Le blog de Mohamed Sifaoui

Plusieurs internautes qui visitent ce blog, certains d'entre eux, visiblement nourris à la soupe intégriste, me bombardent de messages pour me sommer, depuis plusieurs jours, de m'exprimer sur le conflit qui oppose, depuis deux semaines, Israël aux terroristes du Hamas. Je n'ai pas voulu le faire jusque-là parce que tout simplement j'ai estimé qu'il fallait prendre du recul par rapport aux événements, comprendre les enjeux et éviter de tomber dans le piège tendu par les fanatiques du Hamas. Ce piège qui pousse aujourd'hui les masses arabo-musulmanes - et elles ne sont pas les seules - à foncer tête baisser dans la rhétorique habituelle, manichéenne qui, soit attise les haines soit élude les questions de fond si ce n'est les deux à la fois. Attitude dominante qui, depuis des lustres, se suffit à condamner le méchant juif tueur de femmes et d'enfants et de solidariser avec le gentil kamikaze du Hamas rehaussé au rang de « résistant ». Comme c'est facile !

Oui comme il est facile et aisé de « condamner » la riposte aux terroristes lorsqu'on est bien au chaud sur son fauteuil à Londres, marchant avec un keffieh, place de la République à Paris ou déambulant au bord du lac Leman, devant les caméras de la télévision suisse romande. Comme il est facile de démêler un conflit dont la complexité n'a d'égal que le pourrissement d'une situation qui semble inextricable. Comme il est facile d'attiser les haines, d'appeler à la guerre, au djihad lorsqu'on ne craint pas de recevoir une roquette sur la tête ou une rafale de kalachnikovs. Comme il est facile d'aller pérorer tel un Tariq Ramadan sur les fauteuils de Frédéric Taddeï en instrumentalisant l'émotion que suscitent les images insoutenables qui nous parviennent. Et comme il est facile enfin de crier au « génocide », quand on n'a pas subi soi-même les génocidaires intégristes !  

J'entends d'ici les cris d'orfraie. Rassurez-vous, je vais expliquer calmement ma position. Je ne suis pas non plus pour un bombardement aveugle et massif des populations civiles. Et si je ne condamne pas la riposte israélienne au Hamas, je regrette profondément et je dénonce le fait que le gouvernement israélien ne prenne pas toutes les mesures pour que les femmes et les enfants, et plus globalement ceux qui ne sont pas armés, soient épargnés par les actions militaires. L'armée d'un État démocratique se doit d'être exemplaire surtout lorsque l'enjeu est de vaincre également, au-delà du Hamas, l'idéologie que véhicule un tel mouvement.

Cela dit, je ne suis pas dupe. Je connais trop le fascisme qui anime ces fanatiques pour croire - d'ailleurs, certains de leurs responsables l'ont avoué - qu'ils utilisent souvent les populations civiles comme bouclier humain. Mais, malgré cela, les Israéliens ne doivent pas tomber dans le piège qui leur est tendu par des fascistes n'ayant aucun respect pour la vie. Et de ce point de vue, l'armée israélienne gagnerait à être beaucoup plus vigilante.   

Si j'ai refusé de me prononcer jusque-là, y compris dans certains médias qui m'avaient sollicité, c'est aussi parce que je comptais intégrer cette question dans mon prochain travail journalistique. Si j'ai attendu, avant de donner mon avis, ce n'est donc pas, par « lâcheté », comme l'ont suggéré certains messages, encore moins pour me défiler et ne pas dire ma position. Ce n'est pas dans mes habitudes d'éviter des sujets liés au monde arabo-islamique et bien davantage à l'islamisme. Si je ne me suis pas exprimé sur ce blog, c'est aussi parce que je l'avais déjà fait dans un livre paru aux Éditions Grasset en mars 2007. Intitulé « Combattre le terrorisme islamiste », j'y avais évoqué le conflit proche-oriental et le problème du Hamas. Voici d'ailleurs certains extraits de ce que j'écrivais alors :

« La gestion du conflit israélo-palestinien est entachée d'erreurs similaires à celles qui minent la conduite de la lutte antiterroriste au niveau mondial, avec une donne supplémentaire : la revendication légitime des Palestiniens de pouvoir disposer d'un État viable et souverain. Il est évident que le règlement de cette situation spécifique doit passer par la reconnaissance de ce droit. Par conséquent, le conflit israélo-palestinien doit être considéré à sa juste mesure, c'est-à-dire comme un conflit politique.

La donne religieuse ou idéologique ne doit plus avoir droit de cité que ce soit du côté des Israéliens ou de celui des Palestiniens. Ces aspects ont toujours entravé les discussions et les négociations (...) L'utilisation de la force comme seule politique ne mènera certainement pas vers une solution et risque, au contraire, de radicaliser davantage les positions des uns et des autres. Pour autant, il est évident qu'Israël doit continuer à se défendre contre les terroristes, mais en évitant, dans cette lutte, de leur amalgamer les civils.

Le rôle des États-Unis comme celui des Européens consiste à faire accepter aux deux parties une sorte de longue trêve au cours de laquelle des négociations sérieuses doivent être engagées. Naturellement, il y aura des attentats parce que les islamistes voudront saboter, d'une manière ou d'une autre, toute initiative qui pouvait aboutir à une solution. Devant un tel cas de figure, les gouvernements israélien, américain et européens doivent travailler avec les forces laïques du côté palestinien en renforçant ces dernières, en les crédibilisant aux yeux de leur population, en leur donnant les moyens nécessaires pour lutter contre les terroristes sans que cela conduise à une guerre civile. Une intervention de l'ONU dans les territoires palestiniens permettra peut-être de créer une zone tampon qui éviterait un contact direct entre les terroristes et l'armée israélienne, ou à tout le moins qui rendrait plus difficile ce genre de face à face.

Mais au-delà de l'aspect militaire, il est nécessaire de lancer une action sociale qui couperait l'herbe sous les pieds des islamistes du Hamas. Créer des projets économiques, résorber le chômage, permettre à la population de recouvrer une dignité, lui montrer qu'elle n'est pas esseulée dans sa misère quotidienne, empêcher le Hamas de contrôler les secteurs de l'éducation, de l'information et de la culture, moderniser le système scolaire et universitaire en accordant par exemple des bourses d'études aux jeunes Palestiniens, bref, créer une dynamique qui montre à cette partie de la population, aujourd'hui abreuvée d'idéologie islamiste, que le terrorisme n'est pas une voie à suivre.

Le problème majeur est que ce type de projets est actuellement initié par des islamistes financés par l'Iran ou la Syrie et conditionnés par l'idée qu'il n'y aura « jamais de paix sans la destruction d'Israël ». L'enseignement prodigué aux enfants palestiniens est, à ce sujet, terrifiant : dès la maternelle, leur sont inculqués les principes « du martyre » et de la « guerre sainte » (...) Ce n'est là qu'une ébauche de solutions. Elles ne pourront être mises en œuvre que s'il existe, de part et d'autre, mais aussi du côté de la communauté internationale, une réelle prise de conscience du fait que le terrorisme islamiste ne sera certes pas vaincu par un règlement de la question israélo-palestinienne, mais en sortira considérablement affaibli ».

Voilà donc ce que j'aurais pu écrire, si je ne l'avais pas déjà fait. Et à ces mots, à ces phrases, à ce texte, je n'ôterai aujourd'hui aucune lettre, aucune virgule et aucune syllabe.

Si j'avais à rajouter quelques idées, je dirais que la guerre qui oppose les terroristes islamistes du Hamas et l'État israélien nous livre effectivement, depuis deux semaines, des images insoutenables. Ces images sont tout simplement insupportables. Mais si j'affirme sans ambages, quitte à être définitivement en rupture avec le monde arabo-musulman, que l'idéologie intégriste et ceux qui adhèrent à cette pensée rétrograde sont, à mon sens, les premiers responsables du drame qui se déroule sous nos yeux au Proche-Orient, il serait injuste de ne pas formuler certaines critiques à l'égard de la méthode choisie par le gouvernement israélien pour finir avec les attentats perpétrés par le Hamas. J'ai toujours condamné les opérations suicides et toutes les actions terroristes que mènent depuis plusieurs années les différentes factions islamistes palestiniennes  en direction de la population israélienne. C'est là pour moi une position de principe et une cohérence qui refusent de penser, comme le font certains, que le terrorisme est condamnable lorsqu'il frappe en Occident ou dans des pays arab-islamiques et qu'il deviendrait légitime et juste quand il prendrait pour cible des civils israéliens.

Cela étant, quitte à me répéter, il est inconcevable de dire qu'un État, démocratique de surcroit, aurait le droit de bafouer les règles et les lois internationales même lorsque sa sécurité est en danger. C'est la raison pour laquelle, je considère que le gouvernement israélien est en train de se battre contre le Hamas tout en l'alimentant ainsi que l'ensemble des islamistes. Ce que les stratèges de Tel-Aviv ne saisissent visiblement pas, c'est qu'ils nourrissent, à travers leur violente offensive sur Gaza, ce discours intégriste que je ne cesserai de combattre. À voir d'ailleurs comment les plus éminents idéologues islamistes, Youssef Al-Qaradhaoui ou Aymen Al-Zawahiri à leur tête, sautent sur l'occasion pour tenter de mobiliser leurs troupes et en recruter de nouveaux adeptes. A voir aussi la timidité, somme toute compréhensible, de toutes les franges progressistes au sein de monde arabo-musulman et y compris en Europe. Cette guerre, j'en suis convaincu, outre le fait qu'elle servira à jeter toutes les initiatives de paix aux calendes grecques aura permis aussi à l'intégrisme d'emporter, aux yeux des opinions publiques musulmanes, une éclatante victoire. L'islamisme s'est toujours nourri de séquences comme celles que nous sommes en train de vivre depuis près de deux semaines. Israël, malheureusement, n'a pas, à l'évidence, intégré cette réalité dans sa réflexion d'avant-guerre.

Je ne cesse de le répéter. Le terrorisme islamiste ne sera jamais vaincu à travers la seule action militaire, et ce, même si je considère que celle-ci est souvent nécessaire lorsqu'on fait face à un fascisme. Mais qu'a fait Israël, qu'a fait l'Occident et qu'ont fait les pays musulmans pour venir à bout de ce fléau - appelez-le comme vous voulez - qu'est le salafisme, qu'est l'islamisme, qu'est l'intégrisme, qu'est le fanatisme ? Rien. Systématiquement, l'action militaire ponctuelle prend le dessus sur les offensives politiques et idéologiques qui devraient être menées. Les grandes démocraties composent avec l'islamisme quand celui-ci opère ses replis stratégiques et ne le combat militairement que lorsqu'il représente une menace imminente. C'est là un véritable serpent qui se mord la queue. Et même pour Gaza, nous verrons comment tôt ou tard, l'armée israélienne devra mettre fin à son opération, nous verrons que même victorieuse, Israël sortira vaincue au plan politique et au niveau médiatique et nous verrons aussi comment les fanatiques du Hamas, et à travers eux les intégristes du monde entier, vont transformer leur très probable défaire militaire en victoire politique. Mais ce n'est pas tout. Nous verrons aussi comment à terme les islamistes palestiniens vont se reconstruire, comment vont-ils dans un, deux, trois ou dix ans représenter, une fois de plus, une menace pour Israël. Nous assisterons alors à une nouvelle guerre, à de nouvelles scènes d'horreur et de nouvelles manifestations enflammées et passionnées qui accroîtront le fossé existant déjà entre Israël et l'Occident d'une part et le monde arabo-musulman d'autre part. Et, une fois de plus, les islamistes qui, dans l'intervalle, n'auront pas été combattus politiquement rentabiliseront, à leur profit, un énième conflit.

L'absence de stratégie claire et globale de lutte contre l'intégrisme musulman est celle qui va nous mener tout droit vers un pourrissement international qui, lui-même, risque, à terme, de faire naître une véritable guerre de civilisation. J'ai toujours été en désaccord avec la théorie de Samuel Huntington, mais je crains que la lâcheté des uns, l'irresponsabilité des autres et la détermination des fanatiques finissent par créer une situation inextricable. Je me refuse de croire dans la thèse du « conflit de civilisation » et je n'aime pas entendre des discours ayant des relents de « guerre de religion ». Cependant, ce que j'observe - et cette dernière guerre le montre avec acuité - c'est un conflit de valeurs. D'un côté un État moderne et civilisé qui pleure son premier blessé, d'un autre côté des troupes fascistes qui magnifient la mort de leurs propres enfants et qui souhaitent la leur. Je vois d'un côté une société attachée à la vie et d'un autre des terroristes aspirant à la mort. Je vois une société démocratique, certes avec ses lacunes, et un groupe de barbares qui a pris en otage Gaza et sa population en les piégeant. Aucun F16, aucune action militaire, aucune armée, y compris la plus puissante, ne pourra venir à bout, à elle seule et sans politique cohérente et courageuse, de ceux dont l'idéologie dicte cette phrase, très prisée par les islamistes, et qui, dès que je l'entends, me fait bondir : « Nous aimons la mort comme vous aimez la vie ». Israël doit comprendre que si son ennemi préfère la mort à la vie, elle ne doit pas lui accorder systématiquement ce « privilège » qui ne manquera pas de légitimer son discours.

Et si, à l'issue de cette offensive militaire, Israël accepte de discuter avec les barbares du Hamas, là nous pourrons dire que l'islamisme aura définitivement gagné au Proche-Orient. Ce serait catastrophique pour Israël, mais pour l'ensemble des pays démocratiques et des courants progressistes. Mais en ces temps de guerre, j'espère seulement me tromper comme j'espère que le camp de la paix et de la raison finisse par triompher...

Ven 9 jan 2009 759 commentaires
Vous ne dites pas un seul mot sur les autres invités tels que mr Essel ainsi que Mr Sanbar.
Bien sûr vous prenez le parti d'Adler, votre mentor, qui ne condamne même pas le massacre des enfants.
Honte à vous Monsieur. Vous faites trop pour des riens. Je préfère mourir de faim que de manger un morceau du pain que vous achetez avec l'argent de la compromission.

Je vous plains cher Monsieur.
dergham - le 09/01/2009 à 02h26
Bonjour Mohamed,

Bravo et merci pour cet article, une fois de plus courageux et juste. Une seule question: penses-tu qu'Israël puisse éviter de négocier de Hamas, dès lors qu'il bénéficie tout de même d'une légitimité "démocratique" dès lors qu'il a été élu. Bien sûr, je préférerais comme toi que les Plaestiniens aient élu massivement un mouvement laïque et démocrate, mais il n'en est rien, hélas...
Nadia Geerts - le 09/01/2009 à 10h18
AsSalam alikoum

Simplement excellent, juste je pense que vous auriez dû surtout souligner que le Hamas comme beaucoup de leaders arabo-Musulmans utilisent le Djihad pour en realiter faire une guerre, ce qui leur permet d'avoir une notoriété... Vous avez dit que les membres du Hamas préfèrent la mort (ce qui en tant que Musulmane n'est pas du tout mon cas...) mais vous avez oublié de dire que c'es gens préfèrent la guerre à la guerre sainte! Ils préfèreent se comporter comme les Japonais et les Israëliens plutôt que comme le Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) qui n'avait jamais utilisé le terrorisme, le suicide, le meurtre et la corruption pour faire le djihad, c'est-à-dire remporter la guerre au nom de l'Islam. Les Israëliens n'ont qu'une idée en tête, profiter de leur supériorité pour massacrer les extrêmistes! C'est exactement ce que fait le Hamas, en se permettant de transformer la guerre sainte en guerre moderne pour soit-disant combatre au nom de l'Islam. Donc l'attitude de Israël a beaucoup plus de conséquences sur cette guerre qu'on ne pourrait le penser: vous l'avez sous-entendu, ce n'est pas un pays qui respectent les droit des l'homme! Et tout comme les USA, ils devraient être accusés pour crime de guerre, mais qu'est ce que je peux faire moi en tant que française, rien, je peux touhours essayer de déposer plainte, jamais Israël et USA ne seront punis pour crime contre l'humanité. Donc encore une fois, la corruption Israëlienne et américaine a éliminé la démocratie et les droits de l'homme au coeur même de son système! Donc il reste quoi comme solution, aucune! Biensûr, l'extrêmisme c'est ce qu'il y a de plus mauvais, mais malheureusement, moi qui a la volonté de patienter jusqu'à l'arrivée d'Al Mahdi (paix sur lui) je saurais attendre mais pour ceux qui ne savent pas, le fait d'abandonner la lutte pour vivre dans la misère dans le désert est inacceptable. Et d'ailleurs, l'attitude de I'sraël est inacceptable. Vous ne pouvez pas dire que Israël ne nous met pas en colère quand il massacre les civils. Donc comment dire à des gens en colère, que l'Islam interdit de se mettre en colère, que c'est exactement ce que nos ennemis attendent, quand les extrêmistes sautent sur l'occasion pour attiser le feu de l'Enfer! Voilà, moi je dis à mes frères et soeurs, patienter mais on me prend pour une lâche! Biensûr, ca me fait doucement sourire parce que moi contrairement à eux je n'aime pas me tuer pour rien... et j'aimerai encore moins entrer dans le feu de l'enfer pour aboir combattu avec mon orgueil... Mais voilà je termine sur le fait que ce feu qui propage le mal dans notre communauté, il est conservé par des extrêmistes Israëliens et Islamistes, pour moi ces gens sont de la même espèce d'extrêmistes et il y a de l'orgueil dans les deux parties! Donc ces deux parties doivent être éliminer!
AsSalam Alikoum
louisa - le 09/01/2009 à 19h02
Bonsoir monsieur Mohamed.
Si je n'avais aucune envie de vous harceler pour avoir votre position sur ce conflit (ce énième conflit, et hélas! comme vous semblez le craindre, pas le dernier), je m'étonnais de ne pas vous voir réagir, mais je m'aperçois que une fois encore, vous préfériez la réflexion et le recul aux réactions épidermiques et unilatérales.
J'admire la lucidité et l'impartialité de votre article. non seulement je ne retirerais aucun mot, aucune virgule, de l'extrait de votre livre, mais même de l'article tout entier!!!
Vous avez certainement pris connaissance de ce qu'a écrit à ce sujet Nadia Geerts sur son blog (deux articles, tant les commentaires ont été nombreux!), vous avez pu lire, parmi des réactions mitigées, d'autres qui se positionnaient entièrement dans l'un ou l'autre camp.
Et madame Geerts a tant de patience et de conviction qu'elle répond à la grande majorité des textes qu'elle reçoit ... !
Ne croyez pas que je souligne cela comme pour vous inviter à l'imiter, nullement!
Tout ce que vous écrivez n'est que l'expression du bon sens le plus profond - et pourtant, je vous plains à l'avance, car vous devez vous attendre à un déluge de fiel, soit d'un côté, soit de l'autre, avec quand même sans doute quelques avis nuancés (combien ?)
Mettez votre armure blindée, monsieur Sifaoui, et courage devant le déchaînement imminent ...! (il vient d'ailleurs d'être entamé, par un commentaire, très virulent mais au moins courtois ...)
Meilleurs sentiments.
Caspard - le 09/01/2009 à 21h53
Cher Mohamed,

Je partage entièrement ton point de vue sur l' analyse du conflit à Gaza. Le Hamas , mouvement terroriste, tient le peuple palestien en otage et se sert de lui comme bouclier humain pour mener une guerre contre l'Etat d'Israêl, qui n'est nullement celle du peuple qu'il est censé représenter.

l'intervention de l'armée israélienne est la consequénce directe de la décision du Hamas de rompre la trève contre ses attaques en direction des populations civile israeliennes.
Je ne crois pas qu'il soit possible de négocier avec un mouvement terroriste tel que le Hamas qui prône dans sa charte la destruction de l'"Etat d'Israél.

Le Hamas cherche à enflammer toute la région , en espérant que l'Iran et le Hezbollah les rejoindront dans cette guerre de religion.

Les pays occidentaux ont certainement aussi leur part de responsabilité dans ce conflit, en laissant faire à Israël le sale boulot. Il faut aider les palestiens à sortir de l'emprise du Hamas, qui ne peut que les conduire dans une impasse politique.

Le Hamas n'a aucun respect pour les victimes civiles, car il est prêt à sacrifier soit disant ses frères au nom d' Allah.

Je réprouve les victimes civiles d'oû qu'elles viennent. Mais il faut reconnaître que le fanatisme religieux exercé avec zèle par le Hamas est prêt à engendrer des martyrs au lieu de rechercher une voie pacifiste pour permettre une solution politique dans l'intérêt de ces deux peuples.

L'Etat d'israël n'est pas exempt de toute responsabilité dans la situation actuelle oû se trouve Gaza. Le blocus alimentaire dont souffre la population a eu certainement pour conséquence de renforcer le jusqu'au boutiste des extremistes du Hamas. Je pense qu'il faut lever ce blocus inhumain, qui ne sert pas la cause des pays qui luttent contre le terrorisme aveugle des sbires d'Al Qaida, tel que le Hamas.

Cela étant dit, nous assistons aujourd"hui de par le Monde à une recrudescence des attaques des islamistes. Il suffit de se rappeler les attentats perpétrés à Bombay le 28 novembre 2008 par des extrémistes venus du Pakistan pour comprendre, qu'ils sont prêts à frapper partout oû ils pourront le faire.

Devrons nous indéfiniment les laisser agir, sans réagir pour faire reculer l'obscurantisme ?.

Assurément non. Les démocraties sont menacées par ces fous d'Allah. Il est donc de notre devoir, de les combattre en essayant , bien évidemment de protéger les populations civiles, qui ne doivent en rien payer de leur vie innocente la folie meutrière de ces fanatiques. Malheureusement, les islamistes préferent frapper aveuglement, car leur stratégie est de prôner la terreur en s'attaquant en priorité aux civiles.

Il est plus facile de frapper des civils sans défense que de s'en prendre à des militaires.

Je souhaite que cette guerre se termine au plus vite et que la raison l'emporte sur la déraison. Mais, je crains que le Hamas ait choisi l'escalade de la violence pour utiliser politiquement sur le plan médiatique les horreurs de la guerre, qui nous le savons tous, produisent à chaque fois des images émotionnelles , qui serviront à détourner le bienfondé de cette intervention que je considère comme étant légitime .
Il n'est plus possible qu'un Etat agréssé en permanence n'ait pas le droit d'assurer la défense de ses propres citoyens.

Je te salue amicalement Mohamed.


letailleur - le 09/01/2009 à 22h50
Courageux monsieur sifaoui qui refuse d'hurler avec les loups islamistes: bon courage!
HerbeDeProvence - le 10/01/2009 à 00h26
Bonsoir Mohamed,

excellent article comme d'habitude... je nuancerais mon analyse avec toi néanmoins sur les intentions d'Israël. Ne penses-tu pas qu'il y a une volonté d'Israël et des occidentaux, à forcer les palestiniens vers le Hamas, étant donné, comme tu le décris si bien, le manque d'aide à la population.

D'autant plus, lorsque l'on voit que nombre de jeunes font un transfère de ce que vivent ici les palestiniens pour verser dans le communautarisme et le repli identitaire.

Ne penses-tu pas qu'au fond, tout cela soit voulu ? Diviser pour mieux régner... :o((
Aurel - le 10/01/2009 à 05h57
Beaucoup de baratin stérile et pas un mot sur les victimes civils de ce conflit. Bel exercice !
Derrière la politique , il y a aussi des innocents, hommes femmes et enfants et la responsabilité de leur mort n'est pas que d'un côté.
Henri - le 10/01/2009 à 10h02
Bonjour et merci pour cette analyse, sans "arme et sans haine" dirais-je!!
Pourtant, j'aurais aimé qu'une place soit faite dans votre analyse, à la fascination qu'exprime une certaine gauche française pour cet islamo-facisme.
La tentation de rejoindre le Hamas dans sa lutte à mort contre les juifs, ne peut s'expliquer seulement par le souci de la défense des opprimés.
Le nouvel anti-israélisme affiché par cette gauche est de la même facture que l'antisémitisme de leur ancien modèle stalinien avec lequel ces "progréssistes" s'accomodaient fort bien.
Et la caution de leur "antiracisme" leur est donné par ces alters juifs, qui servent d'alibi à tout ceux pour qui seule la disparition des juifs est la solution.
SMADJA PAUL - le 10/01/2009 à 13h07
AsSalam alikoum
Moi personnellement je n'ai rien contre un pays qui combat le terrorisme parce que moi aussi j'ai le devoir de le combattre en tant que Musulmane! Mais quand on voit comment des pays civilisés se permettent d'agresser "mon pays" chaque jour avec des colonisations, des barrages et des contrôles, de voler le territoire ou les réserves d'un pays, de détruire ses villes et ses villages, de contaminer ses ressources essentielles, de le bombarder avec l'Uranium appauvri, de soutenir secrétement ce terrorisme et de lui faire la guerre, je me dis que ce pays est un régime terroriste qui utilisent son génocide passé et sa notoriété démocratique pour commettre erreur sur erreur, provocation sur provocation et massacre sur massacre! Et donc il faut s'en débarrasser! Maintenant, qu'on nous donne les moyens de se protèger au lieu de nous massacrer, qu'on nous fasse confiance, qu'on nous soutienne mais ca n'arrivera pas avant que le sous-sol soit vidé et les gouvernements de tous les pays pauvres du monde entier soit corrompu et meurtrier par la main invisible et diabolique des superpuissances!
As Salam alikoum
louisa - le 10/01/2009 à 18h41