené son ultime bataille contre cette terrible maladie qui l'avait quelque peu éloigné de la société civile au cours de ces dernières années. Je ne suis pas particulièrement doué lorsqu'il s'agit de rendre hommage et je ne saurais certainement pas trouver les mots pour parler de cet ami, de ce grand frère avec lequel je partageais tant de valeurs. Militant antifasciste, contre tous les fascismes, je l'avais connu au début des années 1990 quand les démocrates, les femmes, les journalistes et les intellectuels algériens se faisaient massacrer par les hordes sauvages du GIA. Il avait tenu à marquer son soutien à cette société algérienne meurtrie et à laquelle il était très attaché. Il créa alors « Algérie ensemble », une association de solidarité avec tous ceux que l'islamisme voulait assassinait. Et c'est un dernier clin d'œil qu'il a voulu faire à cette Algérie qu'il aimait tant en nous quittant un 5 juillet, le jour de la fête nationale algérienne. Avec l'Algérie, Simon Blumental avait une longue histoire. Anticolonialiste, cet ancien syndicaliste communiste, membre des réseaux des "porteurs de valise", emprisonné en pleine guerre d'Algérie, n'a pourtant pas eu la reconnaissance qu'il aurait dû avoir de la part des différents dirigeants algériens qui se sont succédé depuis l'indépendance. Seuls Mohamed Boudiaf, assassiné après cinq mois de présidence, et dont il était l'ami personnel, et quelques autres responsables - peu nombreux - sauront le traiter à sa juste valeur. Au début des années 1980, il fut même refoulé de l'aéroport d'Alger sur ordre du pouvoir de l'époque. Mais l'homme qui ne connaissait ni les rancunes ni les revanches saura pardonner toutes ces « idioties », comme il les qualifiait, et me répétait qu'il était d'abord l'ami des Algériens et notamment des démocrates d'entre eux. Il faudrait des pages et des pages, probablement des livres, pour raconter Simon Blumental et son parcours extraordinaire. Je ne le ferai pas pour respecter sa pudeur légendaire et la discrétion qui a de tout temps été la sienne. Je voulais à travers ses quelques lignes informer ses amis et ceux qui l'ont connu, aimé et côtoyé et ceux qui, comme moi, ont une admiration pour cet homme formidable. Je tenais aussi présenter mes sincères condoléances à l'ensemble de sa famille, notamment à ses enfants, à ses petits-enfants, à ses frères et sœurs et à Anna Blumental, son épouse, qui a su être toujours là, à ses côtés dans les bons et mauvais moments et surtout lors de ces dernières années quand il se battait contre cette terrible maladie qui l'a emportée. Repose en paix, l'ami. Repose en paix, grand frère ! ]]>fr2009-07-07T19:27:05Z
http://www.mohamed-sifaoui.com/article-33383217.html
J'avais évoqué dans mon précédent article le cas de ce « chercheur » du CNRS qui souhaite se faire passer pour le capitaine Dreyfus. Et de certains de ses « amis » qui se prennent pour des Zola en tentant de remuer ciel et terre pour qu'aucune sanction ne lui soit infligée en raison de manquements professionnels qui l'ont mené vers le conseil de discipline. Alors, qu'en est-il exactement ? D'abord, posons le sujet calmement, sereinement et méthodiquement. Je vous tranquillise, il n'y a aucune affaire Dreyfus au CNRS. Rassurons-nous, le « chercheur » objet du scandale n'ira pas croupir sur l'île du Diable en Guyane. Son contradicteur n'est pas le colonel Henry, mais un fonctionnaire qui, selon toute évidence, n'a fait que son travail. Et parmi les soutiens de notre « chercheur », il n'y a ni Zola, ni le sénateur Trarieux ni le colonel Picquart. Détendons-nous, l'affaire est fort heureusement beaucoup plus simple que celle qui avait tenu la France en haleine entre 1894 et 1906. De quoi s'agit-il donc ? L'histoire est limpide et je vais essayer de vous la conter. Depuis quelques années, d'aucuns ont remarqué que le CNRS, ou plus précisément certains de ses laboratoires, ceux travaillant sur les questions de l'islam ou de l'islamisme, étaient pris en otage par un groupe de « chercheurs » et « d'universitaires », censés pourtant faire preuve de neutralité, de froideur, de distance, d'honnêteté, de recul et d'approche scientifique, et qui s'adonnaient en réalité, le plus souvent, à des travaux apologétiques en faveur de l'islam politique et en faveur de l'intégrisme. Mais il n'y a pas que cela : notre « chercheur » et certains de ses amis sont allés jusqu'à entretenir des liens privilégiés avec quelques chapelles françaises des Frères musulmans tout en dénigrant les musulmans progressistes les jetant vers la lame des tueurs fanatiques en les qualifiant « d'islamophobes ». D'ailleurs, dans l'un de ses livres, notre « chercheur » avait dressé une belle liste de musulmans alimentant, de son point de vue, « l'islamophobie » et naturellement il me réservera une place de choix dans cette énumération digne justement de l'époque antidreyfusarde. Le « chercheur » me désigna, avec beaucoup d'autres, à la vindicte intégriste. Lui, l'homme intègre, honnête, neutre, universitaire froid adoptant une méthode scientifique avançant sous la couverture d'une prestigieuse demeure comme le CNRS décida alors, que nous étions bons pour la fatwa et l'excommunication. Ce « chercheur » qui se fait passer aujourd'hui pour Dreyfus a fait ce que tout antidreyfusard aurait fait à la fin du 19e siècle. Il nous a désignés comme des « traîtres ». Jugement équivalant à une condamnation à mort dans l'esprit de tout islamiste et cela, notre « chercheur » ne pouvait l'ignorer. Alors que les procès et les intimidations sont une arme que beaucoup des amis de notre « chercheur » utilisent à la moindre critique qu'ils reçoivent, j'avais refusé à l'époque de poursuivre l'individu et je ne lui avais même pas répondu ni exigé un droit de réponse. Chez moi, c'est là un principe sacré que d'éviter de traîner mes détracteurs devant les tribunaux, y compris quand je suis diffamé par eux. Plus tard, il fera circuler une rumeur selon laquelle je serais lié aux services secrets algériens. Et quand des journalistes qui enquêtaient sur mon parcours, lui poseront la question « avez-vous des preuves ? », il affirmera face à la caméra, toute honte bue, « Non je n'ai pas de preuves mais on me l'a dit ». Voilà un « chercheur » atypique qui se forge des convictions sur la base de « on me l'a dit » et qui doit certainement lire très souvent certains blogs-poubelles pour rechercher ses vérités de « chercheurs ». Mais passons. Il n'est pas question ici de parler de ses compétences. Après tout, en République, on a le droit d'être nul et de mauvaise foi. D'un autre côté, l'un des supporters indéfectibles de notre « chercheur » avait déclaré à propos de l'affaire Robert Redeker que ce dernier aurait cherché à « chatouiller la fatwa » à travers ses écrits et ses positions. On peut ne pas aimer les opinions d'un philosophe, on peut ne pas apprécier le travail d'un intellectuel, on peut aussi le trouver totalement ignorant. Mais tout de même, lorsqu'un homme se voit obliger de quitter son emploi, sa maison, vivre en clandestinité sous protection policière permanente pour éviter les menaces qui pèsent sur lui, une certaine décence voudrait - et je ne parlerai que de la décence - qu'on lui foute la paix, qu'on ne jouisse pas en l'enfonçant. Parce qu'en affirmant cela, cet autre « chercheur » souhaitait au fond de lui-même que Redeker se prenne une balle dans la tête. Je l'évoque clairement, penser que Redeker a « chatouillé la fatwa », c'est dire avec la subtilité du « chercheur », ce qu'un voyou formulerait ainsi : « bien fait pour sa gueule, il l'a bien cherché. Donc, qu'il crève ! » Voilà pourquoi je parle d'indécence quand j'évoque les méfaits de ce genre de « chercheurs ». Ils sont les dépositaires d'une pensée qu'ils souhaitent voir dominer sur le débat public et qui nous interdirait de formuler la moindre critique sur l'islam et l'intégrisme musulman, qui nous empêcheraient d'être impertinents à l'égard des barbus et virulents en direction de ces infâmes qui instrumentalisent la religion à des fins politiques. Je ne serais donc qu'un vulgaire « islamophobe ». Certains Ayatollahs du CNRS ont décidé ainsi. Depuis plus de vingt ans, je n'ai cessé de répéter que les musulmans étaient les premières victimes de l'islamisme et pour avoir dit ça, je serais un « islamophobe » ? Ai-je saccagé des mosquées ? Brûlé des exemplaires du Coran ? Ai-je profané des tombes musulmanes ? Non ! Rien de tout cela. Durant toute ma carrière, je n'ai fait que dénoncer l'obscurantisme qui gangrène ma religion, condamner le terrorisme qui tue en son nom, critiquer les groupes, les sectes ou les courants qui l'instrumentalisent, fustiger les idéologues qui endoctrinent des jeunes en utilisant l'islam et malgré tout, il eut fallu que je vienne me réfugier en France pour échapper à la barbarie des islamistes et aux injustices du pouvoir algérien pour me faire traiter par un « chercheur » du CNRS, s'il vous plaît, « d'islamophobe », alors que je suis né, que j'ai grandi et que je mourrai musulman. Lamentable ! Pauvre France, pauvre CNRS et pauvre « chercheur ». Je vais maîtriser cette colère froide qui m'anime à l'évocation de ce sujet et poursuivre mon propos. Je ne veux surtout pas qu'on croie un instant que j'aurais un problème personnel avec ce « chercheur », enfin pas encore. Je ne le connais pas et j'avoue que j'aurais débattu avec lui s'il ne faisait pas partie d'une secte dont certains des membres sont d'une condescendance extraordinaire refusant toute contradiction, estimant que leur seule « vérité » fait foi et pensant probablement qu'un musulman émancipé des dogmes obscurantistes est forcément un suspect. Quand je parle de l'islam, je sais de quoi je parle. Et quand je parle d'islamisme aussi. L'islam n'est pas seulement un sujet de thèse pour moi. Ce n'est pas juste une spécialité. J'ai consacré ma vie à essayer de comprendre la réalité de ma religion. Dire que l'islam ne pose aucun problème est un mensonge grossier. Affirmer que l'islam ne contient aucune contradiction est le fait d'une ignorance totale. Répéter que l'islam est uniquement une « Religion de paix, d'amour et de tolérance » est d'une bêtise rare. Et dire que celui qui écrit cela ou qui pointe certains sujets liés à l'islam serait un « islamophobe » est une saloperie et un symptôme d'une malhonnêteté intellectuelle qui dans le cas de notre « chercheur » mérite une sanction. En effet, je le dis brutalement, le CNRS gagnerait à remercier les idéologues qui, comme ce fameux « chercheur », ternissent son image. Je le dis calmement, gentiment et sans aucune animosité personnelle, quoique j'aie le droit puisque je suis aussi un « idiophobe »...Mais ça par contre, je le confirme, ce n'est pas une rumeur. ]]>fr2009-07-03T00:50:27Z
http://www.mohamed-sifaoui.com/article-33301507.html
J'ai dû délaisser quelque peu ce blog au cours de ces deux derniers mois. Mais c'était pour la bonne cause, enfin je l'espère. Il fallait finaliser ma première BD - une expérience formidable - qui paraîtra le 10 septembre prochain. Son titre, « Ben Laden dévoilé », est dessinée par mon ami, Philippe Bercovici, qui a ce talent de croquer les personnages avec beaucoup de subtilité. Mais alors pourquoi une BD sur le chef d'Al-Qaïda ? J'avoue que c'était un projet qui avait germé dans ma tête en 2003 après l'enquête que j'avais menée au Pakistan et en Afghanistan pour la réalisation de l'ouvrage et du documentaire tous deux intitulés « Sur les traces de Ben Laden ». Les personnages que j'avais rencontrés, à l'instar de tous les islamistes, étaient, le pensais-je, de véritables acteurs de Bandes dessinées. Ces illuminés qui cherchent à nous terroriser se caricaturent en réalité à chaque phrase qu'ils prononcent, dans chaque attitude et à travers chaque posture. Il n'était pas dès lors très compliqué de reproduire ce qu'ils sont sous forme de dessins satiriques. Mais en réalité, ce projet a commencé à prendre forme après « l'affaire des caricatures » et des positions ridicules adoptées par ceux qui se sont autoproclamés les représentants exclusifs de l'islam, je parle de ces sectes sataniques qui se réclament tantôt du wahhabisme tantôt des Frères musulmans et de tant d'autres courants idéologiques qui ont préféré l'obscurantisme, l'ignorance et la bêtise comme ligne de conduite pensant ainsi plaire à Dieu en détruisant ce qu'il a créé. « Ben Laden dévoilé » est une manière de comprendre la nature de l'islamisme, sa progression et le côté cynique qui caractérisent ceux qui ont choisi l'instrumentalisation politique de la religion comme mode d'action. Mais au-delà, c'est aussi une façon de rire de ceux qui cherchent à nous terroriser, c'est une façon d'assumer le nécessaire rapport de force avec ceux qui rêvent d'attenter à notre liberté d'expression, une sorte de réaffirmation des valeurs universelles à travers la dérision et la satire. Bref, cette BD se voudra une modeste contribution visant à dévoiler la réalité de l'idéologie islamiste et d'enlever la burka sur ces imposteurs qui se réclament de l'islam. Parallèlement à ce travail, je devais entamer le tournage d'un documentaire qui sera finalisé d'ici la fin de l'année et l'écriture de deux ouvrages qui paraîtront au cours des mois à venir. Tous sur des sujets similaires. Naturellement, j'ai gardé un œil attentif sur l'actualité. Et, à ce sujet, deux ou trois points retiennent mon attention. D'abord l'Iran. Il est important, de marquer son soutien aux démocrates iraniens qui veulent en finir avec cette République islamique qui a installé une pensée inique et moyenâgeuse. Une Révolution démocratique est possible. Les Iraniens sont capables de prendre leur destin en main, de braver le danger et de chasser ces ayatollahs, incarnation d'un fascisme vert, trop souvent ignoré. Nous devons - et malgré l'arrivée de la saison estivale - continuer à soutenir les progressistes dont le sort dépend aussi de notre capacité de mobilisation. Nous devons aussi exiger des démocraties un soutien assumé à ces mêmes démocrates qui, pour renverser l'obscurantisme, ont besoin des puissances occidentales. Celles-ci sont appelées à éviter les calculs étroits et égoïstes qui avaient d'ailleurs conduit l'Ayatollah Khomeiny à la tête de ce pays, dépositaire pourtant d'une grande civilisation. Ensuite, le niqab, ou ce que certains appellent, la burka. Je pense qu'un vrai débat national doit avoir lieu. Il s'agit avant tout de comprendre la nature idéologique du projet de société dont ce chiffon est le symbole. Il n'est pas question de discuter uniquement du côté esthétique, si j'ose dire, et de la pollution visuelle que provoquent ces ombres quand elles passent devant moi. D'ailleurs, je ne sais pas s'il faut parler d'elles au féminin ou au masculin parce que sous le niqab, il n'y a pas une femme ou un homme, il y a une chose. Il y a une dépersonnalisation de l'Être, son rejet de ce que nous sommes et son adhésion à un projet sectaire qui favorise l'auto-exclusion et l'exclusion. La burka ou le niqab ne sont pas juste des habits, mais des uniformes. Il ne s'agit pas de religion, mais d'idéologie. Nous devons donc débattre justement de cette fameuse idéologie qui incite ces choses, ou peut-être ces hommes, ou peut-être ces femmes, à ne plus exister tout en existant. Si la femelle qui se cache sous cet uniforme risque de « tenter » de bons croyants, ceux-ci n'ont qu'à se crever les yeux, ou à tout le moins, à se mettre un bandage pour ne pas être tentés par l'objet du péché. Ils peuvent aussi s'acheter des cannes blanches et marcher les yeux fermés, on les aidera certainement à traverser du côté de la modernité et de l'humanisme. Le niqab ne serait pas le symbole de la bêtise, nous dit-on. Ce ne serait pas un problème, non plus. Pourtant, la seule évocation d'un débat à ce sujet, incite les émules algériens de Ben Laden, à nous menacer - aujourd'hui même - de représailles. Naturellement, aucune de celles qui sont sous le niqab ne dénoncera ces menaces et leurs auteurs. Elles diront que c'est la République et les médias qui les stigmatisent. Nous sommes nombreux à connaître la chanson. Enfin, un dernier point tout de même. Il concerne ce fameux militant qui se fait passer pour un « chercheur ». Je ne citerai pas son nom ici tant il est pour moi le symptôme d'une escroquerie intellectuelle qui dure depuis plusieurs années dans certains départements du CNRS. Je veux parler de ces militants, que dis-je, de ces idéologues qui se cachent sous la burka du chercheur pour mieux faire gober à la société leurs théories acquises aux thèses des Frères musulmans et des salafistes du Caire, de Genève et de Navarre. Démasqué, ce faux universitaire qui n'hésite pas à jeter l'anathème sur ses contradicteurs, crie au scandale, appelle quelques amis à la rescousse et nous sort un discours victimaire dont il est l'un des chantres. Des pétitionnaires sans envergure tentent de le repêcher, mais trop tard, le chercheur qui n'assume pas ses engagements finit toujours par se noyer dans des contradictions qu'on retrouvera facilement dans ses écrits et ses déclarations. J'avoue que je ne comprendrai jamais certains pseudo « islamologues » qui, pour plaire, tantôt au « frère » Tariq Ramadan tantôt à l'UOIF et pour avoir les grâces de tel régime obscurantiste ou de tel autre, sont capables de se délier de toute éthique, de toute rationalité et de toute honnêteté. Je ne sais pas si c'est l'appât du gain, un complexe néocolonial ou un racisme mal dissimulé qui les incitent à considérer que l'obscurantisme des salafistes est la modernité incarnée. Pour eux, les musulmans seraient probablement inaptes à apprécier les valeurs universelles et doivent donc demeurer dans leur obscurantisme crasse. Ceux qui ont prétendu que mon ami Robert Redeker aime « chatouiller la fatwa », ceux qui soutiennent que nous n'avions pas le droit de reproduire les caricatures danoises, ceux qui croient que l'UOIF sont de respectables « représentants » de l'islam de France et enfin ceux qui pensent que les musulmans progressistes sont de simples « islamophobes » vendus à l'Occident, tous ceux-là et d'autres n'ont rien à faire dans une prestigieuse maison comme le CNRS. Ils devraient aisément trouver une place comme « conseiller » auprès du Hezbollah ou du Hamas, d'Ahmadinejad ou de Ben Laden. Comme ce dernier, eux aussi sont dévoilés. Je le savais, l'été sera chaud ! ]]>fr2009-06-30T23:40:29Z
http://www.mohamed-sifaoui.com/article-30602559.html
Je reviens de Genève où j'étais parti assister à cette mascarade appelée « Conférence de Durban II ». Pendant plusieurs mois, des voix s'étaient élevées pour demander le boycott de ce non-événement qui restera tel un gros point noir sur le nez de ces démocraties, qui ne savent plus réaffirmer les valeurs qu'elles sont censées défendre et incarner. Pourquoi affirmer une pareille chose alors qu'ici et là d'autres voix s'élèvent - et surtout au sein de la diplomatie européenne - pour afficher une autosatisfaction et dire que l'Occident a remporté sa bataille face à cet Hitler du 21e siècle qu'est Ahmadinejad et devant ces États totalitaires qui, depuis quelques années, cherchent à imposer une vision du monde digne de la préhistoire ? Oui, je le sais, on nous répétera que lorsque le président iranien a dérapé les ambassadeurs et délégués européens ont quitté la salle. Très bien ! Mais cela n'est pas une position de principe, ce n'est même pas une posture, ce n'est pas autre chose qu'une « posturette » qui a alimenté le cirque que l'Iran et la Lybie - pour ne citer qu'eux - ont fait venir à Genève. Les jeunes de l'UEJF avait d'ailleurs bien fait de distribuer nez rouge et perruques de clowns tant il manquait à ce show après les équilibristes de la diplomatie, les phoques qui applaudissent au fascisme et les dresseurs de la bête islamiste quelques clowns pour rappeler que nous n'étions pas dans une instance respectable, mais bien dans un fête foraine. Un cirque où ceux qui étaient hostiles au président iranien et qui le montraient étaient « débadgés » et foutus à la porte de l'institution onusienne par un service d'ordre très prompt à réagir à la moindre manifestation de la part des défenseurs de la liberté, cependant que les barbus qui, accompagnés de quelques chèvres voilées avaient, eux le droit, de crier : « Iran ! Iran ! » tout en brandissant, dans une instrumentalisation obscène, les photos de cadavres palestiniens. Naturellement, si nous avions fait de la surenchère et si nous avions voulu utiliser les images sanguinolentes des victimes du terrorisme islamiste ou encore celles du régime iranien, je pense qu'il n'y aurait pas eu suffisamment de mains pour porter les pancartes. Et si nous avions souhaité montrer des photos, nous aurions pu exhiber celles qui rappellent l'excision, la lapidation, les amputations, le sort réservé aux minorités sexuelles et religieuses dans plusieurs pays musulmans. Mais bon, nous ne l'avons pas fait parce que nous respectons la dignité humaine alors qu'eux ne respectent aucune vie. Même pas la leur ou celle de leurs propres enfants. Ahmadinejad est venu chercher l'image du « choc des civilisations », mais il nous a démontré, qu'en réalité, nous vivions un choc des valeurs. Je dis ceci car j'ai rencontré dans les couloirs de l'ONU à Genève, ces dissidents Iraniens, profondément attachés à ces valeurs universelles qui animent les femmes et les hommes libres, qui étaient radicalement outrés par le message du président iranien et eux aussi, souhaitaient que les démocraties fassent front commun et boycottent littéralement ce rendez-vous avec le Diable. Ahmadinejad est venu chercher l'image du « choc des civilisations ». Les États européens, qui n'ont pas voulu déserter la rencontre, lui ont offert ce cadeau. Il pourra désormais les remercier. « Se lever après le premier dérapage », telle était la consigne donnée par les plus hautes autorités françaises aux représentants de sa diplomatie. Or, une certaine cohérence aurait exigé que les diplomates européens se lèvent avant même l'arrivée du fou de Téhéran puisque ses « dérapages » racistes, antisémites, guerriers, bellicistes sont légions depuis son accession au pouvoir. Il fallait protester - en marquant une absence - avant la tenue de cette mascarade. D'autant plus que le « document russe » qui aura été finalement adopté est différend dans la forme, mais identique dans le fond à ce que nous craignions. Comme le rappelle la spécialiste Malka Markovich « l'accent est ainsi mis sur les revendications des États islamiques, leur concept étant répété : islamophobie et antiarabisme, ce à quoi s'ajoute l'antisémitisme auquel ils donnent une nouvelle définition. Selon eux, l'on ne pourrait jamais leur faire grief d'antisémitisme puisqu'ils sont sémites ». De plus, ces mêmes États musulmans, alors qu'ils sont souvent eux-mêmes confrontés au terrorisme islamiste, ont tenu à faire préciser que « la diffamation des religions est susceptible d'engendrer la discorde sociale et des violations des droits de l'Homme ». En d'autres termes, ce n'est pas l'islamisme - ni certaines lectures de l'islam - qui engendre la barbarie et la sauvagerie, mais bien « la diffamation des religions ». En clair, si, depuis plusieurs siècles, des illuminés, tuent au nom de Dieu, c'est parce qu'ils se seraient sentis « diffamés » à travers leur croyance. Belle manière de justifier l'infâme et l'innommable ! Admirable façon aussi de rendre hommage aux victimes du terrorisme islamistes et à ceux qui subissent la violence exercée au nom de la religion musulmane ! En définitive, ils ont gagné. Oui ! Comme à Munich hier, les fascistes, à Genève aujourd'hui, ont réussi à berner les démocraties. Ahmadinejad a passé son message haineux et la condamnation du « délit de blasphème » est implicitement mentionnée dans un document de l'ONU. Et il paraît qu'ainsi les démocraties n'auront pas la guerre. Ce dont on est sûr, c'est que certaines ont déjà eu le déshonneur. Bravo ! Après tout, les démocrates ont pu se toucher le nombril et se bercer d'illusions. Ils sont sortis au moment du discours d'Ahmadinejad. Un courage digne des combattants des légions romaines. D'ailleurs moi-même j'ai de quoi caresser mon ego, j'ai pu faire directement au président iranien quelques « amabilités » et les yeux dans les yeux s'il vous plaît. Il m'a répondu avec le sourire. Normal ! Lui aussi savait que nous étions dans une mascarade. Un cirque dont le chapiteau fut érigé par les démocraties qu'il était venu insulter. ]]>fr2009-04-26T11:28:36Z
http://www.mohamed-sifaoui.com/article-30052497.html
Aujourd'hui, c'est un jour de deuil pour les démocrates algériens. Le monarque Abdelaziz Bouteflika, qui manie le populisme aussi bien qu'un islamiste maniant le poignard a su hypnotiser une partie d'un électorat ne possédant aucune culture politique, écarter les opposants les plus sérieux en verrouillant les champs politiques et médiatiques et surtout en allant vers toutes les compromissions avec les tenants de l'islam politique. Bouteflika est devenu par là même, l'exterminateur de la démocratie en Algérie. Élève assidu d'une école autoritaire qui lui a appris à bafouer toutes les règles démocratiques, le président-roi a fait ce qu'ont réalisé avant lui la plupart de ses amis tiers-mondistes. Il sera, à partir de ce 9 avril, président à vie d'une Algérie meurtrie par les islamo-fascistes et les nationalistes corrompus. L'armée et ses puissants services de renseignements applaudissent en silence à cette mascarade électorale tout en prenant part activement à la réalisation de tous les vœux du monarque qu'elle a, elle-même fait roi dès 1999, avant de se voir neutraliser par un président qui voulait tous les pouvoirs, les pleins pouvoirs pour lui, pour les membres de sa tribu et pour ses amis. L'Algérie n'est plus d'ailleurs dirigée par un pouvoir militaire, mais s'est progressivement transformée en un État militaro-policier qui par plusieurs tours de passe-passe est arrivé à donner à une dictature le visage d'une démocratie. Parce qu'attention, il paraît que quelques libertés existent encore. La presse peut critiquer le président à condition qu'elle ne soit pas trop méchante avec lui sinon l'ANEP, la régie publicitaire de l'État se chargera de couper les vivres aux plus virulents l'islamisme, lui, n'est plus dans l'opposition puisqu'il est devenu idéologie d'État le terrorisme continue de frapper, mais tant qu'il touchera les petits soldats et les policiers de la base, Al-Qaïda peut poursuivre ses actions sans risquer de faire face à une grande offensive antiterroriste les démocrates peuvent continuer de gesticuler puisque le pouvoir s'entête dans sa politique de diabolisation et de marginalisation en cherchant à les confiner en Kabylie pour mieux exacerber le régionalisme. Et malgré tout ça, certains de ceux qui trouvent un intérêt avec le système disent que les « choses se sont améliorées » sous Bouteflika. Il est vrai que l'Algérie a réussi à rembourser sa dette publique et que ses finances se portent très bien. Le nier serait de la malhonnêteté intellectuelle. Mais il faut en même temps rappeler quelques vérités. Si l'Algérie est un pays riche, grâce à des réserves de change qui feraient rougir les plus grandes puissances économiques, la répartition de cette richesse ne touche que la clientèle du régime. Les plus défavorisés continuent de l'être. Et les jeunes préfèrent tenter des traversées clandestines pour rejoindre l'Europe et mourir en mer que de demeurer dans un pays qu'il ne leur offre aucune perspective d'avenir. Les salaires sont bas, le taux de chômage est effrayant, l'inflation ne cesse d'accroître, mais tant que ces problèmes ne touchent pas le clan présidentiel, tout va bien ! D'ailleurs ceux qui défendent le mieux le pouvoir algérien sont souvent, ceux-là mêmes qui croient tellement dans son système de santé qu'ils viennent se soigner en Europe, ceux qui défendent le système éducatif sont ceux qui envoient leurs enfants étudier en Occident et ceux qui se disent fiers de l'économie algérienne sont ceux qui ne consomment que des produits étrangers. Même la télévision algérienne, ils la trouvent géniale puisqu'ils ne regardent que les chaînes étrangères. Tout va bien en Algérie quand on vit, une partie de l'année, à l'étranger ou lorsqu'on a les moyens d'y aller régulièrement et de profiter du système mafieux et corrompu qui gère le pays. Mais de plus, si l'économie algérienne va bien, il faut dire Merci à Messieurs Gaz et Pétrole. Ce sont eux les véritables responsables de l'économie. D'ailleurs, c'est grâce aux richesses du sous-sol que l'Algérie est arrivée à régler ses dettes publiques. Et si des opérateurs économiques étrangers sont présents à Alger, c'est tout simplement parce qu'ils savent que les maîtres locaux, s'ils n'ont pas d'idées, ils ont du gaz et donc de l'argent à dépenser. Alors comme dit un vieux dicton algérien, ils s'intègrent dans une logique qui veut que « les intelligents continueront à vivre tant qu'il y aura des imbéciles ». Raison pour laquelle, les grandes démocraties se sont intelligemment gardées de formuler la moindre critique devant les manœuvres antidémocratiques de Bouteflika et les imbécilités de ce dernier. Ils savent que grâce à lui, certaines de leurs entreprises continueront certainement à vivre. Cela s'appelle de la realpolitik. Je pense que beaucoup d'Algériens sont d'accord avec ce que je formule là comme inquiétude à l'égard de mon pays d'origine vis à vis duquel je me considère de plus en plus éloigné. Ils diront probablement avec beaucoup de fatalisme « Allah Ghaleb ! », à traduire par « Dieu l'a voulu ». Oui Dieu, peut-être, mais alors Dieu s'appelle à partir d'aujourd'hui Abdelaziz Bouteflika et il a scellé la destinée de la démocratie. ]]>fr2009-04-09T15:14:34Z
http://www.mohamed-sifaoui.com/article-29955312.html
A deux semaines de la tenue de la Conférence d’examen de Durban de l’ONU Genève 2009 (20 au 24 avril), la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme vous convie à participer à un GRAND MEETING CITOYEN L’ANTIRACISME EN DANGER ! La société civile se mobilise avec la participation de Pascal Bruckner, Jean-Claude Buhrer, Philippe Foussier, Françoise Grux, Sihem Habchi, Raphael Haddad, Laurent Joffrin, Albert Memmi, Mohamed Sifaoui, Dominique Sopo, Annie Sugier, Michel Taubmann, Michèle Vianès, Baki Youssoufou et bien d’autres avec le soutien de SOS Racisme, Ni Putes Ni Soumises, le Grand Orient de France, la Grande Loge Féminine de France, le Comité Laïcité République, l’UEJF, la Confédération étudiante, Regards de Femmes, la Ligue du Droit International des Femmes, Le Meilleur des Mondes, UN Watch, la Coordination des Berbères de France, etc. Mardi 7 avril 2009 à 20h15 à la Maison du Barreau 2/4, rue de Harlay 75001 Paris Réservation obligatoire auprès de Frédéric : 01 45 08 08 08 - licra2@licra.org ]]>fr2009-04-07T01:30:23Z
http://www.mohamed-sifaoui.com/article-29943890.html
Je ne sais pas à quoi sert-il de vivre en démocratie. C'est la réflexion que je ne puis m'empêcher d'avoir lorsque je vois ces images montrant certains Algériens de France (et d'ailleurs) se ruant vers les bureaux de vote pour « élire » le gagnant tout désigné, j'ai nommé le désormais président à vie : Sa Majesté Abdelaziz Bouteflika. Quelques-uns de ces électeurs sont binationaux, ils sont Français et Algériens, ils sont donc censés connaître la signification d'un suffrage universel, ses enjeux, son déroulement et sa finalité. Ils devraient savoir qu'une élection présidentielle doit mettre en scène plusieurs candidats défendant chacun un programme politique et, surtout ayant tous les mêmes chances de l'emporter. Ils devraient, tout de même, être au courant que tous les prétendants doivent participer à une campagne électorale, digne de ce nom, avoir le même accès aux médias, proposer un projet politique et le défendre. En somme, afin qu'elle soit démocratique, une élection se doit de garder une part de mystère, de suspens. Or, rien de tout cela n'est réuni dans le cadre de la réélection prochaine et sans surprises d'Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier a modifié la Constitution qui le limitait à deux mandats seulement, il a verrouillé les champs politiques et médiatiques, a asservi une grande partie de la presse, tant et si bien qu'il a fait fuir tous les opposants sérieux qui prônent, à juste titre, le boycott. L'élu par avance se suffit ainsi de quelques lièvres, en réalité des nains politiques, dont l'unique rôle consiste à jouer complaisamment au faire-valoir, espérant recevoir demain une quelconque récompense de la part du maître sinon probablement de Dieu lui-même tant le président roi est désormais pour certains un envoyé de Dieu qui n'hésitera pas un instant à rendre sur le droit chemin les brebis égarées et même leurs bergers. Comment dès lors, les Algériens vivant dans de grandes démocraties peuvent-ils ainsi participer à une mascarade dont le scénario a été écrit par le principal acteur et ses alliés militaires et politiques ? Sidérant ! L'absence de contestation chez une partie des Algériens de France me laisse sans voix. Participer à une élection algérienne, à fortiori comme celle-ci, leur procure-t-il une sensation de retour aux sources ? Ces électeurs qui, pour la plupart, ne savent plus s'ils sont algériens ou français savent-ils au moins qu'en prenant part à une telle supercherie, ils participent, en même temps, et de facto, à l'enterrement de tout espoir de voir un jour une démocratie s'ériger en Algérie ? Mais je pense qu'ils s'en foutent. Ils sont si loin des réalités algériennes, si détachés de celles-ci qu'ils ne réalisent pas le sens de leur démarche et leur irresponsabilité. Se rendre dans un isoloir d'un consulat est devenu pour eux une sorte de pèlerinage et rien d'autre. La plupart ont quitté ce pays en raison de la gouvernance désastreuse qui a primé depuis l'indépendance. La plupart n'y remettront pas les pieds définitivement, et je les comprends, pour tout l'or de Bouteflika. Participer à une telle mascarade doit certainement entretenir chez eux une illusion, celle qui leur fait oublier que si désormais l'Algérie n'est et ne sera jamais une démocratie, elle peut se targuer d'être un concurrent sérieux des plus grandes républiques bananières et son président même s'il est tout sauf un homme d'État peut désormais rêver de rester dans l'histoire comme Bokassa, Mugabe et Bongo. ]]>fr2009-04-06T20:20:25Z
http://www.mohamed-sifaoui.com/article-29330198.html
Habituellement, au cours du Sidaction, le petit ruban rouge qui orne notre petit écran durant le weekend disparaît lors de la retransmission de la messe et du culte protestant. Cette année, les dirigeants de France 2, à leur tête Patrice Duhamel, le nº 2 de la chaîne, ont décidé de maintenir le logo de la lutte contre le Sida. Visiblement, cette décision a été prise après les déclarations honteuses de Ratzinger sur le port du préservatif qui, selon lui, aggraverait le problème du Sida. Ah bon ! Selon les différentes informations qui circulent dans le Tout-Paris, la présence du petit ruban rouge au moment de la retransmission de la messe a déplu aux autorités religieuses chrétiennes. Et même le responsable de la production de l'émission le « Jour du Seigneur » a indiqué au nom de l'Église catholique que même s'ils sont « solidaires du Sidaction », ces chers prélats pensent que « la messe n'est pas un lieu opportun pour faire apparaître le logo ». Drôle de conception de la solidarité. En clair, ces intégristes nous disent nous « sommes solidaires » mais de très loin seulement. Voilà un exemple supplémentaire qui nous montre que nous devons plus que jamais rester vigilants et rebouffer du curé s'il le faut tant ces religieux, tous cultes confondus, sont prêts à piétiner les principes de laïcité. En ce qui me concerne, je pense que ce n'est pas le logo qu'il faudra supprimer, mais bien l'émission « le jour du Seigneur » qui, je le crois, ne sert strictement à rien puisque ceux qui s'intéressent à la messe sont théoriquement à cette heure-ci dans une Église en train de méditer sur les préservatifs que devrait utiliser le Pape pour ne pas les contaminer avec toutes ses idioties ! ]]>fr2009-03-22T15:05:57Z
http://www.mohamed-sifaoui.com/article-29149708.html
J'ai eu le plaisir d'apporter une modeste contribution à cet ouvrage collectif dirigé par Nadia Geerts paru en Belgique la semaine dernière aux Editions Luc Pire. Je me permets de le conseiller vivement. Présentation de l'éditeur : Qu’entend-on lorsqu’on parle de laïcité politique ? Qu’impliquerait l’inscription de ce principe de laïcité politique en Belgique dans les textes juridiques fondamentaux ? Pourquoi cette inscription est-elle urgente ? Quelles en seraient les conséquences pratiques pour l’école, pour les administrations et hôpitaux publics ? En quoi est-elle indissolublement liée aux principes d'égalité, de mixité sociale, culturelle et de genre, en droits comme en devoirs ? Entre le respect mutuel et le droit à la critique, entre la liberté d’exprimer ses convictions philosophiques et religieuses et la nécessité de partager un socle de principes collectifs communs, quelle voie construire pour mieux vivre ensemble ? C’est à toutes ces questions que souhaitent répondre les initiateurs du Réseau d’Actions pour la Promotion d’un Etat Laïque (R.A.P.P.E.L.). Direction d'ouvrage : Nadia Geerts Nadia Geerts, professeur de morale, est aussi l'un des piliers de RésistanceS, revue d'information et de lutte contre l'extrême droite. Agrégée de philosophie, militante républicaine et laïque, elle est aussi écrivain. Avec des contributions de Mohamed Sifaoui, Gisèle De Meur, Pierre Efratas, Guy Haarscher, Philipp Bekaert, Fatoumata Fathy Sidibé, Catherine François, Nadia Geerts, Charles Susanne, Michèle Peyrat, Lara Herbinia, Elie Cogan,Jamila Si M’hammed, Hugo Godoy, Georges Verzin, Claude Javeau, Chemsi Chéref-Khan. ]]>fr2009-03-17T20:45:26Z
http://www.mohamed-sifaoui.com/article-28906769.html
Un tribunal saoudien vient de condamner une ressortissante syrienne à quatre mois de prison, suivis d'une interdiction de séjour sur le territoire et à...quarante coups de fouets. Cette ignoble criminelle, âgée de 75 ans, faut-il le préciser, a été condamnée pour avoir reçu dans sa maison, non pas le petit chaperon rouge, mais deux hommes avec lesquels elle n'a aucun lien de parenté. Selon la charia, un tel acte serait une atteinte aux bonnes mœurs. Naturellement, tout le monde comprendra que lorsqu'on laisse une mamie de 75 ans avec deux jeunes hommes, il peut se passer beaucoup de choses. C'est le quotidien saoudien Al-Watan qui a révélé cette information. Selon ce journal, les problèmes de Khamisa Mohammed Sawadi, c'est le nom de la vieille dame que la police saoudienne soupçonne d'être une sorte de Madame Claude, ont commencé l'année dernière quand un agent de la police religieuse est entré dans sa maison et l'a surprise en pleine discussion avec deux hommes âgés de 24 ans. Ces derniers ont été d'ailleurs interpellés et condamnés, l'un à quatre mois de prison et 40 coups de fouet et l'autre à six mois de prison et 60 coups de fouet. Non qu'ils soient adeptes du sadomasochisme mais parce qu'ils auraient commis un péché au regard de Dieu. Lors du procès, l'un des deux hommes a pourtant essayé de s'expliquer en affirmant que la vieille dame était comme une mère pour lui : elle l'aurait allaité. Mais le juge n'a rien voulu comprendre pensant probablement que si ce garçon avait l'habitude de tripoter les seins de la vieille dame, tout devenait alors possible. L'aveu a du certainement alourdir la peine puisque les religieux wahhabites n'aiment pas généralement ceux qui jouent avec les seins. D'ailleurs, pour en tripoter loin des regards indiscrets, les dignitaires saoudiens viennent généralement en Europe durant la saison estivale. On leur a dit certainement que la tétée était meilleure et qu'à "Durban II", on ne s'intéressait pas aux mensurations des femmes âgées de plus de soixante-dix ans. ]]>fr2009-03-11T16:20:28Z